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[en cour ; privé] Inde

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MessageSujet: [en cour ; privé] Inde Ven 13 Jan - 1:35

Bombay - Dharavi
L'allumette dans un jerrycan.

Informations:
 

Dharavi, l'un des plus grands bidonvilles au monde, aussi l'un des plus étranges, mais Amanda, qui n'en avait pas particulièrement visité des masses, n'était de toute façon pas là pour ça. Elle attendait. Elle attendait un agent de l'Initiative pour l'épauler en renfort. Partit seule tout d'abord, la présence d'une seconde personne s'est, au fil du temps qu'elle passait à observer, révélé indispensable. Bien sûr elle ne pouvait pas demander ce genre de travail à Arnav. Il n'avait absolument pas les compétences pour cela et il prenait déjà de sacrés risques alors inutile ne serait ce que de penser à lui.

Il y a bien longtemps, des promoteurs immobiliers s'étaient prit d'un enthousiasme inaccoutumé pour Dharavi, découvrant peu à peu son potentiel, presque comme un effet de mode. Ils s'étaient mit à construire des immeubles aussitôt. Il fallait dire qu'en Inde, l'activité immobilière était aussi intense que véloce ; son dynamisme était un point fort la plupart du temps... pas à ce moment là. Trop pressés, ils n'avaient pas prit le temps ni la peine d'étudier d'un peu plus près la masse qui peuplait le bidonville. De toute façon, pourquoi s'en soucier ? C'est ce qu'ils devaient certainement penser. Grand mal leur en a prit : ces derniers se sont avérés protéger farouchement leur habitations. Pas question pour eux d'abandonner un endroit où ils pouvaient vivre presque décemment et surtout qui se trouvait aussi proche du centre ville, là où se trouvait le travail, sachant pertinemment que s'ils se laissaient faire, ça serait pour être balancés au petit bonheur la chance dans des taudis encore plus insalubres et beaucoup plus loin en périphérie. Parce que ça marchait toujours comme ça. Ils étaient pauvre, pas cons : ils savaient très bien que le seul souci des gens riches était de les tenir le plus loin possible d'eux et de leurs gens. Toujours est-il que leur détermination à rester aura portée ses fruits. Bien entendu, personne ne voulait vivre dans un bidonville, pas même ceux qui y étaient obligés, alors pourquoi payer pour ça en plus ? Les constructions furent abandonnées occupées par les habitants des lieux. Cela avait donné lieu à de nombreuses discordes. Les petits gangs de caïds les avaient tout d'abord occupés, et ensuite tout le monde put s'arranger, c'était à celui qui avait les meilleurs contacts. Arnav était l'un d'eux.

Son appartement avait l'avantage d'offrir une vue imprenable sur l'océan de tôle froissée en contrebas, mais il était également très discret. Les murs étaient plus épais qu'une simple plaque de ferraille, ce qui était un avantage non négligeable lorsqu'on voulait établir un poste d'observation sans se faire remarquer, surtout lorsque l'on était pas indien, surtout lorsque l'on était une femme américaine. Lui croyait travailler pour la CIA, indique qu'il était. On ne pouvait donc décemment pas lui demander de savoir de servir d'une arme et de procéder à l'arrestation de trafiquants d'une marchandise bien particulière : les armes biologiques. Et pas n'importe laquelle qui plus est.

Il y avait de cela deux semaines environ, elle était arrivée à l'aéroport, où l'attendait Arnav. Habillée d'une sorte de pèlerine pour ne pas se faire remarquer ils s'étaient rendu, comme si de rien n'était, dans son appartement ; lui la guidant pour ne pas qu'elle se perde dans Dharavi. C'est que ce genre d'endroit était un véritable labyrinthe pour qui n'y vivait pas depuis son enfance. Mais au fils de son observation, elle avait apprit à connaître les lieux, du moins d'où elle était. Car c'était lui qui sortait pour acheter de la nourriture et de l'eau ; il lui fallait ne pas se faire remarquer, alors elle ne pointait jamais le bout de son nez dehors. Ces conditions de vie précaires lui rappelaient sa vie étudiante, bien que cette dernière ne fut pas aussi misérable qu'à cet instant. Cela l'en lui plaisait presque.

Elle avait pour tâche d'observer ces fameux trafiquants : ils habitaient près d'un cour d'eau. Une nuit, elle était sortie pour poser un dérivateur sur la ligne de la cabine téléphonique qu'ils utilisaient toujours. Peu prévoyants, ce n'était pas eux qu'elle devait arrêter, mais bien ceux qui avaient l'intention d'acheter le marchandise. Elle ne savait pas qui ils étaient, ils chiffraient toujours leurs appels, intraçables donc, mais ils constituaient sans aucune forme de doute un bien plus gros poisson que ces guignols dont le seul atout était un réseau de contact qui leur permettait une mise en relation discrète avec genre d'individus mystérieux. Pas de chance pour eux Arnav faisait partit de ce réseau.

En juin, l'armée indienne avait retrouvé - non loin du désert de Désert du Thar - un village de bergers entièrement ravagé. La cause ? Nul ne semblait en être certain mais les troupes en place avaient décrit les morts comme ayant mangés de la chaire humaine et donc leur propre chaire avait également été dévorée, comme s'ils étaient devenus cannibales. L'un des soldats fut directement exposé à ce qui s'avéra être le Solanum. Heureusement pour lui, le virus ne prit pas. Le section dans l'Initiative en place avait bien entendu posé son regard dessus mais d'importantes affaires les contraignait à demander de l'aide à l'extérieur, de plus, les États-Unis prenaient bien plus au sérieux cette histoire d'infectés que les pays d'Asie, qui avaient tout les soucient du monde à s'en sortir avec les thériantrhopes pour s'inquiéter de ce genre d'incident minoritaires. Incident minoritaire qui semblait avoir laissé des survivants, et qui se trouvait maintenant en plein cœur d'un bidonville surpeuplé sous forme de fioles de sang. C'est des suites du travail de récolte d'information qu'elle avait déterminé la date du rendez-vous et le potentiel du client : lorsqu'un décryptage des signaux téléphoniques par le central échouait, c'était qu'on avait à faire à des grosses pontes. L'Initiative avait plus d'une affaire étrange sur le dos, elle voulait savoir si cela avait un rapport ; et surtout elle voulait connaître l'identité de ce mystérieux client. Amanda - qui avait parié 100$ sur la mafia chinoise, comprenait parfaitement les dispositions de l'ORS, mais elle ne pouvait s'empêcher de voir l'opération d'un mauvais œil. On lui demandait d'attendre sagement alors qu'un échantillon sans doute mal protégé de Solanum languissait au milieu d'un concentré de plus de 700 000 personnes. C'était comme foutre une putain d'allumette dans un jerrycan remplit à bloc. On ne pouvait donc lui refuser des renfort quand elle en demandait. Et encore, un seul homme, c'était moyen, mais elle ne s'en plaindrait pas.

Arnav était partit tôt le matin. Il devait aller chercher celui ou celle qui avait été envoyé par les soins de Washington et le guider discrètement jusqu'à l'appartement. En espérant qu'il n'avait pas loupé son vol.
Neptelli AmandaLieutenantavatarMessages : 29
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Mer 18 Jan - 18:54

Je déteste les vols en "civil", surtout pour rejoindre une opération. Vraiment, je n'aime pas ça, je n'y suis pas habitué. C'est frustrant de ce retrouver en classe économique d'un avion vieux et aux bruits inquiétant, d'une petite compagnie capitaliste qui profite de faibles prix en répercutant les pertes sur l'entretien de leurs avions. Je préfère de loin les incursions étrangères "clandestines" à bord d'un bon vieux coucou de l'armée, beaucoup plus rassurant. Je commence à vieillir moi, avec mes petites habitudes "de vieux". C'est que ça marque de faire partie de la force spéciale d'un pays qui jadis était une superpuissance. Quand on voit ce que c'est devenu désormais, c'est sûr qu'on peut regretter "l'ancien temps" comme disent les vieux.

Enfin, je savais bien ce que je risquais en intégrant cette organisation étrange, en plus d'être occidentale. Je n'ai rien contre les américains, ou de manière plus générale les occidentaux. Mais je me méfie tout de même, c'est un peu normal, depuis tout petit on m'a toujours appris à me méfier. Alors quand on m'a dit que j'allais épauler une autre personne à Bombay, sans me donner plus de précision, j'ai d'abord imaginé le pire. Mais très vite je suis revenu à la réalité en pensant au transport du matériel, pour en revenir à une piètre conclusion : impossible d'apporter du matériel suffisant en devant rester discret. Donc il faudra faire avec les moyens du bord, c'est faisable, je l'ai déjà fait, plus d'une fois, mais bon, il faudra faire très attention, et aussi avoir une capacité d'improvisation importante. J'espère que mon coéquipier est bon et qu'il sait vraiment bien ce qu'il fait, je n'ai pas l'intention de louper cette mystérieuse mission, en fait, j'ai bien l'intention de montrer ce que nous les russes, on vaut.

Je repère le nombre de douaniers au terminal juste devant moi, après l'interminable queue. Neuf douaniers pour trois terminaux, répartis en nombre égaux de trois. Armés de pistolets neuf millimètres Hi-Power, bonne manufacture malgré l'ancienneté de l'arme, bien que largement capable de faire du bon travail. Pas de gilet pare-balles, sûrement avec les fusils dans la réserve, à vingt bons mètres, dans le bureau de la douane. Je n'arrive pas bien à voir les personnes à l'intérieur, je dirai un suspect et deux douaniers, mais je ne suis pas bien sûr. De toute manière, je ne pense pas qu'on viendra m'arrêter, à moins que je le fasse exprès. Le contrôle semble assez laxiste, sûrement des hommes qui n'ont rien contre quelques billets supplémentaires, et qui ne veulent pas se fouler dans leurs boulot. C'est affligeant de voir que même ici le laxisme persiste.

C'est à mon tour de passer le détecteur de métaux. Pas de bruit. La valise suit, je la récupère et continue mon chemin. Maintenant, après le passage de la sécurité, je dois trouver notre contact ici, l'homme qui connaît Dharavi, l'un des plus grands bidonvilles du monde, comme sa poche. Je crois qu'il s'appelle Arnav, ou quelque chose comme ça. Pas facile de trouver quelqu'un dans un aéroport international. Surtout quand on ne vous donne aucun endroit de rencontre, aucun code pour repérer l'autre, rien. Bon d'accord il ne s'agit que d'un simple indique, il n'a reçu aucune formation, et à mon avis c'est à peine s'il sait tenir une arme. Quoique... Peut être après tout, tous les gens qui connaissent ou qui vivent dans les bidonvilles savent manier une arme. C'est bien ça qui est inquiétant, on peut très vite se retrouver en infériorité numérique, entre la population locale qui va défendre sa peau, les milices qui vont se battre pour dépouiller les corps et espérer récupérer quelque chose, et d'éventuels autres ennemis.

Je repère un homme étrange, un homme qui cherche quelqu'un. Bon d'accord, ici ce n'est pas ça qui manque, mais bon après tout pourquoi pas tenter ma chance. Je m'avance vers lui, il me repère immédiatement, je passe pas inaperçu ça, on le savait tous. Je vais essayer de la jouer cool, mais c'est vraiment pas facile, cacher mon accent de russe encore moins. Officiellement, je suis Luka Cheratov, un représentant de commerce à son compte. La couverture idéale pour ce genre de boulot, puisque je n'ai à rendre de compte à personne, et personne ne peut vérifier tous mes faits et gestes ou soupçonner que je prépare éventuellement quelque chose. Un homme à son compte, c'est libre, encore plus en étant représentant de commerce. Si les gens savaient qui je suis vraiment.


« Excusez moi... vous n'auriez pas une allumette par hasard ? »
« Non mec... »
« Même pas un briquet ? Rien ? »
« Non mec... »


J'ai l'air de l'embêter, il ne fait rien pour y cacher. De plus, il a un tic nerveux à la jambe droite, qu'il remue sans cesse. Sans oublier qu'il se penche doucement très régulièrement pour regarder, puisque je l'empêche d'observer correctement. Est-ce l'homme que je cherche ? Il est d'origine indienne, enfin il a l'air. Peut-être que c'est lui, je dois tenter le coup.

« Connaissez-vous un certain Arnav ? »
« Je vois pas de quoi tu parles mec... Tu vois pas que tu déranges ? »


Sans ajouter un mot, je continue mon chemin. Eh non, ce n'est pas lui. Dommage, j'aurais tenté, c'est déjà ça. Me revoilà donc à la case départ, dans cet immense aéroport, avec ce flot de gens qui circulent, qui piètent, qui se bousculent, qui parlent, créant un boucan infernal. Au milieu de tout ça, je cherche le certain Arnav, mais impossible de lui mettre la main dessus. Je sens que cette mission commence vraiment bien. Je soupire librement, sans aucune restriction. Rien de mieux que d'être normal, mais pas trop, pour se fondre dans la masse. Mais j'ai du mal, beaucoup de mal. Je ne suis pas fait pour ça, rien que par ma démarche on sent bien que je ne suis pas si normal que ça, j'ai beau faire tous les efforts du monde, je ne peux que diminuer légèrement ce ressenti...
Vladimir BallschovPrivateavatarMessages : 24
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Ven 20 Jan - 17:19


Arnav



Arnav était un peu anxieux - ou nerveux -, cela ce voyait. Ça faisait bien cinq minutes que l'avion avait atterrit et il n'avait toujours pas trouvé sont contact. Il aimait ce job, aussi minable et non gratifiant fut-il, il aimait être un indique de la CIA (comme il croyait qu'il l'était). Il pensait que ce qu'il faisait sauverait indirectement des vies et quelque part, ça lui faisait du bien. Mais s'il n'assurait pas, ils couperaient les ponts et s'en serait fini de sa carrière. Arrivé à l'aéroport pour la première fois afin d'accueillir cette femme, et maintenant pour le contact suivant, il avait ressentit cette excitation qui correspondait exactement au sentiment grisant qui accompagnait ses rêveries d'enfant, lorsqu'il s'imaginait vivre des aventures trépidantes. Mais maintenant le contrôle de la situation lui échappait et il ne se sentait pas bien du tout. Reprenant bien vite sont rôle, pour lequel - il fallait bien le concéder - il était doué, il cacha du mieux qu'il put son malaise et réfléchit à une manière de rattraper son coup.

Il avait attendu au bon quai mais comme ils étaient deux, il n'avait surveillé le second que du coin de l’œil. L'individu avait donc très probablement du sortir par là. Il chercha un instant dans sa tête : s'il était à sa place, qu'aurait-il fait pour se trouver ? Il serait allé dans l'endroit où il aurait le plus de chance de voir et de se faire voir. Il ne voyait que le balcon du grand hall, là où se trouvaient les cafés et autres magasins de confiseries, comme candidat potable, avec toute cette foule. Il joua du coude vers le lieux en question tout en continuant à jeter des regards un peu partout.

Lorsqu'il monta à l'escalator il entraperçut un homme blanc de forte carrure qui disparut bien vite sous lui. Ne pouvant faire demi tour à cause des gens qui étaient derrière lui, il décida d'activer le pas. Logiquement, le niveau supérieur n'était pas des plus occupé, il pouvait donc s'y mouvoir avec aisance et laisser libre cours à la rapidité de sa démarche. Il prit le prochain escalator en descente et attendit devant la trajectoire de l'homme à la mine patibulaire. Il ne savait pas si c'était lui, mais il n'avait rien n'a perdre. Il sortit de sa poche le drap qu'il y était fourré de façon archaïque. Dessus était écrit : "Arnav. Cheratov Inc., Wellcome". Ça n'était pas la façon d'accueillir les gens la plus distingué mais il aurait put écrire un message de bienvenu sur du papier cul si cela avait put faire venir son contact à lui. Il espérait sincèrement qu'il ne l'avait pas loupé ou que ce dernier ne s'était pas trompé de vol, ça serait très fâcheux, même si dans le second cas il n'aurait rien à se reprocher.

Voyant qu'il avait capté l'attention de l'homme et que celui-ci commençait à s'approcher de lui d'un pas un peu plus assuré que précédemment, il s'autorisa un profond soupir de soulagement. Ils n'avaient pas l'air très discrets tout les deux à se retrouver de manière hésitante mais il n'en avait - pour l'heure - absolument rien à faire, il était beaucoup trop content pour s'en préoccuper. D'un côté, la jeune femme, Amanda, elle, était venu d'un pas trop déterminé pour ne pas être inquiétant, comme si elle savait tout ce qu'il fallait faire à l'avance. Elle l'avait mit quelque peu mal à l'aise.

L'homme se présenta à lui, lui se présenta à l'homme, c'était merveilleux. Il le dirigea ensuite vers le point de rendez vous, à savoir son appartement. Une agréable sensation s'empara de lui : celle du travail bien fait. Bien sûr, tout cela avait faillit partir en catastrophe, mais pour l'heure, il préférait ne pas s'imaginer ce qu'il se serait passé. De toute façon, son boulot était fait et il s'en lavait les mains, le reste ne le concernait pas, ce qui l'arrangeait plus ou moins.

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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Sam 4 Fév - 14:54

Les minutes défilent de plus en plus vite, et plus le temps passe, plus je m'impatiente. Non, je n'ai pas peur qu'il ne soit pas là, je suis un grand garçon, je peux me débrouiller seul après tout. En revanche, oui, ce serait ennuyant, puisque je devrais trouver un autre moyen de rejoindre mon coéquipier que je ne connais pas, dans un lieu qui m'est totalement inconnu et dont on ne m'a même pas parlé, pour une mission que je ne connais pas. Bref, si mon contact n'est pas là rapidement, je risque d'éprouver de lourdes difficultés à retrouver mon coéquipier dans cette immense ville. Oui, je pense pouvoir y arriver, mais en combien de temps... Telle est la question.

Ayant une drôle d'envie de quitter cet aéroport où se mélangent les langues, les cultures et les odeurs, où un boucan terrible m'empêche de me concentrer suffisamment pour établir un plan de secours, comme on m'a appris à faire en situation d'infiltration furtive parmi la populace. J'essaye d'analyser chaque lieu, à la recherche d'un point où l'on pourrait me voir facilement, et où je pourrais voir les gens facilement. A mon avis, mon contact est un autochtone, et ici, bizarrement, il n'y en a pas des masses.

Quelques instants passe, je suis fixe, je ne bouge que la tête, furtivement, du moins selon mes ressources et mes capacités de furtivité, qui sont, il faut le dire, assez basses ; à la recherche d'un endroit où je pourrais mieux repérer ou me faire repérer par mon contact. Des questions me tracassent... Est-ce qu'il est fiable ? Est-ce que c'est un amateur ou un professionnel ? Est-ce qu'il est bien là ? Comment est-il ? Est-ce bien un autochtone ? Mais très vite, une rupture net. Je viens de trouver un endroit, parfait qui plus est, pour me faire voir, et pour la même occasion, bien voir les gens. Un balcon en surplomb, celui du grand hall.

Je m'empresse d'y aller, restant toute fois le plus discret possible, c'est à dire marche normale, d'un air le plus décontracté possible, toujours selon mes capacités, sans bousculer personne. Étrangement, et sûrement grâce à de légères feintes assez discrètes, je me retrouve devant l'escalator. J'y monte, puis, en quelques instants, pris en sandwich entre de multiples personnes, je me retrouve en haut, pouvant enfin respirer un peu.

Me retrouvant enfin en haut, je commence à surveiller étroitement les gens, étant aussi très vigilant à l'activité derrière moi. Je ne voudrais pas que la police vienne m'interroger parce que j'ai un air suspect, ce qui est malheureusement vrai. Je repère quelques hommes, qui montent, mais aucun ne s'approche de moi. A mon avis, il n'est pas là. Je reste encore quelques minutes, cinq bonnes minutes tout au plus. Je ne regarde pas l'heure, trop concentré dans ma surveillance.

Finalement, je m'en vais. Il n'est pas ici, et à mon avis, il risque d'être en retard, ou bien d'être déjà parti avec la mauvaise personne, ou sans personne. Peut être qu'il n'est pas venu. Les contacts sont de moins en moins fiables de nos jours. Bah, il ne me reste plus que le plan "B", me débrouiller moi même pour retrouver mon coéquipier. Chose qui sera loin d'être simple à mon avis.

Je descends sur la voie opposée des escalators, puis, en quelques instants, là encore étouffé entre plusieurs personnes, je me sens compressé. Mais cette sensation désagréable ne dure que quelques instants, puisque bien vite, je sors enfin de ce maudit escalator, et peut respirer. J'avance, non sans problème, en direction de la sortie, mais, tout de même, observe les gens autour de moi, au cas où. Et j'ai bien fait, puisque, après quelques mètres de marche, je repère un homme qui tient dans ces mains une espèce de drap où il y est inscrit "Arnav. Cheratov Inc., Welcome". Pas une manière très distinguée d'attirer l'attention, mais il faut avouer que ça a le mérite de marcher.

Je m'approche de l'homme, d'un pas beaucoup plus vif et rassuré, mais tout de même assez vigilant et hésitant. On ne sait jamais, et puis, je ne suis pas armé, il ne faut pas que je m'attire d'ennuis. Même si je peux parfaitement bien le maîtriser à mains nues, en quelques minutes tout au plus, surtout au vu de sa carrure, comparée à la mienne. Arrivant devant lui, je lui tends ma main, qu'il serre, tout en me présentant dans un anglais parfait.


« Cheratov, Luka Cheratov. »
« Arnav. Bon, ne pressons pas, quelqu'un vous attends ! »


Sans en rajouter plus, nous nous mettons en route, lui devant, moi le suivant, en restant très vigilant tout de même. Le piège reste toujours envisageable, aussi, je fais très attention à chacun de ces mouvements. Surtout lorsque nous quittons le hall de l'aéroport, en direction du parking. Nous marchons encore un petit moment, pour nous arrêter devant une berline couleur blanc crème en mauvais état. Nous montons à l'intérieur et la voiture démarre, malgré son état extérieur.

La voiture se met en route, le trajet se fait tranquillement, sans aucun problème. Peut à peut, je relâche ma vigilance, pour finalement, en arrivant dans les bidonvilles, la reprendre rapidement. Je ne suis vraiment pas rassuré et je ne sais vraiment pas où il m'emmène là.


« Où nous allons ? »
« A la planque que je vous est trouvé. Elle vous attends... »
« Elle ? »
« Oui, votre coéquipière. Vous n'êtes pas au courant ?»
« J'avais seulement oublié... »


Tu parles, je ne savais même pas que j'allais me retrouver avec une américaine. Enfin, je pense qu'elle est américaine, comme quasiment tous ceux de cette organisation. Je suis bien le seul russe représenté. On verra bien. Je n'ai rien contre les femmes, seulement, j'espère qu'elle est supportable, je n'ai pas envie de passer mes journées à faire des efforts pour bien plaire à madame, ou mademoiselle.

La voiture s'arrête finalement, Arnav descend, je le suis immédiatement. Devant nous, un immeuble loin d'être achevé. Une planque idéale, ça c'est sûr. Personne, l'endroit est calme. A cette heure-ci, c'est bizarre. Mais bon, nous entrons, puis nous montons quelques étages. Un appartement, enfin, si on peut appeler ça comme ça, où nous nous arrêtons devant la porte d'entrée. Arnav frappe deux coups, et nous attendons, lui devant, moi juste derrière lui, prêt à m'en servir comme bouclier humain en cas de piège.


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Vladimir BallschovPrivateavatarMessages : 24
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Dim 5 Fév - 18:26

Il faisait une chaleur torrentielle dans l'appartement malgré le manque de fenêtres mais hors de question de retirer les fins rideaux noir qu'elle avait disposé de façon à ce qu'on ne la remarque pas. Ça aurait été un comble : se faire observer alors que l'on était là pour observer. Amanda regarda sa montre, midi pile, ils ne devraient plus tarder à arriver, tant mieux : elle mourrait d'envie de se laver et elle avait besoin de quelqu'un pour prendre la relève. Dans cet endroit, on n'avait ironiquement pas le temps d'être sale tellement la chaleur poussait les gens à se laver fréquemment. Elle n'était pourtant pas extrêmement vêtue, encore heureux d'ailleurs : un débardeur blanc des plus classiques et un treillis kaki sans motif tout ce qu'il y avait de conventionnel ainsi que sa pair de ranger qu'elle aurait adoré retirer mais qu'elle se devait de garder au cas où elle devrait passer à l'action. C'était très gênant : la nature de sa mission exigeait d'elle qu'elle soit beaucoup plus habillée, qu'elle ne laisse apparaître le moindre centimètre carré de peau - même sur son visage - pour éviter le moindre risque d'infection, mais l'environnement le lui empêchait, cruel dilemme. Si elle avait le temps, elle prendrait tout de même la peine d'enfiler un gilet pare-balle léger ; les balles étant au moins aussi mortelles que les infectés.

Elle avait allumé un encens à l'autre bout de la petite pièce, alourdissant encore plus l'atmosphère, mais elle préférait ça à l'odeur moisie de cave que le béton à nu dégageait après les nuits humides comme il y en avait à cette période de l'année. Elle détestait cette odeur pour l'avoir trop sentie lorsqu'elle était flic, et encore plus lorsqu'elle était au FBI. Ça lui rappelait tout ces cadavres dépecés qu'elle devait prendre en photo, certaine fois des corps de petites filles voire de femmes enceintes ; elle pensait avoir presque tout vu. Des choses qui surpassaient ce qu'on pouvait montrer à la télévision ; là où les gens croyaient à la surenchère, il n'y avait en fait que la censure, l'homme étant capable d'une imagination débordante quand il s'agissait de barbarie. L'odeur des caves suivaient de près celle de la putréfaction. Aussi, le thym lui paraissait être un moindre mal.

Continuant d'observer le panorama au travers de son voile de voyeur, elle reprit une gorgée de ce Coca Cola contrefait au goût médicamenteux et hyper-glycémique. A Dharavi, l'eau potable était une denrée à la fois précieuse et incertaine. On ne savait jamais vraiment avec exactitude si on avait à faire à quelque chose que l'on pouvait boire sans finir avec une merde qui nous clouerait au lit pendant toute une semaine. Et comme elle n'avait certainement pas besoin de ce genre d'imprévu, les boissons chimiques de basse qualités lui semblaient être une solution préférable. Elle avait un corps résistant, mais son esprit trop prévenant prenait toujours le dessus. Elle reposa la bouteille en plastique vert sur la table de fortune.

C'était une table qu'un américain n'aurait même pas accepté pour un camping, on la sentait prête à s'écrouler d'un instant à l'autre, mais Amanda l'avait éprouvé, c'était du solide. C'est pour cela qu'elle avait mit tout le matériel de surveillance dessus. Des appareils variés servant à dériver les communications téléphoniques ou à analyser le spectre thermique étaient reliés à un ordinateur portable en veille. Afin de tenir plus longtemps, il avait été configuré pour ne sortir de veille que si des éléments importants étaient captés par les appareils. Ça serait peut être suffisant pour repérer un éventuel infecté - peut être - mais pas pour surveiller les trafiquants, c'était pour cela qu'elle restait perché sur l'alcôve de l'ouverture pour fenêtre, une lunette de Dragunov à la main, depuis des heures et des heures. Mais comme à beaucoup d'autres choses, Amanda était extrêmement tolérante à l'ennui. Les armes quant à elles, des AK74u, ainsi que les munitions et les chargeurs, étaient entreposés sur le lit, ou plutôt le matelas, qui jonchait le sol. Il y avait deux matelas.

On toqua enfin à la porte. Non pas qu'elle s'impatientait mais elle n'arrivait pas à se départir de l'idée qu'Arnav pouvait faire un faux pas. Ce n'était qu'un amateur après tout, il n'avait reçu aucune formation. Néanmoins, il était plein de ressources et on pouvait compter sur lui pour sa discrétion. La preuve en était qu'elle ne l'avait pas vut arriver par le chemin en face de l'immeuble (on ne pouvait pas vraiment appeler ça une route). Il s'était sans doute garé dans une coure peu fréquentée et avait continué à pieds. Les deux coups étaient ceux de son contact. Au fil de ces quelques semaines, elle s'y était familiarisée. Aurait-elle put percevoir le stress dans le rythme des coups s'il était contraint par une arme ? Elle ne saurait le dire. Elle ne prit tout de même aucun risque : Glock en main, et se dirigea avec une furtivité de maître vers la porte et ouvrit discrètement le judas en cachant l'éventuelle lumière qui aurait put trahir sa manœuvre de sa main. Ils étaient là, même si elle ne connaissait pas l'agent qui était avec lui, un nouveau sûrement. Un petit coups d’œil pour vérifier qu'un jeu d'ombres dans le couloir ne dévoilait personne caché derrière eux et elle déverrouilla la porte puis l'ouvrit d'une manière sèche et rapide, ponctuée d'un bref mouvement de tête pour signaler aux individus de rentrer. Arnav referma le verrou derrière lui avec un empressement qui inquiéta Amanda, même si en réalité elle n'avait aucune raison de s'inquiéter. Le courant d'air frais lui avait confirmé son envie de se laver. Elle s'adressa à l'agent :

"- Bienvenu lieutenant, prenez un instant le poste d'observation. Vous pouvez vous approprier votre matériel si vous le voulez."

Elle se rendit dans la salle de bain, ou plutôt ce qui en faisait office, non sans avoir au préalable vérifié la carte que l'agent lui présenta comme il lui avait été expliqué durant sa formation, afin de se défaire quelque peu de sa paranoïa professionnelle. Elle bloqua un instant sur celle-ci : russe. Pas que cela lui semblait étrange, il y avait un peu de toutes les nationalités au central de Washington, mais plutôt qu'elle s'attarda sur les informations qui lui seraient utiles.

La salle de bain avait connut le même sort que tout le reste de l'appartement lorsqu'il fut achevé : tout ce qui n'était pas un mur, le sol ou le plafond avait été démonté par les habitant du bidonville pour leur usage personnel. Ainsi il n'y avait plus de lavabo ni de douche et encore moins de porte, qu'Arnav avait remplacé par un rideau de perle, redonnant à la pièce un semblant d'intimité, qui n'était que virtuel. Seule la porte d'entrée de l'appartement n'avait pas été enlevé, mais elle était tout de même un peu dégradée. Un tuyau d'arrosage avait été fixé à l'arrivée d'eau qui fonctionnait bien et une bassine de fer parodiait une baignoire, ce qui était largement suffisant. La salle de bain n'était pourtant pas vide. Tout l'appartement était occupé par des étagères pleines d'objets décoratifs typiques et de posters de stars locales. C'était étrange de voir que ce qui était considéré comme la salle de bain n'était pas moins décoré que les deux autres pièces. Cela dit, la proximité directe de la salle de bain avec la salle à manger permettait à Amanda de continuer à parler à Vladimir tout en se lavant. Elle s'exprima en russe, correctement mais avec un accent (qui ne gênait nullement la compréhension).

"- Il croit bosser pour la CIA, nous ne communiqueront donc pas en anglais pour parler de nos activités ; il ne va d'ailleurs pas tarder à partir. Comme je ne sait absolument pas ce dont on vous a parlé lors du briefing, je vais tâcher de vous dire l'essentiel : on a des trafiquants qui sont tombés sur un échantillon de sang infecté par le Solanum et qui comptent le revendre. Ils sont cinq, j'ai pris connaissance de deux armes pour le groupe minimum, des automatiques de manufacture indienne, c'est tout ce que je sais, il n'ont pas de véhicule. C'est les acheteurs qu'on veux : leurs méthodes de brouillage de piste sont assez efficaces pour qu'on ait à faire à un gros poisson. Ils sont prudents et s'attendent à coup sûr à ce que l'Initiative soit sur les lieux, il faudra donc s'attendre à ce qu'ils mettent en œuvre des moyens de diversion pendant l'achat. Ils sont censés venir demain mais rien n'est moins sûr. Vous êtes là pour m'épauler pendant l'observation et surtout pour m'accompagner pendant l'intervention. Il y aura beaucoup de civils comme vous avez pu le remarquer, il faudra donc être extrêmement vigilent. En attendant, vous avez toutes les informations recueillies à propos des cinq lascars sur la table, familiarisez vous avec les photos, vous en aurez besoin. Je suis là pour répondre à toutes vos questions, n'hésitez pas à en poser si quelque chose vous paraît flou."

Elle avait parlé posément pour ne pas qu'il soit perdu dans le flot de parole, elle savait que certains instructeurs avaient la mauvaise manie de tout débiter comme s'ils devaient en finir le plus vite possible. Même si quelque chose pouvait survenir à tout moment, elle savait qu'ils auraient tout leur temps en principe et qu'il ne servait à rien de trop se presser ; le plus important était que l'agent Vladimir sache à quoi s'en tenir en situation.

Elle avait trempé son débardeur avant de sa rhabiller mais l'avait essoré ensuite : le but était de rafraîchir ses vêtements, pas de les rendre transparents. Malgré tout, elle avait toujours l'impression qu'on pouvait deviner se qu'il y avait en dessous, ça la gênait quelque peu, mais peut être n'était ce qu'une impression, elle ne s'en formalisa pas plus. Elle retourna à son poste sur l'alcôve pour reprendre son observation. Ça n'était pas qu'elle n’estimait pas son collègue capable de la tenir, mais il n'avait pas encore assez potassé les documents pour être efficace s'il se passait quelque chose. Posant son pieds contre le mur, elle entreprit de le rentrer dans sa ranger, le lassant tout en regardant dehors.


Dernière édition par Neptelli Amanda le Sam 18 Fév - 19:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Sam 11 Fév - 13:53

Une minute à peine passée, on put enfin entendre le bruit sec et rapide de la serrure déverrouillée, puis de l'ouverture de la porte. Derrière celle-ci, une jeune femme, pistolet en main. Un modèle Glock, au vu de sa forme et de son design si particulier. J'ai pu en utiliser durant ma formation, une bonne arme, mais pas mon style. Je préfère l'armement d'origine soviétique ou russe, plus puissant, et plus ergonomique. C'est aussi une question d'habitude, j'ai toujours été formé à utiliser des armes à recul assez puissant, avec une précision qui n'est certes pas extraordinaire mais redoutable dans les mains d'une personne sachant s'en servir. Chacun son type d'armement, comme dirai mon ancien officier instructeur en armement.

La jeune femme nous fait un rapide signe de tête, regard préoccupé, comme si elle avait peur que ce soit un piège ou qu'on nous ait suivi. Non, on ne nous as pas suivi, je l'aurais remarqué sinon, depuis un bon bout de temps. Même si je ne suis pas extrêmement à l'aise et discret parmi la populace, je garde mes bons vieux réflexes parano. Tandis que je pénètre dans ce qu'on pourrait appeler une planque, Arnav referme derrière moi avec un empressement remarquable. La tension est grande ici, à ce que je vois. Pourtant il n'y a, je l'espère, pas de quoi s'inquiéter. Je sors ma carte, qu'elle vérifie immédiatement, avant de me demander de prendre sa place au poste d'observation, pendant un instant.

Je prends alors la place de surveillance, il s'agit en fait d'une simple ouverture camouflée par un voile, avec une sorte de chaise. A côté, une table plutôt en mauvais état, avec un important matériel informatique posé et allumé, mais apparemment en veille. Ces américains, toujours à croire que leur électronique est plus compétente. Je n'apprécie pas tellement l'informatique, lui trouvant beaucoup trop de défaut. Puis, plus d'une fois, l'informatique a failli me coûter la vie, en opération. Pourtant, le matériel venait d'Amériques, comme quoi. Non, je préfère de loin l'intelligence humaine, une source sûre.

La jeune femme, quand à elle, s'est rendue dans l'autre pièce, "cachée", si on peut dire ça, par un fin rideau de perles. Je récupère la lunette de fusil posée sur la table, puis commence mon travail de surveillance. Une lunette PSO-1, la lunette de tir d'origine de nos Dragunov SVD, nos célèbres fusils de précisions déjà bien éprouvés par le temps, mais toujours aussi efficaces et puissants, grâce aux améliorations apportés au fil du temps, et aux nouvelles techniques de tir.

Elle m'adresse la parole en russe, avec un accent américain tout de même, un accent qui me fait bien rire. Elle m'explique qu'il nous prend pour des agents de la CIA, et, que devant lui, nous parlerons en russe. Elle m'explique aussi que nous recherchons des trafiquants qui ont un échantillon de sang infecté. Selon elle, ils sont cinq, et elle sait qu'ils ont deux armes automatiques indiennes. Toujours selon elle, ils n'auraient pas de véhicule. Ce qui nous facilite grandement la tâche. Elle me signale que l'Initiative cherche à avoir les acheteurs, qui eux ont l'air de professionnels, qui brouillent les pistes et qui sont extrêmement prudent. Selon elle, ils mettront des moyens de diversion en place au moment de l'échange.

Selon elle ils seront là demain, mais elle n'est pas totalement sûr. Mon rôle est donc de l'épauler pendant l'observation et de l'accompagner pendant l'intervention. Elle me signale qu'il y aura beaucoup de civil. Ce n'est pas un problème pour moi, même si je n'aime pas tellement l'idée qu'il y ait beaucoup de civils. Les cibles pourraient s'en servir de bouclier, et là, c'est un grave problème. Elle me signale enfin que j'ai à disposition toutes les informations disponibles sur les trafiquants sur la table, et qu'elle est là pour répondre à toutes mes questions.

Je réponds d'un simple
« Pas de problème » tout en étant concentré sur le travail d'observation, ayant maintenant des informations supplémentaires il ne devrait être que plus facile, même si je n'aime pas tellement l'observation et qu'en plus, cette odeur de thym ne me plaît pas tellement. Nous sommes dans une planque, pas dans un appartement d'étudiants. Finalement, la voyant revenir, avec le débardeur mouillé, je lui laisse la place, et commence à étudier les fiches sur les trafiquants. Il faut que je me renseigne sur eux pour être plus efficace dans ma mission.

[Pas top, désolé]
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Mar 14 Fév - 19:00

S'il y avait bien une chose que l'on pouvait dire, c'est que le russe n'était pas très loquace. Et cela pouvait être bon ou mauvais signe. bon signe s'il ne répondait pas parce qu'il avait tout comprit et qu'il avait suffisamment été briefé avant/pendant son départ, mauvais signe si c'était parce qu'il n'osait pas poser de question ou encore pire, parce qu'il n'en avait rien à faire. Tout de même, il semblait observer les dossiers avec une attention toute professionnelle. Elle n'alla pas plus loin dans sa réflexion, cela la conduirait inévitablement à analyser sa conduite et il était selon elle hors de question qu'elle ne relâche son attention ne serait ce qu'une infime seconde.

Les heures passaient et il ne se passait rien, aussi bien dehors que dedans. Arnav était partit au terme d'une petite dizaine de minutes, le temps de prendre quelques affaires à lui. Ils étaient complet, ce soir il dormirait chez un ami, n'ayant pas l'intention de s'entasser comme un cafard avec ses contacts. Un moment, Amanda vit l'une des cibles sortir et passer un coup de fil. Elle démarra le chronomètre et nota l'heure sur un carnet tout en continuant de l'observer. Elle avait aussitôt mit les appareils en action, afin de ne pas louper l'éventuelle conversation téléphonique qu'il passerait. Avant qu'il ne se rafraîchisse à un cour d'eau, elle entrebâilla discrètement le rideau noir afin de mesurer l'homme à l'aide d'un thermomètre directionnel, le résultat qui s'afficha à l'écran la satisfit (38.7°C), mais rien n'était sûr par cette chaleur.

carnet a écrit:
16 h 22 [14 min] : alpha 3 sort, eau, téléphone (enregistrement n°4), fume, rentre. Contamination = 0 (38.7)

enregistrement téléphonique n°4 a écrit:
- Allô ?

- Vous avez toujours la marchandise ?

- Oui. Notre rendez vous tient toujours ? Vous ne m'avez pas encore donné d'horaire.

- Vous n'avez pas besoin d'horaire, nous viendrons à vous. *clic*

"Ils sont ici." se contenta t-elle de dire. D'habitude, ils donnaient l'heure de leur prochaine communication alors qu'à cet instant ils ne l'avaient pas fait, et pourtant ils sous entendaient qu'ils pourraient les rencontrer alors que les trafiquants ne leur encore jamais spécifié d'adresse. C'était donc qu'ils les avaient localisé par rapport à leur appel et que quelqu'un qui travaillait pour eux, ou par eux même. Cela signifiait qu'il y avait au moins un représentant de la cible dans le coin. Amanda pensait que c'était là une stratégie pour leur faire peur ou alors pour les induire en erreur et ainsi les insister à sortir de leur cachette mais elle ne s'en faisait pas : s'ils étaient assez prudent, ils ne les retrouveraient pas ; il y avait bien trop de planque idéales potentielles dans cette zone fortement habité pour qu'on ne les repère.
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Sam 18 Fév - 14:38

Quelques heures passent, je reste tranquillement accroupi à lire les dossiers des trafiquants. Je les lis avec une attention remarquable, essayant d'analyser au mieux chacun des hommes, grâce aux photographies et aux informations écrites que j'ai à disposition. L'ensemble de ces informations pourra m'être extrêmement utile durant l'intervention, car je pourrais me mettre dans leurs peaux, et comprendre et anticiper leurs réactions. Un petit groupe de trafiquants novices, c'est ce que je peux dire à première vue. Novices, mais loin d'être bêtes, oh oui très loin. Beaucoup plus futés qu'on pourrait croire.

Durant l'intervention, mon objectif prioritaire sera de mettre la main sur les acheteurs vivants, en plus d'épauler efficacement l'américaine. Mais si nous pouvons aussi récupérer les trafiquants vivants, ce serait certainement un atout. Cependant, même si j'ai pour ordre de récupérer le maximum de personnes vivantes, je n'hésiterai pas à tirer sur les cibles jugées hostiles ou dangereuses, en essayant de limiter les dégâts aux mains et aux pieds, mais rien n'est totalement sûr. Nous verrons bien.

Les heures passent, aucune activité à l'intérieur comme à l'extérieur. Elle n'a pas l'air d'être très bavarde, pas une mauvaise chose. Je meuble mon temps par l'inspection détaillée de l'armement mis à disposition. Des AKS-74U en bon état, des munitions bonnes à être tirés, bon c'est sûr elles ont dû faire du voyage, mais j'ai déjà eu affaire à des cartouches en plus mauvais état, alors bon, si elle sait se servir d'une arme pareille, nous n'avons que peu de soucis à nous faire.

Tout à coup, après des heures à tuer le temps, je la vois qui commence à s'agiter, sortir un chronomètre et un carnet. Mon premier réflexe est de me rapprocher doucement et d'analyser à la fois l'agent et à la fois l'extérieur. Elle entrebâille discrètement le rideau puis dirige un thermomètre vers sa direction avant de continuer à noter. Une rapide vue sur les notes, et je suis déjà à côté des matelas, prêt à récupérer les fusils et les munitions.

Elle m'adresse un simple
« Ils sont ici ». Je ne réponds que d'un signe de tête avant d'enfiler une paire de mitaines d'intervention, conçues spécialement pour le tir et l'usage militaire, tout ce qu'il me faut donc. De cette manière je protège mes mains des balles et des morsures, mais pas mes doigts, malheureusement. J'essayerai tout de même de ne laisser personne m'approcher.

J'attends seulement qu'elle se lève, ou me dise quelque chose, pour intervenir ou bien attendre, au gré de ses choix et de ses ordres. Après tout, je reste sous son commandement.
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Sam 18 Fév - 19:30

L'agent Ballschov se préparait déjà. Apparemment, il ne fallait pas le prier deux fois pour passer à l'action. Ce serait parfait le moment venu, mais le moment n'était pas venu. Elle jeta un petit coup d’œil pour voir ce qu'il était en train de faire puis retourna directement à son observation.

"Ne nous précipitons pas. Le coup de téléphone n'était pas adressé aux trafiquants mais à nous. Ils nous poussent à faire un faux pas. Il faut s'en tenir au plan si on ne veux pas se mettre à découvert et le compromettre. On ne change donc rien et attendons le moment de l'échange pour intervenir. J'ai un visu sur toute la baraque, s'ils sortent, on le verra. * Chuchotant pour elle même * On leur a forcément laisser des instructions, ils vont faire quelque chose, faut s'attendre à tout."

Tout en observant les lieux, elle vérifia elle aussi son équipement et le disposa de sorte à pouvoir être le plus rapide possible si le besoin d'intervenir se faisait sentir. Elle resta encore quelques heures puis mangea des biscuits. Elle ne prenait rien qui nécessite une préparation quelconque, ça serait une perte de temps pure et simple et dans la situation présente la perte de temps était la dernière chose qu'il leur fallait. Elle avait posé deux oreillettes bluetooth sur la table.

"On mettra ça durant l'intervention, au cas où serait séparés par un cas de force majeur et pour pouvoir mieux communiquer dans un milieu bruyant. L'oreillette possède un micro intégré."

Vers minuit, elle avait passé le tour de garde pour reprendre du sommeil, s'allongeant sur le matelas posé à même le sol. L'odeur des encens s'estompait et celle de moisi refaisait lentement surface. Trois heures plus tard, dans le silence, la voix d'Amanda émergea de son sommeil.

"Quelle diversion auriez vous mit en place si vous étiez à la leur ?" Avait-elle demandé en russe sans s'en rendre compte.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Sam 18 Fév - 21:18

Alors que je viens à peine de finir de me préparer, elle me fixe un léger instant, puis se mit à nouveau à surveiller l'extérieur, tout en me signalant qu'il ne faudrait pas se précipiter et que ce coup de téléphone n'était qu'un leurre pour nous faire sortir. Bien pensé, heureusement que ce n'est pas moi qui m'occupe de cette opération, sinon nous serions déjà en train de nous déployer sur l'ensemble du périmètre que j'aurais délimité à l'avance. Je lui réponds d'un « Pas de problème » neutre mais tout de même froid, puis me remet à passer le temps, en me concentrant sur la carte du bidonville. Savoir où se diriger dans ce milieu si particulier et difficile d'intervention.

Je la vois qui vérifie elle aussi son équipement, et qui le dispose de manière à pouvoir être le plus rapide possible. Ingénieux, mais je préfère la bonne vieille méthode du "on garde tout sur soit comme ça pas de temps de préparation". Certes, parfois c'est désagréable, mais après tout, avec le temps, on s'habitue et là tout devient beaucoup moins désagréable. Après, chacun sa manière de fonctionner, mais on voit bien là les différences entre occidentaux et russes. Nous sommes beaucoup plus archaïques, beaucoup moins penchés sur la technologie, l'informatique et la modernisation. C'est sûr, il y a de bons et de mauvais côtés.

Les heures passent. Pour se remplir l'estomac, des biscuits. C'est toujours mieux que rien. Je veille à ce que mon organisme soit prêt à des conditions intenses et à des efforts physiques important. Je vois que l'américaine fait de même. Au moins, et c'est ce qui me rassure, elle sera en bonne, ou meilleure, condition pour l'intervention. Je ne la connais pas, ni elle ni ses antécédents, mais je pense être sur mon terrain pour la phase d'action et de combat.

Je l'entends à nouveau parler après un certain moment. Elle m'informe que durant l'opération, nous devrons mettre une oreillette bluetooth chacun pour communiquer entre nous, au cas où nous serions séparés. J'aurais préféré les bonnes vieilles radios qui marchent à tout les coups, mais je ne m'oppose pas à utiliser l'oreillette avec micro intégré. Tant qu'elles sont efficaces sur le terrain, bien entendu. Je lui réponds là encore d'un
« Ok » très neutre et peu ouvert à la conversation.

Jusqu'à minuit, je pus me reposer un peu. Impossible pour moi de dormir, alors je me repose simplement, toujours prêt à partir d'une seconde à l'autre. Si je ne peux pas dormir, c'est parce que cette planque me rappelle des souvenirs de Tchétchénie, de Grozny plus précisément. Des bons comme des mauvais souvenirs, et dormir m'est alors impossible, puisqu'à chaque fois que je ferme les yeux, les images défilent dans ma tête.

Alors je joue avec une douille de calibre 5,45 dans l'ombre, me reposant, analysant, sans vraiment le vouloir, l'agent Neptelli. C'est une femme remarquablement doué pour la surveillance, mais seras-elle aussi douée sur le terrain ? A-t'elle déjà participé à des combats ? Ou simplement déjà tiré et tué quelqu'un ? A-t'elle une expérience des combats ou du feu ? J'espère pour elle que oui, au pire des cas j'essayerai de donner le meilleur de moi même pour intervenir et la protéger au mieux, mais il y aura toujours un risque, et je n'aime pas ça.

Vers minuit, je la replace au poste d'observation. Il y a heureusement suffisamment de lumière pour bien voir avec une PSO, sinon il nous aurait fallu une NSPO ou une NSPU, mais apparemment il n'y en a pas ici. J'observe de la meilleure manière qu'il soit le bâtiment, pouvant voir n'importe qui rentrer ou sortir à tout moment. Au cas où, le fusil est à proximité et je pourrais sans aucun problème être en bas et opérationnel en moins de trois minutes chrono en main.

Discrètement, je jette quelques fois un coup d'oeil à l'américaine, vérifiant que tout baigne pour elle. On ne sait jamais. Les heures passent, rien ne se passe. Je vérifie toute les demi-heures que tout va bien pour Neptelli, en restant toujours à mon poste mais je la regardant discrètement et quelques secondes seulement.

Finalement, vers les trois heures du matin, je l'entends qui m'adresse la parole, me demandant quelle diversion j'aurais mis en place si j'étais à leur place. Je lui réponds d'un ton très calme, voir même assez amical et gentil :


« Eh bien je ferai déclencher une fusillade bien loin de la zone du rendez-vous, avec un degré d'intensité important, comprenant des tirs continus et des explosions. Au même moment j'en profiterai pour faire venir un ou plusieurs véhicules, faisant penser que le rendez-vous est en train de se dérouler, alors qu'en vérité, il ne s'agirait que d'un leurre, le lieu étant au préalable piégé par une quantité importante d'explosifs pour neutraliser définitivement mes adversaires. Le rendez-vous aurait lieu au même moment bien loin de toute cette agitation. Mais ce n'est que le point de vue d'un "bourrin" des Spestnaz. »

Je me met à sourire discrètement, pensant à ce que pensent les américains sur nous autres Spetsnaz. Non, nous ne sommes pas si bourrins que ça. Seulement, nous en donnons cette image, de cette manière nous sommes craints.

« Vous feriez mieux de vous rendormir, non pas que je veuille être tranquille ou bien que je prenne du grade, mais vous risquez d'en avoir besoin. De toute manière, si il y a un problème, je vous réveille aussitôt. Faites moi confiance, j'ai l'habitude de ce type d'opération. »
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Lun 20 Fév - 19:37

"Eh bien je ferai déclencher une fusillade bien loin de la zone du rendez-vous, avec un degré d'intensité important, comprenant des tirs continus et des explosions. Au même moment j'en profiterai pour faire venir un ou plusieurs véhicules, faisant penser que le rendez-vous est en train de se dérouler, alors qu'en vérité, il ne s'agirait que d'un leurre, le lieu étant au préalable piégé par une quantité importante d'explosifs pour neutraliser définitivement mes adversaires. Le rendez-vous aurait lieu au même moment bien loin de toute cette agitation. Mais ce n'est que le point de vue d'un "bourrin" des Spestnaz."

Amanda émit la prémisse d'une rire franc - sans être moqueur -, c'est vrai que c'était un peu bourrin comme façon de faire, mais elle savait pertinemment que les américains faisaient pareil en situation de combat, tout du moins dans les zones de conflits. C'est là que l'on pouvait voir l'expérience de l'agent Ballschov transparaître. Il devait avoir l'habitude des escarmouches et des opérations d'assaut. Cela la rassura quelque peu. L'Initiative lui avait envoyé le soutien idéal pour ce genre de situation. Elle parla, de nouveau en anglais, avec une voix douce comme si quelqu'un d'autre dormait.

"C'est vrai que ça n'est pas la technique la plus délicate qui soit. Mais pour que tout ce tintamarre soit crédible, il faut qu'une échauffourée de la sorte soit dirigé contre quelqu'un, et le seul adversaire possible ici, c'est l’État ; les habitants ne se risqueraient pas à ce genre de chose, ils préfèrent se tirer dessus entre eux et pas faire la guerre. Et comme je doute que l’État ait l'intention d'entrer dans cette zone, puisque nous sommes les seules personnes à s'occuper de l'affaire, on pourrait dire qu'une canonnade sonnerait creux. * Silence. * En tout cas, s'ils utilisent ce genre de technique, ce serait le signe qu'ils ont le soutien du gouvernement et des médias ainsi qu'un moyen de repli très efficace."

Elle laissa le silence prendre place, comme pour réfléchir à ce qu'elle venait de dire. Dans quelles proportions la corruption donnait accès à certains avantage ici ? Chaque pays avait ses seuils de corruptions, à tel point qu'on pourrait en créer des barèmes, si ce n'était déjà fait. Mais pour le moment, la logique voulait que l'ennemie emplois des moyens discrets. La façon dont ce dernier tenterait de s'emparer du colis déterminerait en partie ses moyens et le dévoilerait un peu plus. C'était ça ce qu'il fallait faire : l'inciter à sortir de l'ombre.

"- Vous feriez mieux de vous rendormir, non pas que je veuille être tranquille ou bien que je prenne du grade, mais vous risquez d'en avoir besoin. De toute manière, si il y a un problème, je vous réveille aussitôt. Faites moi confiance, j'ai l'habitude de ce type d'opération.
- Je reprends le poste dans deux heures."

Elle savait très bien qu'elle serait réveillé avant, elle n'avait déjà presque plus sommeil. Mais puisqu'il en avait l'habitude - comme il disait - alors autant en profiter. Et puis, elle avait fait une nuit blanche il y a deux jours. Elle pouvait passer outre, le sommeil ne lui posait pas trop de soucis. Cependant elle voulait être le plus efficace possible et cela impliquait parfois ne pas se surestimer.




Le lendemain, ou plutôt quelques heures plus tard, plus particulièrement vers 11h du matin, Amanda était en train de se rafraîchir. La chaleur n'était vraiment pas sa tasse de thé. Elle qui avait l'habitude du climat souvent pluvieux et maussade de l'Amérique du Nord-Est, les bouffées indiennes lui faisaient l'effet d'un four, très désagréable. Malgré tout elle se retenait, allant se rincer une fois toutes les cinq heures en vitesse. Elle était en train de remettre ses ranger quand ça s'était produit (son gilet pare balle et tout le reste de l'équipement était sur elle maintenant qu'ils approchaient du jour de la transaction).

Un homme était sortit précipitamment de la cabane des trafiquants. Il semblait boiter et avait les vêtements grossièrement déchirés. De plus, on pouvait observer que le col de sa chemise bleue avait été foncé... par quelque chose de manifestement rouge. Il paraissait désorienté et tendait les bras en avant, la tête légèrement penché, s'approchant lentement d'un groupe de gens qui étendaient du linge plus loin.
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Mar 13 Mar - 21:02

La jeune femme n'a pas l'air tant distante que ça finalement, et même si en surveillance elle est plus avantagée que moi, et qu'elle a sûrement plus d'expérience, bien que de mon côté, j'ai aussi un bon palmarès d'heures de surveillances, dans des conditions plus que dérangeantes ou mauvaises parfois ; elle semble n'avoir que trop peu d'expérience en matière de combat. On sens bien qu'elle s'inquiète un peu dans ces paroles. C'est normal, au début j'étais pareil, enfin il me semble.

De toute manière, je ferai tout ce qu'il faut pour que tout se passe du mieux possible pour elle, quitte à me pénaliser. Je n'ai pas envie de voir une autre personne mourir sans que je ne puisse rien faire, j'ai eu ma dose, dans la GRU. Et puis pour moi je n'ai pas à m'en faire, je suis assez résistant, et j'ai une assez bonne expérience, bien sûr, rien comparé à d'autres, mais je pense me défendre pas mal sur ce palmarès là. De toute manière, je ne me suis jamais vraiment sur-estimé, ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer.

Les heures passent, je consacre autant de temps à surveiller que tout aille bien dehors que pour elle. Depuis quand je m'attendris pour les occidentaux ? Je me ramollis moi, Viktor voudrait rire à me voir comme ça. On va mettre ça sur le dos de l'esprit d'équipe, je pense l'avoir toujours eu, on me l'a rapproché comme on me l'a félicité. Plus d'une fois j'ai mis ma propre vie en danger pour sauver mes camarades. J'aurais dû mourir plus d'une fois à cause de mes conneries, mais je suis encore là, un mal pour un bien.

Bientôt 11 heures. Je tourne en rond, je me prépare, j'attends. Rien ne se passe, comme d'habitude, et je sens que doucement, je commence à m'impatienter. C'est ce que veulent nos cibles, elles sont loin d'être idiotes, voir même très futés. J'ai bien peur qu'on est affaire à la terrible mafia russe, très connue pour son trafic d'armes et de drogue international, surtout dans les zones de conflits, comme l'Afghanistan, l'Irak, le Sierra Leone, la Somalie, et tant d'autres pays. Des pays, ou des organisations, qui payeraient très cher, oh oui, très très cher, pour obtenir des armes bactériologiques comme celles-ci. L'Iran, la Corée du Nord, le Pakistan, la Syrie, la Géorgie, des dizaines de pays potentiels, et des dizaines d'organisations potentielles. L'enjeu est de taille, ça c'est sûr.

J'observe discrètement l'américaine, en train de se rafraîchir. Cette chaleur ne me dérange pas tant que ça, même si je préfère la morsure âcre du froid de l'hiver russe, ou bien la chaleur humide de l'été moscovite. Je la vois qui remet sa paire de chaussures d'interventions, typiquement américaines. J'ai pu opter pour une paire de bottes de saut russes, simples, efficaces, et très robustes. Elle, comme moi, est tout équipée, et prête à partir à n'importe quel moment. Les armes et les chargeurs sont eux-aussi prêt, et, nous pourrions partir à n'importe quel moment.

Je m'approche doucement de la fenêtre, et, j'aperçois, très mal et très loin, un homme au comportement suspect, du moins qui m'a l'air suspect. Pour moi, c'est le moment d'intervenir, même si je n'en ai pas vu plus. Mon équipement, composé de mon gilet pare-balles bleu marine, de mes gants, d'un tee-shirt noir et d'un jean bleu délavé, est déjà sur moi, aussi, il ne me reste plus qu'à me munir de mon fusil et d'une oreillette bluetooth posée sur la table, ce que je fais sans plus attendre.

Je m'empare du fusil d'assaut compact, l'arme, non seulement pour lui faire comprendre que je suis prêt, mais en plus pour que l'arme soit utilisable. Quelques heures plus tôt, je vérifiais qu'elle était complètement opérationnelle, sans le moindre démontage. Je la regarde droit dans les yeux, et lui pose une dernière question :


« Vous me faites confiance ? »
Vladimir BallschovPrivateavatarMessages : 24
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Jeu 15 Mar - 21:30

L'agent Ballschov s'était précipité vers son arme, il semblait paré ; Amanda en déduisit que l'action se profilait. Elle venait juste de finir son laçage quand il lui demanda si elle lui faisait confiance, quelle drôle de question. Elle qui avait pour principe de ne faire confiance à personne était pourtant bien sûre de la fiabilité des agents de l'ORS. Rien n'était infaillible certes, mais l'Initiative mettait tout les scrupules du monde à éviter les individus louches. Elle s'empara de la lunette et regarda le spectacle par elle même. C'était pas tout mais elle ne savait pas ce qu'il ce passait, elle.

"La confiance c'est bon pour ceux qui ont des doutes." se contenta t-elle de lancer, pas vraiment concentré sur ce genre de débat, il y avait effectivement du nouveau et ça, c'était important. Cela dit, ce qui se profila dans sa lunette était loin de ce à quoi elle s'était attendu. Rien qui ne la déstabilisa cependant, cela ne lui paraissait en soit pas étonnant. Apparemment, les mystérieux commanditaires n'avaient fait qu'une erreur, mais une de taille : ils avaient laissés les trafiquants s'occuper de la diversion. Il fallait croire que l'adage "on n'est jamais mieux servit que par soi même" s'appliquait particulièrement à ceux-ci. En principe, le coups du zombie n'avait rien d'une mauvaise idée, mais dans la pratique ils s'y étaient très mal prit. Cela voulait-il dire que leur grosse cible ne connaissait rien du Solanum ? En tout cas ce qu'elle voyait n'avait rien d'un infecté. Ce n'était qu'un mauvais jeu d'acteur tout au plus. Depuis quand les infectés se comportaient comme des morts-vivants de mauvais film de série Z ? La démarche boiteuse, la bouche entrouverte dans une expression débilité, le sang sans blessure, il n'y avait pas un détail qui ne décrédibilisait les personnage.

"Tiens tiens, voyez vous ça. Si ce blaireau est dehors, le colis ne tardera pas, observons.". Amanda dirigea la lunette vers la planque des trafiquants, attendant patiemment. Ils ne mirent pas trois minutes à se bouger. Comme elle s'y attendait depuis la sortir du pseudo zombie de foire, ils sortirent par derrière et prirent la direction du nord. Elle empoigna son AK et se dirigea vers la sortit, son oreillette déjà posé là où était sa place.

"C'est bon, ils sont là. On est partit." Le duo sortit rapidement du bloc, se dirigeant vers le chemin que parcourait leur cible. Arrivé à une intersection, ils pouvaient voire à environ cinquante mètres le groupe qu'ils suivaient se retourner. Le faux zombie courrait vers eux en hurlant pour les alerter. Ils sortirent des armes tandis qu'Amanda se mit à couvert, en joue et prête à tirer si l'hostilité s'annonçait.

Spoiler:
 
Neptelli AmandaLieutenantavatarMessages : 29
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Dim 18 Mar - 18:14

Tout en regardant le spectacle de par la lunette, elle me réponds, d'un ton assez évasif, peu concentré, que la confiance, c'est bon pour ceux qui ont des doutes. Typiquement américain ça, mais juste avant une action qui sera difficile et instable, mieux vaut ne pas se froisser. Je laisse donc passer, bien que ce ne soit pas totalement dans mes habitudes. C'est uniquement pour cause de bonne entente durant l'opération que je me tais, mais c'est assez frustrant, surtout lorsqu'on a pas l'habitude de ne pas l'ouvrir quand ça ne va pas. Enfin, passons. Désormais, je n'attends qu'une chose : qu'on se retrouve en bas, en plein combat. Bizarre hein, cette impatience d'aller au feu ? Faut croire que je suis pas normal.

La jeune femme déduit bien vite qu'il s'agit d'une diversion complètement raté. Ce qui montre bien que je ne connais vraiment pas le "Solanum", comme elle m'en a déjà parlé. Je lui laisse cet avantage là, le mien sera beaucoup plus utile dans quelques instants, enfin, j'espère. Non pas que je me vante, mais je pense avoir plus d'expérience qu'elle au niveau du combat, du moins ne serait-ce que dans la confiance que j'ai en mes capacités. Nous verrons bien ça, mais je ne suis pas en concurrence avec elle, donc de toute manière.

Finalement, je la vois qui empoigne son AK. Je mettrais ma main au feu que cette fois, c'est la bonne. Sans un mot, j'arme mon fusil, prêt à m'en servir si la situation l'impose. Je connais très bien cette arme, pour l'avoir manié des centaines de fois, pour avoir vidé des milliers de cartouches de 5,45mm M74. Alors je pense que m'en servir, même après une petite période où je n'ai pas manié d'armes à feu, ne devrais poser aucun problème.

Elle m'adresse à nouveau la parole, me signale qu'ils sont là. Je n'attends pas la suite que je me met en route. Nous sortons rapidement du bloc, et nous nous dirigeons vers le chemin que nos cibles empruntent. Pour le moment, aucun problème, nous nous suivons parfaitement sans nous gêner, nous avons pu, sans aucun problème, atteindre une intersection sans même ouvrir le feu.

Mais arrivé à l'intersection, le groupe se retourne et nous avons un "premier contact" avec le faux zombie, qui se met à courir sur nous. Arme en joue, je me positionne derrière un cadavre de bidon métallique plein d'ordures. Pas une couverture idéale, mais toujours mieux que rien, les déchets ralentiront les projectiles. Je vise l'homme, au niveau de la jambe, mais ne tire pas encore. Au moindre mouvement hostile, je tire une balle qui l'atteindra certainement au tibias ou à la cheville, et qui lui vaudra quelques bonnes semaines d'hôpital, sans risquer sa vie tout du moins. J'espère que ma collègue n'a pas pour intention de le tuer...
Vladimir BallschovPrivateavatarMessages : 24
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde Dim 25 Mar - 14:44

Amanda était à couvert, son coéquipier aussi. En joue, il semblait attendre le bon moment. Le faux infecté quant à lui s'était aussi retourné. Il eut une moue de surprise lorsqu'il vit les deux agents de l'ORS, à croire qu'il ne les pensait pas aussi rapides, il fallait dire que ça leur changeait de la police indienne. Néanmoins ils ne firent rien pour l'instant, les agents comme les trafiquants. Amanda réfléchissait. La situation n'était pas au mieux, mais elle n'était pas au pire. La diversion les avaient alertés, pourtant ils devaient les conduire à leur cible principale. S'ils étaient des professionnels, ils se seraient rendus directement, ou tout du moins auraient tenter de se disperser. Mais il était certains qu'ils n'en étaient pas. Il fallait donc s'attendre à une réaction digne de tous les petits criminels sans importance de ce nom : se réfugier vers le plus gros. Pour avoir travaillé longtemps dans la police et un peu au FBI, elle connaissait bien ce genre de comportement : lorsque l'ennemie inexpérimenté se sentait compromit et en danger, sa préoccupation première était d'assurer sa survie. Et lorsqu'il devait livrer un colis pour un gros mécène, il allait tout de même chez lui, pas pour tenir ses engagements, non, mais pour y être protégé. Leur cerveau sous pression ne pouvait alors pas comprendre une chose très importante : ceux qui faisaient ça avait toutes les chances du monde de se faire liquider par leurs employeurs.

Mais il fallait croire que ceux-là n'échappaient pas à la règle. Le groupe de quatre commençait à se disperser. Ils se mettaient à couvert derrière des murets et autres caisses de bois lourdes. L'un d'eux portait un sac de sport sur son dos.
"C'est notre homme, s'ils se séparent, on doit pas le perdre. Il est temps de passer à l'action pendant qu'ils sont encore un peu déboussolés."

Amanda pensait bien que sont coéquipier serait parfaitement à la hauteur, il avait l'air taillé dans l'acier trempé. Elle s'inquiétait juste de savoir s'il était du genre à avoir un regard sur les dommages collatéraux ou non. Alors que l'homme déguisé trébuchait pour se cacher, son rôle étant terminé, Amanda ouvrit le feu en direction des deux hommes qui n'avaient pas le Solanum, plus pour les faire fuir qu'autre chose, mais lorsqu'elle pensa au fait que le sac de sport était peut être un leurre et que la séparation du groupe en deux parties était sans doute planifié dés le début, jusqu'à la diversion raté sans doute, elle tira dans la jambe de l'un d'entre eux pour le blesser. Dieu sait si un homme blessé par balle après une fusillade ne passait pas inaperçu dans un endroit comme celui-ci et à eux deux ils formeraient sans aucun doute un bon duo pour interroger des personnes qui les auraient vu s'enfuir si jamais ils étaient les véritables détenteurs du colis. La traque, s'était son rayon, plus que la guérilla urbaine en tout cas, à laquelle l'agent Ballschov semblait prendre part avec une certaine exaltation, à moins que son imagination ne lui joue des tours.

Lorsque le premier homme fut blessé, il s'écroula à terre en se cramponnant à sa jambe comme à une bouée de sauvetage. Le second quant à lui répliqua. Il avait une arme plutôt rustique mais savait bien s'en servir. Heureusement, Amanda s'était mit à couvert directement après son tir. Elle entendait les ploc-ploc réguliers des balles qui s'écrasaient dans le vieux béton et était tourné vers le russe, qui lui était caché... derrière un baril ? Sa première réflexion fut de se demander s'il était taré, la seconde combien de balle son organisme pouvait supporter avant qu'il ne tombe inconscient. Mais comme elle l'avait dit, elle n'avait même pas besoin de faire confiance. A chacun sa façon de faire et elle pouvait voir que malgré ses méthodes bien différentes, ne serait ce que pour la couverture, il s'en sortait à merveille.

Lorsque le second homme fut neutralisé, elle fit signe de mouvement. Ils bougèrent dans un imbroglio de dédales, puis étaient montés légèrement en hauteur (les bidonvilles étaient toujours très riches en 'reliefs urbains'), regardant de temps à autres depuis un point d'observation discret et rapide qu'ils avaient toujours les deux autres cibles en chasse. Mais au fur et à mesure qu'ils avançaient, un bruit de fond se distinguait de plus en plus. Un bruit qui battait l'air, de plus en plus fort, et très rapidement. Un bruit... d'hélices. Les deux agents purent remarquer que leurs cibles se dirigeaient vers une autre immeuble abandonné, semblable à celui dans lequel ils avaient passés la dernière journée. Sur le toit, une lumière orange se démarquait péniblement de celle du jour. On distinguait surtout la fumée, une petite fumée pas très épaisse qui était censé mettre en valeur la lumière dégagé par une torche de détresse. L'hélicoptère se dirigeait apparemment vers ce toit qu'il était tout juste possible de distinguer au vu de la forte réduction du panorama qu'occasionnait les constructions dans l'artère desquels étaient Ballschov et Netpelli.



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Neptelli AmandaLieutenantavatarMessages : 29
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MessageSujet: Re: [en cour ; privé] Inde

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[en cour ; privé] Inde

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