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[En cours] Bombay - Opération Red Revenge

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MessageSujet: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Mer 1 Oct - 13:49

Opération Red Revenge



Spoiler:
 



Bienvenue en Inde.

Le panneau lumineux s'étendait d'un bout à l'autre du hall d'arrivée, sur les murs duquel de nombreuses publicités venaient rappeler au touriste que s'il était parti avec l'espoir de découvrir la culture traditionnelle du pays, il était surtout attendu de lui qu'il consommât local pour donner un coup de fouet à l'économie. La population était divisée, comme dans la plupart des pays dynamiques de la région, en des très riches et des très pauvres. On pouvait voir passer des célébrités de l'industrie cinématographique florissante, et croiser dans la même rue un jeune garçon prêt à cirer vos chaussures pour quelques pièces. Le contraste était saisissant, mais curieusement c'était ce qui faisait le charme de l'Inde. Un pays à la fois pacifique et guerrier, traditionnel mais ouvert à la modernité, asiatique dans l'âme mais britannique dans ses mœurs. On y voyait comme rarement un mélange d'influences, de couleurs et de senteurs qui donnait l'impression d'avoir plongé dans un patchwork mondial. Mais l'agent de l'ORS qui venait de débarquer à l'aéroport international n'était pas là pour s'ébahir devant la beauté du paysage, ou pour se laisser porter par la foule dans les marchés bondés de cette capitale grouillante. Il avait une toute autre mission.

Il venait de poser les pieds sur le sol Indien sous une fausse identité, naturellement, afin de ne pas éveiller les soupçons des individus qu'il était censés approcher. En effet, sa mission le mènerait au plus près d'une organisation opposée à l'Initiative, qui de toute évidence disposait de moyens très importants. Qui pouvait savoir jusqu'où s'étendait leur influence ? Depuis le décès de l'agent Radenko et la capture de l'agent Lorenson, la prudence était de mise, et on n'autorisait plus guère les sorties sans une couverture maximale. Une sage précaution que l'Initiative regrettait de ne pas avoir pris avant... avant qu'un élément central de la base de Washington ne fût capturé et retourné à des fins malhonnêtes. Et désormais, c'était à l'agent Underwood de récupérer la situation, qui avait l'air d'être particulièrement chaotique. De toutes les opérations qu'on pouvait proposer à un soldat, celle-là était certainement la pire. Localiser une personne présumée morte dans un endroit qui n'était pas censé exister, s'infiltrer dans une forteresse imprenable infestée de virus mortels et protégée par des gardes surarmés... Aucun instructeur, même le plus sadique, n'aurait proposé cela à ses élèves sous peine de les voir tous abandonner comme un seul homme. Et pourtant, c'était ce que Laroquette avait offert à Tyler, sans même un sourire pour lui faire croire qu'il plaisantait.

Le jeune homme avait posé ses questions, pour récupérer davantage d'informations sur la situation. Mais malheureusement pour lui, Laroquette avait été particulièrement exhaustif - ce militaire dans l'âme n'était pas du genre à cacher des détails de première importance aux militaires qu'il envoyait sur le terrain. Il s'était tout de même fendu d'une réponse qui n'appelait pas à sauter de joie :

- Je pense que vous pouvez entrer dans le bâtiment sous une couverture ou une autre. Un contrôle de sécurité imprévu, en compagnie d'un agent de police locale ayant de vrais papiers, devrait vous permettre de vous glisser en douceur dans le bâtiment, mais seulement pour quelques heures. De quoi faire un repérage sommaire, mais rien de plus. Ils vous montreront ce qu'ils ont envie de vous montrer, et vous n'aurez pas votre mot à dire.

Laroquette, les sourcils froncés en observant le papier de sa nouvelle recrue, avait ensuite lâché :

- Des allées et venues... L'équipe de surveillance est constituée apparemment de mercenaires privés, roulement interne. Ils ont l'air de se connaître, donc impossible de les infiltrer. On a repéré que trois types d'allées et venues, qui ne sont pas exploitables en l'état. L'arrivée des techniciens qui travaillent en surface, et qui rentrent chez eux tous les soirs. Ils subissent un contrôle d'identité à l'entrée, ils sont fouillés, et leurs véhicules sont examinés et placés sous surveillance constante. Deuxièmement, l'approvisionnement en nouvelles souches de virus. Vous imaginez bien que ce sont des camions sécurisés, blindés et placés sous escorte. Là encore, impossible de les prendre d'assaut discrètement. Enfin, les bandes armées qui viennent livrer des cobayes. C'est une activité secrète, et sans l'agent Lorenson nous n'aurions jamais pu obtenir cette info. Malheureusement, à moins de vouloir vous faire cribler de balles, je vous déconseille cette option. Je pense, hélas, que vous devrez en appeler à un assaut dans les règles.

C'était la solution la plus délicate, car elle pouvait tout à la fois mener à une brillante réussite comme à un épouvantable désastre. En soi, prendre d'assaut les lieux ne serait pas un énorme souci, car la base était conçue pour résister à des éléments isolés, et non à un commando entraîné. Mais une fois dans la place, il faudrait localiser l'entrée des niveaux dissimulés, ce qui ne serait pas une mince affaire. Il faudrait faire des prisonniers pour les forcer à révéler les combinaisons de sécurité, tout en allant assez vite pour garder l'effet de surprise. Aux questions suivantes d'Underwood, Laroquette dut encore se montrer décevant :

- Il n'y a pas d'égouts sous la base, ni alentour. Ce sont les bidonvilles, et le système d'écoulent des eaux est sommaire. Particulièrement, il n'y a pas de canalisations sous le laboratoire pour éviter qu'une fuite de virus ne contamine une grande partie de Bombay en quelques heures. Par contre, voici les plans satellites. Vous pouvez voir la disposition des lieux, et les angles d'approche. Si vous envisagez un assaut héliporté, à vous de voir : l'armée indienne a dit qu'elle nous soutenait dans tous les cas, et ils peuvent mettre ce genre de véhicules à votre disposition. A vous de choisir votre manière de procéder, tant que vous ramenez le docteur Lorenson...

Laroquette s'interrompit, et ouvrit un tiroir de son bureau massif. Il appuya sur un bouton, et soudainement les voyants rouges des caméras de surveillance installées dans l'espace réservé au colonel s'éteignirent. Tous les micros et tous les dispositifs d'enregistrement qui se trouvaient dans la pièce venaient d'être mis temporairement hors service, tandis qu'un brouillage s'appliquait à toutes les fréquences et tous les systèmes de communication secrets ou autres. Ils étaient virtuellement dans une bulle qui les protégeait de tout ce qui pouvait les observer. Le colonel plongea son regard dur dans les yeux de Tyler, et ajouta :

- Entre nous, Underwood, que les choses soient claires. Votre mission est de ramener Lorenson en vie, mais vous savez aussi bien que moi quels sont les risques si votre mission devait échouer. Nous n'avons aucune idée de ce que vous allez rencontrer comme résistance là-bas, ni même si vous arriverez à extraire le docteur. Nous ne savons même pas si elle n'a pas définitivement retourné sa veste. Ce que vous devez avoir en tête, c'est qu'elle connaît des secrets vitaux quant à notre base, nos opérations, nos codes de sécurité, nos procédures internes. Elle a travaillé pour nos ennemis, et que ce soit contre son gré ou pas, les faits sont là. Si pour une raison ou une autre, vous sentez qu'il est impossible d'exfiltrer le docteur Lorenson, prenez toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de notre organisation. Je ne vous ai jamais donné cet ordre, mais si vous devez y obéir, je vous couvrirai et la hiérarchie ne vous en tiendra pas rigueur. Pigé ?

Le colonel appuya de nouveau sur l'interrupteur, et les caméras se remirent à fonctionner. La bulle éclata sans un bruit, et ils se retrouvèrent de nouveau sous l'œil froid et nu qui les observait dans un coin de la pièce. Le visage de Laroquette, qui s'était soudainement fait grave, retrouva un peu de sérénité, au moment où il annonçait :

- Bien, voici votre dossier et vos photos, dépêchez-vous d'aller vous préparer.

C'était ainsi que Tyler était arrivé à Bombay.


~~~~


Debout au milieu de la foule des voyageurs qui se massaient sous cette chaleur torride, Andy Michaels, lieutenant de la police indienne attendait droit comme un "i" de voir arriver son invité. On l'avait appelé invité, mais il n'était pas stupide, et il savait de quoi il s'agissait. Quelques mois auparavant, une fusillade d'une rare violence avait éclatée dans Dharavi, et il avait été mêlé de près à tous ces événements. Il avait même échangé quelques coups de feu avec une tireuse d'élite qui, d'après les premiers rapports, était impliquée dans l'assassinat d'une ressortissante américaine. Il aurait bien voulu continuer l'enquête, mais on l'avait dessaisi de l'affaire, et il avait dû se plier aux règles d'Interpol, qui maintenait le secret absolu sur l'identité de la jeune femme. Il avait déjà travaillé pour eux, et s'était mis en relation avec eux quand on l'avait contacté en lui disant qu'il y avait un risque terroriste sur sa juridiction. Tant que les agents de la police internationale avaient eu besoin de lui, ils l'avaient traité comme un élément important, et avaient accepté de partager des infos avec lui. Mais sitôt que les choses avaient dérapées, il avait été mis à l'écart, et certains n'hésitaient pas à laisser entendre qu'il avait sa part de responsabilité dans tout ça. Les cons.

Mais aujourd'hui, les choses changeaient. Son chef à la brigade de police de Bombay, le commissaire Gupta, lui avait donné pour mission d'accueillir un type fraîchement débarqué de Washington, qui venait parce qu'ils avaient du nouveau sur l'affaire. Sans doute encore un mec pompeux d'Interpol, qui viendrait lui dire à quel point il avait merdé sur le terrain, et à quel point il fallait être professionnel quand on avait affaire à des tueurs de classe mondiale. Ils lui avaient cassé les oreilles avec ça pendant des semaines, à tel point que la seule chose qui l'avait poussé à rester avait été de savoir qui était la tueuse impliquée dans ce meurtre de sang froid. Ils n'avaient jamais voulu lui dire son nom. Il espérait bien en savoir plus, même si son chef lui avait dit de ne pas trop en attendre, et de se concentrer sur ce qu'on lui dirait de faire.

Au bout d'une petite dizaine de minutes passées à observer des voyageurs qui sortaient de l'avion en provenance des Etats-Unis, il finit par repérer le type qu'il cherchait. Il correspondait parfaitement à la photo qu'on lui avait envoyé la veille, et il n'était pas difficile de le repérer. Il se déplaçait avec une attitude un peu moins détendue que les autres touristes. Il ne riait pas en étant soulagé de débarquer d'un vol affreusement long, il ne se plaignait pas de la chaleur étouffante qui régnait dans l'aéroport... il se contentait de regarder autour de lui, à la recherche de quelqu'un. Il finit par repérer Michaels, et par marcher dans sa direction. C'était donc bien lui. Les deux hommes finirent par se retrouver face à face :

- Michaels, enchanté. Laissez-moi prendre votre sac.

Le type lui donna un de ses bagages, mais s'obstina à garder l'autre. Que pouvait-il bien contenir ? Mieux valait ne pas le savoir, sans doute. Depuis ces événements inexpliqués à Dharavi, le lieutenant avait appris à ne pas poser trop de questions s'il voulait avoir des réponses. Elles pouvaient se présenter spontanément quand on ne les cherchait pas trop activement :

- Venez, ma voiture est par là.

Sans un mot de plus, ils se dirigèrent vers le véhicule banalisé de l'agent de police, qui paraissait usé et abîmé, mais qui au regard des standards locaux était plutôt bon. Ce qui comptait, de toute façon, c'était d'en avoir dans le moteur, et tant pis si les portes grinçaient, si les sièges étaient inconfortables, et si le levier de vitesse était un peu récalcitrant. C'était ça aussi, l'Inde. Les deux hommes s'enfermèrent à l'intérieur de l'habitacle, et ouvrirent en grand les fenêtres pour faire courant d'air, et dissiper les gouttes de sueur qui perlaient sur leurs fronts, et qui trempaient leurs vêtements. Ils démarrèrent, et s'éloignèrent de la cohue rapidement pour se diriger vers le centre-ville. Une fois engagés sur le périphérique, ils purent se mettre à parler, fort pour couvrir le vent :

- Alors c'est quoi votre nom ? Je suppose que je peux au moins vous demander ça, hein ? Vu qu'on est censés travailler ensemble...

Il avait lancé ça en regardant droit devant lui, l'air de rien. La plupart des agents d'Interpol n'aimaient pas l'idée de devoir se coltiner un coéquipier de la police locale, et souvent ils agissaient de manière indépendante. Mais ici, les choses étaient claires : pas de collaboration de la police indienne s'il n'y avait pas un agent impliqué. Michaels avait été choisi, au grand dam de ses collègues plus expérimentés. On avait râlé, mais tant pis. Gupta avait pris sa décision, et il valait mieux éviter d'énerver le grand chef.

- On m'a dit que vous vouliez voir un peu les dossiers concernant le meurtre de l'américaine... Peut-être que vous préférez attendre demain. Avec le décalage horaire, ça doit pas être évident.

Michaels s'arrêta à un feu rouge, et laissa traverser devant lui des vendeurs de fruits en tout genre qui portaient leurs épais paniers aux couleurs chatoyantes. Il tourna la tête dans la direction de l'agent qu'il pensait d'Interpol, et pour la première fois le regarda dans les yeux, attendant une réponse.
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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Mar 25 Nov - 7:43

Le sifflement dans ses oreilles au décollage était infernal. Il détestait cette pression terrible sur ses tympans. Depuis son service militaire, il avait souvent de la difficulté avec des pressions de ce genre. Les bruits sifflant des obus, voilà ce que sa lui rappelait sans arrêt. Les secousses trahissant le mouvement de l'appareil sur la piste était le signal de son départ de Washington. Il eut une pensée fugace pour sa famille avec qui il n'entretenait plus vraiment de contact depuis un moment déjà. Pourquoi maintenant? Hey bien pourquoi pas? Après tout il prenait son envol sous un faux nom, une fausse profession et avec des plans d'infiltration bien précis en tête.

Sans même avoir la certitude d'arriver à ses fins et sans savoir s'il aurait la chance de revenir tout court de cette escapade outre-mer. Il avait certes beaucoup voyager mais jamais vraiment pour quelque chose d'aussi dangereux. Il sentait venir l'excitation et l'adrénaline si familière, qui lui fessait palpité le cœur. Cette sensation si agréable et stressante tout à la fois! Il savait comment il se sentait, il se sentait vivant, vivant comme jamais auparavant. Il y avait des années que son emploi de garde du corps ne lui avait pas fournit de telles sensations, une telle extase. Pourtant, il ne devrait pas prendre tout cela à la légère.

Le personnel de l'agence qui l'avait formé, lui avait expliquer de ne pas sous-estimé les missions que l'on lui confiait. Il était moins confiant qu'il y avait quelque jours et quoi de plus normal, vu les circonstances de sa mission. En regard de ce qu'il se savait devoir accomplir, il songeait subitement que sauter au bas de cet avion sans parachute serait serait une tâche bien plus agréable et sûre que sa présente mission. Laroquette avait été clair avec Tyler, il n'y a aucune autre solution à peu près viable pour exfiltrer Abigail Lorenson de son merdier, si ce n'est l'assaut frontal. Même avec une couverture comme la sienne, une telle opération était vouer à l'échec, s'il n'arrivait pas à obtenir un minimum d'infos sur la disposition des lieux du centre de recherche.

Et en ce qui concernait l'agencement des niveaux cachés autant dire que les trouvés par voies légales serait impossible. Il leur faudrait prendre des otages en espérant agir assez rapidement pour arriver à extrader la VIP sans faire trop de casse et bien sûr sans libérer le Solanum dans la nature! Une putain de mission de taille! Le complexe sur les plans et photos satellites, était bien défendu mais sans plus. Défendu surtout pour les attaques de l'extérieur. Un assaut héliporter serait encore la meilleure solution pour déstabiliser les gardiens. Mais sans aucune certitude à ce sujet, comment pouvait-il seulement espérer entrer dans le complexe et effectuer son assaut? L'agence lui avait dit que sur place il aurait un collaborateur et que c'était à lui de décider de l'implication que ce collaborateur aurait dans la mission qu'il devait mener à bien.

Beaucoup de décisions à prendre et si peu de temps et de réponses! Il était littéralement un électron libre et avait le pouvoir de commander quasi littéralement à une armée entière! Il avait certes été officier militaire en son temps mais son groupe de commandement n'avait jamais excéder les quinze hommes. Cette fois ce serait différent et dur à mener de front, presque aussi dur que d'apprendre que le monde dans lequel il vit n'est pas vraiment ce qu'il semble être. Le temps de vol entre les États-Unis et l'inde étant assez important, il jugea que dormir pour une part du trajet serait amplement suffisant. Il choisi de mettre en place ses écouteurs et d'activer une alarme. Réservant ainsi la dernière étape de son voyage à l'étude des dossiers qu'il avait en sa possession.

Son sommeil, fut perturber, quoi de plus normal à bord d'un avion de ligne. Même être en première classe ne permettait pas d'éviter les incontournables turbulences d'un vol outre-mer. Il se réveilla la bouche pâteuse, passablement déshydraté et désorienté, comme s'il vivait un lendemain d'une veille bien arrosé. Il accrocha du regard une hôtesse et lui demanda une bouteille d'eau et des friandises dures. Il avait pour habitude de trimballer avec lui des friandises dures, une vieille habitude, qu'il n'avait jamais tenter de comprendre. Cela le détendait et lui permettait de me mieux se concentrer, il avait toujours eut des tics qui l'obligeait à tripoter des objets, avec les friandises sa lui libérait les mains de toutes contraintes autant dire que ces petits trucs étaient une trouvaille merveilleuse!

L'hôtesse, revint avec le verre d'eau tout en lui tendant des friandises en gelée, elle arborait cet air triste et professionnel, qu'on les officiers envers leurs recrues blessé en retour de mission. Il lui faudrait en trouver une bonne quantité de ces bonbons durs une fois en sol indien, ça et un bon verre de whisky. Malgré l'absence de ces fameuses friandises, Tyler, était toujours dans une impasse concernant sa mission. Plus il prenait le temps de regarder les plans et les photos satellites, plus il lui semblait qu'il lui faudrait faire un travail de titan pour faire avancer toute cette affaire! Les chances qu'il doive impliquer directement son contact indien augmentait. Sa devenait embêtant, lui qui avait voulu initialement travailler en solitaire sur cette affaire. Il devenait évident que sa ne serait pas possible du tout.

Cela fessait près de dix heures qu'il était en vol. Il regarda sa montre, plus que six heures de vol. Il Relâcha un soupir profond en pensant à ce vol éternel, qui ne voulait plus finir. Autant en finir avec son inquiétude, il devras impliquer son partenaire peu importe qui il est, il n'a pas le choix. Il choisit de tenter de dormir de nouveau histoire d'utiliser son temps de façon plus adéquate. C'est avec des plans plein le crâne, qu'il sombre dans un sommeil flou et agité.

****
C'est le regard flou et les yeux passablement rouge qu'Underwood s'extirpe de l'appareil recevant au passage un sourire agréable  et coquin de l'hôtesse aux bonbons de gelée. En passant près d'elle il sent son regard malicieux lui brûler les épaules. Il ne peut s'empêcher de remarquer son regard vert et ses cheveux d'or et de songer qu'elle serait un moyen agréable de se détendre mais aussitôt la pensée émerge t'elle en lui aussitôt elle est enterrer sous la gangue étouffante du devoir du soldat. Il passe donc près d'elle sans trop d'expression sur le visage et lui offre un hochement de tête platonique. La jeune femme paraît déçu et il sent le fameux regard glisser sur lui à mesure qu'il descend l'allée centrale, l'écoutille la plus proche.

Une fois sur le tarmac, il rejoint rapidement une des ailes de l'aéroport de Bombay. L'endroit grouille de monde et la fatigue le reprend, subitement. Décalage horaire. C'est vraiment le truc qui le fait le plus chier dans tout l'univers quand il voyage en avion, ce décalage merdique. Il marche lentement sans se presser vers le débarcadère et la zone des taxis, il cherche un mec largué avec son nom sur un bout de carton. Ce seras soit son contact ou encore un homme qui le mèneras à son contact sur place. Il se demande vraiment quel genre de compagnon merdique on lui auras assigner.


Il espère seulement que ce ne seras pas un de ces peignes culs insipide qui en savent moins que les pierre sur les situations de crises. Pour avoir déjà dû travailler avec d'autres service de police dans le  monde, il sait d'expérience que ce n'est pas toujours la crème de la crème que l'on assigne aux personnes en mission de partenariat. Souvent les services de police local, croit qu'ont les sous-estime et décide par pure vengeance, d'assigner leur pire élément pour travailler avec «l'envahisseur» étranger. Pour l'heure il cherche seulement le troufion présumé, avec la pancarte qui selon toute vraisemblance devrait porter son nom d'emprunt sois Ben O'connor.

Cela doit bien faire presque vingt minutes qu'il cherche cet enfoiré sur le débarcadère et qu'il n'arrive pas à le trouver nulle part! Il en a de plus en plus ras-le-cul et c'est en trébuchant sur une énième valise en travers de sa route, qu'en relevant la tête il tombe nez-à-nez avec son contact. Un homme qui à apparemment l'air d'être en bonne forme et sérieux en plus. Lui aussi devait l'attendre depuis une plombe! Le mec se présente comme Michaels, il semble rudement sur ses gardes et tandis que Tyler alias Ben le jauge du regard, le mec lui offre de prendre son paquetage.

Tyler, arrête là l'analyse de l'homme et lui tend une de ses valises se gardant bien de lui confier la seconde. Il déjà assez difficile d'obtenir une réquisition particulière pour avoir le droit de faire transporter ses armes dans un avion de ligne. Sans qu'en plus, il lui passe le sac qui contient son petit matos perso. Ça lui a coûter tout un paquet de fric pour faire accepter ses deux colts 1911 custom chemisée .45USP à bord, comme collection personnelle sans qu'en plus, il ne prenne la chance de les confier à un mec sorti de nulle part, qui pourrait être tout sauf son fameux contact. Et puis, quand on y pense, comment expliquer qu'un officiel de l'OMS, même aussi gradé que ses faux papiers le disent, à des colt 1911 à calibre militaire dans son paquetage?

Non définitivement, il va garder ce second sac sur lui sa vaut mieux. Michaels, lui indique de le suivre vers une bagnole garée plus loin, qui se distingue des autres par quelques signe subtiles, lui donnant l'allure discrète d'une voiture banalisé. Faisant mine d'être plus pressé qu'il ne l'ait il embarque rapidement dans la voiture dont la portière est rester ouverte, comme pour l'inviter à prendre place.

Une pensée odieuse lui traverse l'esprit et il se dit:
«Merde! Cette caisse est une vraie cochonnerie!».

Le Michaels, lui sans se démonter prend place dans l'habitacle et met en route le moteur de la voiture. Puis, il lui demande son nom, comme si c'était le moins qu'il puisse faire.

Tyler saute la question et répond par une autre: «À vrai dire je me demandais où est-ce que nous pourrions trouver des bonbons durs? Je suis un peu à court et je dois dire que j'ai une grande envie de m'en procurer et s'ils sont aux saveurs locale c'est tant mieux.»

Le tout dit sur ton égal et désintéressé, un peu comme s'il parlait à un quelconque interlocuteur invisible. Mais, il ne fessait aucun doute, que Underwood, s'adressait au chauffeur. Il était fichtrement fatigué et sa soudaine envie de sucre prenait le dessus rapidement. La question de son compagnon de voyage, avait passé dans le voile d'oubli du décalage horaire.

Le mec se démontait pas facilement, il poursuivi en parlant travail. Visiblement il devait être son contact parce qu'il parlait de dossiers qui n'aurait pas été connu par personne. Donc, sa couverture de l'agent de l'OMS, devait être connu de Michaels. Cette nouvelle information le pris un peu par surprise et il dû le montrer un peu, la fatigue obligeant Tyler à révéler plus de ses états d'âmes que prévu. Ce rappel à l'ordre lui fit considérer la proposition d'attendre demain pour vérifier les dossiers. Ultimement, il dû convenir que la fatigue le tenaillait mais que la mission primait bien devant ses considérations physiques.

Ne voulant pas prendre la décision immédiatement, il choisi de faire un geste de dénégation vague avant de dire sur un ton neutre:


«Les friandises d'abord, si cela ne vous ennui pas euh comment déjà? Michels? »

Il soutint alors le regard de son interlocuteur pour la troisième fois attendant de voir sa réaction. Il avait besoin de savoir de quel tempérament était son compagnon, car s'ils devaient travailler de concert, il aimerait savoir comment agir avec lui. Il voulait voir si ce dernier était un bourreau de travail et s'il avait un peu le sens de l'humour. Car, il fallait bien l'admettre, une telle demande avait son lot de ridicule au vu de la présente situation.  C'est donc en songeant à toutes ces choses que O'Connor, soutenait le regard de Michaels.  
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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Mer 14 Jan - 12:00

HRP : Avec toutes mes excuses pour le retard !

__________


Loin à l'horizon, les lumières de Bombay s'allumaient les unes après les autres, à mesure que la nuit tombait sur la grande cité indienne. Il y avait un côté mystérieux à voir les ténèbres s'emparer peu à peu du décor, seulement combattues par ces petites lanternes vaillantes, qui résistaient envers et contre tout. Chacune de ces lanternes était un être humain, une vie, un individu avec ses rêves, ses aspirations, ses faiblesses aussi. Autant d'anonymes qui vivraient et mourraient sans laisser de trace dans l'histoire. C'était une pensée bien triste, mais Michaels ne pouvait pas s'empêcher de songer à cela lorsqu'il prenait la route pour approcher de son chez-lui. Il se demandait sans arrêt si lui aussi était un simple anonyme, un fantôme condamné à disparaître, ou s'il parviendrait un jour à léguer quelque chose au monde. Peut-être, pour commencer, pouvait-il s'atteler à résoudre l'affaire sur laquelle il était plongé depuis des mois, et qui occupait ses pensées jour et nuit. Oui... c'était un bon début.

Le policier revint à son voisin, qui paraissait se moquer de lui. De toute évidence, il ne voulait pas répondre à sa question, et lui demanda où il pouvait s'approvisionner en friandises, comme s'il s'agissait là d'une priorité pour lui. Michaels lui coula un regard en coin, comme pour le défier de le prendre pour une bleusaille qu'on pouvait balader sans y penser, mais le type avait l'air vraiment sérieux. A croire qu'il avait ses addictions, lui aussi. Le policier serra les mâchoires perceptiblement et répondit sur un ton quelque peu casssant :

- C'est Michaels, monsieur. Les friandises, donc.

Il pénétra dans le centre-ville de Bombay, sans dire un mot. A cette heure-ci de la journée, il faisait beaucoup plus frais dans la capitale indienne, et chacun pouvait sortir librement profiter des températures plus agréables. Les bars et les cafés étaient ouverts, pour attirer les touristes, tout comme les petites échoppes qui semblaient n'avoir aucune raison de fermer de la nuit, tant l'affluence dans les rues marchandes était importante. Cependant, circuler avec un véhicule au milieu de la foule compacte et des cyclistes relevait du miracle. Michaels, habitué des lieux, jouait adroitement du volant et du klaxon pour se frayer un chemin parmi la populace qui paraissait joyeuse sans explication. C'était ça aussi, l'Inde. A force de persévérance, il finit par trouver une place où se garer, ce qu'il fit d'une habile manœuvre héritée de la force de l'habitude. Pas le droit de rater son créneau ici, sinon c'était toute la rue qui était bloquée. A cheval sur le trottoir, il coupa le contact, et remonta les fenêtres pour éviter que les odeurs d'épices n'envahissent totalement l'habitacle. Du doigt, il désigna une boutique qui se trouvait non loin, aisément reconnaissable au panneau lumineux qui était suspendu sur la devanture. Il lança :

- Je pense que vous trouverez ce que vous cherchez là-bas. C'est une boutique qui vend de tout, dont des produits américains. Je vous attend là avec vos bagages, si vous voulez.

Le type d'Interpol sortit de la voiture, mais il prit soin d'emporter son sac. Soit. Le message était relativement clair, et Michaels se décida à ne pas rester planté là comme un imbécile pendant que le gars qu'il devait convoyer allait prendre tranquillement ses aises dans le centre-ville de Bombay. Lui-même sortit de la voiture, la verrouilla à clé, et indiqua à son copilote qu'il allait dans la direction opposée pour « faire un truc », sans vraiment lui préciser quoi. A vrai dire, il n'avait aucune idée de ce qu'il voulait faire. Seulement être seul et réfléchir à tout ça.

Il marcha quelques minutes, esquivant les passants nombreux qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes, se contentant de méditer sur les nombreuses questions qu'il avait en tête. L'enquête concernant la fusillade avait été rouverte, sans raison, et il aurait payé cher pour savoir pourquoi. On avait rapporté la disparition d'une jeune femme américaine, une scientifique de renom, mais personne n'avait voulu laisser filtrer d'informations. Certains pensaient qu'elle pouvait avoir été enlevée par des bandits locaux, ou prise en otage pour être échangée contre une rançon. Toutefois, aucun bandit n'avait rien révélé à ce sujet, et aucune demande de paiement n'avait été communiquée. Michaels, lui, savait que la vérité était différente. Il avait vu cette femme rousse, facilement identifiable à cause de sa chevelure particulière, traîner dans Dharavi, le grand bidonville. Il l'avait vue prendre des photos innocemment, et il avait essayé de la suivre, sans succès. A croire qu'elle avait toujours une longueur d'avance sur lui.

Il était en train de la chercher quand il y avait le tir. Un tir unique, brutal, qui ne pouvait venir que d'une arme de gros calibre. En tant que policier, il n'était pas formé à ce genre de situations, et il n'avait pas reconnu immédiatement de quoi il s'agissait. Et puis, alors qu'il courait à la recherche d'informations, il était tombé nez à nez avec la tueuse. Elle portait un immense fusil de précision qu'elle avait dû abandonner dans sa fuite, non sans avoir tiré quelques balles dans sa direction. Il avait riposté avec tout le professionnalisme dont il était capable, mais sa poursuite avait été interrompue par le passage de véhicules lourdement armés. Des bandits. Seul, sans uniforme, il n'avait aucun moyen de les concurrencer, et il risquait davantage de recevoir une rafale de Kalachnikov qu'autre chose. Il avait donc prudemment battu en retraite, emportant avec lui la seule preuve qu'il avait à sa disposition : le fusil.

Celui-ci était resté durant de longs mois dans les archives de la police indienne, inaccessible aux gouvernements étrangers qui demandaient à y avoir accès. Les indiens craignaient une attaque terroriste, une menace à la sécurité nationale, une tentative de s'emparer de virus mortels situés dans le complexe de haute sécurité où l'on étudiait les virus. Toutes les demandes étaient restées sans réponse, même celles qui auraient normalement dû mettre les ministres au garde-à-vous. En haut lieu, on craignait une action du Pakistan voisin, et on se demandait avec inquiétude s'il n'était pas judicieux de préparer une riposte. Et puis tout s'était calmé de manière assez diplomatique, quand le Pakistan avait affirmé qu'il n'avait rien à voir avec la fusillade, et quand une table ronde avait été organisée à la faveur du gouvernement britannique, qui avait réussi à apaiser les deux parties.

Et voilà que soudainement, cette histoire ressurgissait du néant, en même temps qu'un autre dossier troublant : celui du docteur qui avait disparu. Michaels n'avait pas tout compris, mais alors qu'il était convoqué chez son supérieur, Gupta, il avait pu voir sur son bureau un dossier avec la photo d'une femme. Elle avait de longs cheveux roux tout à fait identifiables. Ainsi, les deux affaires étaient liées, d'une manière ou d'une autre, et cet agent d'Interpol était là pour les élucider toutes les deux. D'abord en envoyant le fusil à ses supérieurs après avoir reconstitué la scène, et enfin en essayant sans doute de localiser le docteur Lorenson. Oui, c'était comme ça qu'elle s'appelait.

Michaels était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne fit pas attention à l'heure. Il avait tourné en rond pendant un moment, et lorsqu'il prit conscience de son oubli, il revint rapidement à la voiture. Elle était toujours garée au même endroit, et un homme était assis à la place passager. Comment il avait fait pour rentrer alors que la porte était verrouillée ? C'était un mystère de plus autour de ce personnage déjà bien taciturne. Le policier s'installa à ses côtés sans faire la moindre remarque à ce sujet, et referma la porte qui claqua en produisant un bruit métallique. Il fourra les clés dans l'interstice prévu à cet effet, et alors qu'il démarrait le puissant moteur, il lâcha :

- Je peux vous aider pour votre enquête, vous savez. J'étais là quand la femme au fusil de précision s'est échappée. Je suis peut-être le dernier à l'avoir vue, d'ailleurs…

C'était sans doute vrai, car après cet épisode, on avait entendu les véhicules des bandits tourner dans Dharavi pendant de longues heures, quelques coups de feu, mais on n'avait jamais pu remettre la main sur la jeune femme. Elle semblait s'être volatilisée. A ce titre, Michaels pouvait apparaître comme un atout de poids.

- En plus, je connais bien Dharavi. Je sens que vous aurez besoin d'y aller, pour retrouver le docteur. Elle est en vie, n'est-ce pas ?

Il n'attendait pas de réponse particulière de la part de son interlocuteur. Après tout, le type avait gardé le silence pendant une bonne partie du trajet, et il paraissait actuellement tout à fait absorbé par le paquet de bonbons qu'il tenait dans la main. Cependant, voir un minuscule tressaillement donnerait une certaine satisfaction à Michaels. La satisfaction d'avoir vu juste, et cela amplifierait son désir de venir en aide au policier d'Interpol. L'affaire de la fusillade était une enquête sombre qu'il n'avait jamais pu résoudre, hélas, et elle lui pesait durement. Il souhaitait de tout cœur être là pour mettre un point final à toute cette histoire, et dormir sur ses deux oreilles en se disant qu'il avait accompli son travail de policier. Il ajouta :

- Je veux comprendre ce qu'il s'est passé autant que vous. Demain, nous irons récupérer l'arme et je vous emmènerai voir les lieux de la fusillade. Peut-être que vous verrez quelque chose.

C'était le programme prévu. En attendant, il prit la direction de l'hôtel où on avait réservé une chambre pour l'agent étranger. Ils en avaient pour une quinzaine de minutes, en tenant compte de la circulation, ce qui leur donnait encore amplement le temps de discuter, à moins que le type d'Interpol continuât à avaler ses insupportables bonbons.
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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Mer 11 Mar - 0:37

Tyler n'étais toujours pas sûr de la confiance qu'il pouvais accorder à cet homme et son escapade dans le magasin local pour aller faire provision de friandises locales ne lui avait pas permis de faire la lumière sur la décision à prendre à son sujet.

Songeur, Tyler allongeais le pas vers le véhicule se demandant quelle décision il devait prendre pour le bien de sa mission. L'agence n'ayant pas vraiment pu mieux le préparer, il devait choisir avec soin sa prochaine action. Il n'avait pas le droit à l'erreur. L'agent fraîchement émoulu ouvrit sa portière avec des mains expertes crochetant la serrure de façon furtive et silencieuse, il avait l'habitude sa se voyait, mais cette fois-ci, il choisi le siège passager plutôt que la banquette arrière qui franchement il fallait l'avouer, sentait vraiment la merde.

La bagnole était bien foutue mais restait une poubelle à comparer de son propre VUS au pays. Mais bon avec ce qu'il avait vu dehors, Tyler devrait se compter chanceux, de rouler dans une si belle caisse.

À dire vrai, il avait vu l'agent de police s’éclipser de la voiture, il avait senti la hargne de celui-ci au moment où la portière c'était fermé avec force. Il ne se surprenait pas outre-mesure de son absence, il craignis un instant de lui avoir asséner quelques demandes trop odieuses à supporter et s'avoua en son for intérieur, qu'il n'y était pas aller de main morte tout à l'heure. Oh et bien sûr, il y avait cette histoire de friandises, qui avait dû échauder notre ami. Par ailleurs, le policier était rester purement professionnel à part sa tentative de présentations maladroite.

Tyler n'avait pas le temps de se consacrer à de telles banalités, mais il devait avouer, que cela fessait sans doute parti des choses que les gens s'attendent d'un nouveau venu en visite. Son air taciturne n'ayant surement pas aider la situation entre lui Michaels, que cela ne soit préméditée ou non, il y était aller très fort songeait-il.  

Pour ajouter à sa posture dominante Tyler avait choisi délibérément de ne pas respecter la vengeance de Michaels pour creuser l'écart des forces entre-eux. Il avait le besoin profond mais inconscient de contrôler chaque situation, comme on domine une partie d'échecs. Et en plus il était bon à ce petit jeu. C'est pourquoi, il ne put réprimer un petit, mais au combien auto-suffisant, sourire lorsque le policier revint. Ce dernier croyant probablement avoir fait poireauter son invité dans la rue.

La surprise que fugacement, l'agent de police, avait laisser filtrer avait été agréable et amusante à voir. Underwood ajouta, pour couper court au propos de son pilote:
- Nul besoin de me montrer cette scène de crime c'est inutile et pour le fusil de précision sachez seulement que c'est un détail d'une importance mineure, il peut attendre.

Le ton était rester cinglant et froid. Il testait les réactions de son compagnon et il voulait savoir jusqu'où cette personne irait pour défendre son honneur de policier. Il devait savoir, c'était impératif.

- Bon Michaels c'est ça? Je vais jouer cartes sur table avec vous. Vous semblez détenir des informations intéressante et si je ne veux pas que mes projets sois foutu en l'air par une erreur de votre part, disons que je me dois de vous informer de certaines chose. À commencer par mon petit sac de voyage que vous avez reluquer tout le long du trajet jusqu'ici.

Joignant les gestes à la paroles, Tyler, ouvrit la fermeture éclair de sac de cuir noir et en sorti ses deux colts 1911 custom. Il fit jouer la culasse des deux pistolets d'une main experte avant des les ranger de nouveau dans son sac de voyage. Puis son visage se fendit d'un sourire narquois et haussant les sourcils il poursuivit :


- Voilà pour une petite partie du contenu de mon sac de voyage. Vous n'êtes pas un imbécile vous deviez savoir que je me trimballais pas une trousse de macramé avec moi? Si? Enfin, passons. Là où je veux en venir c'est que vous avez l'information selon laquelle je suis d'Interpol. Grand bien vous fasse ce serais vrai mais seulement si j'y croyais. Attention là par contre, je n'affirme pas ne pas en être vous me suivez? Officiellement, durant mes investigations dans Dahravi je serai un agent de l'OMS en inspection. C'est là que vous entrez en jeu, vous devrez corroborez ma version des faits et surveillez mes arrières.

Underwood laissait ses propos faire leur chemin dans la tête de l'homme. La température importante dans l'habitacle du véhicule ne l'aidait pas vraiment à penser clairement. Aussi convint-il avec lui-même que créer une diversion avec une friandise dure l'aiderait sûrement à se concentrer. Aussi entreprit-il de sortir une de ces papillotes de couleur vive sans oublier bien sûr d'en offrir à son compagnon de four à quatre roues.

Tout en suçotant sa friandise à saveur de… de quelque chose de bon, l'agent entreprit d'expliquer avec le peu de tact que le décalage lui avait laissé, comment il comptait faire les choses. Il avait décider de mettre au parfum Michaels. Attention, pas sur la totalité de la réalité, mais comme les alliés et le support tactique se fessait rare, il se devait de pouvoir compter sur au moins une personne. Il ne se fessait pas d'illusions, si les choses devaient mal tourné, il le plomberai sans trop de remords.


- Ah autre chose. Les gens de ce labo, cache des choses. Interpol est inquiet des répercussions et nous allons sûrement vous et moi avoir affaire à forte parti avant la fin de mon petit séjour ici. J'espère pouvoir compter sur vous comme un frère d'armes compte sur un autre frère d'armes.

Le regard de Tyler était devenu lourd à ses derniers mots, le type de regard farouche qu'on les personnes froides et déterminés. S'il y avait bien quelque chose que Tyler exprimait en dehors de ses airs moqueurs c'était le sérieux et la gravité. La dernière phrase particulièrement sonnait pour les oreilles et les yeux exercés, comme une menace voilée. La pression subite dû aux paroles d'Underwood s'envola aussi vite qu'elle était venu. Ce dernier se permis un sourire mi-moqueur, mi-sérieux, spécifiquement au moment où la voiture arrivait en vu de son hôtel.

- Une dernière chose avant que j'aille me reposer un peu. Faites comme vous voulez mais trouvez une radio militaire à longue portée et passez à cette adresse pour prendre une petite cargaison pour moi. Oh et pas la peine de tenter de l'ouvrir la caisse que vous récupérez seras verrouillez par un code. Ne vous faites pas d'illusions jusqu'à ce que je sois sûr de certaines choses, ce seras moi qui seras au commandes pigé?

Le dernier mot prononcé était chargé de contrition, de méfiance et d'un petit brin de suffisance. Presque aussitôt Tyler sorti de la bagnole, récupéra ses deux sacs dans le coffre de la voiture. Il lança par-dessus son épaule :


- Je vous rejoint demain matin dès potron minet. À toute mon vieux!

Le ton volontairement familier de sa dernière phrase était encore une fois partie intégrante de son jeu pour démasquer le caractère de son interlocuteur et futur coéquipier. Tyler souriait en marchant lentement vers la porte de son hôtel. Il devait avouer que ce job d'agent était foutrement plus amusant que ce qu'il avait cru que ce serait au départ. Il avait un tel pouvoir pour cette mission que s'en devenait enivrant. Mais il fallait rester prudent avec le pouvoir autrement sa monte à la tête. Toutefois, en attendant, il pouvait bien en user pour se faire une tête sur son compagnon indien.  

Tyler entre dans le hall de l'hôtel et demande sa clé magnétique pour sa chambre qui est bien sûr au nom de sa couverture. Le réceptionniste parle un anglais cassé et tente d'expliquer les détails pour s'y rendre. Tyler n'étant pas d'humeur à tergiverser écoute à peine l'homme entamé son laïus que déjà il prend le large vers les ascenseurs.


Il songe alors: -Bordel de merde que je vais me prendre un bain ou une douche digne d'un roi une fois dans cette chambre! Sa va me faire un bien fou de me relaxer un brin. Mais faut pas que je perde de vue, mon objectif, cette VIP doit être exfiltrer au plus vite. L'assaut héliporter est une option plus que tentante mais il va me falloir un max de personnes fiables avant de pouvoir prendre l'endroit d'assaut.

Officiellement O'Connor agent de l'OMS a toutes les accréditations nécessaire pour entrer dans ce labo. Toutefois, dans les faits, il a les mains liés. Je doit agir sous le couvert de la légalité mais trouver un indice que l'endroit est illégale. Autrement dit, je dois trouver une excuse pour retourner visiter l'endroit à au moins deux reprises autrement c'est inutile pour moi de tenter ne serait-ce qu'un plan.

L'information, la connaissance des lieux, l'heure de la relève de la garde, les accréditations requises pour les zones à accès restreint, je dois tout comprendre, tout savoir. On ne seras surement pas trop de deux pour aboutir à un résultat! La semaine promet d'être longue, déjà va falloir que je contacte ma personne référence à l'OMS pour préciser certains éléments techniques qui peuvent potentiellement être utiliser pour justifier au moins deux visites...

Bon je prend ma soirée pour moi relaxe et demain j'entre en contact avec mon référent de l'OMS en sol indien. Ensuite ce seras la visite du labo de frappa dingue, s'entendit-il dire tout haut dans sa chambre d'hôtel. Il songea alors qu'il devrait surement prendre contact avec Michaels au plus tôt le lendemain. Après tout, il avait besoin de cette caisse de matos, il y aurait bien un objet ou deux qui serait utiles dans la caisse...
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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Ven 12 Juin - 0:55

Michaels ravala sa salive, et la rage qu'elle contenait. Qu'est-ce qu'il avait envie de coller son poing dans la figure de cet étranger, pour bien lui montrer qu'il n'était pas un bleu qu'on envoyait balader un agent venu des Etats-Unis. Il était lui-même tout à fait compétent, et il savait déceler la provocation quand il y était confronté. Ce mec essayait de le pousser à bout, clairement, et on aurait même dit qu'il y prenait un malin plaisir. Le policier aurait très bien pu exploser à ce moment-là, mais il réussit à garder la maîtriser de ses nerfs in extremis. S'il s'était mis à hurler maintenant, il serait passé pour un idiot, et il aurait perdu toute crédibilité. Le type cherchait sans doute à voir jusqu'à quel point il pouvait garder son sang-froid, et il entendait bien lui montrer qu'il était irréprochable. Absolument irréprochable. Gardant son calme, donc, il se contenta de répondre d'une voix dans laquelle perçaient tout de même les accents de sa contrariété à peine masquée :

- Pas de scène de crime, et pas de fusil de précision. C'est vous qui voyez, monsieur. Par où voulez-vous commencer ?

Cet étranger bizarre voulait le faire passer pour un voiturier ? Soit, il le conduirait où il voulait, acheter des bonbons, traîner dans un bar, ou même passer voir quelques prostituées si l'envie lui plaisait. Michaels s'en foutait éperdument. Tout ce qu'il voulait, c'était avoir une chance de pouvoir comprendre ce qu'il s'était passé dans cette sale affaire, apprendre quelle était la vérité. Pourquoi cette scientifique était-elle là, et que faisait-elle avec cet appareil photo ? Pourquoi avait-elle été abattue par la femme au sniper, qui de toute évidence n'appartenait pas aux membres des forces de sécurité du complexe virologique ? Tant de questions qui demeuraient sans réponse, et qui laissaient présager le pire. Alors que le policier était sur le point de se résigner à n'être qu'un simple exécutant, dépourvu de tout esprit d'initiative, le ton de l'américain changea du tout au tout. Il se fit soudainement très franc, et rangea son sourire narquois derrière un masque de sérieux. Le type attrapa son sac tout en parlant, et sortit sans avertissement ses deux flingues, comme s'il s'agissait de sa dernière trouvaille au marché. Les yeux du policier s'agrandirent, et il s'empressa de pousser les mains de son interlocuteur vers le sac, en sifflant :

- Rangez ça, bordel ! Vous voulez que tout le monde vous voie ? Nom de dieu !

L'étranger obtempéra, mais son sourire s'élargit. Il se délectait de l'effet qu'il produisait sur le pauvre policier. Ce dernier avait beau avoir réagi rapidement, il avait tout de même vu que l'arsenal dont disposait son invité était des plus impressionnants. Lui-même n'avait qu'un Glock, bien moins puissant que les deux colts de l'américain, qui devait être particulièrement influent pour avoir réussi à embarquer dans un avion avec un tel matériel. Revenant à un état de concentration maximale, Michaels fit ce qu'il faisait de mieux : enregistrer des informations. Il avait terminé à une place très honorable à l'académie de police, et était un agent très compétent qui avait déjà résolu de nombreuses enquêtes. Il était de ces jeunes fraîchement promus qui alliaient une expérience grandissante à de beaux restes de leurs jours passés sur les bancs. Discipliné à l'extrême, il écouta les propos de l'américain qui entreprenait ni plus ni moins que de le briefer sur ce qu'il avait à savoir pour la mission.

La couverture de l'OMS ne le surprit pas tant que ça. Il savait qu'ils allaient devoir enquêter sur le centre de virologie, et il ne faisait aucun doute qu'ils allaient avoir besoin d'une bonne couverture pour y être admis sans faire de vague. Prétexter une inspection surprise n'était pas bête, et la présence d'un policier pour accompagner le visiteur n'était pas non plus stupide. Ils pourraient s'y rendre sans attirer l'attention. Implicitement, Michaels venait de monter en grade. De simple chauffeur, il passait désormais à assistant, et son rôle serait de fournir une certaine couverture à son invité, qui allait avoir besoin de tout l'aide possible pour s'intégrer et se fondre dans la culture indienne. Il lui faudrait peut-être un traducteur pour interroger certaines personnes, quelqu'un pour l'introduire et le présenter comme il l'avait très bien souligné. Effectivement, il ne faisait aucun doute que leur association était obligatoire s'ils voulaient obtenir des résultats, d'une manière ou d'une autre.

Toutefois, il y avait plus. Les mots de l'américain touchèrent profondément le jeune officier de police, qui peinait à mesurer la portée de ceux-ci. Etait-il en train de lui dire qu'avant la fin de son séjour, ils auraient à affronter des forces hostiles ? Forcément, Michaels y était préparé, et il avait déjà participé à des opérations de répression contre les bandits qui sévissaient parfois dans le Dharavi, ou les autres bidonvilles. Toutefois, ils fuyaient en général devant un déploiement de forces conséquent, et préféraient se cacher plutôt que de tirer sur des hommes en uniforme, bien armés et bien équipés, soutenus par des forces armées réglementaires. Là, la possibilité de se retrouver sous le feu ennemi serait bien réelle d'après ce qu'il lisait entre les lignes, et il y avait fort peu de chances pour que ceux qui leur tireraient dessus prissent la fuite face à deux hommes seulement. Le policier hocha la tête en crispant les mâchoires. Il n'était pas un homme de guerre, il n'était pas un habitué des champs de bataille, des fusillades et des assauts en règle, mais il était formé pour ça. Il avait appris à tirer, et il saurait faire mouche. Répondant d'une voix un peu tendue, il lança :

- Vous pouvez compter sur moi.

La voiture qu'il conduisait se gara tranquillement devant l'hôtel, sans attirer l'attention des quelques touristes qui prenaient un café sur la terrasse, en profitant de l'air frais du soir. Michaels était encore un peu secoué par ce qu'il venait d'entendre, tout autant que par le regard froid et dur de l'homme qui s'était assis à côté de lui. Cet américain était décidément bien davantage qu'il ne voulait bien le laisser penser, et il devait travailler pour Interpol depuis très longtemps pour faire preuve d'autant de sang froid. L'Indien aurait payé cher pour savoir sur quoi il avait travaillé auparavant… Recevant ses dernières consignes avec un hochement de tête appuyé, il laissa le pseudo-touriste ouvrir la portière, mais lui jeta par la fenêtre alors qu'il s'éloignait :

- Demain, vous pourrez peut-être me dire comment vous vous appelez, non ?

Sans attendre de réponse, décidé à jouer le jeu de ce mystérieux agent d'Interpol, il s'empressa de démarrer pour prendre la direction de l'adresse qu'il venait de lui indiquer. Chauffeur, coursier… Il était tout sauf policier pour le moment, mais il s'impatientait de voir les choses sérieuses commencer. Il sentait qu'il était sur une piste, et cela ravivait son esprit de traqueur.


~ ~ ~ ~


Michaels dormit mal cette nuit-là, son sommeil agité par des rêves flous, des flashes qui lui revenaient en mémoire. Il avait l'impression de revoir le visage de la tueuse au sniper. Il y voyait de la peur, une peur viscérale. Elle disparaissait ensuite, puis venaient les balles qui pleuvaient à côté de lui. Et tout replongeait dans le noir. Il se réveilla avec un goût amer sur la langue, en essayant de chasser ces sombres pensées de son esprit. Ses rêves lui renvoyaient les images de cette drôle de nuit, mais il ne devait pas s'y fier, et essayer de se souvenir de choses tangibles. La peur dont il croyait se souvenir n'était sans doute qu'une reconstruction de son esprit, à laquelle il ne devait pas accorder de crédit. Pour l'heure, il valait mieux faire en sorte de se concentrer sur les faits, sur les choses certaines, et sur la mission qui était la sienne. Il n'avait pas de temps à perdre à essayer d'interpréter ses visions oniriques qui, de toute évidence, n'étaient le fruit que du stress et de la pression.

Il se doucha et s'habilla rapidement, avant de sauter dans sa voiture, posant son badge de police sur le siège passager. Il savait que dans le coffre de son véhicule se trouvait la caisse de matériel que lui avait demandée l'américain, dont le contenu demeurait mystérieux. Il espérait simplement que ce n'était rien d'explosif. Il pouvait transporter les armes qu'il désirait, grâce à son accréditation de la police, et un simple coup de fil à son chef suffirait à disperser les militaires zélés qui voudraient absolument le forcer à révéler le contenu de cette boîte. Toutefois, s'ils devaient faire face à un quelconque danger, il espérait que le type n'avait pas mis quoi que ce soit qui risquait de faire exploser sa voiture. Son salaire ne lui permettait pas ce genre de folies. Il démarra rapidement, et rejoignit l'hôtel en une trentaine de minutes à peine, évitant habilement les bouchons qu'il connaissait désormais très bien. Il prenait l'habitude de se lever tôt, et de prendre son petit-déjeuner en ville, ou au commissariat, selon son humeur. Aujourd'hui, il attendit patiemment son interlocuteur en mangeant quelque chose dans l'entrée de l'hôtel, où se trouvait un comptoir qui ouvrait tôt pour les clients pressés. Il terminait tranquillement son café quand il vit l'américain arriver d'un pas décidé. Il avait l'air en forme. Michaels l'accueillit en lui tendant le journal local, au cas où ce dernier aurait voulu se tenir au courant des nouvelles, ou même simplement lire pour se détendre. Au vu de la réputation de l'hôtel, on avait dû lui amener le petit déjeuner au lit, si bien que le policier ne s'attarda pas, et prit la direction de l'extérieur tout en parlant :

- Si nous partons maintenant, il nous faudra une bonne heure pour arriver à Dharavi, en comptant les bouchons. Ca nous ferait arriver à… 8h30, environ. Je pense que la plupart du personnel doit arriver vers 9h, ce qui nous donnerait une trentaine de minutes pour inspecter les lieux tranquillement. Si vous voulez bien me suivre.

Il n'alla pas jusqu'à tenir la porte à son invité, qui aurait certainement goûté la blague, à en juger par son humour mordant, mais il avait de toute évidence digéré le comportement acide de l'étranger. Il valait mieux répondre par l'humour plutôt que de s'énerver, face à des gens comme ça… Surtout s'ils portaient deux colts sur eux. Michaels mit le contact, et s'inséra rapidement à la circulation, profitant de ce que la ville était encore calme pour ouvrir les fenêtres :

- Alors, je vous écoute…
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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Mar 30 Juin - 20:57



-Stephens
-Docteur Stephens, je viens aux nouvelles. Qu’avez-vous à me donner ?
-Il fait une chaleur à crever, on manque de moyens, les conditions de vie sont discutables, je ne supporte plus de travailler avec vos gorilles qui me regardent dans le blanc des yeux avec leurs armes, Lorenson est en train de devenir complètement marteau, je continue ?
-Vos rancoeurs sont notées, mais je m’inquiétais davantage de vos progrès sur notre projet. J’ose espérer qu’avec l’arrivée de votre nouvelle collègue vous avez pu faire des avancées notables.
-Faut croire que la légende qui l’entoure était surestimée… En 7 mois on a quasiment rien eu de sa part. Mais il faut comprendre que le sujet est complexe, qu’elle n’a pas l’expérience qu’avait Grauber, et que…
-Vous savez comme moi qu’elle est au top de sa discipline, capable d’apprendre et rapide au travail, vous avez lu son dossier comme moi… Il y a anguille sous roche.
-Elle est complètement défoncée à la morphine depuis qu’on a traitée sa blessure, du coup elle travaille plus lentement.
-Je ne lui conniassais pas ce comportement… Vous pensez pouvoir la rendre lucide rapidement ? Le PATRIOT a besoin de résultats au plus vite.
-On voit bien que vous avez pas à la gérer quand elle est plus sous morphine… Je lui en donne pour qu’elle proteste pas au moment defaire des tests sur sujet humain, mais même là elle nous pique de véritables crises d’hystérie. La dernière fois il a fallu au moins 4 gardes pour la maitriser et la renvoyer en cellule.
-Trouvez un moyen de la garder sous contrôle, c’est un coup à ce qu’elle s’échappe.
-Et elle irait où ? On est au milieu du trou du cul de l’Inde, chargée comme ça elle tiendrait pas 20 minutes sans se faire tuer…
-Il suffit qu’elle attire l’attention. Gardez-la au secret au maximum mais obtenez d’elle des résultats. Je vais voir pour relocaliser une partie du labo vers d’autres lieux. Le simple fait qu’elle nous ait trouvé laisse penser qu’elle en sait plus que nous ne pensons. Il faut évacuer ces lieux en vitesse. D’ici là, essayez de la cuisiner sur comment elle est arrivée là. Comptez une dizaine de jours avant redéploiement.
-Reçu. Je vous laisse, j’ai du travail de mon côté.
-Tenez moi au courant de vos avancées.
-Vous pouvez compter sur moi, Monica.

**********

La chaleur n’effrayait nullement Jack Miller. Né dans le Nevada, 2 tours d’opération dans les commandos en Afghanistan et 3 en Irak avant son renvoi de l’armée pour manquement à l’honneur, contrebande et violences sur des civils avaient achevé de l’immuniser totalement contre ce qui incommodait beaucoup de ses camarades. Non, ce qu’il ne supportait pas dans cette affectation, c’était l’humidité. Depuis son renvoi et qu’il avait rejoint cette compagnie de mercenaires qui payaient un salaire qu’il n’aurait même pas pu accumuler en une vie entière au service e l’Oncle Sam, il avait toujours eu des affectations en ville ou dans des déserts, des endroits secs. Ici il pleuvait la moitié du temps, et l’autre moitié l’humidité restait. Sans compter toutes les saloperies de maladies qui trainaient dans le coin. Il savait que les maladies avec lesquelles les blouses blanches dans le bunker s’amusaient étaient autrement plus dangereuses, mais il préférait ne pas y penser. Il prenait soin de ne pas faire de rondes à l’intérieur quand des tests avaient lieu, des fois que les sujets qu’ils utilisaient pour leurs tests aient des vélléités d’indépendance. D’ailleurs, lui et ses gars portaient un treillis traité chimiquement pour lutter contre certaines infections, et avaient en permanence à la ceinture, autour du cou ou même sur le visage un masque à gaz perfectionné combiné avec des jumelles de vision nocturne. Il était certes lui aussi quelque peu gênant, mais voir surgir en pleine nuit un type en combinaison tactique, arme lourde et masque à gaz avait de quoi impressionner les bandits du coin. Il avait d‘ailleurs taillé des deals avec eux, comme par exemple fermer les yeux sur certaines de leurs activités en échange de sujets de tests qu’ils allaient kidnapper…

Mais voilà qu’approchaient deux types. L’air normal, habillés pour faire face au climat. L’un d’eux semblait d’origine européenne ou américaine, mais ce n’était aps ce qui retenait l’attention de Miller. Non, c’était leur démarche. Ils semblaient s’approcher sans trop en avoir l’air, comme si ils observaient attentivement sans donner l’impression qu’ils étaient là pour autre chose… Le même genre que les chasseurs qui viennent explorer une forêt avant la chasse du lendemain. Mais non, ça devait être sa parano naturelle qui ressortait…
« S’il vous plait, commença-t-il en un hindi qu’il avait appris sur le tas avec ses hommes, à force de repousser des curieux, aussi bien des locaux que des gens de l’OMS ou du gouvernement indien. S’il vous plait, vous ne pouvez pas rester là, propriété privée ! Vous devez partir ! »

Instinctivement, en les voyant ignorer ses ordres, il raffermit sa prise sur la poignée de son arme. Il était habitué aux armes américaines ou européennes, cette vieille PKP russe lui paraissait rustique et encombrante, mais bon Dieu elle arrachait la tête des gens qui s’en prenaient un pruneau à tête expensive ! Une fois au labo un sujet était devenu incontrôlable, il lui avait tiré une unique balle qui avait explosé presque tout le torse du gars. Heureusement que toutes les blouses blanches portaient leurs tenues HAZMAT à ce moment, ça avait éclaboussé un peu partout dans le bloc à ce moment. Y en avait une qui semblait à eux doigts de fondre en larmes, la pauvre fillette passait le plus clair de son temps sous héro ou sous morphine. A se demander comment elle arrivait à travailler avec toute cette drogue. Sauf si elle était déjà toxico à la base et que les shoots étaient son salaire, ou bien immunisée…

Mais les deux gars semblaient insister ! Il leva son arme en travers de son torse, prêt à la lever encore si ils approchaient trop ou se montraient hostiles.
« J’ai dit de vous arrêter, vous entrez dans une propriété privée ! Montrez-moi vos papiers, tout de suite ! … Qu’est-ce que ça veut dire, ça ?! Qu’est-ce que l’OMS vient foutre ici ? Attendez là !»
Il se saisit de sa radio à son épaule.
-Central, j’ai deux personnes avec des papiers de l’OMS, inspection surprise…
-Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! Faites-les déguerprir, j’ai une crise à gérer au labo !
-Je voudrais bien, mais ils insistent… Je les fais entrer et les garde le temps que vous gériez votre affaire ?
-Gardez- les à l’œil, j’arrive au plus vite, le temps de calmer l’autre…
-Reçu. Messieurs, restez ici les mains en évidence, mes supérieurs vont arriver. En attendant je dois vous faire subir une fouille au corps, nous avons une politique stricte sur le matériel entrant dans cet endroit. Vous ny verrez aucun inconvénient, n’est-ce pas ?

9 JOURS AVANT RELOCALISATION

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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Jeu 27 Aoû - 1:42

O'connor embarqua à bord du véhicule avec Michaels et prit place dans le siège passager, son regard était fixe et concentré. Se souvenant de la demande qu'il avait ignorée , au sujet de son nom la veille, il se tourna vers son chauffeur et répondit sans ambages:

-Je me nomme Karl, mais pour toute la durée de mon séjour ici je vous serais gré de me nommer par le nom de ma couverture soit, O'Connor. Il enchaîne en disant, je dois vous informer de certains points de détails sur la visite d'aujourd'hui. Ma mission est sûrement plus complexe que vous ne le penser. L'endroit est gardé par une milice privé, des mercenaires professionnels, et pas des enfants de cœur. Ils vont tenter de vous retirer vos armes, à moins que toutes les précautions n'aient été prises. Aussi à cet effet, avant de nous rendre sur place, nous devons trouver un endroit sécuritaire et discret pour que je puisse regarder le contenu de la caisse.

L'excuse officielle pour que vous conserviez vos armes seras le niveau de corruption de ces milices qui surtout ici, est très élevé. De plus, nous remplacerons vos munitions standard par des cartouches  subsoniques à vélocité réduite. Ils vérifieront sûrement les chargeurs pour confirmer ce que nous affirmons. Il est impératif que vous conserviez votre arme sur vous. Une fois en intérieur, je veux que votre regard se porte partout enregistrer la disposition des gardes, des salles de sécurités, la fréquence des patrouilles, etc. Bref, tenter de retenir un maximum d'informations tactiques de mémoire,ensuite, plus tard  nous recouperons vos infos avec les miennes.


À ces mots, Tyler se penche vers l'arrière de son siège et prend un sac noir, un de ceux qui étaient dans le coffre de la bagnole la veille. Il en retire une quantité non négligeable de friandises dures, qu'il place dans une poche de torse de sa chemise blanche crème. Il est habillé des pieds à la tête avec un uniforme d'agent d'inspection de l'OMS. Les insignes brodés sont visibles partout, sur son pantalon cargo beige pâle, sur les manches de sa chemise, et même sur sa casquette tout aussi blanche que sa chemise.

De l'intérieur de son sac, il en retire également un volumineux pad d'écriture en métal chromé qui possède un compartiment empli de papiers ayant tous le logo de l'OMS. Accroché à ce pad se trouve  deux crayons mines et deux stylos billes noirs, très standard, à première vue. Après un moment à rouler doucement dans cette circulation dense, O'Connor aperçoit une ruelle plus qu'acceptable où il indique qu'il veut se rendre avec son compagnon de route. Le véhicule s'engage dans l'allée étroite en ralentissant à peine. Aussitôt les yeux de Tyler deviennent durs, il observe autour de lui cherchant une entrée caractéristique, un coude où dissimuler la voiture, serait facile.

Sans attendre l'autorisation de son comparse, il se penche par-dessus ses genoux et tire la commande d'ouverture du coffre de la voiture et sort sans plus attendre de l'habitacle miteux. Une fois debout près du coffre il dit:


-Michaels. Regardez à dix heures sur le toit c'est le seul point de tir viable pour un tireur embusqué, je veux que vous couvriez cet endroit et celui duquel nous arrivons au cas où.

Pendant qu'il donne ses instructions ses doigts habiles, ont déjà entré le code sur le pad numérique de la caisse noir mat. Il ouvre la caisse indifférent au policier, qu'il couvre vaguement du regard dans sa vision périphérique. Il sort de la caisse, une crosse, une bouche de feu et une culasse avec gâchette. Qu'il assemble avec une dextérité, qui trahit l'habitude. Il tend alors sans autre forme de procès, un G36c pleinement chargé à son compagnon. Il sourit à ce moment, d'un geste fluide, il engage la première balle dans la chambre de tir, de l'arme d'assaut.


-Tenez. Avec ce petit jouet ce seras plus facile. Il a un kit à rafales de trois balles et c'est la version avec la visée red dot. Le canon est allongé pour les tir à distance intermédiaire, j'ai entendu dire que vous étiez un bon tireur?

Sans se départir de son sourire, il tire un couteau de combat à lame crantée depuis l'intérieur d'une des poches de sa chemise. Il l'utilise pour faire levier sur le fond de son pad de métal, après avoir bien sûr retiré les feuilles de son chemin. Le fond se soulève révélant ainsi une cavité dans la double paroi. Tyler utilise un une bande de velcro qu'il colle au fond de la paroi bien au milieu et sort d'une boîte plus petite, un couteau entièrement fait de verre.

Ce dernier, emballé sous-vide, est déposé sur le pad. Tyler enfile des gants de combats neufs sortie tout droit de la caisse blindée et retire l'emballage du petit couteau qu'il arrime alors dans la cavité. Il emplit ensuite toute l'espace restant dans la double paroi avec une genre de mousse qui prend expansion et qui semble prendre du poids à mesure qu'elle remplie l'espace. Le seul espace qu'il n'emplit pas est celui du couteau, qu'il recouvre de ouate. Il prend bien soin de refermer la cavité, qui n'est pas visible à l’œil nu. Le mécanisme est subtil et nécessite d'insérer le levier exactement au bon endroit pour accéder à la petite trappe. Il nettoie ensuite toutes les surfaces avec de l'alcool à friction.  

Durant toute l'opération il discute avec son partenaire.

- Le fusil de précision que vous avez trouvé n'est surement pas banal? Interpol pense qu'une personne importante pourrait être en danger dans cette histoire. Notre objectif n'est pas de trouver le tireur mais plutôt de trouver cette personne qui a été la cible du tireur. Nous avons des raisons de croire qu'elle est en vie et qu'elle est des nôtres.

Le lieu présumé de notre agent perdu grouillait des même bandits qui semblent transité par le complexe de recherche. C'est pourquoi nous enquêtons de ce côté. Par ailleurs, notre agent devais faire de la reconnaissance autour du centre, que nous suspectons d'activités pas très nettes depuis un moment déjà. Cette disparition et la méthode, laisse à croire que le niveau d'organisation n'est pas un hasard.


Il cesse un instant de parler puis enchaîne de nouveau:

- Mes armes ne seront pas aussi accessibles que les vôtres alors c'est pourquoi en cas de pépin nous devrons y avoir accès. Mais je suis un homme prévoyant, je ne manque jamais de ressources autant que possible. Vous savez vous battre au couteau?

Lui lance t'il le regard froid et calculateur. Sans attendre de réponse de son interlocuteur, il lui tend un stylo argenté dont le modèle diffère des deux autres que lui-même possède. Avec un petit sourire narquois, il le glisse dans la poche de la chemise du policier bien en vu et à porté de main. Il ajoute:

- Si jamais vous deviez vous en servir utiliser le exactement comment je le fais, lâche t'il avec un petit clin d’œil rusé.

Underwood teste ensuite la batterie de la radio militaire et ajuste un canal ou deux puis parle dedans et dit simplement en arabe:

- Nous y sommes, phase un enclenché. Red se met en route, standby pour les ordres suivants.

O'Connor se tourne vers le policier et énigmatique lui indique d'accrocher la radio militaire petit format en remplacement de son actuelle radio de police. Il sent obliger d'ajouté que c'est une petite protection supplémentaire. Se penchant de nouveau au-dessus de la caisse il extrait un sac sous-vide qui semble contenir des vêtements et indique que ce sont les vêtements que Michaels doit porter.

Il prend le relais avec l'arme et établit mentalement un ordre de rotation des points de couvertures qu'il doit couvrir pendant que le lieutenant de police se change.
Peu après, ils sont déjà tout les deux de nouveau en route vers le laboratoire mais cette fois ils sont dans une jeep d'escorte militaire. Tyler a une vague pensée pour la bagnole de Michaels et se dit que ce jeep est tout de même mieux non?

Contrairement à ce que pourrait penser le lieutenant, il est plus que possible que sa bagnole soit encore au même endroit qu'ils l'ont laissés avant de reprendre la route. Le contact qui la prend en charge est fiable et l'initiative n'a pas tendance à merder avec ces détails. Au détour de la route, il aperçoit le labo et soudainement sa concentration prend le pas sur son envie de parler ou de dire des conneries comme c'est bien souvent le cas.

Il espère seulement que le lieutenant saura tenir son rôle, puisque que c'est essentiel. Il revoit encore le briefing qu'il a dû lui faire pour l'amener à accepter cette mascarade et se demande vraiment s'il n'est pas allé trop loin mais conclut que c'est la meilleure solution, de toute façon il est vraiment le seul juge pour cette mission...


Trente minutes plus tôt:

-Vous allez prendre une identité bidon de militaire ce qui devrait vous permettre d'expliquer la radio  et l'absolue nécessité de conservé vos armes dans le labo. C'est essentiel dépendant de l'issue de la visite d'aujourd'hui, nous devrons peut-être faire face à de la...résistance.

Tout cela ne semble pas vraiment plaire au policier mais c'est crucial. Ils doivent collecter un maximum d'informations sur le complexe. Tyler c'est renseigné il sait comment faire durer la visite en longueur et comment la poursuivre le lendemain. Il doit user du risque biologique et de la clause d'éléments extérieurs dans un pays sous-développé pour exiger d'éplucher les dossiers de tout le personnel du complexe. Cette clause fait état de risques biologiques extérieurs aux recherches du centre que les travailleurs peuvent amener avec eux et ainsi permettre accidentellement l'évolution d'un virus ou d'une souche.

La clause exige alors des analyses médicales du personnel du centre par une autorité accréditée de l'OMS. Si tout se passe bien, aucun médecin accrédité ne sera en sol indien et ils devront attendre soixante-douze  heures avant de pouvoir forcer O'Connor à prendre congé. Cette situation devrait faire monter la pression si les fautifs sont bien ici...

La vue de la porte blindée du complexe, interrompt le cours des pensées de l'agent et il ne peut s'empêcher de se demander s'il a couvert tous les angles possibles de cette situation, alors même que le garde leur demande de décliné leur identités.

Il attend que Michaels jouent son rôle alors que les gardes nerveux leurs braquent leur armes dans le visage.











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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Lun 21 Sep - 16:44


- O'Connor, donc… Enchanté.

Ce fut tout ce que Michaels parvint à glisser, avant que commençât le briefing de l'agent mystérieux qui se tenait à ses côtés. Décidément, cette affaire prenait des proportions terribles, et l'Indien allait de surprise en surprise. On ne lui disait pas grand-chose, et pourtant il se rendait compte qu'il se tramait des sournoiseries en sous-main. Ce laboratoire top secret au milieu d'un des plus grands bidonvilles du monde, censé étudier les microbes les plus dangereux sans avoir à les transporter très loin… A priori, la couverture était parfaite, et justifiait qu'on pût employer des moyens de sécurité drastiques, et même une équipe de mercenaires privés. Et puisqu'ils cachaient des secrets qui pouvaient nuire au gouvernement indien, il était du devoir de l'agent Michaels et de son étrange acolyte de découvrir de quoi il s'agissait, de mettre un terme à toute activité illégale qu'ils pourraient découvrir. Comment ? L'américain avait un plan. Se faire passer pour des membres de l'OMS chargés d'un contrôle de sécurité de routine. Lui jouerait l'expert, et le policier serait son accréditation officielle, la garantie qu'il n'était pas un quidam cherchant à s'introduire dans les locaux sous un faux prétexte.

Michaels hocha la tête : conserver son arme à tout prix. Il savait ce que cela représentait. On ne laissait pas son arme de côté quand on s'apprêtait à rentrer dans un bâtiment ultra-sécurisé où se déroulaient des choses pas nettes, encore moins quand on était entouré de types armés qui auraient pu les faire disparaître facilement. Non, ils devaient faire preuve d'une grande prudence, et surtout ne pas se laisser déstabiliser par les tentatives de leurs interlocuteurs de leur faire peur. Ils connaissaient leur boulot, et ils n'allaient pas se faire dicter leur conduite par des mercenaires qui n'avaient pas la moindre autorité. Ils étaient là, après tout, pour protéger les installations et le personnel, par pour faire du zèle ou convoquer la hiérarchie.

Pendant qu'il discutait, O'Connor était occupé à se préparer. Il avait passé une tenue officielle de l'OMS, et ressemblait assez à un de ces gratte-papiers qu'on envoyait à l'autre bout du monde pour faire des rapports importantissimes, mais que personne ne lisait en définitive. Il avait l'air très banal, et même pour le policier, il était difficile de lui voir en lui les traits d'un agent expérimenté d'une organisation internationale. Il fallait se méfier, toutefois, car au moment où le véhicule s'arrêta, il entreprit de préparer son matériel pour l'opération d'infiltration qu'ils allaient devoir mener. Michaels ne réalisait peut-être pas encore très bien la situation, et il avait beau voir son compagnon se préparer, il ne voulait pas croire qu'ils allaient se retrouver impliqués dans une fusillade en règles. Il n'était pourtant pas naïf, mais il se refusait à admettre qu'ils allaient consciemment au devant d'une boucherie. Il était policier avant tout, et pour lui il n'était pas question de sortir son arme sans raison. Il travaillait pour protéger des vies, même celles des criminels qu'il devait appréhender, et c'était toujours un échec quand ils laissaient des victimes derrière eux. Même quand celles-ci l'avaient apparemment bien cherché. Ils n'étaient pas là pour abattre leurs cibles, mais pour les neutraliser et permettre qu'elles fussent traduites devant la justice civile, qui déciderait ensuite de leur sort. Son compagnon paraissait agir à un tout autre niveau, et il semblait prêt à en découdre. On aurait même dit qu'il attendait ça avec une pointe d'impatience…

Avec un regard de faucon, il repère un endroit que le policier n'aurait même pas eu l'idée de vérifier, et il lui demande d'observer les lieux pour le couvrir. Michaels repère bien rapidement le fameux « point de tir », et passe les dix secondes suivantes à se demander comment son compagnon a pu remarquer ça si rapidement. Il vient à peine d'arriver, pourtant ! A moins qu'il ne fût déjà venu sur les lieux, et qu'il eût déjà eu l'occasion de localiser l'endroit ? C'était difficile à dire, mais O'Connor paraissait bien plus que ce qu'il semblait. Le policier ne prit pas la peine de sortir son arme, au risque d'inquiéter les individus qui auraient pu les observer, mais il fit attention à garder la main toujours proche de la crosse de son pistolet, des fois que. Il n'imaginait pas qu'on pût abattre un officier de police en plein milieu de la journée avec un fusil de précision, mais depuis l'affaire de la scientifique disparue, il préférait être prudent. Il s'était retrouvé devant une tueuse armée d'un impressionnant fusil de précision, et il n'avait plus envie de vivre cela. Plus jamais. L'impression terrible d'impuissance à ce moment-là ne l'avait jamais quittée, et il regrettait quelque peu de ne pas pouvoir partir à l'assaut du bâtiment à la tête d'un régiment de policiers. Il se serait senti plus en confiance avec des hommes entraînés pour couvrir toutes les issues, et le couvrir. Là, il devait se reposer entièrement sur ce type bizarre, qui paraissait en savoir beaucoup…

D'ailleurs, au mépris de toutes les considérations de Michaels, il lui fourra soudainement une arme sortie de nulle part entre les mains. Une G36, un fusil d'assaut militaire qui n'avait rien à faire dans les affaires d'un homme se prétendant de l'OMS. Qu'importait l'organisation à laquelle il appartenait, d'ailleurs, il n'était pas courant qu'on autorisât des agents à se balader avec des armes de guerre… Mais qui était donc ce type ? Michaels accepta avec beaucoup de réticence, pas certain que c'était une excellente idée que de se promener avec ça. Il n'était pas particulièrement bien formé pour employer ce genre d'armes lourdes, mais comme tout policier qui se respectait, il avait une connaissance sommaire du fonctionnement des fusils d'assaut, qui après tout étaient en général sur le même modèle. Une détente, une sécurité, un chargeur à extraire… Rien de trop exotique. La G36 ne représentait donc pas un vrai défi pour lui, mais il l'épaula quand même et glissa un œil dans le viseur pour s'habituer à son poids, sa prise en main et sa portée. Il observa un instant le fameux toit, sans repérer quoi que ce fût, avant de répondre à O'Connor.

- Pas si bon que ça. Je me défends. Mais je n'ai rien d'un tireur professionnel.

Ce n'était que la stricte vérité. Ses scores étaient corrects, sans plus. En tout cas, en stand de tir. Il fallait dire que sur les rares interventions musclées où il avait dû faire usage de son arme, il n'avait pas tremblé, et avait réussi à toucher ses cibles sans les tuer. Ce qui n'était pas rien pour un policier. Il imputait davantage cet état de fait à la chance, mais il savait également qu'il arrivait assez bien à garder la maîtrise de ses nerfs dans les situations chaudes. Qu'en serait-il quand elle serait brûlante, au milieu de cette usine à virus ? Il l'ignorait encore, et n'était pas pressé de découvrir ses propres limites.

Pendant que O'Connor se préparait sous les yeux ébahis de Michaels, qui se demandait d'où lui provenait un tel matériel, qu'on ne devait pas trouver facilement dans des organisations gouvernementales manquant cruellement de moyens, ils firent la conversation autour de leur mission et des mystères l'entourant. L'Indien répondit avec simplicité :

- Oui, très spécial. C'était un fusil de précision russe, mais largement modifié. D'après nos estimations, les ajouts ont dû coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars. Alors l'abandonner si vite…

Il se souvenait encore de la fuite désespérée de la femme assassin, qui n'avait pas hésité un seul instant à se débarrasser d'un équipe cher et particulièrement puissant, puis à courir en travers de la route des bandits les plus violents du Dharavi qui l'avaient prise en chasse. Leur arrivée avait empêché le policier de la poursuivre lui-même, et il avait dû se replier en appelant du renfort. Heureusement pour lui, d'ailleurs, car le lendemain matin on avait retrouvé plusieurs corps de ces mêmes bandits, et aucune trace de la femme. S'il s'était lancé seul sur les traces de cette tueuse, il aurait sans doute subi le même sort qu'eux. Il se demandait parfois pourquoi elle n'avait pas laissé passer les véhicules des bandits, pour se débarrasser de lui ensuite… Cela aurait été plus simple, et lui aurait épargné bien des ennuis. Au lieu de quoi, elle avait agi comme si… comme si elle ne souhaitait pas le tuer. Il en avait été très perturbé.

Michaels fut tiré de ses pensées par la question de son compagnon. Il fit une grimace qui en disait long, et répondit sur un ton morne :

- En théorie, oui. On nous forme au combat au corps à corps. Mais je ne me suis jamais battu au couteau… réellement. J'espère que ça n'arrivera pas…

Il s'attendait presque à une raillerie, mais il n'obtint en retour qu'un conseil énigmatique. Cet homme était décidément bien étrange. Après le fusil d'assaut, et le couteau qu'il venait de lui glisser dans la poche, il lui tendit une radio qu'il devait utiliser à la place de sa radio de police. Les mots qu'il glissa étaient vraisemblablement de l'arabe, mais Michaels ne le parlait pas, et il ne comprit pas de quoi il retournait. Il demanda avec un brin de suspicion :

- Mais qu'est-ce que c'est que tout ça ? A qui vais-je parler à travers ça ? En quoi ça risquerait de me protéger ?

Michaels comprend de moins en moins, et cela le perturbe. Il n'a pas l'impression d'être sur une mission normale, et même si son compagnon lui a dit que beaucoup de choses le dépassaient, il se rend surtout compte que ce lui dépasse, ce sont les méthodes et les moyens. Il a l'impression d'être au milieu d'un film d'espionnage, et tout ceci n'a rien en commun avec ce dont il a l'habitude. Mais ses questions restent bloquées au milieu de sa gorge, par O'Connor qui distribue ses ordres à tour de bras, sans lui laisser le temps de contester. Il lui sort un uniforme militaire impeccable, et ne paraît même pas vouloir remarquer le regard ô combien surpris du policier. De toute évidence, tout ceci est normal pour lui. Michaels, se dépêche d'enfiler la tenue camouflée, les rangers, et la casquette. Il aurait bien voulu pouvoir adjoindre à tout cela un gilet pare-balle, mais de toute évidence ce n'est pas pour aujourd'hui. Avec ça, il a l'air d'un véritable soldat, et il se dépêche de glisser son holster dans la ceinture fournie.

Les scènes s'enchaînent comme dans un rêve pour le policier, qui ne comprend pas comment il a pu passer si rapidement du statut de policier en civil dans sa voiture à celui de faux-soldat conduisant une Jeep militaire indienne. Il n'a plus prise sur rien, et se contente de suivre le rythme infernal qui lui est imposé, conscient que la moindre question ne ferait qu'irriter encore plus son collaborateur du moment. Il conduit donc, comme son rôle l'exige, et pénètre dans l'enceinte de sécurité, où il gare son véhicule. Il se dirige ensuite vers un garde en faction, en essayant de ne pas penser aux sentinelles sur les miradors qui ont déjà dû signaler son arrivée, et qui le braquent avec leurs fusils à lunette. Tout au plus leur lance-t-il un regard en sortant de la voiture, avant de marcher droit vers la porte, où les accueille un type pas franchement aimable. Il parle en Hindi, mais Michaels répond en anglais, pour lui faire comprendre qu'il n'est pas nécessaire de le prendre de haut :

- Nos papiers sont en règle. J'accompagne monsieur O'Connor, de l'OMS. Pour une inspection.

L'intéressé reste silencieux, laissant implicitement le faux militaire régler cette situation. Il sortit les documents de sa poche en prenant bien soin de ne pas faire de gestes brusques, et les tendit au type qui les examina sans pour autant le quitter des yeux. Il avait l'air tendu. Il accepta de mauvaise grâce de faire patienter ses deux visiteurs, et les conduisit au premier check-point où ils allaient être fouillés :

- Je comprends, je vous suis.

La fouille se passa assez bien, surtout pour O'Connor, qui ne se fit pas arrêter. Il avait soigneusement caché son matériel, et les mesures de sécurité les plus perfectionnées ne permirent pas de trouver sa lame cachée. Quand Michaels arriva, il écarta les bras pour subir une fouille par palpation, avant de passer devant un détecteur de métaux qui ne révéla rien de suspect. Les choses furent plus compliquées quand il voulut récupérer ses effets. Le second garde, chargé de la fouille, lui fit signe que non :

- Ecoutez, je ne vais pas me répéter, rendez-moi mon arme immédiatement.

Le type s'obstina, rétorquant qu'elle serait conservée soigneusement et rendue à la fin de la visite.

- Je n'ai pas dû être suffisamment clair… Rétorqua Michaels avec un aplomb qu'il ne se connaissait pas. Je suis ici pour escorter monsieur O'Connor car nous sommes au beau milieu de Dharavi, et que cette zone n'est pas aussi sécurisée que vous voudriez nous le faire croire. Savez-vous combien d'otages américains sont retenus de par le monde ? Notre gouvernement ne veut créer aucun incident diplomatique, et je suis chargé de la sécurité de cet homme. J'ai ordre de conserver mon arme sur moi, et si vous refusez d'obtempérer, je serai obligé d'appeler mes supérieurs.

La menace plana un moment, et les hommes se regardèrent. Ils ne voulaient surtout pas attirer l'attention, de toute évidence, car ils finirent par céder et par rendre son arme à Michaels.

- Vos munitions sont bien subsoniques comme l'exige le protocole de sécurité interne du bâtiment ?

Il essayait de piéger le policier, qui ne se laissa pas démonter. Il dégaina son arme et éjecta le chargeur, le présentant à son interlocuteur, qui l'examina soigneusement, avant de le lui rendre. Il y avait une pointe de dépit, il aurait bien aimé le coincer là-dessus. Michaels jeta un regard à O'Connor, comme pour lui dire qu'ils s'en sortaient plutôt bien. Deux minutes plus tard, ils pénétraient d'un bâtiment particulièrement propre, à la douce lumière pâle. On se serait cru dans un hôpital, à ceci près qu'ils étaient les seuls patients. On les fit attendre dans une salle d'attente, et on referma la porte derrière eux, les laissant seuls. Le policier s'apprêtait à se détendre, se laissant aller à un soupir, quand il nota qu'une caméra était braquée sur lui dans un coin de la pièce. Alors, décidé à ne pas tout faire foirer, il garda son sérieux, et resta silencieux. Si O'Connor voulait discuter, il le ferait. Sinon… ils attendraient sagement l'arrivée de celui ou celle qui leur ferait la visite.
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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Dim 18 Oct - 17:06


-Docteur Lorenson, je commence à en avoir sincèrement assez de vous poser sans cesse cette question et d’obtenir sas cesse cette même réponse qui ne me satisfait pas.
-Parce que vous me demandez l’impossible ! Je ne PEUX PAS ! Je ne PEUX PAS faire ce que vous me demandez ! C’est IMPOSSIBLE !
-Je crois plutôt que c’est VOUS qui ne VOULEZ pas, c’est différent ! La théorie montre que c’est faisable !
-Vous êtes aveugle ?! Ces calculs sont basés sur des hypothèses trop restrictives ! J’ai tenté le calcul en cas général, comme ça aurait dû l’être dès le départ ! Avec les moyens disponibles, c’est tout bonnement impossible, à moins de disposer d’un temps de culture quasi-infini et d’incubateur qu’il reste à concevoir ! Les chiffres ne mentent pas ! Les chiffres ne mentent pas ! Les… Les…
-Docteur, reprenez-vous ! Vous devez…
-NON ! NON, JE NE PEUX PAS ! JE NE PEUX PAS !
-Bordel, on n’avance à rien ici… Hoffmann, Schultz, ramenez-la en cellule, elle a encore pété les plombs… Oui, prenez une dose avec vous aussi, histoire de la calmer...
-Mister Stephens, ici Miller, à l’entrée. On a un problème.
-Quoi encore ?! Elle vient de me refaire une crise là, c’est pas le moment !
-On a un type de l’OMS qui essaie d’entrer, inspection surprise, il a des papiers en règle.
-Monica, soyez damnée… OK, OK, OK, faites-les patienter dans mon bureau derrière le lobby, dites-leur que j’arrive tout de suite. Ne les laissez sous AUCUN prétexte sortir de cette pièce. Sous aucun prétexte, vous m’entendez ?! On va faire comme à chaque fois, je me charge de leur montrer ce qu’ils veulent voir, et vous bloquez les issues sensibles. Informez les hommes !
-Reçu.
Le temps de reprendre contenance, réajuster sa cravate et s’assurer que toute trace de Lorenson avait été effacée du labo… Parfait. Le circuit de sa ‘visite’ les faisait passer assez loin du quartier d’habitation, si tout se passait bien et qu’elle était assez shootée par sa morphine, ils ne evraient même pas soupçonner son existance…
**********
La procédure dans ce genre de situation était simple : si les papiers de l’OMS étaient en règle, les visiteurs devaient subir une fouille et attendre d’être pirs en charge tout en ne fouinant pas là où ils ne devaient pas. L’ex-lieutenant Miller, chef de l’équipe de jour, avait déployé ses hommes en consquence ; il ne fallait pas, selon ses instructions, qu’ils approchent des quartiers d’habitation, des zones de confinement biologique et de certaines parties du labo en sous-sol. Il distribuait ses ordres par radio, pendant que deux de ses collègues, Schultz et Hoffmann, remontaient à la surface. Ils avaient l’air d’avoir remporté de peu un match de lutte acharné. Il était resté depuis assez longtemps ici pour savoir ce qui les avait mis dans cet état.
-Encore ?
-Ouais. On lui a donné une dose pour la calmer, mais tout ce qu’on a pu trouver c’était une dose coupée.
-Coupée comment ?
-je sais plus, 50, 60%. En tous cas de quoi la calmer le temps qu’on se débarasse d’eux…
-j’espère pour vous… Gardez-les à l’œil. Y a un truc qui colle pas avec ces types… Je sais pas quoi, mais ils ont pas l’air francs du collier…

Au même moment, un éclat de voix. Comme l’exigeait la procédure, les armes restaient à l’entrée. Les seuls à porter des armes étaient la section de sécurité. Je dois garer votre arme, c’est la procédure, entendit-il de loin. Elle serait gardée dans un coffre gardé en permanence, mais l’autre montait encore le ton, exigeant de l’avoir sur lui. Miller jeta un coup d’œil dehors. Encore personne, mais si il y avait eu quelqu’un, ça aurait pu s’entendre. Et c’était quelque chose qui faisait partie de leur mission : ne pas se faire remarquer inutilement. D’un geste, il ordonna de donner son arme au gars en uniforme, le typé local. Mais il voulut toutefois tenter quelque chose. Il avait parlé d’une arme. Rien ne disait qu’il allait avoir droit à des munitions… Son collègue y avait pensé, mais il lut la déception sur son visage. 45 ACP, munition subsonique. Ils étaient en règle.
-Très bien messieurs, si vous voulez bien nous suivre. Le Docteur Stephens va vous recevoir dans son bureau dans un instant. Par ici.

Une secrétaire d’origine indienne les salua poliment quand ils traversèrent le lobby à la surface. De telles installations tranchaient énormément avec l’architecture extérieure : là où on avait l’impresion de pénétrer dans un bunker, on se retrouvait dans un lobby largement éclairé, qui aurait pu avoir sa place en ville à l’entrée d’une bonne entreprise locale. Le bureau du Dr Stephens, quelques portes plus loin, malgré la porte renforcée fermée par un digicode (actionné par un garde qui cachait ses mains par la masse de son corps et de son équipement), était dans le même style. La seule véritable exception avec un bureau qu’on aurait pu toruver ans un hôpital ou une entreprise de services était que la pièce était entièrement aveugle : les seuls éléments aux murs nus étaient divers tableaux de photographies effectuées au microscope, ainsi qu’une bibliothèque. Le bureau était couvert de papiers et d’un ordinateur portable. Miller invita les deux hommes à s’installer dans les sièges faisant face au bureau, avant de se poster sur le pas de la porte, juste comme le docteur arrivait, avec toute l’élégance britannique que Miller incompréhensible dans un lieu pareil. Qui avait le temps de se coiffer parfaitement, en étant en costume impeccable et cravate quand il faisait 30 degrés et une humidité pareille ?!

« Messieurs, Docteur Phillip Stephens, se présenta-t-il en leur tendant la main. Bienvenue dans le labo BSL-3. Je sais, un nom fort peu poétique comme nos amis militaires savent si bien en créer ! J’ose croire que vous avez fait bon voyage, et que la sécurité ne vous a pas trop importunés… Je vous en prie, prenez siège. Souhaitez-vous quelque chose à boire ? »
Tout en proposant, il s’était sorti d’un tiroir de son bureau plusieurs verres et une bouteille de whisky écossais qu’il coupa avec un peu d’eau. Il souhaitait diluer le taux d’alcool tout en conservant la sensation de brûlure le long de sa gorge qu’il appréciait tant.
« Alors dites-moi. Que puis-je pour l’OMS aujord’hui ? Je crois me souvenir avoir reçu ici-même plusieurs de vos collègues il y a deux ou trois mois, que me vaut le plaisir de votre visite ? »
**********
Elle n’avait nulle part où s’échapper. Elle allait finir ses jours ici, oubliée de tous, présumée morte et enterrée au fin fond du monde. Elle avait tenté plusieurs fois de sortir des étages inférieurs, mais chaque fois, elle avait été interceptée avant même d’arriver à la surface. La sécurité était trop puissante, et la morphine qui la calmait la rendait trop faible. Chacune de ses tentatives s’était soldée par plusieurs séries de coups violents qui l’avaient mise KO. Alors elle s’était résignée, et attendait patiemment que la mort la prenne. La drogue la plongeait dans cet état de sommeil et de nonchalence bienheureuse qui lui permettait de garder un semblant de cohésion dans cet enfer.
Mais cette sensation s’arrêta plus vite que prévue. Ces porcs lui avaient donné seulement une demi-dose ! La redescente allait être assez violente. Chaque fois que les effets se dissipaient, les visions revenaient.

Un homme attaché sur une table d’autopsie, le corps se putréfiant à vue d’œil, et implorant que tout s’arrête mais ne recevait rien d’autre que des regards intéressés et le bruit de stylos prenant des notes.

Un virus minuscule, à peine quelque micromètres, mais dont les filaments s’agitaient de manière surnaturelle alors qu’il attaquait son milieu de culture.

Un rat mort revenu à la vie sous ses yeux, qui avait tenté de l’attaquer et de dévorer ses mains, alors qu’il gisait sur le dos, entrailles à l’air, pendant qu’elle l’autopsiait.

Abigail s’était blottie dans un coin de la pièce où elle était retenue, dans le coin le plus proche de la porte, la tête entre ses mains, gémissant qu’on la tue ou qu’on lui donne une dose complète. Elle tremblait de tous ses membres, puis se mit à marmonner en boucle des phrases incohérentes.
« Les terminaisons ne marchent pas… c’est impossible… je ne peux pas… je ne peux pas…pourquoi… pourquoi… »
« Parce que tu es la meilleure, Abi ! Tu es la meilleure, et c’est à toi de finir ce que nous avons commencé ! »
Elle leva les yeux. Et hurla.
Sa partenaire la regardait de haut, équipée de la même combinaison empestant le traitement chimique de ses geôliers. Tout était identique : le treillis de camouflage urbain, le gilet pare-balle, les rangers, le couteau, les grenades. Le terrifiant masque à gaz, avec ses lentilles d’un vert maladif et à la lueur malsaine, comme un démon promettant mille et un fléaux à sa chair. Elle se penchait vers elle, lame dégainée, et la faisait courir le long des membres de la scientifique. Abigail était incapable de fuir, elle était coincée dans ce coin de la pièce, à la merci de Lucija. Elle avait beau lancer des coups, elle restait en place, comme si elle frappait un fantôme. Et le rire d’outre-tombe qui accompagnait le regard sadique de la Croate alors qu’elle faisait de petites entailels dans la peau de la scientifique acheva de lui faire perdre les pédales.
« NON ! LAISSE-MOI ! PITIE, LAISSE-MOI ! ARRÊTE ! JE NE PEUX PAS, JE LE JURE, JE NE PEUX PAS ! LUCIJA ! NON ! »
Puis il y eut comme une légère détonnation, et elle sombra dans le néant.

Dehors, Hoffmann jouait nonchalemment avec la goupille de sa grenade incapacitante. Il l’avait bricolée avec une vieille grenade lacrymogène, qu’il avait remplie de gaz soporifique. Apparemment ça marchait bien… Il entendait de loin les voix de Stephens et des hommes de l’OMS. Il y avait juste à espérer qu’ils n’avaient rien entendu de leur côté. Et que Stephens soit assez bon acteur pour esquiver les questions si besoin était.
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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Mar 13 Déc - 2:55

Les divers contrôle de sécurité s'étaient bien déroulé jusqu'ici et Michaels fessait bien son travail. Durant le trajet qui les avaient mener devant les portes du labo, le policier avait sembler dépasser. Dommage en soit, Tyler, aurait bien aimé pouvoir le briefer davantage au sujet de la mission en cours.

Il ne pouvait de lui-même se permettre de laisser filtrer trop d'informations. L'initiative étant une agence assez secrète, comment aurait-il pu expliquer les véritables implications des potentielles recherches qui étaient effectuer ici? Ces questions très gênantes, auraient probablement obliger Underwood à informer Michaels, sur les activités de l'agence et des implications assez illégales qui pouvaient venir avec cette mission.

La tension à bord de la jeep était palpable, O'Connor alias Tyler, la sentait peser sur leurs épaules comme une chape de plomb. Mais, il ne pouvait plus rassurer son comparse, il devait se concentrer. La vraie partie de plaisir commençais maintenant. Les portes blinder du labo étant en vue. Il croisait intérieurement les doigts, pour que le contrôle de sécurité se passe bien.

Cependant, son visage ne laissait présager aucune autre émotion que le sérieux, d'un professionnel en contrôle. Il était Karl O'Connor, agent de vérification de l'OMS, chargé de venir effectuer une visite surprise de routine. Et pour l'instant, sa principale préoccupation était de trouver un prétexte pour revenir. Cette partie serais incontestablement la plus difficile.

Il fut agréablement surpris de voir comment le jeune policier, était arriver à maintenir et user de sa couverture de militaire. Le jeune agent était même assez convaincant, peut-être que lui-même se laisserais prendre au jeu, s'il avait lui-même dû le contrôler. La tension avait seulement augmenter d'un cran, lorsque le mercenaire avait refuser de remettre de nouveau son arme de poing, à Michaels.

Le ton avait monté un peu, entre son garde du corps et le mercenaire, mais ce dernier avait finalement  redonner ce dernier après avoir bien sûr, vérifier que les munitions étaient réglementaires. La suite s'était dérouler assez rapidement. Ils avaient été escorté par un des gardes, jusqu'à un bureau d'apparence propre et moderne. Le même garde s’était alors éclipsé pour aller annoncer leur arrivé, vraisemblablement au directeur du laboratoire.

O'Connor, se souvenais que son dossier de couverture mentionnait que d'autres visites de l'OMS avaient eu lieu auparavant. La partie se jouerait donc serrer. Ses pensées avaient été interrompues, par le garde qui était revenu en leur annonçant que le directeur était prêt à les recevoir. Underwood avait eu  beau porté l'oreille, la grosse porte du bureau, ne lui avait pas permis d'entendre autre chose que des chuchotement sourds.

Le directeur, les avait fais entrer, et puis, la main tendue pour se présenter, leur avait souhaiter la bienvenue dans le laboratoire BSL-3. Nom qu'il avais qualifié de peu poétique. Ce qui bien sûr, ne manqua pas de faire sourire Karl, car franchement il fallait l'avouer c'était assez vrai! Tout en prenant un siège, Underwood et Michaels, s'étaient fait offrir à boire par leur interlocuteur. Tyler, ne pouvait s'empêcher  de regarder et analyser les gestes de son hôte. Ceux-ci semblaient, un peu raides, voir brusques. Ce que l'agent de l'Initiative associa à de l'agacement.

Manifestement, sa visite et le petit accrochage au poste de contrôle avaient eu leur petit effet sur le directeur. Il était bien sûr trop tôt pour prétendre que ce dernier était impliqué dans l'affaire qui intéressait Tyler, mais ces petites attitudes ne pouvaient pas manquer d'attirer l'attention de l'ex-militaire.

Il fut rapidement fixé, lorsque le Docteur Stephens, enchaîne en leur demandant ce qu'il pouvait faire pour eux, tout en mentionnant la visite assez récente de l'OMS. Son regard appuyer, laissais sous-entendre que ce n'est pas avec bonne volonté qu'il les avaient accueillis et que sûrement, il semblait prendre leur présence comme une nuisance.

Autant tirer profit de la situation, s'était-il dit. Il avait donc passer à l'attaque en espérant, que Michaels, pourrais se rendre utile sans lui nuire, dans la joute à venir.


- Merci beaucoup de vous en soucier, non le contrôle se sont bien passer. Si ce n'est, le petit accrochage entre mon escorte et votre... garde? Il ne voulait pas laisser son arme au lieutenant! Mais, mon escorte à du insister, une histoire d'ordres de la part de ses supérieurs.

Je suis Karl O'Connor, agent vérificateur pour l'OMS et superviseur de la sécurité biologique pour l'organisation.


Le ton utiliser par Tyler conjuguer à son sourire contrit donnait l'impression que la situation le gênait. Il avait d'ailleurs, ponctuer d'ailleurs la fin de sa phrase, par un petit regard dédaigneux vers Michaels.  Il avait poursuivi:

- Malgré tout, je comprends bien pourquoi, votre garde ne voulait pas lui laisser son arme. Tout à fait entre nous, quand on est directeur d'un aussi grand laboratoire de recherche pathologique, les risques d'accidents doivent être réduits au maximum. De toute façon, si vous voulez mon avis, les armes m'ont toujours rendus nerveux et si j'avais pu choisir, j'aurais éviter de me faire escorté sans arrêt par un militaire taciturne et armé.

O'Connor  avait pousser un soupir qui se voulais nerveux, qu'il avait ponctué d'un tapotement répétitif de son index droit sur le bras de son fauteuil.

Tout en terminant de lui serrer la main, il s'était rassis en acceptant de prendre un verre d'eau. Sans attendre, d'une main experte il avait enfiler une paire de lunettes à monture d'acier, dont les foyers, qui étaient bien sûr des faux, pourraient tromper n'importe qui.

Il avait ouvert son pad métallique et en avait farfouiller rapidement le contenu pour enfin en sortir une feuille, ressemblant fort à un formulaire de vérification. Puis il avait enchaîner:


- Désolé de cette intermission, je devais simplement remettre la main sur une liste de vérification... Bon, il est vrai que certains de mes collègues sont déjà passer avant moi. Pour des vérifications de routine. Toutefois, il est de coutume, de faire ce que nous nommons des visites impromptues.

Certains labos de par le monde ont des réputations discutables, si vous voyez ce que je veux dire? Par ailleurs, nous vous assurons, qu'en ce qui concerne votre établissement, aucuns soupçons de ce genre n'est en cause pour la visite actuelle.


Tyler avait fait une petite pause pour sortir, un second document, qu'il avait ensuite lut au Docteur Stephens.

- Ce document, atteste de la présente visite et des raisons qui la motive. Il y a d'abord, un souci de transparence que ces installations doivent remplir auprès de l'OMS. Mais, également, tout un segment qui concerne les vérifications médicales externes sur la totalité du personnel actif qu'il soit civil, médical et militaire de l’établissement, se trouvant dans une zone géographique à risque pour la propagation de virus ou maladie à haut risques de transmission en zone urbaine. Ces vérifications, devront être effectuer par un médecin spécialiste mandaté de l'OMS. Nous demandons, l'entière collaboration du personnel du laboratoire BSL-3.

Le médecin qui seras envoyer sur place, devrait arriver à la fin de la semaine en cours au moment où vous recevez ce communiquer. D'ici à son arrivée, l'expert de sécurité biologique qui vous auras remis cette lettre, possède toutes les autorisations et accréditations pour visiter, questionner et mettre à l'épreuve la totalité de votre personnel, dans le cadre de ce protocole de supervision de la sécurité biologique.

Veuillez prendre note de mes sentiments distinguer et n'hésitez pas à communiquer avec nos bureaux pour tout questionnement technique sur notre visite actuellement en cours.

signé, Dr Margaret Chan Directrice générale de l'Organisation Mondiale de la Santé.

Donc, voilà pour la raison de ma visite, qui entre-nous est superflue au vu des visites précédentes. Mais bon, je suit les ordres de mission que l'on m'affecte, vous comprendrez que malgré mes propres sentiments concernant votre installation, je ne peut pas me dérober à mes responsabilités, en tant qu'employé de l'OMS.  


Tout au long de sa lecture, O'Connor avait conservé une voix monocorde, l'air de s'ennuyer horriblement. Une fois le dernier mot lut, il avait pousser un soupir profond.

Cette lettre en elle-même, pourrait en temps et en en heures démontré le niveau d'influence de l'initiative. Qui avait en effet, fourni une couverture sans faille à leur agent faute, de pouvoir lui donner davantage de soutien au vu du manque d'effectif de l'antenne en Inde.

Et avait été interrompu dans le cours de ses pensées, par un bruit sourd provenant du sous-sol, qui avait lui-même été suivit par une forte vibration. Une vibration, qui lui avait fait penser à l'explosion d'une grenade à concussion. Il avait du mobiliser toutes ses forces pour ne pas réagir en militaire devant l'événement étrange.

Tyler avait plutôt afficher extérieurement, un air surpris et un peu choqué, voir alarmé.


- QU'EST-CE QUI VIENS DE SE PASSER?! Seigneur! Est-ce que c'était une explosion? Docteur, vous avez un protocole pour les incendies ou incident de ce genre je crois? Votre point de ralliement se trouve t'il toujours devant votre pc sécurité à l'arrière du labo? C'est ce que disait le rapport préliminaire des autres visites.

Tyler, avait laisser quelque secondes de battement entre son éclat de voix initial et son envolé sur le processus d'évacuation. Il s'était ensuite lever rapidement en fessant signe à Michaels de l'escorté lui et le Docteur Stephens hors de la pièce. Il avait volontairement ajouté un trémolo dans sa voix et avait suggérer plus qu'affirmer les informations sur le processus d'évacuation. En se levant, il avait espérer que le lieutenant comprendrait ce qu'O'Connor voulait et que d'emblée le Docteur prendrait en charge les événements en indiquant la marche à suivre à son escorte.

Tyler alias Karl, avait alors, rapidement et discrètement ajouter à travers ses gesticulations un geste tactique précis de sa main, qui indiquait à Michaels, qu'il ne devait pas perdre de vue le Docteur. Comme on dit, à Rome faisons comme les romains.


- Alors, Docteur, que devons-nous faire?

Si le Docteur avait mordu à son petit numéro il pourrait peut-être se servir de cet événement non planifié pour glaner des informations ici et là tout en attendant une opportunité de mettre en œuvre son plan de fou. Un plan qui tenait plus de la folie que de la stratégie mais qui dans les circonstances actuelles aurait bien plus de chances d'être mis en place. 
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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Sam 31 Déc - 0:31

Sitôt qu'ils avaient été autorisés à pénétrer dans le laboratoire de recherche, Michaels avait passé la main à O'Connor, bien content de ne plus avoir à endosser le premier rôle. Le léger accroc à l'entrée avait déjà fait monter son palpitant au sommet, et il avait bien eu besoin des quelques minutes passées à attendre dans la petite salle où on les avait fait patienter pour reprendre ses esprits. Tout cela lui paraissait tellement étrange et contre nature. Lui qui avait juré de défendre la vérité et la justice se retrouvait à mentir et à tromper. Il n'était pas facile pour lui de s'accommoder de ce changement soudain, mais il semblait bien que pour atteindre les objectifs qui étaient les leurs, ils devaient faire une croix sur une partie de leurs principes. Au diable l'honneur !

Le policier fut tiré de ses pensées par l'arrivée du docteur Stephens, qui dirigeait les lieux. C'était un britannique… tout ce qu'il y avait de plus britannique. Tiré à quatre épingles, l'air aussi à l'aise que s'il se trouvait dans son salon privé, il les accueillit avec un sourire calculé et une affabilité de circonstance. Il ne devait pas être particulièrement heureux de les voir venir pour une visite impromptue, mais il eut la bienséance de ne pas le laisser paraître, et de les faire entrer dans son bureau comme s'il avait attendu leur visite toute la journée durant. Très élégant.

A partir de cet instant, Michaels réactiva son mode policier, essayant de rester aux aguets sans en donner l'impression. Il était plutôt doué à ce jeu, et le fait de ne pas avoir à faire la conversation ne faisait que l'aider davantage dans cette entreprise. En franchissant le seuil du bureau, il ne put s'empêcher de laisser son regard glisser sur de minuscules détails. Des peintures pour habiller des murs sans fenêtres, une bibliothèque où il repéra une biographie de Horatio Nelson perdue au milieu d'ouvrages aux titres complexes, voilà ce qui occupait l'espace et l'esprit du docteur. On sentait que l'homme avait fait en sorte de s'installer confortablement, mais il devait certainement être habitué au confort des prestigieuses universités de son pays d'origine, plutôt qu'aux conditions de travail faussement convenables qu'on lui fournissait ici. Certes, les installations étaient flambant neuves, briquées régulièrement pour convenir aux normes internationales, mais cela ne permettait pas d'oublier qu'ils se trouvaient en réalité dans un bunker construit au beau milieu d'un bidonville.

Le danger était bien réel, et la présence de gardes armés à l'entrée ne faisait que confirmer cette impression. Pourtant, Stephens semblait satisfait de sa situation. Qu'est-ce qui pouvait bien pousser un homme comme lui à travailler ici ? Le salaire devait être royal, assurément, mais était-ce tout ce qui importait dans la vie d'un chercheur ? Michaels s'en faisait une plus haute opinion, mais il fallait croire qu'il se trompait… Décidément, le genre humain ne cessait de le décevoir.

Il revint à la conversation que O'Connor menait fort bien, il fallait le dire. Il avait disparu le militaire sec et glacial qui lui avait donné froid dans le dos tout à l'heure. Les dernières traces de son professionnalisme plein d'expérience s'étaient évanouies quand ils avaient approché le site sensible, et la personnalité de l'agent secret – que pouvait-il être d'autre ? – avait cédé la place à celle d'un officiel de l'OMS peu enthousiasmé par son travail. Il était si convaincant que plusieurs fois Michaels ne put s'empêcher de lui lancer un regard surpris, comme lorsqu'il annonça qu'il était mal à l'aise lorsque quelqu'un d'armé se tenait près de lui. Décidément, ce type jouait la comédie à merveille, et cela encouragea le policier déguisé à ne pas faire d'erreur. Comme un comédien amateur donnant la réplique à une vedette de Hollywood, il était déterminé à ne rien faire qui pourrait compromettre leur prestation commune. Ils dépendaient l'un de l'autre dans cette affaire, et il ne voulait pas être le maillon faible. Parce que sa vie en dépendait, bien entendu, mais par fierté, surtout.

Conscient que franchir le périmètre de sécurité de l'établissement avait constitué la partie facile de leur opération, Michaels écouta attentivement le discours de O'Connor, qui pour le moment essayait d'expliquer les raisons pour lesquelles il était présent sur les lieux. L'agent, pour crédible qu'il fût, n'était certainement pas aussi expert en la matière qu'il le prétendait. Il fallait donc prêter attention à ce qu'il dirait, car si Stephens avait le moindre doute, toute leur opération pouvait capoter. Alors, il leur faudrait improviser avec une arme de poing et une lame cachée. Rien qui leur permettrait de sortir en vie de BSL-3. Il en était là de ses réflexions quand soudainement un bruit sourd leur parvint. Bondissant de sa chaise comme un ressort, le policier trahit auprès de O'Connor la tension qui l'habitait. Heureusement qu'il portait cet uniforme de militaire, sans quoi il aurait été grillé sur-le-champ.

« Domine-toi, bon sang ! » Se morigéna-t-il intérieurement.

Ce ne fut qu'alors qu'il se rendit compte qu'il avait porté la main à son arme par réflexe. Un réflexe parfaitement crédible pour un militaire, qui ne ferait que parfaire sa couverture en fait. Finalement, il ne s'en tirait pas si mal, même s'il devrait se détendre un peu pour assurer convenablement sa part du travail.

- Une idée de ce que ça pouvait être ?

Sa formation de policier reprenait le dessus : il éprouvait le besoin de comprendre, de remonter à la source d'un événement pour ne pas se laisser prendre au dépourvu. Se rappelant à l'ordre une nouvelle fois, il essaya de se mettre dans la peau d'un soldat tel qu'il l'imaginait. Se focaliser sur l'action, davantage que sur la résolution de l'affaire. Voilà ce qu'il devait faire. Il s'approcha de la porte, et l'ouvrit pour jeter un œil à l'extérieur :

- Docteur Stephens, nous devons sortir immédiatement.

Il avait parlé sur un ton sérieux sans être autoritaire, invitant plus qu'il n'ordonnait. O'Connor jouait la carte de la panique, et il avait déjà soumis l'idée de se retrouver à un point de ralliement en cas d'explosion. Coupant court à toute tentative de la part du directeur de vouloir rassurer l'agent de l'OMS, cette suggestion en disait plus qu'il y paraissait. Les bandits circulaient dans les alentours du site, mais ils étaient gardés à l'écart par la présence de gardes lourdement armés et d'un système de sécurité des plus performants. D'ailleurs, qu'avaient-ils à gagner à attaquer pareille forteresse ? Rien, sinon des ennuis. Des ennuis avec les produits toxiques et mortellement dangereux sur lesquels on travaillait ici, des ennuis avec l'armée indienne s'ils se montraient un peu trop entreprenants. Pourtant, dans le regard de Michaels on pouvait lire une inquiétude pas tout à fait simulée : de tels bandits pouvaient se montrer imprévisibles, et la présence d'une équipe étrangère qui pouvait être enlevée contre rançon constituait une cible de choix.

Sans attendre, les trois hommes se retrouvèrent dans le couloir, Michaels ouvrant la marche en gardant son arme rengainée pour l'heure. Ce pouvait simplement être un incident technique, et il n'avait encore aucune confirmation qu'une menace s'était infiltrée dans le complexe. Il préférait ne pas faire peur à quiconque, et surtout ne pas passer pour un hostile auprès du personnel de sécurité qui n'avait pas encore eu vent de sa présence. D'ailleurs, son absence était étrange…

- Docteur, vos agents de sécurité ne devraient-ils pas déjà être ici ? Vous êtes priorité numéro un pour eux.

Il avait dit ça sur un ton suspicieux, qui pouvait apparaître comme une remise en cause de l'efficacité de l'équipe de sûreté, ou bien comme une question implicite sur la fréquence de ce genre d'explosions dans un bâtiment ultra sécurisé qui aurait dû être à l'abri de ce genre d'incidents. Ils continuèrent de se déplacer dans le couloir, suivant les indications de Stephens qui les glissait à Michaels. Ils finirent par apercevoir un homme qui courait dans leur direction. Avant d'avoir eu le temps de l'identifier, le policier dégaina son arme et le mit en joue, en hurlant :

- Halte, mains en évidence !

Il avait failli crier « police ! » mais il s'était retenu à temps, fort heureusement. L'intéressé s'immobilisa en levant les mains bien haut, apparemment terrorisé par la vue du canon d'une arme. Ce devait être un scientifique, personne très important ici. Stephens confirma son identité, et Michaels baissa son arme, permettant à l'inconnu de soupirer de soulagement en baissant les mains :

- Docteur, je suis désolé ! Lança-t-il en jetant des regards inquiets à l'uniforme militaire. On a eu un petit souci, mais tout est… tout est apparemment sous contrôle.

En glissant un regard au britannique, le policier ne put s'empêcher de capter une lueur dans son regard. Une lueur qu'il adressait au scientifique tout essoufflé qui venait de les rejoindre. Une lueur qui signifiait « pas un mot de plus ».

Étrange…
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MessageSujet: Re: [En cours] Bombay - Opération Red Revenge Dim 28 Mai - 20:04


Stephens avait mené comme d’habitude son tour des installations pour les deux envoyés de l’OMS. Lors de son installation à la tête de ce labo, il avait suivi un briefing extensif sur les aspects à montrer et surtout à cacher, adaptés en fonction de ses interlocuteurs. En effet il n’allait pas montrer les baraquements de ses sentinelles ni le périmètre de sécurité à moins de s’adresser directement à un responsable de la sécurité civile indienne ou de l’armée. De la même manière il entrait dans beaucoup moins de détails sur le fonctionnement du laboratoire et des aspects scientifiques avec ces gens, réservant ce speech à l’OMS ou au ministère de la santé. Depuis plusieurs années qu’il gérait cette maison, il avait toujours réussi à ne jamais se tromper. Mais la présence de ces deux représentants de l’OMS le mettait étrangement en alerte. Il avait fait son service militaire dans sa jeunesse, et avait servi aux Malouines en tant que réserviste : il savait reconnaitre un soldat quand il en voyait un. Au moins un de ces deux inspecteurs n’était pas qui il prétendait être… Travailler pour une organisation clandestine vous apprenait rapidement à couvrir vos traces, et faire en sorte de reconnaitre ceux qui pouvaient soit vous aider, soit vous détruire. Il ne savait encore le pointer avec précision, mais les deux personnages qui l’accompagnaient aujourd’hui étaient de ceux qu’il ne pensait pas être là pour l’aider.

Celui qui se présenta comme un certain Karl O’Connor lui fit part de leur un petit accrochage au poste de garde concernant une arme. Il comprenait qu’un représentant de l’OMS puisse se sentir mal à l’aise quand plusieurs armes de guerre regardaient dans sa direction, aussi décida-t-il de jouer son jeu, d’une part pour endormir sa suspicion et le mettre à l’aise. Stephens avait fini par s’habituer au claquement sec des fusils mitrailleurs, même si il priait pour ne pas avoir à se retrouver entre eux et leur cible, si jamais la cible venait à se manifester sur sa table de discection.
« Je vous comprends tout à fait, cher monsieur O’Connor. Toutes ces armes ont même tendance à me déconcentrer plus souvent que je ne le voudrais, ainsi que mon personnel. J’insiste d’ailleurs souvent pour qu’elles ne franchissent pas les portes de mon bureau ou de mon laboratoire. »
Un mensonge total, il avait même expressément demandé à Monica d’avoir en permanence un soldat armé à ses côtés lors des expériences sur sujet vivant.

O’Connor sortit alors un pad qui devait contenir son ordre de mission et divers documents liés à la visite surprise qu’il devait mener ici. Stephens savait à quoi s’en tenir : en près de dix ans à travailler à leurs côtés, il finissait par connaitre la musique. Il allait être bon pour une inspection des locaux, des machines, entrevues avec quelques membres du personnel pris au hasard… Il avait déjà une liste dans la tête pour pareille éventualité, il ne lui suffisait que d’appeler des numéros prédéfinis dans son téléphone et ses assistants rappliqueraient ventre à terre pour répondre aux plus vite aux questions de l’OMS.
Il ne put s’empêcher de dresser l’oreille à l’énoncé des motifs de la visite des deux hommes face à lui. Ils étaient... étrangement spécifiques à son goût. Ils travaillaient certes sur des maladies infectieuses, et pour cela il fallait un système de protection efficace, et le sien avait passé toutes les autres inspections haut la main. QU’on lui redemande une inspection de son système de confinement était… curieux…
« Messieurs, je peux vous assurer que notre système de confinement et de protection contre les dangers biologiques est au top de la discipline. Tout notre matériel est de première facture, nous agissons en circuit de ventilation fermé dès que nos sujets de travail ont trait de près ou de loin à une maladie avec un degré de contagion que nous estimons trop dangereux en cas de fuite accidentelle, et mon personnel tout entier est trié sur le volet pour la manipulation de ces souches. Je serais toutefois heureux de vous faire le tour de nos installations pour appuyer mes dires, si vous voulez bien me suivre… »
Il les menait vers la porte menant à l’un des nombreux couloirs quand un bruit de détonation se fit entendre.

« By Jove, ces abrutis ont encore décidé de faire n’importe quoi ! »
Stephens parcourait son environnement de larges coup d’œil. Il avait beau avoir servi sous les drapeaux, ce temps était depuis bien longtemps révolu, et ses réflexes n’étaient plus ce qu’ils étaient. Un de ses assistants débarqua par surprise, ce qui lui attira une réaction viscérale d’un des membres du duo d’inspecteurs de l’OMS. Ainsi il pouvait déjà deviner lequel des deux avait une expérience avec le métier des armes ! Il avait dégainé une arme (qui n’aurait même pas dû être là !) bien trop vite pour un gratte-papier lambda, même pour un garde du corps. Et ce phrasé était typique de quelqu’un qui avait l’habitude de se faire respecter dès la première phrase qu’il prononçait, à plus forte raison si celle-ci était assaisonnée d’un pistolet ou d’une arme quelconque. Il faudrait qu’il le garde à l’œil et trouve un moyen de le signaler à Muller…
« Cunningham, bon sang, restez calme ! Monsieur Michaels, s’il vous plait, baissez donc cette arme, cet homme est mon assistant de recherche ici, Arthur Cunningham. Tout est sous contrôle, dites-vous ?
-Oui Docteur. Nous avons sous-estimé un dosage, mais nous avons pu rectifier le tir, tout va bien maintenant, elle dort !
-Cunningham, venez par ici un instant, parlez-moi en détail de ce que vous avez fait pour rectifier le tir, comme vous dites…

Stephens prit par le bras son assistant, comme aurait pu le faire une personne en entrainant amicalement une autre pour aller lui montrer quelque chose quelque part, tout en adressant son plus beau sourire à Stephens et Underwood, un sourire dont l’intention était de communiquer que « tout allait bien, inutile de s’inquiéter pour eux deux pendant quelques minutes ». Mais Stephens restait prudent, et se mettait toujours de sorte à pouvoir être plein dos aux investigateurs de l’OMS, pour qu’ils ne voient pas qu’il était en train de serrer le bras très fort autour de celui de Cunningham pour le mener vers un coin mal éclairé du labo.
-Arthur je vous jure que si vous continuez de parler ainsi, murmura entre ses dents sur un ton menaçant le scientifique anglais, je vous donne à bouffer aux chiens !
-Docteur ?
-Ces deux personnes sont autant de l’OMS que je suis archevêque ! Vous allez suivre à la lettre les instructions suivantes : allez trouver Muller, dites-lui de mettre la base en confinement total, aucune entrée ni sortie, mais sans sonner d’alarmes. Je veux que tout le complexe soit étanche des pieds à la tête, compris ?! Et dites-lui de poster une sentinelle équipée HAZMAT à chaque issue, et d’organiser des patrouilles le long du circuit de ventilation.
-Vous croyez que…
-Bloquez en priorité l’accès aux quartiers des « résidents », je ne veux pas qu’ils tombent sur Lorenson. Maintenant disparaissez !

Stephens relâcha Cunningham, qui disparut comme il était apparu. Le scientifique anglais remit de l’ordre dans ses cheveux et se retourna vers les deux hommes qu’il avait accueillis. D’un regard par-dessus leurs épaules, il vit une série de loupiottes indiquer que la pièce où ils se situaient veniat de sceller son système d’aération. BSL-3 était dotée d’un système de confinement comparable à celui qu’on pouvait attendre d’un complexe de traitement des armes chimiques ou nucléaires, avec des portes renforcées et surtout un circuit de ventilation capable de tourner en circuit fermé à travers une série de filtre chimiques sans interactions avec l’environnement extérieur, mais aussi la possibilité de séparer toutes les pièces du complexe en fonction des besoins.
« Messieurs, je vous propose de continuer dans cette direction, si vous voulez bien me suivre… »
Son plan était simple : les attirer aussi loin que possible des quartiers où Lorenson était retenue, pour qu’ils ne l’entendent pas hurler à la mort comme chaque fois que le confinement était déclenché. Pour une scientifique de son calibre, il s’était attendu à ce qu’elle ait un minimum de self-control, mais elle était tellement endommagée par les drogues qui la maintenaient docile qu’elle en venait à halluciner à tout bout de champ…


**********


Miller était en train de descendre sa quatrième bouteille d’eau de la journée quand la loupiotte de la salle de pause où il se trouvait vira au rouge. Encore une alerte confinement, c’était bien sa veine ! Ce genre d’exercice était sans doute un des pires auxquels il avait pu participer de toute sa carrière, et le plus souvent un confinement était déclenché simplement pour fermer les conduits de ventilation et forcer la recirculation de l’air afin de piéger des pathogènes pris d’envies de liberté. Mais il savait pertinemment que les blouses blanches, avec leurs gestes si codifiés qu’ils en devenaient quasiment mystiques, n’avaient aucune chance de laisser tomber quoi que ce soit. Et pendant ce temps-là, ses hommes et lui étaient engoncés des pieds à la tête dans des treillis trempés de produits chimiques, avec guêtres et gants montants, cagoule intégrale et masque à gaz en permanence sur le visage, avec une bouteille de gaz comparable à une petite bouteille de plongée dans le dos, la dotation de munitions, grenades, couteau et l’arme de service, une solide PKM russe, ils devaient rester en alerte et ne retirer leur équipement que quand les scientifiques le leur donnaient le feu vert. Au bout de trop longues heures…
Et cette fois, ils remettaient le couvert. Sans doute une démonstration pour les deux gars de l’OMS. Suspect, mais bon, les règles étaient les règles. Miller aurait été du genre à les enfreindre gaiement, mais avec ce qu’ils faisaient dans ce labo, il préférait les suivre, pour une fois.
« OK les gars, confinement ! Tout le monde met son HAZMAT, au trot ! Patrouilles de 2, chacun vérifie les niveaux d’air de son coéquipier toutes les 10 minutes. Personne ne rentre dans les quartiers au niveau -3 sans mon accord. Compris ? »

Tout le monde acquiesça et se mit en branle vers les casiers contenant leur équipement. Miller acheva de charger sa PKM en fermant d’un coup sec de couvercle supérieur de l’arme une fois la bande de munitions insérée, puis tira le levier d’armement avant de le laisser revenir à sa position de départ en emmenant une cartouche avec lui dans le mécanisme de tir. Satisfait, il enfila son masque et fit un test rapide d’aspiration pour vérifier que les tuyaux n’étaient pas obstrués. Rien, il pouvait donc partir avec Jackson, son coéquipier, armé aussi d’une PKM. Il avait essayé d’obtenir des armes européennes ou américaines, mais il fallait faire dans la couleur locale. Et à force d’utilisation, il avait fini par s’attacher à cette arme, rustique mais fiable.
-Jackson, on prend le -3, j’ai pas confiance dans les deux types qu’on a vus à l’entrée. Et pour peu de la rouquine nous refasse des misères, faut qu’on soit prêts à intervenir rapidement pour la faire taire…
-Oh, j’ai bien sur moi de quoi la faire taire si tu me laisses tout seul avec elle, dit d’un ton graveleux l’intéressé, un ancien Marine renvoyé pour manquement à l’honneur et harcèlement moral et sexuel sur des membres de son unité.
-Tu la touches pas si tu veux que nos deux têtes restent sur nos épaules, connard ! Apparemment c’est une VIP, et vu comme elle est en train de perdre les pédales, ça serait un coup à ce qu’elle pète les plombs pour de bon.
-Tu te la gardes pour toi, hein ?
-Ta gueule, répliqua Miller en lui expédiant une gifle sur l’arrière du crâne et le poussant vers la sortie du vestiaire, et concentre-toi. En pointe, personne ne passe sans se faire identifier.
-Reçu. A toutes les patrouilles test radio…

Et ils se mirent en marche, leurs armes balayant l’air recyclé.


**********


Dans son monde sans rêves, sans espoirs et aux réalités brisées, Abigail Lorenson tentait de rester au maximum consciente de son environnement. On l’avait sonnée d’une manière ou de l’autre, elle s’était rendormie bien trop vite après sa dernière redescente. Surtout après une redescente aussi catastrophique que celle dont elle venait de faire l’expérience. Elle avait vu Lucija caresser sa peau d’une lame de couteau, prête à l’écorcher comme un lapin. La scientifique était depuis un temps qui lui paraissait être des heures, mais pouvait tout aussi bien n’être que quelques minutes, recroquevillée dans un coin de sa cellule, le visage inondé de larmes et tremblante. Il était probable qu’en plus de la folie, elle avait contracté une fièvre quelconque qui lui faisait voir des choses qui n’étaient pas là.

Mais ce qu’elle vit là était bien réel. La lampe de la bouche d’aération venait de virer du vert amande à l’orange. Une seule explication possible : un confinement.

Un confinement. Cela voulait-il donc dire que quelqu’un avait fait une erreur de manipulation, et avait répandu dans l’atmosphère du labo un échantillon ? Si une souche de Solanum devait s’échapper… elle n’osait imaginer les dégâts causés au sein du labo et du complexe, mais si il venait à pénétrer jusqu’en surface… Alors la moitié de Bombay pouvait tout aussi bien disparaitre !
Avec toute la force du désespoir qui l’animait, elle rampa jusqu’à la porte en acier trempé de sa cellule et frappa de toute ses forces.
« Ouvrez ! Par pitié ne me laissez pas ! Ne ma laissez pas là ! Ouvrez-moi ! Venez me chercher ! »

Elle entendit des bruits de pas à une des extrémités du couloir. Quelqu’un l’avait entendue ! mais était-ce son salut, ou bien un destin plus sinistre ?
Abigail LorensonDocteuravatarMessages : 131
Date d'inscription : 26/12/2011

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[En cours] Bombay - Opération Red Revenge

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