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Vladimir Ballschov

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MessageSujet: Vladimir Ballschov Dim 1 Jan - 11:22



Nationalité : Russe.

Nom : Ballschov.

Prénom : Vladimir.

Date et lieu de naissance : 7 Août 1987, actuelle Saint-Pétersbourg (banlieue environnante).

Taille : 1m 80.

Poids : 76 kilos.

Description physique :
Vladimir, surnommé "Vlad", est un homme jeune, dynamique et disposant de capacités physiques assez bonnes pour faire de lui ce qu'on appeler un bon soldat, sans être exemplaire du moins. Comme tout bon Spetsnaz, il a reçu un entraînement très difficile, et, l'ensemble de son physique et de sa corpulence s'est vu être modifié. Avant d'intégrer la force d'élite de l'armée russe, Vladimir était un garçon normal, à peine musclé, qui se portait bien. Depuis son intégration, il s'est vu augmenter petit à petit sa force brute, certainement au dépriment de son endurance, qui reste assez importante elle aussi, bien que à la limite des standards de fin de formation, pour faire de lui un soldat tout à fait apte à se défendre au corps à corps en utilisant des méthodes spéciales enseignés chez les Spetsnaz.
Du reste, Vladimir dispose très généralement d'une coupe de cheveux extrêmement courte, tradition dans la GRU, la principale force d'intervention des Spetsnaz (les Spetsnaz étant divisés en plusieurs regroupements dont la GRU, à l'origine destiné à traquer les systèmes mobiles de lanceurs d'armes nucléaires, se voit affecter des missions d'assassinat, de sabotage, d'élimination de VIP ennemis, de prise d'objectifs stratégique, de reconnaissance et de formation de guérillas, milices et forces armées). Il a une chevelure châtain, qui tend légèrement vers le brun. Ses yeux sont marrons clairs. De par sa teinture de peau extrêmement blanche, on voit qu'il s'agit d'un russe, bien qu'il bronze vite et sans aucune difficulté, ni même éventuels problèmes de peau.
Sous sa peau se cache de nombreux déchirements musculaires, des os fracturés à de nombreuses reprises et quelques ruptures des ligaments, datant pour la plupart de sa formation militaire et de ses opérations en terrain classé hostile.

Caractères discriminants :
Vladimir est un homme qui ne passe pas vraiment inaperçu.
Il a de nombreuses cicatrices au niveau des cuisses, des mollets, du torse et du dos. Certaines cicatrices ont été faites à l'aide d'armes blanches et d'instruments de torture. Malgré qu'on lui ai plus d'une fois tiré dessus, on ne l'a atteint qu'une fois, au niveau du mollet gauche. Heureusement avec les soins nécessaires et une bonne semaine de repos, il a pu récupérer, mais depuis reste une importante cicatrice de tir par balles sur le mollet gauche. Ces mains sont aussi abîmés par quelques années de combat, et, on peut y voir de nombreuses marques de brûlures et coupures. La plupart des cicatrices ont une histoire bien spécifique, datant d'opérations en Tchétchénie ou en Ossétie du Sud pour la plupart, mais aussi d'entraînements ou de sa formation d'intégration de l'unité des Spetsnaz GRU.
Il a un petit grain de beauté sur chaque oreille, ainsi qu'un autre au niveau de la hanche.
Comme tout bon soldat russe, Vladimir est tatoué dans tous le dos, ainsi que sur la poitrine. Il dispose d'une série de tatouages représentant des symboles diverses, qui, en vérité, représente toute sa vie et plus particulièrement son histoire militaire, en commençant en haut par sa jeunesse et en bas par sa dernière mission en Tchétchénie, en 2009. Sur la poitrine gauche, il a un tatouage chiffré, représentant son matricule et sa date d'intégration des Spetsnaz, sous la forme d'un numéro de téléphone. Enfin sur la poitrine droite il a un autre tatouage représentant quant à lui le dessin d'un oiseau enchaîné, signe, pour Vladimir, de la perte de la fille qu'il aimait.

Profil physique :
Vladimir n'est pas fait pour la filature ou la discrétion, mais plutôt pour de l'action pure et dure ne nécessitant que de la rapidité, brutalité, précision et efficacité. Lors de missions nécessitant de suivre une personne, ou bien de se fondre dans la foule pour observer et analyser, il n'est pas dans son élément et le fait bien ressentir par des signes d'impatiences notamment, ou de nervosité. Il préfère donc s'abstenir lors de ce type de mission. En revanche, il est beaucoup plus à l'aise au combat, et, malgré la célèbre réputation des Spetsnaz voulant qu'ils ne laissent personne en vie (pas même les otages ou les suspects à ne pas tuer), il est particulièrement bon dans la récupération de personnels sans les abattre.
Il s'habille beaucoup de vêtements militaires, mais dans le civil il adopte plutôt les jeans, chemises et tee-shirt, restant quand même assez simple et pas trop voyant. Il préfère le camouflage russe (Partizan, KLMK, Flora, DigiFlora, VSR, KZS, TTSKO, Tiger) en opération, mais n'a aucun problème concernant l'emploi d'un autre matériel ou d'autres camouflages, bien qu'il est une préférence pour le matériel russe, y étant plus habitué.
Dans le civil, il a une allure assez agressive cependant, on évite de venir le chercher. Il marche assez rapidement et de manière plutôt normal. En opération, il fait très attention à où il marche, il essaye d'être rapide et brute pour pouvoir prendre l'ennemi de surprise, n'hésitant pas à fracturer quelques portes, à courir, ou encore à s'accroupir, faire des roulades, ramper, sauter, grimper. Il est beaucoup plus à l'aise en opération de combat que dans le civil, c'est visible aux signes de nervosité (il bouge beaucoup la jambe gauche et tremble des mains quand il est nerveux ou mal à l'aise) et de stress.

Profil psychologique :
Vladimir est une vraie tête de mule. Il est très têtu et, étant un caractère fort, n'hésite pas à exprimer son mécontentement. Si on lui répond ou qu'on le cherche, il peut devenir méchant et imaginera toutes les combines possibles pour faire tomber l'autre. Il peut embêter une personne qu'il n'apprécie pas pendant des années, au moyen de remarques, de regards, d'actes, d'insultes, voir même de petits sabotages de toilettes, de robinet ou de voitures. Il exprime aussi énormément sa colère par une violence physique et verbale impressionnante. Il est cependant assez sympathique et très agréable avec les gens qu'il apprécie, à savoir ceux qui ne sont pas lâches, ceux qui ne sont pas prétentieux, ceux qui ne font pas des choses uniquement pour leur profit, quitte à sacrifier quelques hommes au passage, ceux qui ne sont pas démunis d'intelligence et ceux qui ne sont pas vantards. En dehors de ces gens-là, il apprécie bien les autres, plus particulièrement les gens courageux. Ce n'est le genre d'homme à se défiler. Quand il dit quelque chose, il le fera, quitte à parfois ne pas réfléchir aux conséquences.
C'est un homme qui déteste qu'on fasse du mal aux femmes, question de principe. A cause de son enfance d'orphelin, il n'aime pas parler de famille. Il évite les questions concernant sa famille, et, dans ces moments-là, s'isole pour profiter d'un peu de calme et pour panser temporairement une plaie qui ne peut cicatriser.
Dans toutes les opérations auquel il a participé, Vladimir n'a jamais accepté les violences de certains de ses camarades vis à vis de la population locale. Plus d'une fois il a menacé un collègue, toutefois uniquement verbalement, qui voulait s'en prendre à un civil ou qui voulait violer une femme. Mais beaucoup n'aimaient pas ces réactions lorsqu'on s'en prenait aux locaux, aussi il a eu beaucoup de problèmes avec le commandement pour des menaces verbales, aussi bien sur des camarades que sur des supérieurs.
En dehors de ça, qu'il soit bon ou mauvais, qu'il ne l'aime pas ou l'apprécie bien, Vladimir n'abandonne personne sur le champ de bataille, quitte à y retourner, seul s'il faut (bien que ça ne soit jamais arrivé) ou à risquer de se faire faucher ou capturer. Il n'a pas peur de la mort, car c'est ce qu'il recherche d'un côté, et il ne comprend pas les gens qui ne veulent pas mourir, qui ont peur de se faire tuer.
Dans le civil, il s'ennuie, il ne sait pas quoi faire. La plupart du temps, lorsqu'il est en permission, il va rendre "visite" à la tombe d'Elena, son ancienne fiancée, et de sa mère et de son père, parcourant Moscou à Saint-Pétersbourg pour pouvoir voir les trois. Ensuite, il loue une chambre d'hôtel, et s'ennuie, s'ennuie. Parfois, quand il revient d'opérations très dures moralement (où plusieurs de ses collègues sont morts, où des civils se sont fait tués, où il a vu des choses traumatisantes), il boit, jusqu'à approcher du coma éthylique, et il se retrouve en garde à vue. C'est seulement grâce à son statut de militaire, et à de bonnes relations avec des amis étant maintenant dans le FSB, qu'il peut sortir sans être condamné, et qu'il n'a jamais été radié des Spetsnaz, bien que plus d'une fois il faillit être radié définitivement.

Domaine de compétence :
- Parle l'anglais, le tchétchène, l'arabe, le français et le mandarin en plus du russe.
- Perfectionné dans le maniement des armes à feu (tous types).
- Perfectionné dans la survie en milieu hostile.

Statut souhaité : Agent interne.

Biographie :
Vladimir naît le 7 Août 1987, en pleine guerre froide.
Son père meurt le 16 Juin de la même année, victime d'une escarmouche surprise de la part de Moudjahid en Afghanistan, où il y faisait son service militaire obligatoire dans la VDV, la force aéroportée soviétique (puis russe), une sorte de corps d'armée d'élite envoyé en priorité sur les champs de batailles les plus difficiles pour leurs savoir-faire spécifiques et proches des forces spéciales, généralement précédant la VDV ou collaborant avec ce corps d'armée.
Durant l'accouchement, sa mère perd énormément de sang à cause d'une mauvaise césarienne. Elle décède quelques jours plus tard, l'hôpital n'avait pas pu investir dans des appareils et formations nécessaires pour soigner ce genre de personnes, faute d'un énorme manque de budget dans le domaine de la santé et d'une avancée technologique très lente dans les domaines civils, pour cause d'un des nombreux pics de tension entre URSS et USA.

Vladimir est donc un de ces nombreux enfants orphelins des années 1980, qui vont vivre l'enfer dans des orphelinats que l'on pourrait confondre avec des prisons ou des maisons de correction pour mineurs. D'ailleurs, le foyer dans lequel il fut envoyé servait aussi de maison de correction. Un mélange de pauvres enfants qui avaient perdu leurs familles dans des conditions similaires, d'autres qui avaient vu leurs parents se faire tuer par des mafieux, à une énorme où la criminalité monte en flèche dans le secteur de l'actuelle Saint-Pétersbourg, les différentes "familles" de la Mafia russe étant intéressés par le célèbre port de Leningrad ; et des derniers qui avaient été arrachés à leurs familles parce qu'elles étaient opposantes au régime politique soviétique, ou bien parce qu'elle n'étaient plus en mesure d'assurer l'éducation de leurs enfants.

En plus de tout ce beau monde, il faut rajouter tous ceux de l'aile servant de maison de correction pour mineurs. Voleurs, jeunes membres initiés par la Mafia, adolescents au comportement dangereux ou ayant de graves problèmes de discipline. Toute la pire crasse des banlieues environnante au centre-ville de Saint-Pétersbourg, issus tout droit des quartiers destinés aux ouvriers des usines, devenus des quartiers pauvres où la criminalité, le chômage et la misère règnent. Bref, un cadre parfait pour passer tout sauf une bonne et normale enfance.

D'ailleurs, Vladimir n'aurait pas une bonne enfance. Entre les surveillants trop sévères qui n'hésitèrent pas à le frapper, parfois très violemment, où, tantôt il se retrouverait à l'infirmerie, tantôt à l'hôpital ; les professeurs désintéressés par leurs élèves et qui n'hésitaient pas à les brimer, dont Vladimir, et à les punir sans raison valable ; les employés de l'internat qui prenaient les orphelins comme des esclaves, leurs faisant faire les pires tâches imaginables ; et les gamins en aile de correction qui prenaient les orphelins comme des fayots, n'hésitant pas à les insulter, les menacer, les racketter et les frapper ; impossible d'avoir une enfance normale.

Mais il a toujours eu quelque chose que les autres n'ont pas eu. Jusqu'alors, la "tradition" voulait que ce soit les orphelins les dominés. Vladimir n'était pas d'accord avec cette soi-disant tradition, et il s'opposa très vite à ces violences, notamment en répliquant avec les délinquants, et en répondant aux autres. Mais les résultats n'étaient pas très bon, on le maîtrisait sans problème. Cependant il recommença, encore et encore. Les années passait, il grandissait, et il essayait, encore, toujours. A chaque fois les résultats n'étaient pas concluants, mais toutefois de moins en moins mauvais. Jusqu'au jour où, à 8 ans, il envoya un garçon à l'infirmerie, lui ayant brisé la mâchoire de colère.

En guise de punition, il fut placé dans une sorte de cave, avec un morceau de pain pour deux jours et l'eau de pluie pour se rafraîchir, en plein hiver. Après deux jours, il contracta une maladie grave et fut envoyé à l'hôpital, plus faible que jamais. Il ne revient que deux semaines plus tard, dans un état à peu près stable, mais il est placé dans l'aile de correction. Débute alors un long enfer que vont lui faire endurer les amis de celui qu'il a osé frapper. Il se fait frapper, menacer, insulter, harceler. On ne le laisse jamais tranquille. Jusqu'au jour où il dérape et s'en prend à la même personne, le frappant cette fois d'une violence inouïe. Les surveillants s'y mettent à quatre pour le neutraliser. Dans l'action, il casse le nez d'un surveillant. Le garçon, quant à lui, a deux côtes cassés, le nez et la mâchoire fracturé, l'épaule déboîtée et le tibia droit cassé.

Cette fois on l'envoi dans un autre centre plus strict encore, en aile de correction. Mais sa réputation le précède, et, il est vite craint et respecté. Il a désormais 12 ans, il ne suit plus les cours, il devient agressif, violent. Il oublie totalement toute notion de discipline, les surveillants comme les professeurs, même le directeur du centre, personne ne sait que faire de lui. On a beau l'enfermer des jours et des jours, le frapper, le punir, il ne respecte plus personne et se fait une place parmi les adolescents craints et respectés pour avoir commis de grave crime. Il est désormais totalement incontrôlable.

Plus il grandit, plus il veut connaître "la liberté" et sortir de cette prison pour enfants. Il commence alors les fugues, mais à chaque fois il est retrouvé et on lui inflige la plus dure des punitions. Pourtant il résiste et recommence, toujours plus, pour pouvoir un jour réussir à s'enfuir, sans qu'on puisse le retrouver. Mais il n'y arrive pas. Finalement, un jour, un adolescent tout juste arrivé lui propose de s'enfuir avec lui. Il a déjà l'expérience des fugues et pense pouvoir arriver à réussir.

Les deux garçons préparent un plan d'évasion avec des détails impressionnant, prenant bien le temps de choisir quand ils le feront, comment, avec quoi. Finalement, après trois bon mois de préparation intensive, ils sortent du foyer, et réussissent à quitter la ville à bord d'un train allant à Moscou. Il a alors 16 ans, plus que deux ans avant la majorité légale en Russie. Mais avec une telle enfance, une telle adolescence, et une notion de la discipline quasi-inexistante, vivre dans une ville étrangère, comme Moscou, à 16 ans, n'est pas chose aisée.

Vladimir commence à fréquenter des mafieux, qui l'initient à ce milieu en lui faisant faire divers petits boulots bien payés mais dangereux. Seulement la chance semble être de son côté par il ne se fait jamais arrêter. Entre temps, il rencontre une jeune fille, du même âge que lui. Elle se nomme Elena, une jeune moscovite. Ils deviennent vite amis, et il se montre extrêmement doux et gentil avec elle, chose très rare. Finalement il tombe amoureux, petit à petit, mais attends d'être majeur pour lui en parler. Ils débutent en relation sérieuse courant 2005. Ils prennent vite un appartement et, malgré que la belle-famille ne semble pas du tout l'apprécier, ils mènent une vie paisible, elle travaillant dur pour devenir photographe, lui travaillant lui aussi dur, mais dans un tout autre domaine, le banditisme, la mafia.

Le 26 Février 2006, un de ces contacts vient lui parler d'une grande affaire, les grands mafieux voulant que Vladimir soit sur le coup. Le braquage d'une importante banque de Moscou, et le kidnapping de son directeur. Lorsque Elena apprends qu'il va participer à cette affaire, elle le persuade par tous les moyens de ne pas y aller. Finalement il craque, et accepte. Il ne se rend pas au rendez-vous. Le lendemain, il apprend que les braqueurs se sont fait arrêté par la police. Une chance qui va introduire la pire période de son existence. Croyant que Vladimir est un indic' de la police, les mafieux s'en prennent à lui, tout d'abord par des menaces, puis, un jour, par des violences. Rentrant d'un petit travail en intérim, il se fit agresser par trois hommes, armés de couteaux et de battes de baseball, qui endommagèrent sa voiture et le blessèrent plus ou moins gravement au bras droit.

Quelques jours plus tard, sa fiancée, Elena, meurt dans une étrange fusillade, masquée maladroitement en accident de la route suivi d'une violente dispute. Vladimir comprend tout de suite. N'ayant personne pour le soutenir, pour l'aider, il s'isole pendant un moment, pensant d'abord à venger la mort de sa fiancée, puis, finalement, se rendant compte que cela ne servirait à rien et qu'il ne fera pas le poids face à des mafieux plus nombreux, plus expérimentés et mieux armés. N'ayant plus rien à perdre, il s'engage le 17 Juin 2006 dans la VDV, la force aéroportée russe, où a déjà servi son père bien des années avant.

Malheureusement, la formation est très difficile, car Vladimir n'a plus aucune notion de discipline, et il met énormément de temps à se plier aux sergents-instructeurs, qui n'hésitent pas à le brusquer, le frapper, l'agresser, le menacer, l'insulter et lui faire subir divers traitements honteux ou violents. Au début, Vladimir résiste, il riposte même à son premier sergent-instructeur, mais, avant d'être renvoyé et radié, il se ressaisit et finalement réussis à, petit à petit, rentrer dans les rangs pour devenir un assez bon élément, taillé pour le combat brut et dur.

Durant sa formation à la VDV, Vladimir fut confronté à divers problèmes, comprenant notamment le manque de condition physique par rapport aux standards et des non-acquis de culture générale standard le rabaissant légèrement par rapport aux autres. En revanche, grâce à une sorte de don pour le combat, grâce à la rapidité, la brutalité et la précision de ses attaques, et aux bonnes tactiques employés en entraînement, il fait la fierté de sa section. Un ami lui conseille les Spetsnaz, et, sans chercher à se renseigner ni à améliorer sa condition physique.

Il s'inscrit à la sélection des Spetsnaz. La première épreuve consiste en une course de 13 kilomètres avec 25 kilos d'équipements, notamment le casque, le gilet pare-balles, la Kalachnikov chargée et le gilet tactique rempli. La course se fait en remontant le courant de la rivière, puis en traversant des dunes de sables, puis des sables mouvants pour finir par être immergé dans un égout vaseux durant 4 kilomètres. Il abandonne après 7 kilomètres. Il revient alors dans la VDV, où il est affecté à un régiment de combat et envoyé en Tchétchénie, Décembre 2006.

Là-bas, il vivra son baptême du feu. Chaque sortie veut dire qu'on peut probablement être tué par une IED, un tir de roquette, une escarmouche ou un attentat à la bombe. Vladimir n'est pas rassuré dans ces premières sorties. Mais il ne va vivre le combat qu'à sa cinquième sortie, ayant pris de l'assurance, un peu trop d'assurance. La patrouille motorisée arrivait aux abords d'un petit village. Ce matin, la patrouille devait vérifier la non-présence de terroristes dans ce village-là. Les premiers hommes, dont Vladimir, sortirent du véhicule blindé pour effectuer une fouille et une patrouille approfondie à pied, appuyé par deux véhicules blindés armés de canons et de mitrailleuses, en plus d'un blindage assez résistant, qui avait déjà fait ses preuves contre des roquettes et des IED.

Mais lorsque le second véhicule s'arrêta, un tireur isolé ouvrit le feu pour blesser mortellement un camarade de Vladimir. Immédiatement le combat débuta entre le tireur et les forces militaires, la population civile affolée qui se mettait à courir dans tous les sens et à hurler, tandis que les premiers éléments russes ripostaient déjà. Le mort placé à l'abri, la section put se mettre en route pour aller chercher le tireur. Vladimir en tête, il repéra le bâtiment d'où provenait les tirs et y pénétra sans attendre. Ce n'est qu'en arrivant au grenier qu'il put neutraliser le tireur isolé en lui logeant cinq balles dans le torse, et deux dans la nuque.

Le patrouille repartie quelques instants plus tard, pour revenir le lendemain, aux abords du village. Celui-ci fut bombardé par des mortiers et de l'artillerie lourde, en ajoutant les tirs de canons automatisés des blindés de la patrouille et ceux de la section. Plus de cinquante civils furent tués, alors que le seul terroriste, le tireur isolé, avait déjà été abattu. Des représailles que Vladimir n'appréciait pas. Mais en revenant au camp, son chef de section le proposa pour la sélection des Spetsnaz. Il préféra cette fois attendre, s'étant, depuis la dernière fois, entraîné durement pour atteindre les standards physiques.

A la fin de son mandat en Tchétchénie, qui avait duré six mois, Vladimir demanda à effectuer la sélection des Spetsnaz, avec l'encouragement de son chef de section pour bon comportement sur le champ de bataille. La sélection fut rude, une nouvelle fois, mais il réussit à passer la première épreuve, montrant tout de même d'importants signes de faiblesse, mais comme les autres. La seconde épreuve, tout de suite après, consiste en un test de tir, avec une arme présentant des problèmes de tir dû au sable, à l'eau et à la crasse de la première épreuve. Avec la fatigue en plus, cette épreuve est loin d'être simple.

La troisième épreuve consiste à traverser des obstacles enflammés au milieu de gaz lacrymogènes et d'explosions, sans masque à gaz, pour finir avec une descente en rappel d'une façade d'immeuble de 5 étages. Là encore, loin d'être facile avec les gaz, les explosions et la fatigue physique et morale, sans compter l'agitation provoquée par les instructeurs qui n'hésitent pas à frapper. La dernière épreuve est la plus redouté car sans doute la plus dure de cette sélection horrible, aussi bien pour Vladimir que pour les autres. Les candidats doivent combattre des katas de karaté d'un niveau ceinture noire, puis leurs instructeurs dans un round de "full contact" de 12 minutes.

Mais Vladimir, de par son entraînement, sa formation à la VDV et son habitude des combats à mains nues, tient bon jusqu'au bout et finalement est sélectionné, parmi les 16 sélectionnés sur 68. Le lendemain de la journée de sélection, on lui donne le béret rouge des Spetsnaz, et il jure de prêter serment de fidélité à l'unité. Vient ensuite une lourde formation de six mois, où il sera tout d'abord placé avec les nouveaux admis dans une section d'instruction, où on lui apprendra la formation de base, comprenant la marche, l'art de la guerre, l'utilisation d'armes et le travail de base, puis, après cette première formation de deux mois, commence une seconde formation de trois mois, où on lui apprendra la manipulation d'un large panel d'armement, comprenant des armes d'origine russe, chinoise ou occidentale, où on améliorera sa santé physique (notamment sa force et sa résistance), où on lui apprendra à patrouiller, se camoufler, à surveiller (différentes techniques de surveillance), la survie en différents milieux hostiles et en différent scénario, le combat à mains nues (Systema et Sambo, les deux arts martiaux des Spetsnaz), avec des armes blanches (comprenant aussi le lancer d'armes blanches), l'assassinat de cibles indiqués, le sabotage, l'utilisation d'explosifs, les interrogatoires et les méthodes de tortures, l'infiltration par milieu aérien (y compris le parachutage par avion / hélicoptère ou l'héliportage).

Cette seconde formation est beaucoup plus difficile car les instructeurs réussissent à mettre en place un véritable esprit de compétition et une pression énorme, notamment par le biais de tests très difficiles et par la possibilité d'être exclu de la formation si les résultats se montrent décevant où si un instructeur l'a décidé. Mais là encore Vladimir tient bon et donne tout ce qu'il a dans le ventre pour terminer cette formation avec succès. La dernière formation est plutôt comptée comme une période d'essai, où chaque admis est envoyé dans une section de combat qui doit s'occuper de, pendant un mois, prendre à l'essai un admis pour voir si il est apte à être admis en service où s'il doit être réaffecté à son régiment d'origine.

Vladimir fut affecté à une section de combat en Tchétchénie, le 11 Décembre 2007. Après quelques opérations de reconnaissance de terrain dans le mois de décembre, le chef de section put le valider et il fut admis sans aucun problème à la section de combat, sans aucune période d'essai. Les opérations de routine (patrouilles, reconnaissances et fouilles) se succédèrent jusqu'à courant Avril 2008 où la section fut affecté à une mission particulière dans la campagne environnante de Grozny. L'équipe fut parachutée à plus de 2 000 mètres d'altitude, équipé oxygène et isotherme, pour infiltrer ce qui semblait être, selon les renseignements, le quartier général d'un des plus gros groupes terroristes présent en Tchétchénie.

Un petit village d'une dizaine de maison, inhabité, servait de caserne à d'importantes forces terroristes qui, selon les renseignements du FSB, préparaient une série d'attentats à la bombe et d'escarmouches à l'encontre des forces russes. Une fois que l'ensemble de l'équipe était au sol, une longue marche de dix kilomètres débuta, pour finalement prendre position sur le versant Ouest d'une colline. Plus bas, le village. Après deux jours d'attente, une attente interminable pour Vladimir, le chef des opérations donna son feu vert. Au petit matin, à 5h 05 précise, deux avions en configuration d'attaque au sol Su-25SM tirèrent plusieurs missiles et obus de 30mm en deux passes sur des bâtiments au préalable ciblés par la section. Quelques minutes plus tard, la section partait à l'assaut du village, appuyé par le tireur d'élite.

L'assaut fut d'une rare violence, l'ennemi étant trois à quatre fois supérieur en nombre, et Vladimir risqua sa vie plus d'une fois, notamment dans les assauts sur les différentes bâtisses (maisons, greniers, granges, garages). Après deux heures de combat acharné, et un blessé léger côté Spetsnaz, la dernière poche de résistance, regroupée autour d'une maison qui semblait être le quartier général, fut neutralisé. Dans la cave de cette maison fut trouvé plusieurs dizaines d'engins explosifs puissants, de manufacture artisanale. Le village fut rasé par les deux avions Su-25SM quelques heures plus tard, tandis que les informations capitales et les plans furent sains et saufs.

Quatre mois plus tard, le 7 Août 2008, le jour de l'anniversaire de Vladimir, la section fut, comme le gros des forces Spetsnaz, placé en état d'alerte maximal et envoyé en Ossétie du Sud. Une guerre contre la Géorgie débutait, par une attaque injuste de la Géorgie contre les troupes russes installés dans la capitale d'Ossétie du Sud. En réponse les armées russes marchaient sur l'Ossétie du Sud en direction de la Géorgie. La section fut envoyé dernière les lignes ennemies un peu nombre de fois, pour des missions de sabotage, de recherche et destruction de cibles (convois, campements, bases avancées) et de reconnaissance. Deux agents de la section moururent au combat le 9 et le 14 Août. Finalement, le 16 Août, la guerre est terminée, après une réaction occidentale au goût amer.

Les années passèrent assez normalement après la guerre d'Ossétie du Sud. En 2009, les opérations militaires en Tchétchénie cessèrent. Ce fut alors une période calme pour Vladimir comme pour les autres, qui purent profiter d'entraînements intensifs, de formations d'approfondissement et d'entraînements multinationaux, comme par exemple avec les forces spéciales anglaises, allemandes, françaises ou américaines. Ce fut aussi la période des opérations de contre-terrorisme au Daguestan et en Ingouchie. Mais plus aucune grosse opération.

Fin 2011, Vladimir fut convoqué à Moscou par l'état-major de l'armée dans le plus grand secret. On lui proposa un poste à l'ORS, une organisation américaine à vocation internationale. Officiellement, Vladimir serait renvoyé des Spetsnaz pour cause de fin de contrat. Officieusement, il serait toujours rattaché à la GRU, en tant qu'agent de liaison et élément de l'ORS à plein temps. Ennuyé par une période trop calme, il accepta l'offre sans aucun problème. Dans les jours qui suivait, il avait son billet pour les Etats-Unis et ses affaires de prêtes...

Autres identités :
Luka Cheratov (identité utilisée pour le civil).
Ryan Adams (identité utilisée pour les opérations en Amérique).

Couverture : Aucune.



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MessageSujet: Re: Vladimir Ballschov Mar 24 Jan - 23:07

Un HMMWV roulant à pleine allure sur les terrains d’entrainements de fort Campbell. Voilà tout ce que Vladimir distinguait au travers de ses pupilles encore collées par une nuit de sommeil trop courte.

Cela faisait maintenant quatre semaines qu’il endurait le rythme d’entrainement de la sélection pour l’ORS. McGregor, l’écossais qui faisait office d’instructeur et tortionnaire leur avait expliqué à lui et à ses vingt-neuf autres camarades qui étaient dans le même lot de candidats que lui que ce serait pire que tout ce qu’ils avaient pu connaitre. Et il avait mentionné quelques unités dont provenaient certains des candidats. Pire donc que le SAS, le 1er RPIMA, le GSG9, le SWAT, l’airborne US, le BOPE, la Delta Force et il avait fini tout de même par mentionner le Spetsnaz GRU dont Vlad’ était le seul représentant. Il n’avait pas eu tort loin de là, en quatre courtes semaines ils n’étaient plus que un à rester en lice. Le russe. Il fallait dire que l’écossais avait été vache dès le départ en les larguant sur une ile en treillis avec rien d’autre qu’un petit kit de survie pendant une semaine. Et d’entrée de jeu huit abandons, les plus fragiles. Il en avait disqualifié deux au parcours de tir, parce qu’ils avaient raté plus de quatre tirs dans des conditions idéales (bien que pour le SAS il eut semblé agir d’une affaire personnelle en premier lieu), puis les courses, les parcours du combattant, les exercices de tir, camouflage, full contact, orientation, le tout entrecoupé de seulement une ou deux heures de sommeil par nuit, qui se déroulèrent durant les deux semaines suivantes eurent raison de quinze autre candidats. L’écossais était arrivé devant eux le matin de la troisième semaine un air triomphant en hurlant aux cinq survivants « Ca fait vingt-cinq, plus que cinq à lourder ! ».

Toutefois il ne restait que les cinq meilleurs pour l’écossais, il prévoyait d’en virer un par la méthode du sur-mesure, pour le virer s’entend. Les quatre autres seraient très bien. La troisième semaine s’était constituée d’une série d’exercices délicats, en pleine zone ouverte. Le centre de Washington, il les avait mis à l’épreuve sur des exercices de filature, de surveillance, et deux exercices d’interpellation très difficile puisqu’ils avaient eu lieu sur des cibles réellement surveillée par la police. Ironique d’ailleurs que ce fut là que le SWAT et le dernier français en course se soient tirés dessus dans une méprise remarquable. Mais inacceptable du point de vue de Peter qui les avaient évincés sans pitié et sans même se quérir de la gravité de leurs blessures. L’un des deux autres avaient fini par craquer sur l’absence de sommeil après trois jours sans voir son lit. C’était justement celui qu’il voulait virer.
A deux, Vlad et Gregory, membre d’une famille russe immigrée depuis une centaine d’années aux Etats-Unis il leur avait fallu affronter le SERE (Survival, Escape, Resistance, Evasion. Pour cela ils avaient quitté le pays pour la jungle de Guyane, même si il ne savait pas que c’était la Guyane, au programme une bonne centaine d’heures sans aucun sommeil, des courses en jungle sous une pluie battante, de nouveaux parcours de tirs et de progression avec un tronc en bois de 450kg à trainer à deux, alors que cet exercice était constitué pour huit PAX. Et enfin le fin du fin, une capture surprise, un interrogatoire très violent (on pouvait bien parler de torture, on était probablement un cran en dessous de la réalité), suivi d’une « évasion » organisée par le comité des fêtes présent sur place, avec sept kilomètres à parcourir sous une nouvelle pluie, de nuit, avec une simple boussole pour s’orienter et ne pas se louper. Vlad’ avait réussi difficilement, Gregory était tombé d’épuisement à mi-parcours, et avait été récupéré par le comité des fêtes sur place.

Ils étaient rentrés depuis moins de trois heures à Washington, Mac avait envoyé Gregory à l’infirmerie, et Vladimir à la douche puis au lit, et deux heures plus tard il l’en sortait brutalement comme à chaque fois. Vlad’ avait eu dix minutes pour remuer son corps très douloureux, entre les courbatures et les cicatrices de l’interrogatoire, gavé de fatigue et mort de faim. L’écossais l’avait trainé au garage dans un camion HMMWV avec une soute arrière bâchée puis il avait mis le contact et était parti sur les terrains d’entrainements pour le final.
Le russe avait trouvé un petit sandwich à son intention dans le véhicule, sandwich qu’il avait littéralement dévoré sur le chemin.
Mac lui avait également filé un peu de café histoire de le réveiller. Le russe était surpris par sa fraicheur, l’écossais tenait le même rythme horaire en pire que ses recrues. Du moins généralement. Seulement lui, bien qu’il le cachait tournait avec quelques cachetons d’amphet’, ça le dopait à 200%. Résultat il avait toujours une longueur d’avance. Il en aurait bien filé un peu au russe mais c’était contraire à l’esprit de la sélec’, ceci dit, il en avait caché un pot à l’arrière avec l’équipement que le russe devrait enfiler dans quelques minutes.

Il gara le véhicule devant une bâtisse délabrée, aux volets fermés, devant laquelle sept hommes attendaient, il y avait marqué FBI au dos des gilets MOLLE verts qu’ils portaient par-dessus une tenue verte également. Tous avaient en bandoulière un fusil d’assaut M4A1, à une exception constituée par un Benneli M4 à canon court.

L’écossais descendit et invita le russe à faire de même. Il alla l’arrière, tira un sac de tir contenant visiblement un fusil du véhicule et indiqua un foutoir composé d’un équipement similaire à celui des hommes qui attendaient.

- Changement de posture, tu enfile ça, avec le pare-balle, agences les poches si tu veux, et viens nous rejoindre que je vous briefe.

L’écossais vérifierai après la quantité d’amphet restante. Après cinq minutes de maquillage le russe les rejoignit, méconnaissable, son casque était sous le bras. Il avait ouvert le sac de tir et en avait apparemment sortit un M4A1 qu’il tendit au russe. Arme classique, visée mécanique, une poignée avant était tout de même placée sur le rail inférieur du garde-main. Il lui confia également quelques chargeurs, deux grenades flash, et une grenade à fragmentation.
Puis il réunit le groupe devant lui.

- Bien, la mission est simple, vous avez deux otages bien vivants, j’entends par là qu’il s’agit de vraies personnes, présent dans cette maison de trois niveaux, plus une cave. Vladimir dirige, vous entrez, vous me libérez tous les otages et vous me shootez tous les X-Ray, Vlad’ a la main sur tout, des noms de code, jusqu’au plan.
Ah j’allais oublier, tir à balle réelles, les murs ne sont pas épais d’ailleurs. Je vous suis par caméra, et je vous chronomètre. Voilà, dix minutes de préparation maximum, et mettez vos lunettes !


Et il s’en alla laissant Vlad’ seul face à ces huit américains qu’il ne connaissait pas, et avec qui il allait devoir vivre les prochaines minutes. Malgré la fatigue, le russe se doutait bien qu’il n’avait le droit qu’à un sans-faute.
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MessageSujet: Re: Vladimir Ballschov Sam 28 Jan - 14:45

Voilà maintenant quatre semaines que j'endure un entraînement des plus difficile que j'ai jamais pu faire. Même chez nous, les Spetsnaz, nous n'avons jamais eu droit à un tel entraînement, sauf peut être lorsque nous étions en sélection. Enfin, je crois, je n'en ai pas gardé beaucoup de souvenirs à vrai dire. Une chose est sûre : je n'ai vraiment pas de chance. Je suis tombé sur un vrai connard, un vrai connard sadique qui plus est. Mais si, durant toute ma carrière de militaire, j'ai bien appris quelque chose, c'est de ne jamais laisser tomber, d'oublier toute peur et souffrances, et de ne garder que "le meilleur du pire", comme disait mon instructeur, ce cher Sidrovitch : la haine, la rage, la colère.

Alors c'est sûr que ça n'a jamais été bien facile. Dès le début, parachuté sur une île déserte avec vingt-neuf autres anciens soldats venant des quatre coins du globe, avec uniquement un foutu treillis américain, inconfortable et loin d'être pratique, et un kit de survie à la noix, c'est loin d'être une partie de plaisir. Mais j'avais déjà pris l'habitude des connards, c'est pas ça qui manque chez moi, enfin chez mon "ancien chez moi", puisque j'ai été officiellement viré, pour montrer aux ricains ce que nous les russes ont a dans le ventre, en plus de vodka et de cartouches de 7,62. Huit avait déjà abandonnés durant cette petite "promenade de santé" d'une semaine.

Les deux semaines suivantes s'approchaient drôlement de la formation Spetsnaz, donc pour moi, rien de bien méchant. Malgré la forte fatigue physique et le manque de sommeil, cette impression de déjà vu me redonnait drôlement confiance et une certaine force, si bien que cet enfoiré d'écossais n'eut pas raison de moi, malgré qu'il ne m'est pas fait de cadeau le con. Exercices de tir, parcours du combattant, parcours de tir, camouflage, full contact, orientation. Quoi c'est tout ? Même avec deux heures de sommeil par nuit, c'est trop facile. Bien que plus d'une fois je dus me maîtriser pour ne pas cogner cet enfoiré d'écossais. Quinze autres y étais passés, on n'était plus que cinq. Ce fumier nous l'avait bien rappelé en nous hurlant dessus le matin de la troisième semaine.

Une troisième semaine faite d'exercices beaucoup plus délicats pour moi même. En terrain ouvert, c'est déjà assez délicat. Mais la filature et la surveillance, là c'est encore plus difficile. Mais bon, avec toute ma rage cumulée contre ce sale écossais, ce fut une assez bonne réussite. Une semaine achevée par deux exercices d'interpellations, qui furent bien loin d'être facile, puisque les cibles étaient bien réelles, de vrais criminels pistés par de vrais flics. Et deux candidats qui s'échangèrent un tir ami. Ce sale con d'écossais ne c'était même pas soucié de leurs états qu'ils leurs avait gueulé dessus comme un malade. Heureusement que j'étais en train de poursuivre une cible ce jour là, puisque sinon dieu seul sait si j'aurais pu me maîtriser. Encore un dégagé en fin de semaine, le pauvre avait craqué à cause du manque de sommeil.

Ne restait alors plus que Gregory, un mec sympathique issu d'une famille d'immigrés russes, depuis les Pogroms, une période sombre de l'histoire de la Russie. L'écossais nous réservait déjà le meilleur pour la fin, comme un sale fumier qu'il était. Un exercice en jungle, dans le trou du cul du monde. On nous avait envoyé là bas sans nous dire où c'était. Des heures sans dormir à ne plus pouvoir les compter, des courses dans la jungle, une foutue pluie battante, des parcours de tirs, un tronc d'arbre gigantesque à soulever à deux. Pour terminer ce séjour en enfer, qui fut très difficile, la résistance physique ayant été déjà trop bien entamé, une capture surprise, digne des Spetsnaz. Un interrogatoire avec des tortures horribles, bien proche de ce qu'on m'avait fait subir chez les Spetsnaz. Le plus dur, c'était la peur de l'inconnu, de ne pas savoir ce qui se passait, de ne rien savoir en fait. Enfin, une évasion : sept kilomètres à parcourir, avec une pluie à n'en plus finir, de nuit, avec une simple boussole. Autant dire que c'était loin d'être une promenade de santé. Mais j'ai quand même pu réussir, là où Gregory lui, n'avait pas réussi.

En rentrant, c'est à dire il y a maintenant quasiment trois heures, j'ai pu prendre une douche et dormir un peu. Vraiment un peu, puisque ce con d'écossais m'avait encore une fois réveillé. Heureusement, j'étais un peu près habitué désormais, bien que, avec ce stage à la con dans la jungle, les courbatures et les cicatrices, la fatigue et la faim, mon corps fut plus douloureux que jamais. Mais l'écossais put tout de même me traîner jusqu'au garage, où siégeait un Hummer, véhicule tout terrain des ricains. A l'intérieur, un petit sandwich. Un petit signe d'attention de la part de l'instructeur, c'est jamais bon. Mais la faim l'emportant, le sandwich fut bien vite dévoré. Une petite dose de café aussi, histoire de réveiller. Nan, il se passe quelque chose de louche.

Après un rapide trajet, entre les terrains d'entraînement, de nuit, nous voilà arrivé devant une vieille bâtisse délabrée. Je remarque, malgré la fatigue, immédiatement sept hommes qui attendent devant cette bâtisse aux volets fermés. A mon avis, encore un exercice à la noix. Des hommes armés de fusils américains, M4A1. Je repère aussi un Benelli M3, configuration canon court. Habités en vert, avec un gilet à bandes, caractéristiques des MOLLES, vert lui aussi. Au dos, des écritos "FBI". J'ai déjà une idée de l'exercice, et avec toute cette fatigue, ça risque d'être coton.

L'instructeur descend, je descends aussi, puis il va à l'arrière, tandis que je regarde attentivement, du moins le plus possible, chacun de ces mouvements. Il tire un sac, puis m'indique un foutoir, avant de me donner des ordres. Il me demande d'enfiler la même tenue que les hommes présent, et le gilet pare-balles. Je m'exécute, agence les poches comme il me convient, me maquille, en un temps qui me surprend. Je les rejoins enfin, casque sous le bras. L'écossais me tends une M4A1 avec sa sangle et une poignée avant. Merde, je vais devoir utiliser cette arme. Pas que je n'aime pas, mais je préfère le bon vieux équipement de chez nous. Il me donne ensuite quelques chargeurs, suffisamment pour ce petit exercice, deux grenades flash et une à fragmentation. Enfin, il réunit le groupe devant lui et commence un rapide briefing.

Deux otages vivant à récupérer, une maison à trois niveaux avec une cave, murs pas épais, tirs à balles réelles, chrono et moi qui dirige une bande de mec du FBI. Un vrai exercice de merde comme je ne les aime vraiment pas. A la suite du briefing, il me laisse dix minutes pour expliquer mon plan et préparer l'entrée. J'enfile mon casque immédiatement, puis, grâce à des signes de main, les met en ligne. Ils m'obéissent sans aucun problème, c'est toujours ça de gagner.

Je me met devant le premier, vérifie en vitesse que son équipement tienne bien, puis m'adresse enfin à lui, dans un anglais irréprochable et sans accent :


« Toi, t'es Alpha 1. »

Et je continue en répétant les mêmes mouvements et les mêmes mots à chacun, changeant tout de même les indicatifs des sept hommes. Je me retrouve alors avec Alpha 1, Alpha 2, Delta 1, Delta 2, Charlie 1, Charlie 2 et Charlie 3. Je leurs fait signe ensuite de se mettre devant moi, puis prend la parole, ayant déjà mon plan en tête.

« Vous êtes séparés en binômes et un trinôme différent. Chacun est indépendant vis à vis de l'autre et ne rejoint d'ordre que de moi. Moi c'est indicatif Popov. Je passe en tête de file. N'oubliez pas que vous avez des armes à balles réelles, ces machins font mal. Alors on tire pas dans le tas comme des bourrins. On signale toujours ces cibles. Je veux que vous entriez deux par deux dans chaque pièce. "Clear" quand la pièce est sécurisée, et on attaque la suivante. Dans les couloirs, le trinôme se place en avant, les binômes pénètrent dans les pièces derrière Charlie. Le premier qui passe devant Charlie dans les couloirs je m'occupe de lui personnellement. On sécurise d'abord le rez-de-chaussée. Je veux des actions rapides, précises et efficaces. On entre, on flash, on gueule et on neutralise les suspects. Ensuite on attaque la cave, pendant ce temps Charlie surveille l'escalier. On remonte et on s'occupe des étages. Quand on trouve les otages, extraction d'urgence. Charlie passe en arrière-garde, Delta sur les côtés et Alpha devant. Otages têtes baissées. Je les veux entièrement intact. Quelqu'un à des questions ? Non ? Alors on y va ! »

Les hommes se mettent en place, tandis que je vérifie une dernière fois mon équipement. Un exercice à balles réelles, avec de vrais otages, la fatigue, la faim et l’épuisement physique qui s'ajoutent, je n'aime vraiment pas ça. Mais je suis sûr que ça ferait plaisir à l'écossais de me voir flancher, alors je vais donner le meilleur de moi même. Mon arme vérifiée, je me place devant la porte. Les deux binômes assurent mes flancs, le trinôme en arrière garde. Je sors une grenade flash, puis je recule d'un pas.

Je prends une grande inspiration, ferme les yeux, puis expire entièrement. La suite va se passer très vite. Je dégoupille la grenade, donne un coup de pied violent dans la porte, puis la lance, tout en reprenant mon fusil d'assaut de manière rapide et précise. Elle explose, et je m'élance. Première cible en carton qui se dresse devant moi. Mon fusil au préalable placé en mode de tir semi-automatique, j'appuie successivement deux fois sur la gâchette. La cible tombe, tandis que je continue mon chemin. Les binômes et le trinômes suivent. Chaque cible est désignée, puis neutralisée. L'entrée, et ces deux pièces à droite et à gauche, nettoyés, nous continuons de manière rapide et efficace. Deux pièces, la cuisine et le salon, et un couloir avec trois portes.

De signes de mains rapide, j'ordonne à mon premier binôme de nettoyer la cuisine, à mon second de se placer dans le couloir, et à mon trinôme d'investir le salon. Immédiatement je suis le binôme Alpha. Deux cibles éliminées, quatre coups de feu pour le salon. Nous continuons notre chemin, direction le couloir. Une porte directement à gauche, une porte à droite un peu plus loin et une porte droit devant tout au fond. Le trinôme Charlie se replace devant l'escalier, tandis que je m'élance avec les deux autres binômes. Le binôme Delta investi la première pièce, puis nous avançons après un bref
« Clear » de leur part. C'est ensuite au binôme Alpha d'investir la seconde pièce. Une fois nettoyée, nous nous apprêtons à investir et nettoyer la dernière pièce.

« Alpha, vous défoncez la porte et vous lancez une flash. Ensuite on y va. Faites bien gaffe, les otages sont peut être là... »

Les deux hommes s'exécutent. Ils dégoupillent une grenade flash puis défoncent la porte et la lance. Elle explose en quelques instants et nous nous élançons alors. C'est la cave. Lampes tactiques de nos fusils allumés, nous parcourons la cave. Je neutralise d'une courte rafale une cible. Pas d'otages. Nous remontons en quatrième vitesse puis nous dirigeons vers les escaliers.

Lorsque nous arrivons je tapote le casque d'un des hommes du trinôme. Ils s'élancent, et je les suis de prêt, moi même suivi par les deux binômes. Un couloir avec deux pièces. Les deux portes sont symétriquement opposés. Je fais signe au binôme Delta d'entrer dans la pièce à droite, et au binôme Alpha d'entrer dans la pièce à droite. Pendant ce temps, je m'élance au deuxième étage avec le trinôme. Nous entendons quelques coups de feu, et bien vite les deux binômes reviennent. Le premier étage est nettoyé, nous sommes déjà au deuxième l'étage. Un couloir avec quatre portes sur le côté gauche et une à la fin du couloir, à notre opposé.

Le trinôme s'élance dans la première pièce, puis le binôme dans la seconde, tandis que le trinôme revient entre temps, et enfin le binôme Alpha dans la troisième. Entre temps le binôme Delta revient, et finalement, je m'élance avec le trinôme dans la dernière pièce, tandis que Delta sécurise le cagibi. Toujours pas de présence d'otages, mais en revanche de nombreuses cibles neutralisé. J'en suis à mon second chargeur, déjà entamé à la moitié.

Nous soufflons tous très fort, la fatigue physique, mélangée aux courbatures et à la faim, rend la mission difficile, mais j'essaye de mettre de côté les souffrances. Je dois montrer l'exemple. C'est moi qui commande cette mission. Nous n'avons plus que le dernier étage à nous occuper. Il me reste quelques chargeurs et une grenade flash. C'est le moment d'utiliser tous nos moyens. Nous nous plaçons devant l'escalier menant au dernier étage. Je suis devant, les deux binômes sur mes flancs et le trinôme derrière, même position que lorsque nous avons attaqué le hall. Je sors ma dernière grenade flash, la dégoupille puis la lance. Lorsqu'elle explose nous nous élançons, malgré la fatigue importante des actions brusques et rapides, mais précises et ordonnées.

Il reste deux portes. Je fais signe aux deux binômes de se placer devant celle la plus à droite, tandis que je me place avec le trinôme devant la porte la plus à gauche. Un dernier petit mot avant l'investigation et la neutralisation des cibles des deux derniers étages.


« Rafales très courtes ou semi ! Grenades flashs avant d'investir les lieux. Allez on y va. Un, deux, trois, TOP ! »

Les deux portes sont défoncés en même temps, les grenades lancés à quelques microsecondes d'intervalles, les explosions à une seconde d'écart à peine. Je suis en premier ligne, et je n'hésite pas à tirer rapidement, mais de la manière la plus vigilante et précise qu'il soit, sur les cibles. J'en élimine trois. Pas d'otages ici. Pièce neutralisé, nous retournons sur nos pas lorsque nous entendons :

« Ils sont là ! C'est bon ! »

Nous nous précipitons alors dans la pièce où les deux binômes ont neutralisés les cibles. Les deux otages sont bien là, sans aucune égratignure. Dieu soit loué. Immédiatement nous leurs passons des menottes d'entraînement en plastique, puis nous leurs mettons un foulard sur la tête. En leur disant de se baisser le plus possible et en mettant une main sur leurs dos pour qu'ils se baissent, nous suivons ma méthode d'extraction d'urgence. Nous ne mettons pas longtemps à descendre, pour finalement sortir en vitesse du bâtiment.

La souffrance devient alors plus importante, et je manque de m'écrouler d’épuisement, mais je résiste tout de même. Ce serait débile d'être recalé à ce moment là pour problèmes physiques liés à un trop grand épuisement. Je regarde l'écossais, qui met du temps à venir vers nous. Est-ce bon signe ?


Spoiler:
 
Vladimir BallschovPrivateavatarMessages : 24
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MessageSujet: Re: Vladimir Ballschov Sam 18 Fév - 12:53

Mac observait le ruskov planifier son assaut. Il n’en eu pas pour très longtemps ce qui était déjà bon signe. Ca signifiait qu’il partait sans appréhension. Puis ce fut l’action proprement dite.

Rapide, violente, précise. Les caméras montraient à Mac ce qu’il voulait voir. Il prenait quelques notes, qui disait que les équipes avaient été bien coordonnées, quand à Vlad’ il était à peu près à l’aise. Il ressortit au bout de 45 secondes avec les otages, en vie, et sans égratignures. Finalement il aurait pu trouver plus difficile. Mais bon il tenait à voir comment un de ces bourrins du GRU agissait dans ce genre de situation. Et il en était satisfait. Il termina son café avant de sortir du HMMWV, et de rejoindre l’équipe d’assaut.

Il fit signe à Vladimir de le rejoindre puis le reconduit dans le véhicule.

- Bien, j’aimerai que tu auto-évalue ton exercice s’il te plait. Et par pitié prends du café, t’as des cernes de mort-vivant déterré depuis trop longtemps.
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MessageSujet: Re: Vladimir Ballschov Sam 18 Fév - 14:51

En sortant du HMMWV et en se dirigeant vers nous, il me fait signe de le rejoindre, puis ensuite nous nous redirigeons vers le véhicule. Je suis épuisé, aussi bien psychologiquement que physiquement, et pourtant, j'en ai connu des entraînements difficiles, sur tous les plans. N'en reste que trois causes : le manque d'entraînement ces derniers temps, la vieillesse, ou bien alors un entraînement plus rude que tout ce que j'ai pu connaître.

En montant dans le véhicule typiquement américain, pourtant loin de ne pas être utile et inconfortable, il me demande de m'auto-évaluer, mais surtout de prendre un peu de café, par prétexte que je ressemble à un mort vivant. Je lui réponds d'un simple regard, et d'une phrase que j'arrive à décrocher non sans grande souffrance :


« Pas besoin de café pour bosser. »

Oui, c'est peut être stupide de refuser de boire un peu de café, qui me doperait pas mal, mais je préfère refuser, peut être simplement par pure folie, ou bien par volonté de le défier. De toute manière, je n'aurais jamais la force de le boire. Mais je vais bien trouver la force de parler, de m'auto-évaluer. Sûrement pas de manière subjective, certes, mais tout de même.

« Les gars ont bien réagis à mes ordres, ils ont immédiatement assimilés et ont bossés comme je voulais sur l'ensemble de la mission. Maintenant on a été beaucoup trop lent, j'aurais dû envoyer un binôme par étage, et le trinôme pour le rez-de-chaussé et la cave. Sur le coup j'y ais pas pensé mais s'aurait été une manière d'avoir un effet de surprise total sur l'ensemble des preneurs d'otages. J'ai aussi un peu trop envoyé les gars en premier, j'aurais du passer devant beaucoup plus souvent, pour montrer l'exemple. »

C'était dit, je ne suis pas totalement fier de ce que j'ai fait, pour les simples et bonnes raisons qu'en situation réelle mon plan aurait échoué, ou aurait été beaucoup plus difficile à réussir, alors que des plans beaucoup plus simples s'offraient à nous sans aucun problème. On verra bien ce que va en dire l'écossais.
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MessageSujet: Re: Vladimir Ballschov Mar 21 Fév - 18:14

Pas de café, tant pis pour lui. L’auto-évaluation était bien plus vache que celle qu’il avait faite. La sienne mentionnait toutefois un élément juste : la tactique. A la décharge du russe, il n’était pas sous-off dans son ancienne vie, donc il n’avait pas forcément à savoir faire un plan parfait et sans faille. L’écossais avait essayé de lui rappeler que l’élément de surprise était capital. Il fallait dans ce domaine toujours faire ce à quoi l’ennemi ne s’attendrait pas. Donc si on pouvait passer ailleurs que par la porte, il fallait. Une bonne tactique aurait donc été d’exploser les volets du rez-de-chaussée pour passer par les fenêtres, et d’employer une échelle pour passer en même temps par le premier. Les étages étaient toujours moins surveillés.

- Vous n’étiez pas si lent, quarante-cinq secondes c’était correct, même si ça aurait pu être mieux. Là où j’ai un gros reproche c’est sur tes points d’entrées, la porte c’était carrément prévisible. Quand on surveille on surveille la porte, pas les fenêtres. Il aurait fallu passer par là.
Par contre pour l’extraction c’était excellent. Je voulais surtout savoir comme un ancien des spetz, généralement considéré comme des bourrins, et des bouchers se comportait en cas de libération d’otage. Dans notre domaine il faut parfois avoir les cibles en vies.


Il finit de remplir le formulaire concernant l’exercice. Puis en sortit un autre, intitulé entretien de motivation. Mac en était à sa dernière possibilité de lourder le russe. Il planta le formulaire sur le côté de son siège, là où, étrangement en ce lieu, se trouvait une Kalashe. Le russe comprit enfin d’où venait le tactactac familier qu’il avait entendu en sprintant dans la jungle de Guyane après avoir été coxé.

Il se mit à parler… en russe.

- Bien, fin de la torture de terrain, on passe à la paperasse. C’est le grand final.
Donc, tu vas intégrer une unité, typée FS, non gouvernementale. Donc pas de salut au drapeau des USA, de toute façon pour moi c’est itou, ils peuvent courir. Ça c’est clair. Bref, bref, bref. Toi et moi on se connait pas bien. Moi tu vas finir par me connaitre, mais toi je dois te connaitre un peu mieux maintenant.
Donc, j’aimerai en savoir un peu plus sur ce qui te motive à être là ici et maintenant, pourquoi tu as enduré ce que je t’ai fait endurer ?
Et ensuite j’aimerai savoir un peu quel est ton style de vie, que fais-tu, quand tu n’as pas une kalashe à la main ? Qu’est-ce que tu aimes faire ?


Il laissa sa phrase se poser, attendant la réponse du ruskov. La case « admis » était presque cochée.

MacGregor PeterSergent-chefavatarMessages : 68
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MessageSujet: Re: Vladimir Ballschov Lun 12 Mar - 22:08

Alors qu'il me donnait son évaluation, qui était, il faut le dire, assez moins vache que la mienne, je me suis mis à rire, discrètement, lorsqu'il m'a annoncé la raison de cet exercice. Les Spetsnaz des bouchers et des bourrins oui, mais moi, non. Eh oui, j'ai fait la quasi-totalité de ma vie de soldat dans une unité de combat réputée pour être une unité très très bourrin en action, et pour terminer les opérations avec autant de mort du côté civil que du côté terroriste, et pas mal de morts du côté Spetsnaz. Les sous-officiers appelaient ça le filtrage naturel, pour garder les plus forts. C'est vrai que les méthodes n'étaient pas souvent appropriés, et qu'elles pouvaient choquer les occidentaux. Mais depuis la Tchétchénie, et ça, aucun occidental ne peut le savoir, l'armée russe engage d'énormes réformes dans les bases mêmes de sa création, comprenant aussi bien des réformes de matériel, que des réformes d'organisation, de fonctionnement. Les appelés passent de plus en plus à la trappe, on veut des unités plus spécialisés, prêtes à tout moment, déployables de la manière la plus rapide possible. Si la marine et l'aviation subissent, ce n'est rien comparé à la composante terre, qui elle, subit énormément. Les Spetsnaz et les VDV ont été les premiers à subir, maintenant, c'est au tour de l'infanterie, des blindés et des unités spécialisés. Chacun son tour.

C'est vrai qu'on aurait pu attaquer autrement que par la porte, mais sur le coup, je n'y ai pas pensé, je pensais que mon plan serait le bon. Malgré tout, je me suis bien rattrapé sur l'exfiltration, ça a toujours été ma spécialité de ramener le plus de gens en vie. Certains ne comprenaient pas, dans mon ancienne unité, à mes débuts, on se moquait de moi, on me traitait de "mauviette", de "sale tarlouse", de "pédé". J'ai tout de même tenu bon, et avec les premiers combats, et l'expérience, et au fil des remplacements, je me suis fait une place. Aujourd'hui, je retourne à la case départ. Content, non pas vraiment, mais je prends ça comme un nouveau départ. Et chaque nouveau départ est plus instructif.

L'écossais, qu'au passage, je ne peux pas vraiment sentir, et dont je me méfie, malgré mon importante fatigue, de chacun de ces gestes, pose un autre formulaire sur le côté de son siège. Y repose une AK, une Kalachnikov, fusil d'assaut typique de la Russie, et que j'ai manié et utilisé, qui m'a permit de tuer des gens, tant de fois. Voilà d'où venait le "tactactac", pourtant tant familier, quand je courrais dans la jungle. J'aurais du m'en douter, quel con.

Il se met à me parler en russe, dans un russe compréhensible, malgré un accent écossais bien prononcé. Il m'apprend que je vais intégrer une unité typée forces spéciales, mais non gouvernementale. C'est un bon point de plus. Il me rassure, je n'aurais pas à saluer cet hideux drapeau. Il demande à ce que je lui en apprenne un peu plus sur moi, mes motivations, mes activités en dehors du combat, ce que j'aime faire. Là encore, je me met à sourire, avant de lui répondre dans un anglais des plus parfait possible, du moins sortant de ma bouche.


« Pas besoin de parler russe pour me rassurer, ou pour me familiariser. Je préfère garder ma langue natale pour moi même, ou pour communiquer avec les personnes de mon peuple, non pas que je veuille vous vexer, votre russe est bon, même s'il reste encore à améliorer.
Effectivement, on se connait pas bien. Mais comptez pas à ce que je vous raconte toute ma vie, d'entrée c'est négatif, les dossiers existent pour ça, le reste, c'est personnel, et j'ai mes raisons. »


Je marque une légère pause, regarde de par la vitre, puis me remet à lui parler. Bon dieu ce que je n'aime pas ça.

« Ce qui me motive à être ici ? A vrai dire, pour être franc, c'est un ordre qu'on m'a donné. Je suis qu'un simple soldat, j'exécute et je ferme ma gueule, c'est tout. Maintenant, j'en avais ma claque des Spetsnaz, même si j'en resterai un toute ma vie, j'en pouvais plus de cette atmosphère de relâchement depuis la fin des opé en Tchétchénie. Et puis, trop de gens que je connaissais avaient perdus la vie en opération, trop d'amis. Alors après tout, un nouveau départ, pourquoi pas.
Maintenant, quand je suis arrivé ici, qu'on se le dise, je ne vous apprécie en aucune façon, qu'on soit franc. Alors pour moi, c'était comme une sorte de défi, et puis, c'était pas le premier recrutement intensif que j'ai subi, alors bon, au début ça n'a pas posé de problèmes, et à la fin, les nerfs, et l'envie de vous montrer ce qu'un russe peut faire, m'ont pas mal aidés à tenir. »


Je marque à nouveau une pause, pensant rapidement à ce que je viens de dire. Oui, c'est vrai. Beaucoup trop vrai. Les mauvais souvenirs remontent, et m'obligent à vite reprendre la parole pour ne pas être accablé.

« Maintenant, en dehors des combats, eh bien je n'aime pas faire grand chose. Avec le temps, je suis devenu un homme d'action, je me sens à l'aise en situation hostile, dangereuse, ou encore de combat. C'est étrange hein ? Pourtant c'est vrai. Je n'aime pas la vie civile, je répugne plus que tout au monde la paix et ces conneries à deux balles de bisounours à la con. Je suis mal à l'aise en milieu civil, je préfère de loin le bon vieux champ de bataille. Quand ça va mal, je fais un voyage à Saint-Pétersbourg, et ... »

Je ne sais pas s'il doit savoir... J'aimerai que non, mais après tout, je dois tout lui dire. Mais j'hésite vraiment, je suis assez embarrassé d'ailleurs. Eh puis merde, autant se lancer.

« ... je rends visite à mon ancienne fiancée et ma mère, au cimetière... avant de picoler jusqu'à n'en plus finir... »

Elles me manquent toutes deux, mais hors de question d'en parler plus.
Vladimir BallschovPrivateavatarMessages : 24
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MessageSujet: Re: Vladimir Ballschov Sam 31 Mar - 22:11

Son stylo s’éloigna de la case admis. Il y avait quelque chose qu’il n’avait pas assez apprécié dans le caractère du russe au cours de ces dernières semaines : son caractère fermé et asocial. Il avait sans doute prit la kalashe et le langage comme une tentative de mise en confiance. Ce n’en était pas. Il aimait exercer son russe et il fallait trouver quelqu’un pour le faire. Quand a la kalashe il l’avait toujours pas loin de lui dans cette voiture qu’il employait uniquement pour les entrainements.

Qu’importe, il ne se sentait plus de l’accepter après ces explication. Vladimir n’était pas un homme équilibré comme il se savait déjà, mais il semblait que c’était pire. Une touche d’alcoolisme, d’après ça réponse c’était possible, mais depuis quatre semaines il n’avait pas pu boire. Le filtre concernant le matériel et l’équipement qu’il avait avec lui était total. Toutes ses affaires actuelles étaient celles de l’agence et de personne d’autre. Il n’allait récupérer ses effets que ce soir, effet que l’écossais n’avait pas jugé utile de fouiller.
Donc l’alcool ça allait.

La distance aussi, il avait bien sympathisé avec Gregory, d’ailleurs l’écossais irait le voir à l’infirmerie, il comptait lui donner une seconde chance même si il ne savait pas encore sous quelle forme. Ce n’était donc pas vraiment un problème pourvu que le russe fasse quelques efforts pour s’intégrer.

Son plus gros problème était en fait son manque d’aise en civil. Sachant que les trois-quarts de leurs opérations se déroulaient dans ce milieu, il était capital qu’il s’y habitue. Il ne comptait rien lui cacher sur sa décision qu’il avait déjà prise, il se lança donc dans un long monologue.

- Okay okay. C’est pas top tout ça, dans le sens où tu es un gars un gros poil asocial alors qu’on travaille en équipe, mais tu as réussi chez les spetznaz donc je vois pas pourquoi tu échouerais chez nous. Y a aucune raison d’autant plus que tu t’es montré tout à fait au point pendant les sélections de ce mois-ci.
Ton plus gros problème est ton manque d’aise en milieu civil, dans la verte y a pas de soucis, tu déchire, je pense que ton passage par les VDV y est pour quelque chose. Côté libération d’otage tu es presque à l’antithèse de ce que je connaissais des spet’, après je les connais pas vraiment, peut être que les opé’ médiatisées chez nous sont celles qui tournent mal. Peu importe c’était nickel.
Par contre en milieu civil tu pêche, tu y es mal à l’aise, tu le montre. C'est là ton plus gros problème pour l’unité, dans le sens ou beaucoup de missions se déroulent en civil, au milieu des civils. C’est un point qu’il faut que tu travailles très sérieusement.

Voilà, les choses en sont à un point ou je ne peux que dire que tu es accepté, mais j’y adjoins une obligation. Une seule et elle te plaira sans doute pas. Tu vas refaire une éva’ psy’, et seul lui donnera pour le moment son feu vert pour telle ou telle opé’.

Si tu es d’accord, tu signes là, c’est ton premier contrat à l’ORS, six mois. Puis renouvelable sur de l’illimité en temps.


Il lui tendit un document de quatre pages qui résumait ce qu’il savait déjà. Droits, devoirs, obligations, interdictions, permissions, horaires inexistantes, quartiers, matériel, tout était dedans en police arial 10.

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MessageSujet: Re: Vladimir Ballschov Mar 23 Avr - 1:29

A ma réponse, je devine très facilement que l'écossais en est mécontent. Bah, au moins j'ai dit ce qu'il en était. Si ce job n'est pas fait pour moi, et bien tant pis ! Je tenterais ma chance ailleurs. Ce n'est pas un problème pour moi, loin de là. D'autant plus que les sociétés militaires privées raffolent des anciens opérateurs de forces spéciales. Elles seraient prêt à donner cher pour un seul contractor comme moi, sans vouloir me vanter. Alors bon, si on ne m'accepte pas, je trouverai toujours quelque chose d'autre à faire de ma vie. Tant que ça reste dans le milieu militaire, ou du moins que ça m'occupe suffisamment la vie pour ne pas avoir de vie civile. Le reste ne m'importe guère à vrai dire. Que ce soit bien payé, que ce soit un boulot facile, que ce ne soit pas trop ennuyant, qu'il n'y ait pas de routine. Tout cela m'importe peu. Cependant, que ça m'occupe la quasi-totalité de mes journées, là c'est beaucoup plus intéressant.

L'écossais prend la parole pour exprimer le fond de ses pensées. Enfin ! Depuis le temps.. Il me fait savoir dès les premières phrases que mon côté asocial peut être dérangeant. Il ne l'a jamais été chez les Spetsnaz que je sache, alors pourquoi le serait-il dans cette organisation ? Finalement, en poursuivant son développement, il suit ma pensée. Remarque inutile alors, il aurait mieux fait de réfléchir. Mais lorsqu'il aborde mon véritable problème, il est évident qu'il a raison. Je ne le revendique pas mais l'assume : je ne suis pas à l'aise dans le milieu civil. Il commence par énumérer là où ça va. Soit partout ailleurs, si on regarde bien. Une petite critique sur les Spetsnaz bien placée qui me fait sourire. Beaucoup d'opérations de libération d'otages se déroulent et se sont déroulés dans des conditions optimales. Mais les médias occidentaux jugent bon de ne pas en parler. Ça ne plairait pas à « l’audimat », que l'on parle des russes positivement. Encore aujourd'hui, ces rancœurs capitalistes existent. C'est affligeant..

Mon manque d'aise dans le civil serait donc un gros point faible, puisque la plupart des opérations se déroulent dans le civil. Bon, j'essayerai de travailler un peu sur moi pour me maîtriser, mais ça sera loin d'être simple. On verra bien ce que ça donne sur le terrain.. Vient maintenant le moment où l'on me dit si je suis accepté ou non. A mon grand étonnement, oui. Mais l'écossais ne manque pas de me dire que je suis accepté sous réserve d'une obligation. Une évaluation psy' avant chaque opération. Ça risque de vite me gonfler.. L'écossais en rajoute une couche en me tendant un document de quatre pages, me précisant de signer si je suis d'accord.

Petit moment de réflexion, on dira que c'était la fatigue. Parce que oui, je rêve aussi d'un bon lit, ou même d'une couverture, un blouson, quelque chose pour dormir, pour me couvrir. Quitte à dormir sur le sol. Je dormirais n'importe où je crois.. Finalement je signe. Alors je suis là pour six mois maintenant..

Spoiler:
 
Vladimir BallschovPrivateavatarMessages : 24
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MessageSujet: Re: Vladimir Ballschov

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Vladimir Ballschov

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