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[en cours ; ouvert] États-Unis

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MessageSujet: [en cours ; ouvert] États-Unis Mar 14 Fév - 11:08

Minneapolis - Minnesota
Le fugitif aux milles visages.



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Amanda sirotait sa bière en attendant dans cette salle de la Walter Library de l'université du Minnesota. Une grande salle, une grande salle vide, ou presque. Elle était là depuis quelques jours déjà, des problèmes à régler au centre local, un truc en rapport avec un manque de ressources au niveau des instructeurs. Elle avait constaté les dégât et, en effet, il leur manquait quelques moyens afin de mener leur mission d'entraînement à bien. Tout le monde ne pouvait pas se vanter d'avoir les dispositions de Washington et malgré un effort de la part du DGPI ces derniers temps pour répartir correctement le budget, il y avait encore quelques inégalités.

Et puis, alors qu'elle avait tout juste fini, on lui annonçait déjà sa prochaine mission. Elle avait eut envie de leur dire d'aller se faire voir. Une semaine intensive de paperasse, elle préférait encore une remise à niveau bien violente en situation de combat. Mais les ordres étaient les ordres et au vu de la nature de la mission, elle savait que le centre de Minneapolis ne pourrait pas être des plus efficaces. Leurs problèmes de ressources étaient aussi humains. On lui avait envoyé toutes les données nécessaires et lui avait annoncé les renforts : l'agent MacGregor et l'agent Lorenson. Si elle avait déjà un certain nombre de missions aux côtés du premier à son actif, elle n'avait encore jamais coopéré avec le second. Mais elle savait qu'il y avait de grandes chances pour qu'il s'agisse d'un civil. Ce genre de mission nécessitait souvent la présence de spécialistes du domaine et il fallait dire que ni elle ni Peter n'en faisaient partie.

Elle avait donc prit les dispositions et assuré le PC à cet endroit car il était bien placé et que les infrastructures permettaient une bonne communications avec le central. Et puis leur objectif n'était-il pas également à l'analyse ? Ils disposeraient d'un bon matériel ici. Elle était donc là, dans cette grande salle en sous sol d'une université à dévorer un sandwich par manque de temps et à le faire descendre avec une blonde. Les documents étaient mathématiquement classés et savamment disposés sur la table. Il s'agissait des dossiers des victimes et des possessions du suspect. Sur un tableau Veleda, un projecteur envoyait une carte de la côte Est, des points reliés par une ligne étaient tracé, indiquant certaines villes et certains réseaux routier. Sur la grande table blanche, d'autres cartes - en papier celles-ci - étaient disposées sur lesquelles Amanda avait réalisé quelques tracés de couleurs différentes. Tout en mangeant, elle potassait un manuel qui parlait de statistiques criminologiques. Il lui avait fallut lire pas mal d'autres bouquins avant de comprendre celui-ci, mais sa faible formation en mathématique était surpassé par sa volonté quasi viscérale d'en venir à bout. De plus, ce pavé était vraiment de circonstance, elle avait donc mit les bouchées doubles.

Pour cette mission, elle ne s'était pas munit d'un équipement militaire, elle était donc resté en civile : tailleurs, bottes et chignon tout ce qu'il y avait de plus propre sur soit. A y repenser, elle n'aurait peut être pas autant attiré les regards des jeunes étudiants si elle s'était vêtue comme un mec, mais ça aurait tout de suite été moins crédible avec ses fausses accréditations du FBI. Elle avait pioché dans le relais de la ville ce dont ils auraient besoin, le tout était dans une malle, bien au chaud. Elle n'attendait plus que le reste de l'équipe pour commencer son briefing.
Neptelli AmandaLieutenantavatarMessages : 29
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Mer 15 Fév - 0:03

Peter s’installa au volant son Land Rover Discovery rouge bordeaux qui était garé dans le hangar de la base McNair. Il se remémora sa check-list perso, et en déduit qu’il n’avait rien oublié. Il partait en mission, dans le Minnesota. C’était pas la porte à côté, son GPS lui indiquait près de vingt heures de route pour deux milliers de kilomètres. Lui tablait carrément sur une bonne journée entière. Il ne fallait pas se surestimer lorsqu’on conduisait. C’était facteur d’accident, et il ne voulait pas en avoir un, encore moins avec ce qu’il transportait à l’arrière. A savoir tout le complément de matériel pour la mission dont il ne connaissait pas l’objectif. Ca rendait toute préparation délicate, mais il estimait avoir pris l’essentiel : deux pistolets automatiques, un P226 (qu’il porterait sur lui) et un Glock 19, davantage pour Abi que pour lui. Son Colt M4A1 et celui d’Amanda bien qu’elle ne l’ait pas demandé. Des gilets pare-balle civils noirs, talkie-walkie et des amphet’ pour lui si il avait un coup de bourre et surtout, deux cartouches de clopes, et deux-cent grammes de tabac à rouler virginien. Le véhicule avait été équipé de fausses plaques, vrai faux certificat d’immatriculation au nom du FBI. Et enfin il avait cinq cent dollars US en liquide pour faire les trois pleins d’essence minimum du trajet.

Bon d’accord c’était pas du tout ça ses instructions, normalement il aurait dû prendre le minimum de matériel et l’avion avec Abi, le lendemain matin à dix heures et trente minutes. Mais il voulait être seul, avoir un peu de temps pour réfléchir. Quelque chose le minait depuis la veille au soir. Il n’avait pas dormi, son haleine puait le tabac froid, et les relents de whisky bon marché. Il avait pour éviter toute question chargé très tôt, et prévoyait de partir sur les coups de six heures, après un léger sommes favorisé par les restes d’alcool présent dans son cerveau.

Une marche écossaise à la cornemuse se mit à sortir depuis son téléphone à six heures. A six heures et trois minutes, le Rover sortait du garage du fort, direction Minneapolis dans le Minnesota.

L’écossais n’avait pas mis de musique contrairement à son habitude, il roulait sur les routes qu’il avait choisies, à savoir pas d’Interstates, pas de voie rapide, que de la route tranquille, et agréable. Vers sept heures il appela Abi qui ne répondit pas. Il lui laissa un message :


- Hello Abi, c’est Mac. Changement de plan, je suis déjà parti pour Minneapolis par la route. J’y serai demain. Amanda est pas au courant. Garde ça pour toi donc, mon billet d’avion a été annulé, donc tu voyage seule. Là-bas tu loueras une voiture, et tu iras jusqu’à notre destination finale. A demain, ou à tout à l’heure si tu m’appelle. Bisous.

Son humeur changeait lentement, la solitude lui permettait de décortiquer sa dispute matrimoniale de la veille au soir. Sa femme avait voulu savoir ce qu’il foutait dans cette base, il lui avait opposé le secret-défense. Elle n’avait pas accepté cette fois-là. Il était trop souvent absent du domicile ces derniers temps. Toujours sans explication, ou alors laconique style « c’est le boulot ». Il comprenait qu’elle craque. C’était normal. Il l’appellerait tout à l’heure, du moins s’il trouvait la volonté de le faire. En attendant il décida de dérider l’atmosphère morne du véhicule. Il ouvrit la fenêtre et s’alluma une clope. La première de la journée seulement. Et il trifouilla son autoradio pour mettre un petit prodige du violon : David Garett. Mélange de rock et de classique, exactement ce qu’il lui fallait en ce moment.
Le piratage c’était peut être mal, mais au moins grâce à cela, Mr Garett avait un passionné de plus à son écoute.

Il se renfrogna sur son siège, cela faisait seulement deux heures de route, il en restait presque vingt. Il regrettait finalement de ne pas avoir associé Abi à ce voyage, sa compagnie aurait pu être plaisante à la réflexion. Tant pis, elle appellerait peut être, et sinon il ferait son vieux loup solitaire, en chasse d’une proie dont il ignorait tout. Si c’était bien de chasse dont on parlait.

Son mégot passa par la fenêtre, il s’alluma déjà la cigarette suivante.


MacGregor PeterSergent-chefavatarMessages : 68
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Mer 15 Fév - 18:44

L’université du Minnesota. Abigail en avait entendu parler quand elle était encore à White Sands, et y avait fait un court séjour 2 ans avant son intégration dans les rangs de l’Initiative. Elle avait bien sympathisé avec un des professeurs du département de physique. Ça ne lui déplaisait pas d’y retourner. Outre le fait que cela lui permette de faire sauter un rendez-vous avec le psychologue de la base qui aurait fini par l’ennuyer profondément, ça lui donnait une occasion de retourner sur le terrain, malgré son statut de reléguée au labo.

En montant dans sa voiture pour se rendre à l’aéroport de Washington-Dulles (car oui, il y a de un bout de chemin entre Washington DC et Minneapolis), elle se remémora en vitesse les instructions qu’elle avait reçues. Elle devait se rendre à l’Université du Minnesota et y retrouver 2 autres agents de la base. Jusqu’ici, rien de bien méchant. Le reste devait suivre une fois l’équipe formée.

Et quelle équipe. A ce qu’elle avait cru comprendre, elle se retrouverait à nouveau à faire équipe avec Peter McGregor. Le même qui l’avait formée aux armes. Formation qu’elle avait mise en application pas plus tard que le mois précédent dans des circonstances qui lui avaient valu plusieurs semaines de quasi-mise sur la touche. Le troisième larron serait une larronne. Amanda Neptelli. Elle la connaissait de réputation. Un agent très compétent, à ce qu’elle avait entendu dire, même si elle ne l'avait encore jamais rencontrée.

Sur le chemin, elle se rappela un curieux épisode de la veille. Son portable avait sonné vers 7h du matin, alors qu’elle était déjà descendue pour le laboratoire. Son correspondant lui avait laissé un message le temps qu’elle se rende compte de son oubli et remonte le chercher. Un bien curieux message. Elle devait partir seule pour le Minnesota et garder certaines infos pour elle. Bizarre…

Son avion décolla à l’heure prévue, 10h30, mais leur arrivée fut retardée par des bourrasques de neige sur le Minnesota. Habituée qu’elle avait été, en grandissant et commençant sa carrière dans le sud-ouest des USA, à des températures plutôt clémentes en hiver, elle s’habituait toujours à ces hivers très froids. Elle récupéra ensuite sa voiture de location, une Ford, et se mit en route vers l’université.

Le bâtiment principal restait toujours aussi impressionnant. En entrant dans le hall principal, elle se fraya un chemin dans la foule d’étudiants pour se diriger vers le sous-sol et la Walter Library. Les élèves s’écartaient spontanément de son chemin. Sans doute la prenaient-ils pour une des enseignantes, avec son allure stricte mais ouverte, son tailleur anthracite parfaitement ajusté, son ordinateur portable surpuissant et son attaché-case.

Elle arriva finalement dans la Walter Library, et se dirigea vers le sous-sol, où on lui avait dit de se présenter. Après avoir décliné son identité au vigile devant la porte, elle put enfin entrer. La salle était pratiquement vide. Quelques étudiants, disséminés entre les rayonnages. L’un des bibliothécaires, là-bas dans le fond. Elle déambula le long des bibliothèques, cherchant son contact d’un œil, l’autre se promenant sur la tranche des livres.

Elle le localisa enfin. Une personne à la peau très pâle, les cheveux noirs remontés en un chignon, en tailleur. Elle était attablée devant un ensemble de cartes de la côte est des USA, de la région et une série de dossiers. Au mur, sur un tableau blanc, une carte avec des tracés de déplacements. Elle avait bien trouvé l’agent Neptelli. Et McGregor qui n’était toujours pas arrivé. S’emparant de son téléphone dans son sac, elle lui tapa un texto avant de continuer :

« Arrivée sur site. ETA ? Tout OK ? Abi»

Puis, remettant son portable dans sa poche, elle s’approcha de la table et eut un meilleur aperçu des dossiers : des dossiers de victimes. Et elle lisait un épais volume de statistiques criminologiques. « La chasse va bientôt s’ouvrir pour nous, on dirait… » pensa-t-elle.

« Agent Neptelli ? Abigail Lorenson. » se présenta-t-elle en lui tendant la main en même temps qu’elle posait son PC portable sur un coin libre de la table. Mieux valait s’en tenir là, pour l’instant, elle aurait sans doute beaucoup à dire. Restait juste à attendre Peter…

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Abigail LorensonDocteuravatarMessages : 131
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Sam 18 Fév - 18:55

Citation :
Les variables présentés aux chapitres 4 à 7 nous permettent parfaitement de réaliser ce genre de traçage et d'estimer graphiquement la probabilité d'une récidive dans une zone de rayon correspondant au carré de l’algorithme présenté en page 81. La comparaison d'une courbe avec un tracé géographique permettent une approche sûre, faisant apparaître toute trace d'erreur humaine dans les calculs. En cas de courbe leptokurtique, les probabilités de récidives sont proches de 1. Une meilleure appréhension...

"Agent Neptelli ? Abigail Lorenson."

Amanda leva la tête en un instant pour découvrir le visage de la jeune femme qui se présentait à elle. Refermant son livre dans un claquement sec, elle se leva et lui serra la main. A première vue, elle semblait un peu contracté. Elle avait ce quelque chose de trop professionnel qui la gênait un peu. Étant incapable d’admettre que c'était parce que cette attitude lui faisait penser à elle même, elle tenta de ne plus y faire attention du mieux qu'elle put et tâcha de mettre un peu d'ordre sur la table. Il n'y avait rien à arranger. C'était ça le problème quand on était un peu maniaque : dés qu'on voulait s'occuper, ça n'était certainement pas en rangeant quelque chose que l'on le pouvait. Elle envoya alors sa bière et son emballage de sandwich à la poubelle, tout en parlant à son interlocutrice.

"L'agent MacGregor n'est pas encore là ou il traine la patte à venir ? Sans doute un problème de famille. Je suis désolé je n'ai pas eue le temps de lire votre dossier au grand complet, je sais juste qu'il vous a fait passer les tests... il a habitude de ne pas y aller avec le dos de la cuillère à ce qu'on dit."

Elle se rendit prêt de la porte et la referma, puis tira les stores. La salle était isolé du reste de la bibliothèque par des cloisons de plastique transparentes, comme il y en avait beaucoup dans les bureaux d'entreprises et dans les commissariats. La lumière du dehors pouvait tout de même entrer par les petites lucarnes.

"Je vais attendre qu'il vienne pour commencer le briefing mais je peux d'ores et déjà vous parler de votre rôle dans cette mission. J'ai reçu toutes les instructions à donner mais si ça nous prend plus de temps que prévu vous pourrez toujours avoir un petit complément là dedans. * Tendant une clé USB. * Apparemment vous êtes surtout formé pour le domaine du vivant. J'espère que vous avez bien suivie l'instruction concernant les procédures d'échantillonnages cérébraux et les tests d'activité cognitive parce que vous en aurez grandement besoin. On pense qu'on a à faire à un cas rare d'entité commandé. Leur existence n'est pas prouvé et ils attendent de vous que vous vous prononciez sur sa nature, vous pourrez faire large usage d'un équipement sophistiqué lorsqu'on aura réussit à appréhender l'entité. Pour plus de précisions, nous allons devoir attendre l'agent MacGregor."

Ses bras et ses jambes étaient croisées. Elle n'attendait pas de questions de la part d'Abigail, mais elle l'observait, elle regardait la façon dont elle s'appropriait les informations, non seulement celles qu'elle venait de lui fournir mais aussi et surtout celles qui étaient présentes sous forme de dossier et sur lesquelles cette dernière baladait méthodiquement ses yeux. Elle avait le profil d'une scientifique au delà de son apparence physique et de ce qu'elle connaissait déjà d'elle. Un agent comme MacGregor ou elle même aurait déjà posé une foultitude de questions sur les conditions d’appréhension, sur les victimes, la logique des meurtres et surtout sur les moyens du HSO. Mais Amanda savait ce qu'il se passait dans sa tête. Elle essayait de connecter les détails pour se faire elle même sont petit briefing, pour se préparer et ainsi mettre plus facilement en relation les éléments lors du vrai briefing. Elle devait sans doute déjà être en train d'anticiper les moyens qu'elle mettrait en œuvre et les expérimentations possibles pour déterminer le caractère du HSO comme le lui demandait sa mission. Mais aussi et surtout, elle devait sans doute se demander pourquoi diable on lui avait donné un objectif pareil alors qu'elle était une biologiste.
Neptelli AmandaLieutenantavatarMessages : 29
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Sam 18 Fév - 20:41

Il était à peu près midi, en plein Minneapolis, à côté d’un Bravo Kilo, surnom des Burgers King dans l’armée britannique. L’agent MacGregor roupillait dans son tout-terrain, après un repas déséquilibré dont les cadavres ornaient son siège passager.

Il avait roulé pendant presque vingt-deux heures, avec quelques pauses café, il avait craqué à cinq heures du matin et avait pris un shoot de speed qui lui avait refilé le coup de fouet pour arriver en banlieue de sa destination. Balayée par des bourrasques de neige. Cela l’avait bien ralenti, malgré le Land Rover il y était allé molo, enfin un peu. La neige ça glisse, et pneus neige ou pas, ça glissera toujours.

Il avait fini par arriver à Minneapolis au matin, vers dix heures, et son estomac le réclament, il s’était arrêté à un Bravo Kilo sur la route, un bon menu plus tard, il avait fumé une cigarette, et essayé d’appeler sa femme, sans plus de résultat que la veille.
Et sans même le vouloir il s’était assoupi pour se réveiller deux heures plus tard, tiré de sa torpeur par la sonnerie de son téléphone qui lui annonçait un message. Abi, elle était à destination et voulait savoir ce qu’il foutait. Pas de réponse, il remit le contact, et se remit en route. Il était tout à côté de l’université qui était aussi le point de RV.

Il atteignit celle-ci en vingt petites minutes, trouva une place à côté d’une Ford, et s’arrêta deux minutes. Il avait choisi de soigner sa tenue, un jean, une chemise blanche, un pull en cachemire gris et un manteau en laine noir. Il passerait sans trop de soucis pour un prof, il s’était coiffé, avait taillé sa barbe. Il était comme n’importe quel prof, à ceci près qu’il portait sous sa veste, à sa ceinture un pistolet de guerre qui tapait dans les deux kilos.

Il se mit en quête du bâtiment, la bibliothèque, le sous-sol. Sa destination finale. En marchant vers celle-ci il put examiner en détail une espèce qu’il connaissait très mal. A leur âge, à une époque ou internet et les téléphones portables n’existaient pas, il pouvait voir en direct des massacres en Bosnie, un fusil d’assaut moche comme tout dans les bras.
Il n’avait jamais foutu les pieds dans une université, même pour draguer. La plupart de ces gens étaient tous plus ou moins antimilitaristes, donc impossible de lever une nana là-bas. Les choses ne devaient pas avoir changé, à part que l’hypocrisie était à son paroxysme. Antimilitariste, et joueur d’élite à ce jeu appelé Call Of Duty, vraiment bizarre non ?
Quoique le taux d’antimilitarisme dans ces lieux avait peut-être tout simplement baissé. Peut-être …

Il n’en avait rien à foutre en fait.

Il entra dans la cage d’escalier menant au sous-sol. Un vigile lui demanda une autorisation, une carte du FBI lui fournit toute les autorisations nécessaires pour entrer dans cette pièce. Il indiqua à l’écossais une pièce avec une cloison temporaire, du style qu’il détestait. Cloisonner les travailleurs pour augmenter leur productivité en les empêchant de de communiquer, une pratique qui était courante dans les entreprises, et contre-productive, remplacée aujourd’hui par des « open-space ». Mais bref, ce n’était pas le sujet du tout.

Il frappa et entra sans attendre la permission. Ses deux collègues étaient là. Le bureau était à l’image de Neptelli : nickel. Bienvenue dans le monde des maniaques.

Il referma la porte, cette fois à clé.


- Salut Amanda, Salut Abi, z’allez bien ?

Il s’approcha de la table, aperçut dans la poubelle le cadavre d’une blonde. Ainsi que les reliefs d’un repas, mais c’était moins intéressant qu’une blonde quand même.

Il y avait sur la table une carte, et un livre de criminologie. Bon une carte de Minneapolis, ça n’avait rien d’impressionnant sachant que c’était leur site d’ops’, un livre de criminologie, ça sous-entendait ce qu’il espérait : un chasse à l’homme. Mac avait chassé dans sa jeunesse, un peu avec son oncle. Il avait trouvé le sport excitant, mais pas spécialement marrant. Il avait toujours une répulsion à tuer. Quand il avait été au SBS, il avait chassé des chefs talibans en Afghanistan, avec pour instruction d’essayer de les chopper en vie. Ça c’était bandant. Il adorait vraiment, surtout la fin. Le défi de ramasser un type en vie alors qu’il avait une kalashe dans les mains. Un vrai sport. Il lui manquait celui-là. Les évènements de Washington avec Abi avaient réveillé cette envie de faire.

Et ce n’était pas sa dernière mission, un opé de deux semaines de surveillance d’une bande de loup-garou à Londres, qu’on soupçonnait de se nourrir d’autre chose que de steacks de supermarché qui avait calmé cette envie. Soupçons non fondés, c’était ce que disait son rapport pour l’ORS avec les logs de l’opération.
Au moins cette opé lui avait permis de renouer avec le SAS qui dirigeait l’équipe qui lui avait sauvé les miches en Bosnie, Pierce Havoc c’était son nom. Un ancien de l’ORS, aujourd’hui contact officiel en Angleterre.

Bref revenons à l’affaire qui nous intéresse, et sans cigarette, on ne fume pas dans les sous-sols d’une bibliothèque universitaire.


MacGregor PeterSergent-chefavatarMessages : 68
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Lun 20 Fév - 0:16

Une petite dizaine de minutes après avoir échangé ces quelques mots avec l'agent Lorenson, Amanda vit un drôle d'oiseau entrer dans la bibliothèque et s'avancer de loin. Elle fit les yeux ronds un instant. Elle n'aurait jamais cru possible de voir MacGregor avec ce look. Elle se prit à penser que cela lui allait particulièrement bien pourtant. Toujours est-il qu'elle allait enfin pouvoir commencer son briefing. Elle était soulagé de le retrouver. Dans ce métier, il arrivait souvent que l'on soit envoyé à l'autre bout du monde rencontrer quelqu'un dont on ignorait tout. Avec sa paranoïa, ce n'était pas très bon et le stress était presque immanquablement au rendez-vous. Bien entendu, après avoir littéralement effacé sa propre personnalité au profil d'un rôle créé de toute pièce pendant deux ans, ce genre de détail était vraiment un problème de moindre acabit. Elle se réjouissait d'effectuer une mission avec au moins une personne qu'elle connaissait, et sa bonhomie n'était pas pour lui déplaire, ainsi que son paternalisme que d'autres trouvaient affligeant. Elle, aurait parfois souhaité avoir un père comme ça.

"- Salut Amanda, Salut Abi, z’allez bien ?
- Très bien et vous ?"

Ce ton froid et ce minimalisme professionnel ne l'avait jamais quitté, même face à un agent tel que MacGregor, qui connaissait l'Amanda agréable hors-travail pour avoir fait la vie dure à une bouteille d'alcool de bas étage après une mission particulièrement chiante et inutilement stressante. D'aucun dirait que cette double personnalité est une hypocrisie, pour elle, ce lui semblait être une distinction absolument indispensable entre sa vie privée et professionnelle. Quand on avait pour habitude d'être infiltré et de ne devoir rien dévoiler sur sa vraie personne, il ne valait mieux pas mélanger les deux. C'en était devenu biologique chez elle, fondamental.

Lorsque tout le monde fut bien installé, elle alluma des diapositives qui se projetèrent sur le tableau. On pouvait y voir des visages jouxtant des informations relatives à leurs propriétaires telles que le poids, taille etc., des images de scènes de crimes et des graphiques de relevés divers. Elle zappa pour en venir à celui qu'elle désirait : la fiche d'identité d'un homme qui semblait appartenir à l'Initiative.

"Le 3 février, l'agent Bardney de la section de New York est envoyé sur le terrain pour éclaircir une affaire de possession meurtrière : Jim Falt, aurait en effet, sous l'emprise d'une entité occulte, tenté d'assassiner sa petite amie Jenny Darned. Elle est grièvement blessée et lui est en garde à vue au commissariat central. Arrivé sur les lieux, c'est Bardney qui est assassiné. Le problème, c'est qu'il ne l'a pas été par Jim mais par l'agent de police qui était présent à ses côtés lors de l'interrogatoire ayant pour but de déterminer la nature occulte de l'acte. On estime qu'il s'agit en effet d'un HSO et que celui-ci est capable de changer de corps. Mais là n'est pas le problème. Outre le fait qu'un de nos agents ait été tué, l'ORS pense qu'il peut s’agir d'une entité contrôlé, un HSO normal n'obéit en principe qu'à un désir et reste fixé sur une personne, un lieu ou encore un affect. Alors que celui-ci..."

Le projecteur afficha la diapositive de la carte : le premier point à New York, le second à Lakewood dans l'Ohio et le troisième à Melvina dans le Wisconnsin.

"Le deuxième meurtre a été commit à Lakewood dans l'Ohio. Il s'agit d'un autre agent de l'Initiative, Edward Barckson. Il a été tué par le même agent de police qui a éliminé l'agent Bardney - l'officier Bill - mais cette fois-ci à son domicile privé, sa femme ayant même été blessé légèrement pendant le meurtre le 10 février. Bill a été arrêté mais bien entendu, ça n'arrête pas le HSO qui lui, a continué son chemin. Tout ce que l'on a trouvé comme lien entre ces deux agents, c'est qu'ils ont bossés en équipe il y a environ cinq mois sur une mission de transport/protection d'informateur pour une affaire en Croatie.

"La troisième victime a été tué à Melvina, dans le Wisconsin, un blède paumé, un citoyen lambda, l'équipe de renseignement de Madison n'ayant rien trouvé sur lui, on pense qu'il s'agit d'un dommage collatéral, l'officier Bill a d'ailleurs prit son véhicule.

"J'ai essayé d'avoir plus d'information sur cette mission en Croatie mais comme par magie, le service étranger qui coopérait avait remplacé sa section d'information au grand complet et un sinistre avait détruit toute la structure informatique, ils n'avaient donc plus aucune information à me fournir. Toujours est-il que d'après la section de Colombus, une troisième personne avait participé à la mission avec eux : un certain Oscar Patton. C'est sur lui qu'on doit miser. Il est non seulement en vie mais réside ici à Minneapolis. D'après nos estimations, il est la prochaine cible sur la liste de l'HSO. Nos objectifs sont donc de le protéger et de neutraliser l'entité. * S'adressant à l'agent Lorenson. * Vous, vous êtes là pour un travail bien spécifique.

"Les témoignages indiquent tous que le possédé était capable de parler et celui des précédents hôtes nous montrent une amnésie partielle, nous avons donc à faire à un type bêta. On connait donc la chanson : pour neutraliser le HSO, il nous faudra faire perdre connaissance à son hôte sans le tuer. Une fois que nous l'aurons, vous devrez l'extraire et déterminer si oui ou non, il porte des traces de... "programmation", en bref si on l'a obligé d'une manière ou d'une autre à commettre des assassinats stratégiques. Vous serez également présente avec nous sur le terrain.

On ne connait pas la dernière possession de l'HSO, nom de code Tango, donc on devra être extrêmement vigilant. Oscar Patton, nom de code Oscar, réside au 2407 Russell Avenue South, du côté de Kenwood. On le rejoint là bas et on devra chercher un autre endroit où l'emmener pour ne pas mettre en danger sa famille, qui elle sera sous protection de la police.

Des questions ou passe au matos ?"


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Neptelli AmandaLieutenantavatarMessages : 29
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Lun 20 Fév - 21:46

« OK. Voyons ce que nous avons là… » pensa Abigail en déchargeant le contenu de la clé USB dans son ordinateur. Elle commençait déjà à élaborer la batterie de tests nécessaires. Il lui faudrait toute une série de spectres thermiques et magnétiques des zones suspectes, et des relevés d’ondes thêta pour caractériser l’intensité de l’entité. Ensuite, éplucher méthodiquement tous les rapports pour déterminer quelles émotions ou désirs motivaient l’entité. Par contre, elle hésitait encore sur la méthode à employer pour démontrer que l’entité était commandée… Fallait-il l’attirer dans un piège, ou bien…

Un bruit dans la serrure de la porte la fit lever le nez de ses notes et des rapports d’enquêtes préliminaires contenus sur la clé USB.

« Salut Amanda, Salut Abi, z’allez bien ? »

Cet accent écossais, Abigail le reconnaitrait entre tous et identifia son propriétaire avant même de se retourner. Peter McGregor, son ancien instructeur Abigail n’eut le temps de le saluer que d’un mouvement de la tête. Avec l’agent Neptelli et elle, l’équipe était enfin rassemblée. Place au briefing…

Une entité occulte, ou tout du moins ce qui était supposé comme tel, était partie se frayer un chemin sanglant à partir de New York jusque dans le Wisconsin en passant par l’Ohio, et avait déjà tué plusieurs personnes, dont au moins 2 agent de l’ORS. Bizarre. D’habitude, les entités ne faisaient que suivre des émotions ou des désirs… C’était tout à fait nouveau et hors du commun, mais pour Abigail, ça n’en était que plus passionnant… Et d’autant plus inquiétant qu’elle avait l’apparence d’un officier de police, semble-t-il…

Amanda évoqua un lien entre les 2 agents décédés de l’ORS. Une mission en Croatie dont personne ne semblait se souvenir ou avoir gardé une trace. « Ca couve quelque chose, ça… Une entité d’origine croate, qui reviendrait exercer une vengeance ? Comment serait-elle arrivée ici ? Non, t’es en train de délirer, là, ma grande… Concentre-toi. » Leur rôle serait de localiser et protéger la personne qu’ils pensaient être la prochaine sur la liste de l’entité. Amanda se tourna vers Abigail.

« Vous, vous êtes là pour un travail bien spécifique. »

« Nous y voilà. » pensa la scientifique.

« Les témoignages indiquent tous que le possédé était capable de parler et celui des précédents hôtes nous montrent une amnésie partielle, nous avons donc à faire à un type bêta. On connait donc la chanson : pour neutraliser le HSO, il nous faudra faire perdre connaissance à son hôte sans le tuer. Une fois que nous l'aurons, vous devrez l'extraire et déterminer si oui ou non, il porte des traces de... "programmation", en bref si on l'a obligé d'une manière ou d'une autre à commettre des assassinats stratégiques. »

« OK… Ça va être coton si il se débat… Et moi qui serai en première ligne si l’entité doit sauter sur quelqu’un…Enfin, tu savais à quoi tu t’engageais quand t’as signé. Et t’as déjà fait la peau à un vampire, tu vas pas te dégonfler pour ça ?! »

« Vous serez également présente avec nous sur le terrain. »

Abigail resta le plus neutre possible dans son expression. La seule et unique fois où elle avait été sur le terrain « pour de vrai » avant, ça avait pris un drôle de tour… Mais bon, elle se disait qu’une fois l’occasion redonnée, elle saisirait la chance d’y retourner. Elle n’émit donc aucune remarque, Amanda ayant été très claire dans ses informations et instructions.

Après l’énoncé des localisations et noms de code de rigueur, vint le temps des questions. Abigail en avait une concernant le matériel.

« Aucune question sur le briefing, pour ma part… Concernant le matériel, qu’est-ce que nous aurons comme moyens de détections magnétiques et thermiques pour détecter l’arrivée de l’entité ? »
Abigail LorensonDocteuravatarMessages : 131
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Lun 20 Fév - 22:15

Mac s’installa et écouta attentivement le briefing, une entité occulte, un truc bizarre. Un truc qui commençait à l’effrayer. Jusque-là il n’avait rien affronté qu’il ne puisse neutraliser d’une balle bien placée. La personne la plus à même de savoir quoi faire serait Abi, celle qui précisément n’avait le droit de rien faire. Il devrait en toucher un court mot aux deux intéressées d’ailleurs. Malgré une courte entrevue avec Campbell, il n’avait pas réussi à faire lever la sanction contre Lorenson. Campbell avait estimé vouloir avoir le résultat d’une première séance de psy avant de rendre son verdict. La seule occasion qu’il avait eu de le voir après son retour d’Angleterre, c’était ce matin. Inutile de prendre des risques en allant voir ce gars carré comme tout avec la bouche pâteuse et l’haleine alcoolisée. Il avait préféré partir sans trop se faire voir.

Hormis ça le briefing posait une lourde condition : neutraliser, pas tuer. Merde, pourquoi il ne pensait jamais à prendre une arme non létale. Une vieille habitude du Régiment qui voulait qu’on utilise une balle dans la jambe, et une autre dans l’épaule pour « coucher » une cible, le tazer de 1kg avec une portée de 15m était considéré comme poids mort. Mais il s’en était déjà servi une fois en réel. Il avait apprécié le fait de pouvoir viser la partie la plus grosse pour augmenter le risque de touche. Il faudrait s’en fournir un si Amanda n’en avait pas. Toutes les bonnes armureries en vendaient. Bienvenue aux Etats-Unis, où il est plus facile d’avoir un flingue que de rentrer dans le pays en venant des pays Arabes.

Abigail souleva justement légèrement le problème du matériel, très légèrement. La moitié de ce qu’elle réclamait était dans le coffre du Land Rover.


- Me concernant, dans le Land Rover, j’ai une paire de M4A1, le tien et le mien Amanda, ainsi que qu’une caméra thermique. Pour le détecteur magnétique, j’ai pas. J’ai pas non plus d’armes non létales pour une capture en douceur. Tu avais prévu le coup ?

Il avait une autre question, plus hésitante, plus dure.

- Oh et quand tu dis « déterminer », on est bien d’accord qu’il s’agit d’interroger à la dure un pauvre type qui ne sait sans doute rien, pour un résultat probablement nul. Ou tu as une autre méthode plus … scientifique ?

La torture, ça il ne pouvait vraiment pas pratiquer, quel qu’en soit la raison, il était hors de question qu’il torture un pauvre. Mais le plus coupable des coupables pouvait être innocent. Et les cicatrices ne disparaissaient jamais. C’était la plus grande dualité de sa personnalité. Il haïssait tuer, mais il n’avait pas hésité à un exécuter un prisonnier pour lui éviter la case Guantanamo. Ce serait pareil dans ce cas, si ce n’est qu’il se laissait une bride : il ignorait ce que tuer l’hôte signifierait. Il se gardait dans la tête que ça remettrait le compteur à zéro, retrouver un nouvel hôte, le retuer, et ainsi de suite.

Paranormal normal de merde …

MacGregor PeterSergent-chefavatarMessages : 68
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Mar 21 Fév - 22:44

"- Aucune question sur le briefing, pour ma part… Concernant le matériel, qu’est-ce que nous aurons comme moyens de détections magnétiques et thermiques pour détecter l’arrivée de l’entité ?
- Me concernant, dans le Land Rover, j’ai une paire de M4A1, le tien et le mien Amanda, ainsi que qu’une caméra thermique. Pour le détecteur magnétique, j’ai pas. J’ai pas non plus d’armes non létales pour une capture en douceur. Tu avais prévu le coup ?

- Et bien j'ai pris ce que j'ai pus dans le relais local, donc pour la neutralisation, on est bon : taser - porté 17m, 200V, deux coup par recharge -, SPAS calibre 12 antiémeute avec munitions en céramique et grenades lacrymogènes, le tout en trois exemplaires mis à part le SPAS ; on en a qu'un seul.* A Abigail. * En ce qui concerne les moyens de détection, le relais n'a rien puisque le matériel, selon un accord avec l'université, se trouve ici. On aura droit à une batterie de capteurs que l'on devra installer stratégiquement selon vos instructions. * En lisant un document. * enfin pour l'extraction et l'analyse vous aurez à disposition un MFESO ainsi qu'un terminal classique, un spectromètre de masse et... des composés chimiques en nombres limités afin de réaliser le sédatif."

Amanda ne savait pas trop comment tout cela se passait, c'était pour ça que la présence de l'agent Lorenson était indispensable. Elle avait bien envoyé une demande pour suivre un séminaire de formation dans le domaine mais il semblait qu'il lui manquait un certain nombre de notions de physique assez complexes, et puis en ce moment elle était beaucoup trop sollicité pour des missions diverses, ce qui l'empêchait d'être libre, quelque soit la session en cours. Alors en attendant, elle se rabattait sur la criminologie, un exutoire qui suivait plus logiquement la continuité de ses diplômes.

"- Oh et quand tu dis « déterminer », on est bien d’accord qu’il s’agit d’interroger à la dure un pauvre type qui ne sait sans doute rien, pour un résultat probablement nul. Ou tu as une autre méthode plus … scientifique ?
- Et bien je ne sais pas exactement comment cela se passe mais il semblerait que l'université ait mit à notre disposition des moyens nous permettant d'être un peu plus civilisé. * fit-elle avec un sourire léger. Elle se dirigea vers la malle qu'elle ouvrit et entreprit de sortir le matériel. * En fait, d'après ce que j'ai compris, et aussi d'après ce que je me souviens de l'instruction, on va devoir neutraliser l'individu hostile puis lui administrer un sédatif que l'agent Lorenson aura configuré afin qu'il ne puisse passer en phase onirique, pour que l'entité ne se barre pas. Et après elle devra l'extraire à l'aide du matos et bosser dessus. * A Abigail. * Vous avez d'ailleurs à disposition le matériel nécessaire à la fabrication dudit sédatif. Comme ça prend certainement du temps, on ira chercher Oscar le temps que vous l'ayez fini et on vous communiquera le lieux de rassemblement. Vous aurez quelqu'un pour vous assister, notre lien avec l'Initiative au sein de l'université, il dit vous avoir connu. Une fois le spécimen capturé, on la ramène ici pour analyse, neutralisé il ne risque pas de faire de dégâts."

Amanda avait bien conscience que chacun des éléments de cette équipe était indispensable, c'est pourquoi ils leurs faudrait être séparés le moins longtemps possible. Mais en même temps la perte de temps jouait également à leur désavantage. S'ils espéraient boucler la mission avec un minimum de dégât, ils allaient devoir agir rapidement pour anticiper le plus possible l'arrivée du HSO et se préparer à toute éventualité. Elle posa trois talkiewalkies sur la table.



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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Jeu 23 Fév - 19:02

Manifestement, si capturer une entité immatérielle pouvait se faire sans douleur avec les bons outils, capturer son hôte s’avérait plus délicat… Fusils d’assaut M4, fusil à pompe, taser… Dire que pour elle un simple pistolet mitrailleur relevait déjà de l’arme lourde, alors un fusil à pompe puissant comme le SPAS12… Elle n’osait même pas imaginer l’état du cadavre après avoir mangé une ou deux cartouches… Heureusement Amanda la ramena sur terre :

« En ce qui concerne les moyens de détection, le relais n'a rien puisque le matériel, selon un accord avec l'université, se trouve ici. On aura droit à une batterie de capteurs que l'on devra installer stratégiquement selon vos instructions. »

Elle marqua une pause pour relire un de ses documents. Apparemment, la terminologie du matériel scientifique, lumineuse pour Abigail qui s’en servait tous les jours au labo, semblait un peu plus délicate pour sa coéquipière.

« Enfin pour l'extraction et l'analyse vous aurez à disposition un MFESO ainsi qu'un terminal classique, un spectromètre de masse et... des composés chimiques en nombres limités afin de réaliser le sédatif. »

Un Modulateur Fréquentiel d’Extraction de Spécimen Occulte. Abigail avait appris à s’en servir, elle avait déjà fait un test sur un échantillon au laboratoire, mais cette escapade dans le Minnesota serait sa première expérience de la bête sur le terrain. Le spectromètre de masse serait bien utile aussi, notamment pour calibrer le sédatif et analyser l’entité.

« Tant que les produits chimiques à disposition sont les bons et de bonne facture… Ça devrait aller » pensa la scientifique.

« Oh et quand tu dis « déterminer », on est bien d’accord qu’il s’agit d’interroger à la dure un pauvre type qui ne sait sans doute rien, pour un résultat probablement nul. Ou tu as une autre méthode plus … scientifique ? »

Là McGregor marquait un point. Aucun d’eux ne savait exactement où ils mettaient les pieds… Mais d’après Amanda, elle serait en charge de fabriquer un sédatif capable de neutraliser et aider à extraire l’entité sans trop de douleur. Un sédatif empêchant la transition en phase de sommeil onirique. Abigail aurait à sa disposition le matériel de l’Université, qu’elle savait de bonne qualité pour l’avoir déjà utilisé. Amanda et Mac iraient chercher Oscar le temps qu’elle fabrique le sédatif. Elle commençait déjà à réfléchir à un composé à base de barbituriques quand Amanda eut une réflexion qui fit tiquer le scientifique.

« Vous aurez quelqu'un pour vous assister, notre lien avec l'Initiative au sein de l'université, il dit vous avoir connu. »

« Non… Impossible. Jonathan Cooper… LE professeur Jonathan Cooper, du département de physique de l’Université de Minneapolis ? Un agent de l’ORS ? »

Abigail essayait de dissimuler sa réaction au maximum. Le professeur Cooper et elle s’étaient beaucoup fréquentés et étaie devenus assez proches, amicalement, durant son séjour à Minneapolis en 2009, puis ils s’étaient peu à peu perdus de vue. Mais Abigail avait toujours du mal à se l’imaginer comme un contact de l’ORS. Comme quoi, les apparences devaient être trompeuses. Il faudrait qu’elle lui demande si c’était lui qui avait suggéré à l'ORS de la recruter…

« Très bien, répondit Abigail en faisant attention de ne rien laisser paraitre de ses pensées. Toute aide est la bienvenue, car ça peut prendre du temps, seul. Et puis il saura exactement de quelles ressources le labo d’ici dispose. »

Puis, focalisant son attention sur un plan du quartier de résidence d’Oscar, elle reprit :
« Pour ce qui est des capteurs, il faudra essayer de les placer dans des endroits où les variations thermiques et de champ magnétique sont les plus stables, comme ça les variations induites par l’entité seront les plus précises... »

Amanda posa à ce moment 3 talkie-walkies sur la table. Communiquer de façon efficace serait la clé pour réussir à capturer l’entité. Abigail en approcha un d’elle, avant d’ajouter :

« Avec ça on pourra avoir une bonne description de l’environnement, et on pourra placer les capteurs au mieux. Et ça nous fera même un capteur magnétique de proximité, si l’entité émet assez d’ondes pour perturber les circuits de ces engins… »

Il ne lui restait plus qu’à trouver le moyen de combiner des barbituriques avec divers composés chimiques pour faire sombrer un homme adulte en sommeil lent profond sans le faire passer en sommeil paradoxal… Cela représentait là un défi, mais Abigail était habituée aux défis…
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Mar 28 Fév - 23:08

La situation se clarifiait au fur et à mesure des explications d’Amanda, en théorie il y avait moyens de choper nom de code Oscar sans lui faire de mal. Ils auraient suffisamment d’ANL pour faire le taf. Il manifestait d’ores et déjà une préférence pour les Tazer, un fusil lisse en pleine ville, ça attirait toujours l’attention.
Il était tout de moins satisfait de la tournure des évènements, Amanda et lui en chasse, Abi s’occuperait du technique avec son ancien prof.


- Bon pour les termes techniques, j’y ai rien pigé, mais j’ai une idée. Pourquoi ne pas combiner la neutralisation, et la sédation. Un fusil à seringue hypodermique avec le sédatif dedans. En plus on serait en parfaite sécurité, on peut à plus de 100m avec ces engins.

Oui les mêmes engins utilisés pour la chasse au rhinocéros. Avec une bonne charge de sédatif, la cible serait neutralisée du premier coup. Et il n’y aurait aucune manifestation occulte à risquer.

- Bon moi je vote pour qu’Amanda et moi on aille en chasse pendant que tu prépares le matos Abi. On gagnera du temps. Par contre les talkies seront insuffisants, ils n’ont qu’une portée de deux ou trois klicks en ville. Il nous faudrait un autre poste radio. J’en ai déjà un petit dans ma voiture. Tu penses que ça existe encore au relais Amanda ?

L’organisation de l’Initiative était pour le moins pire que ce qu’il pensait. Pour Washington il gérait l’armurerie de main de maitre. Assurait l’appro, commandait le matos. Et était en déficit budgétaire constant depuis qu’il gérait. Mais bon l’efficacité sur le terrain n’avait pas de prix. Le pire qu’il avait vu était l’audit de la section de Moscou, qui gérait toute la Russie. Un désastre matériel.

Mais revenons en à nos moutons. L’écossais attendait la décision d’Amanda qui dirigeait la mission.


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MacGregor PeterSergent-chefavatarMessages : 68
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Mer 7 Mar - 12:17

MacGregor et Amanda était partit. De toute façon le professeur Cooper ne les connaissait pas, il aurait bien été incapable de dire de qui il s'agissait s'il les avait vu parmi les étudiant. Par contre, la petite Abi, elle, il la reconnaissait facilement. Non pas qu'elle n'avait pas changé, la jeune femme était devenu... et bien une femme, mais avec ce petit quelque chose d'affirmé en plus, ce quelque chose qui disait qu'elle n'avait besoin de personne d'autres que d'elle même. Non s'il l'avait reconnu, c'était parce qu'elle était déjà en train de travailler sur ses composés. Pour avoir à disposition un meilleur matériel, on lui avait indiqué de s'installer au premier étage, dans une salle qui lui avait été réservé. C'était ça l'avantage avec l'université : il y avait toujours un coin de libre. A peine sur le pas de la porte, il souriait déjà.

Jonathan Cooper était quelqu'un de respecté en ces lieux. Il ne donnait que rarement de cours. Quand il le faisait, c'était une foule d'étudiant qui se pressait pour y assistait. Il fallait dire que l'homme avait toujours quelque chose à raconter pour capter son auditoire. Et puis il travaillait sur un si vaste nombre de projet. Il forçait sans aucun doute l'admiration des jeunes doctorants et des étudiants investis. Mais la plupart du temps, c'était dans ses recherches qu'il se plongeait. Même ses collègues ne savaient pas trop de quoi il s'agissait, et pour cause, certaines d'entre elles étaient classé secret défense. C'était parfois difficile pour lui qui ne devait en parler à personne. Lorsqu'il rentrait chez lui, c'était devant un quasi mutisme que sa femme menait une presque enquête. Avec le temps, elle avait comprit que son travail allait légèrement au delà de celui d'un simple professeur-chercheur d'université mais comme lui ne pouvait même pas lui faire part de cette possibilité. Cela dit, personne n'eut pensé qu'il traînait dans ses recherches, tout le monde chuchotait tout bas qu'il n'y avait pas que ses simples recherches de vitrine sur la biochimie des coléoptères.

Bien malgré lui, il n'arrivait pas à se souvenir du sujet d'étude sur lequel Lorenson l'avait assisté à l'époque. Il espérait intérieurement qu'elle ne lui poserait pas la question. Cherchant à se remémorer depuis combien de temps il n'avait pas prit le temps d'aider un étudiant en galère ou un futur diplômé dans sa thèse. Il ne s'agissait pas exactement de la même situation présentement mais il lui revint comme une vague de nostalgie. Son travail pour l'ORS n'était pas de tout repos. Évidement, ceux-là lui permettaient de travailler sur des objet de science absolument exceptionnels. C'était comme découvrir un nouveau monde, il se sentait conquistador et cela n'avait pas de prix. Quoique ça n'était pas tout à fait vrai, car le prix était bien présent, et pouvait parfois être lourd, le prix du silence. Lorsqu'on avait mentionné le nom de Lorenson, cela avait été comme une claque. La première pensé qui émergea dans son esprit fut que le monde était excessivement petit. C'était très réconfortant pour lui de savoir qu'il n'était pas seul dans ce monde de mystères. Bien sûr, il ne pourrait pas lui parler de ses recherches, lui qui travaillait dans un niveau d'accréditation trop élevé pour la jeune femme. Mais elle était des leurs. Elle était un agent de ce que les confidents appelaient L'Initiative alors que la quasi-totalité de la population ne savait absolument pas de quoi cela pouvait bien relever.

Il entra dans la salle et s'approcha de son pas caractéristique, serein.
" Je vois que vous avez déjà bien avancé. Ma présence ne sera sans doute pas utile tout compte fait." Dit-il avec un grand sourire de ravissement.

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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Mer 7 Mar - 16:47

Amanda était parti avec MacGregor. Il devaient retrouver Oscar à son domicile. Ils ne savaient pas si le HSO était capable de le retrouver directement chez lui. Rien n'était urgent, mais rien n'était sûr non plus. L'homme avait une famille, une femme, une petite fille et Amanda voyait mal débarquer un inconnu chez lui pour le poignarder à plusieurs reprises devant elles. Elle avait prit le matériel, même les capteurs. l'agent Lorenson les contacterait sur le portable de MacGregor s'il le fallait. En attendant, elle préférait être le mieux équipé possible au cas où ils tomberaient sur leur cible. Le tout était dans un sac de sport, dans deux sacs pour être plus précis. Un chacun. Mais ils causeraient matériel plus tard. Oscar aurait aussi droit à sa portion, tout agent qu'il était. Il savait se servir d'un calibre. Tout du moins c'est ce qu'elle pensait et pour l'instant elle pensait surtout que MacGregor devait être venu en voiture, en l'espérant aussi.

Les étudiant s'écartaient littéralement sur leur chemin. Il fallait dire que les deux n'avaient pas l'air commodes : une expression qui n'était définitivement pas du genre de celles que l'on trouvait dans le coin et pourtant assez passe partout dans l'apparence. Un peu comme ces extraterrestres qui prenaient forme humaine pour mieux les infiltrer. Amanda se taisait. Elle n'allait pas parler matos en plein milieu de toutes ces gens quand même ? Lorsqu'ils sortirent dehors, ils eurent un peu plus d'espace, elle en profita pour répondre à MacGregor tant qu'elle ne croisait personne.

"Pour le fusil à seringue, j'aurais bien aimé mais je n'en ai pas trouvé au relais. Pour ce qui est du poste radio il y en a un mais j'ai cru que vous aviez son numéro au cas, puisque vous étiez son instructeur, ça ma semblé...
Enfin bref, une fois arrivé là-bas, il faudra l'évacuer, il refuse de mettre sa famille en danger et comme la police est là pour la protéger, on aura trop de mal à travailler correctement avec eux. J'ai pas l'intention de devoir expliquer notre méthode toute les secondes."


Il finirent par arriver devant le Land Rover de Peter. Ouf, il été venu en véhicule. Avait-il décidé de s'offrir un petit road trip ? Ça n'aurait pas été étonnant. Il était parfaitement du genre à ce type de caprice, comme ceux qui partent pendant un mois dans la forêt avec pour seuls amis un couteau et un réchaud. Néanmoins elle ne tâcha pas de savoir pourquoi. Peu à l'aise dés que les gens au boulot parlaient vie privé. Beaucoup la pensaient du genre à faire de sa vie civile un mystère, elle pensait qu'elle était comme ça et qu'elle n'y pouvait rien. Et puis, peut être avait-il des problèmes. Elle n'avait pas ignoré malgré elle l'odeur boisé du whisky ni celle du tabac, une odeur qu'elle ne s'attendait jamais à sentir à midi, même de la part de MacGregor.

"Si vous n'avez pas de GPS, je pourrai toujours vous indiquer le chemin." Fit-elle le plus simplement possible.
Neptelli AmandaLieutenantavatarMessages : 29
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Jeu 8 Mar - 22:53

Le briefing avait fini par se finir, ils avaient suivit le plan de l'écossais, ils partaient en chasse. Il n'était pas spécialement fier de frémir autant à l'idée de chasser, mais son lui chasseur était depuis trop longtemps insatisfait. Et la proie était à chopper vivante, ce qui ajoutait le piquant souhaité. Aujourd'hui serait une bonne journée. Sauf si ce flic savait user de son arme réglementaire et qu'il leur collait une bastos bien sentie.

Il amena Amanda jusqu'à son véhicule. Monta à la place du chauffeur. Attrapa une bouteille d'eau à moitiée finie et l'acheva avant de la jeter entre les places arrières, juste là ou il avait calé le sac de matos qu'il portait.

Il avait un GPS, fixé sur le tableau de bord qui plus est.


- Je te remercie mais j'ai le sat'. Par contre tu peux entrer l'adresse s'il te plait?

Il se cala dans le siège, lança le moulin, et suivi la direction indiquée par le GPS. Il restait silencieux, et n'avait pas allumé la radio. Il décida de crever le silence. C'était peut être passé inaperçu au matin, mais là, alors qu'elle était à un mètre de lui; il devait sentir le whisky à plein nez. Il hésita, sa vie privée ... Qu'est ce qu'elle pourrait bien en avoir à faire. Qu'est ce qu'elle pourrait bien faire même? Mais il ressentait le besoin de s'expliquer quand même. Il pressa un bouton de l'autoradio, laissant Queen envahir l'habitacle, avant de les interrompre pour switcher sur quelque chose de plus moderne, quelque chose comme les Red hot chili pepper. Californication, l'album de leur renaissance. Il dégaina un paquet de clope, ouvrit sa fenêtre, s'en alluma une et proposa le paquet à Amanda.

- Désolé pour l'odeur, une bonne dispute avec ma femme. Et j'ai l'impression que c'est pas près de se tasser ... Bref ça influera pas sur la mission, enfin pas normalement. T'as un pistolet sur toi?

Sauter du coq à l'âne. Spécialité de l'écossais, mais comme ça il éviterai les questions qu'Amanda pourrait lui poser, vu que c'était lui qui en posait une. Il avait juste voulu clarifier la situation. Il ne voulait pas d'aide, pas encore.

Il se renfrogna sur son siège, son pistolet le gênait, les sièges auto n'étaient toujours pas conçus pour que les passagers soient armés. Au SBS et encore plus dans le privé, il avait prit pour habitude d'entailler les sièges la où c'était nécessaire. Il ne le faisait pas avec son véhicule personnel pour deux raisons: la première c'était que ce véhicule n'était pas sensé servir en opération, la deuxième était que c'était vraiment moche.

Il hésitait à s'arrêter pour pouvoir se changer, enfiler des fringues plus adaptés au terrain, il avait tout ce qu'il fallait derrière. De toute façon il faudrait probablement faire un stop pour enfiler les gilets pare-balle. Amanda aimait peut être travailler sans protection, mais l'écossais était d'avis que tout ce qui pouvait l'aider à survivre était le bienvenu. Béni soit l'inventeur du gilet pare balle, ce gars la lui avait déjà sauvé la vie quatre fois.
MacGregor PeterSergent-chefavatarMessages : 68
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Ven 9 Mar - 22:37

« Alors en partant de la formule de base des barbituriques, en enlevant cette terminaison et en rajoutant ça… » pensait Abigail en faisant un schéma rapide à la main sur un coin du tableau. Une fois le briefing terminé, on lui avait indiqué une salle au premier étage, où elle pourrait travailler tranquillement pendant qu’Amanda et Peter partaient à la chasse à l’esprit.

En entrant, elle avait fait le tour du matériel à disposition. Tout ce dont elle pensait avoir besoin était là, du matériel et des produits de première qualité. Il ne lui restait plus qu’à établir la formule de son composé, préparer les composants et assembler le tout. Ensuite, le professeur Cooper et elle feraient un test en fréquence sur un cobaye animal, puis elle et ses coéquipiers passeraient au test grandeur nature. Sur humain et entité.

Elle appréciait les larges tableaux, quand elle travaillait. Cela lui permettait d’avoir toujours sa molécule tracée au milieu, ses formules écrites dans un coin, et de pouvoir effacer rapidement ses essais infructueux. Elle écrivait rapidement, de son écriture caractéristique en italique gauche sur un tableau, mais italique droite sur le papier.

Pendant 30 minutes elle travailla ainsi, alignant formule sur formule, équations après équations. Elle se décida pour une base de Thiopental, un sédatif à action ultra courte qui entraînait aussi des relâchements musculaires. Elle le calibrerait ensuite pour qu’il plonge la cible en sommeil profond en l’empêchant de passer en sommeil onirique. C’est là que le Pr Cooper allait se révéler précieux : il contrôlerait à l’oscilloscope sur un cobaye que son dosage était le bon.

Alors qu’elle effaçait un pan de tableau, elle entendit un bruit de pas venant du couloir vers le labo où elle se trouvait. Tout comme elle avait identifié McGregor à son accent écossais, elle identifia l’individu à son pas caractéristique. C’était une démarche pleine de confiance, sereine et assurée. On lui avait assuré qu’elle ne serait pas dérangée, mais pourtant elle savait qui entrait, et ne le renvoya pas.

" Je vois que vous avez déjà bien avancé. Ma présence ne sera sans doute pas utile tout compte fait."

Abigail se retourna pour faire face à son interlocuteur. Le professeur Jonathan Cooper était exactement comme elle se souvenait de lui : un homme de forte carrure, cheveux brun, au charisme sans limites, orateur de premier choix, capable de captiver un amphi dès les premiers mots. Toujours dans un costume impeccablement coupé, ici porté sous une blouse (obligatoire dans les laboratoires), et son éternel nœud papillon ainsi que ses lunettes à montures épaisses. En somme l’archétype du savant un peu fou sur les bords.

« Ne croyez pas ça, Professeur… J’ai encore besoin de vous pour manier l’oscillo. Et éventuellement à m’aider à préparer une série de doses témoins pour les tests. » lui dit la jeune femme en se dirigeant vers une table où se trouvaient des cages, près de la paillasse où se trouvait le matériel qu’elle avait rassemblé en vue de la fabrication du sédatif. Elle souriait tout autant que lui. Cela lui faisait réellement plaisir de le revoir, elle se souvenait encore parfaitement de tous les agréables moments qu’elle avait passé en sa compagnie ici en 2009… Puis redevenant sérieuse et professionnelle :

« Voilà comment je vois les choses. En partant du Thiopental et en le modifiant de façon adéquate, dit-elle en pointant sa craie vers le tableau, on calcule la dose qu’il nous faudra pour plonger un homme adulte en sommeil lent profond mais avant la transition en sommeil onirique. Pour connaitre la bonne dose, on va préparer une série de tests sur ces cobayes, continua-t-elle en désignant les cages, je leur administre les doses, et vous, à l’oscilloscope, vous me donnez les fréquences d’activité cérébrales. Quand elles atteindront la valeur précédent le sommeil onirique, nous noterons le dosage du composé, et nous préparons notre échantillon pour le terrain. »

Se dirigeant vers le tableau, elle se remit à travailler sur sa dernière formule, tout en ajoutant : « Si vous avez une suggestion, je suis tout ouïe… »

Puis, au bout de quelques minutes, elle était tellement rongée par un doute mêlé d’incrédulité qu’elle n’y tint plus et se retourna vers le professeur Cooper.

« C’est vous qui leur avez suggéré de me recruter, n’est-ce pas ? Je me souviens encore de ce projet sur lequel on avait bossé ensemble quand j’étais de passage ici… Thérianthropie et modifications de l’activité cérébrale, c’était réellement passionnant. Si j’avais su que ça me servirait autant aujourd’hui… ».

Puis, constatant qu’ils progressaient à bonne vitesse dans la fabrication de leurs produits, Cooper s’occupant des manipulations pendant qu’Abigail lui indiquait les quantités au fur et à mesure des calculs, elle sortit son portable de sa poche de veste et appela un numéro qu’elle finissait par connaitre par cœur.

« Mac ? Ici Abigail. On en est à fabriquer nos doses témoins et de test, ensuite on aura rapidement ce qu’il nous faut. Vous avez les capteurs avec vous ? Décrivez-moi précisément l’endroit où vous vous trouvez, demanda-t-elle en ouvrant son ordinateur portable et en lançant le logiciel de contrôle, je vais vous indiquer où placer les capteurs. » Puis se tournant vers Cooper, qui lui indiquait que les premiers échantillons de test étaient prêts, elle ajouta : « On commence nos test en fréquence sur des cobayes, donc le temps de les mener à bien et de fabriquer assez de sédatif… comptez que je serai opérationnelle dans 90 minutes, 2 heures maximum »
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Dim 11 Mar - 18:44

"Ne croyez pas ça, Professeur… J’ai encore besoin de vous pour manier l’oscillo. Et éventuellement à m’aider à préparer une série de doses témoins pour les tests."

Le professeur Cooper tint un sourire amusé pour deux raisons. La première était que Lorenson semblait à priori s'être parfaitement souvenue de leur collaboration et en avait gardé les marques. Elle l'avait appelé professeur. Jonathan avait toujours éprouvé une certaine gêne voire un certain mépris pour le titre de docteur que tout le monde semblait mettre un point d'honneur à souligner. Les gens l'appelaient docteur parce qu'il avait de sacrés bagages dans son CV. Peut de gens pouvaient se venter d'être détenteurs d'un double doctorat, en biologie animale ainsi qu'en physique des fluides. Mais se respect ne lui était pas seulement témoigné, il lui était affiché. Et il n'avait pas supporté idolâtrie, ces gens qui l'admiraient parce qu'ils voulaient être comme lui et se rapprocher socialement de lui. Il préférait de loin qu'on l'appelle professeur car, comme il l'avait expliqué à Abigail même, "Dans la vie, un docteur ça n'existe pas, par contre une personne qui a des choses à vous apprendre ça existe et ça s'appelle un être humain." La seconde raison pour laquelle il souriait, c'était parce qu'après tout ce temps, elle affichait cette attitude extrêmement raffiné qu'était de ne rien perdre de son professionnalisme sans pourtant avoir l'air condescendante, au contraire. Elle avait l'air tout aussi enjoué et Cooper était touché de ne pas s'être fait oublié de cette personne pour qui il avait beaucoup d'estime.

"Alors qu'attendons nous ?" Fit-il pour soutenir ce qu'elle venait de dire. Il posa sa serviette sur une table, loin des paillasses. Il en sortit une espèce de dossier, tout du moins un tas de feuilles qu'il posa à côté du matériel informatique puis le laissa pour se rendre, mains dans le dos, devant le tableau sur lequel écrivait la jeune femme, en faisant attention de ne pas faire trop se sentir jaugé ou dérangé dans son travail. Son esprit était sans conteste bien plus performant que lorsque elle avait travaillé avec lui il y a de cela plusieurs, son esprit scientifique qui était alors déjà impressionnant. Il ne voyait pas d'erreur dans ses formules, il était évident qu'elle avait déjà tout prévu dans sa tête, il suffisait de voir la manière dont elle avait regroupé les composé entre eux pour comprendre qu'elle avait solidement structuré sa manière de penser. Ce pouvait d'ailleurs être déroutant pour un esprit scientifique d'entrer à l'ORS. L'individu lutte mentalement contre l'idée même d'une possibilité d'existence d'un tel monde. Et puis il fini par comprendre qu'il n'y a absolument rien qui diffère avec l'univers qu'il connaissait auparavant.
Voyant sûrement qu'il lisait le squelette de son plan, elle prit la parole pour le lui explicité d'elle même.

"Voilà comment je vois les choses. En partant du Thiopental et en le modifiant de façon adéquate on calcule la dose qu’il nous faudra pour plonger un homme adulte en sommeil lent profond mais avant la transition en sommeil onirique. Pour connaitre la bonne dose, on va préparer une série de tests sur ces cobayes, continua-t-elle en désignant les cages, je leur administre les doses, et vous, à l’oscilloscope, vous me donnez les fréquences d’activité cérébrales. Quand elles atteindront la valeur précédent le sommeil onirique, nous noterons le dosage du composé, et nous préparons notre échantillon pour le terrain. Si vous avez une suggestion, je suis tout ouïe…

- J'en aurais peut être une en effet. *Il se redirigea vers ses feuilles* J'ai eut le temps de passer au département de sociologie qui ont la gentillesse de me laisser fouiller dans leur archives afin de récupérer quelques relever démographiques locaux. En nous basant sur ces quelques chiffres, j'ai bon espoir que nous soyons en mesure de produire plusieurs composés archétypaux en fonction des caractéristiques biologiques déterminantes des citoyens lambda tels que le poids, la taille le sexe, l'âge, etc."

Il espérait que cela lui simplifie la tâche. La difficulté dans ce cas était la nature inconnue de l'hôte : ça pouvait être n'importe qui. Il avait déjà fait un exercice de ce genre il y avait bien longtemps mais l'entité recherchait était déjà en état de carnation et il lui avait suffit de travailler sur des données. Dans ce cas présent, c'était plus délicat, ils devaient jouer - en quelque sorte - aux devins et s'appuyer sur des statistiques, ce qui n'était pas évident. C'était une grosse responsabilité qui pesait sur les épaule d'Abigail, même s'il savait que c'était le lot que tout agent de l'ORS, qu'il soit scientifique ou mécano. Au bout d'un moment, elle lui posa une question à laquelle il ne s'attendait honnêtement pas :

"- C’est vous qui leur avez suggéré de me recruter, n’est-ce pas ? Je me souviens encore de ce projet sur lequel on avait bossé ensemble quand j’étais de passage ici… Thérianthropie et modifications de l’activité cérébrale, c’était réellement passionnant. Si j’avais su que ça me servirait autant aujourd’hui…
- Héhé. Qui eut crut que l'étude de la neurochimie de cinq délinquants sexuels compulsif permettrait d'éclairer la synthèse d'hormones protéiques déterminante dans le processus d'affectation de la fin d'un thérianthrope non natif ? *Pause* Oui et non. Ce n'était pas moi qui ai initié votre intégration à l'ORS, ils vous surveillaient de prêt avant même que je ne vous connaisse. Pour tout vous dire, ce fut d'ailleurs le motif de votre venu, un test afin d'observer votre approche personnelle dans ce genre de sujet d'étude, on m'a donc demandé de donner mes impressions, quoique lorsque l'on se retrouve face à l'évidence indubitable d'un esprit brillant, le mot impression me parait plutôt exagéré. Je n'ai pu vous en touché mot car votre suivit était bien sûr classé secret défense jusqu'à votre intégration définitive."

Ils se mirent ensuite au travail, mesurant les proportions adéquates et les testant sur de pauvre petites gerbilles qui ne purent malheureusement - pour la plupart d'entre elles - pas faire le moindre petit rêve.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Lun 12 Mar - 20:48

L'agent MacGregor lui avait demandé l'adresse d'Oscar, elle la connaissait de mémoire. Retenir un maximum d'information était quelque chose qu'elle avait facilement acquit au cours de sa formation lorsqu'elle était au FBI. Il fallait absorber les données en quantité massive, faire en sorte de ne pas les mélanger et les classer par ordre d'importance et de priorité. Contrôler sa mémoire sélective pouvait s'avérer un exercice très difficile pour la plupart des gens mais c'était dans les domaines physique où elle avait particulièrement dut s'investir. Elle se permit de configurer elle même le GPS. "Pas de problème je m'en occupe le temps que vous ne sortiez de l'université." Oscar, réside au 2407 Russell Avenue South, Kenwood, check.

Elle avait envie d'ouvrir la fenêtre mais ne le fit pas. Il aurait put y avoir un quiproquo et elle ne voulait pas donner l'impression de reprocher à MacGregor son état, chacun sa manière d'être en somme. Bien sûr, au début, il n'était pas comme ça, c'était même l'inverse. Elle se rappelait
de lui alors qu'elle été à peine sortit de l'Académie et lui était déjà un habitué si on pouvait dire ça comme ça. Il était celui qui foutait des coups de pieds au cul à ceux qui en avaient besoin, il aurait d'ailleurs dut appeler ses ranger Motivation. Elle n'en avait pas fait les frai puisque elle avait un besoin compulsif pour ne pas dire somatique de travailler et de s'entraîner. Oui, elle était de ceux qui avaient largement plus d'heures d'entraînement que d'expérience au compteur et se genre de personnes n'étaient pas toujours bien vues mais dans son cas c'était juste parce qu'elle trouvait plus d'heures à faire des exercices dans son emploi du temps que d'heures dans une journée, ses aiguilles à elle était plus lentes il fallait croire. Au fil du temps, l’écossai s'était relâché. Non pas dans son travail mais plutôt dans sa tenue. Il avait finit par considéré l'ORS comme une unité exemplaire, comme la vision glacé d'un prospectus, tout du moins selon l'idée que s'en faisait Amanda. Cela ne l'avait en rien gêné outre mesure, pour avoir été témoin de son efficacité toujours présente en opération, mais avec du recul, cet adoucissement dans sa discipline l'inquiétait parfois.

"- Désolé pour l'odeur, une bonne dispute avec ma femme. Et j'ai l'impression que c'est pas près de se tasser ... Bref ça influera pas sur la mission, enfin pas normalement. T'as un pistolet sur toi ?
- Aucun problème, j'ai toujours mon H&K depuis mon incident de 2010, il est chargé et prêt."

Elle remerciait intérieurement MacGregor d'avoir éluder une conversation sur la vie privée des deux agents, rien que cette phrase avait lassé germer en elle un soupçon de gêne et si elle pouvait sans le moindre problème dissimuler cette gêne, cela ne l'empêchait pas de se sentir mal, sans qu'elle puisse savoir pourquoi. Sur le coup, elle ne savait pas si évoquer cet évènement de sa carrière d'agent de l'Initiative était une façon de se mettre sur un même pieds d'égalité, "tu as des problèmes, je te comprends, moi aussi, personne n'est parfait c'est pas grave", mais elle savait que le fait de la savoir avec un lance pruneau bourré à la gueule rassurerait l'agent Peter. C'était en effet une année dont elle n'aimait pas se souvenir pour cette raison. 2010, le jour où pour la première fois, elle avait vu la mort de prêt. Elle avait toujours une attitude dédaigneuse face à la mort depuis qu'elle s'était engagé ici. Avec son parcourt, elle pensait en avoir vu et fait assez pour que plus rien n'ait d'importance, elle se sentait nizarîte. Mais l'instinct et la peur est toujours là. Avec le temps on apprenait à la maîtriser mais elle n'en avait pas été maîtresse, ce qui ne lui avait pas empêcher de s'en sortir. Un soir, elle faisait un énième footing entre la maison blanche à l'obélisque. En faisant une pause sur la terrasse d'un café au passage, assit, à à peine cinq mètres d'elle, un des criminels PEBC les plus recherchés par la côté Est dégustait un cappuccino avec le flegme le plus ostentatoire du monde. L'évidence d'un piège ne tarit pas son envie irrépressible de mettre la main sur cet enfoiré de meurtrier, et l'urgence - ainsi que l'absence de portable à ce moment - l'empêchèrent de communiquer sa situation à ce moment là. Bref, elle avait faillit y passer, mais ce fut finalement lui qui quitta ce monde cruel, non sans laisser de douloureux souvenir à la jeune femme qui passa deux bons mois sur un lit d’hôpital pour finalement se faire simultanément tirer les oreilles et congratuler.

Ils étaient arrivé sur les lieux lorsque MacGregor reçu un appel. Oscar, qui semblait veiller aux fenêtre comme un paranoïaque, ouvrit la porte pour les accueillir avant même qu'ils ne soient arrivés devant la porte. La police ne devrait plus tarder, ils devraient attendre qu'elle arrive avant de pouvoir emmener Oscar dans un lieu plus sûr, en tout cas un lieu moins peuplé de cibles collatérales.
"- Bonjour, Oscar Patton, comme vous le savez déjà. On ne vous attendait pas avant une heure au moins, ma femme était en train de donner le déjeuné à mes filles je vais leur dire de monter.
Neptelli Amanda, et l'agent MacGregor arrive." Dit-elle en désignant Peter qui était au téléphone de sa mâchoire.

Lorsque les agents entrèrent, Amanda installa des plans de la ville sur la table de la salle à manger alors qu'Oscar arrivait avec deux cafés.
"- Bon alors il va nous falloir trouver l'endroit idéal pour que vous serviez d’appât sans être exposé au danger. Je pense qu'il va nous falloir un lieu publique non fréquenté genre bureau en location ou stade. Il nous faut une bonne visibilité, une facilité de défense, et une fréquentation nulle. Vous pensez à quoi en particulier Mac ?"
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Jeu 15 Mar - 23:06

MacGregor lança l’engin en suivant la direction indiquée par le GPS, il ne roulait calmement, en deca des limitations de vitesses en ville. Il ne tenait pas à se faire remarquer, et même avec l’endurance d’un SBS il avait déjà vingt-deux heures de route dans les dents, ce qui représentait déjà beaucoup. Il ne se rappelait pas dans sa vie avoir déjà eu à rouler autant en une fois.

Amanda resta silencieuse lorsqu’il évoqua l’explication de son haleine. Elle lui confirma le port d’un H&K, probablement un USP, ou autre chose mais dans ce cas c’était du perso. Elle avait aussi évoqué un incident de 2010. Elle avait intégré l’Init’ en 2009, donc ce qui s’était passé en 2010 … il ne se souvenait plus. La dernière fois qu’il avait eu à faire à un truc un peu foireux avec Amanda, c’était quand une paire de paranormaux s’était fait la malle, et qu’ils en avaient coursé un dans les tunnels techniques de l’Init’ armés comme des clochards.

Il ne lui posa pas la question. Si elle avait envie de développer elle savait où le trouver, elle savait très bien qu’elle pouvait lui en parler sans qu’il n’aille tout raconter à tout le monde. Et le psy n’était pas son pote.

Finalement ils n’échangèrent pas un mot jusqu’au domicile d’Oscar, il arrêta le véhicule juste devant l’habitation. Une putain de maison d’un quartier résidentiel, qui était exactement la même que les quarante maisons dans les alentours. Bienvenue au States, le culte de l’uniformité à ne pas en douter, tout ces banquiers en costar-cravate, ces businessmen, ces simples employés de bureau, tous habillé pareil, prenant leur déca, ou le cappucino à la machine à dix heures précises après avoir inséré cinquante cents dedans, évitant de fumer. Puis le midi c’était MacDo, et la jusqu’au soir ou à cinq heures de l’aprem, tout le monde se foutait dans les embouteillages et rentrait tranquillement manger et se coucher.
L’écossais aurait vraiment détesté avoir cette vie, enfin il l’avait un peu connu avant son entrée à l’ORS. Et il avait détesté. Il préférait l’incertitude de son métier actuel. Sa liberté aussi. Etre l’un des cinq cent meilleurs soldats du Royaume-Uni, conférait dans son pays certaines libertés en termes, surtout quand le nombre des cinq cent c’était durement effrité ces dix dernières années dans les montagnes afghanes et les villes irakiennes. Ici c’était presque pareil. Il était quasiment totalement libre, il bossait aux heures qu’il voulait, rentrait quand il le souhaitait. Et en plus il avait le droit de s’amuser avec des gadgets technologique valant plus d’un million d’euros. Une vraie vie de rêve.

Pour en revenir à cette horrible maison qu’un agent immobilier avait vanté à l’écossais comme étant une maison de rêve pour élever quatre gosses, situé dans un quartier calme de Washington, c’était la maison type américaine, blanche, deux étages, une bonne surface. Mais attendez un peu … C’est pas la sienne. C’est celle d’Oscar. Il devait y avoir qu’un architecte aux states parce que la ressemblance était flagrante. Son téléphone sonna alors qu’il ouvrait la boite à gants pour prendre une pilule d’amphet’ histoire de se réveiller un peu. Il tâcherai de s’accorder un peu de sommeil dès que possible.

Il décrocha laissant Amanda aller retrouver seule Oscar.


- Désolé mais c'est pour bient...

Il raccrocha aussitôt, il était victime d’un abruti qui faisait mumuse aux canulars téléphonique depuis le début de la semaine. Toujours un numéro masqué. Il avait demandé à Erik, son pote de la section technique de l’ORS de retrouver l’andouille masquée. Histoire de lui faire comprendre que jouer c’était bien mais pas avec n’importe qui. Quand je parlais de largesses avec la loi tout à l’heure, je parlais de ce genre de situation ou un opérateur des forces spéciales débarque chez quelqu’un avec SPAS12 pour lui coller une bonne frayeur. Exactement ce genre de cas même.

Il débarqua et alla rejoindre le binôme Amanda/Oscar sans se présenter. Amanda avait étalé des plans de la ville, Oscar payait son kawa. L’écossais posa le sien sur la table. Et exposa son idée à Amanda.


- Et pourquoi pas ici ? Il nous faut un endroit clos pour tirer pleinement parti des ANL, les Taser c’est moins de dix mètres en portée. Cette maison est facile à protéger, le seul accès c’est par l’avant, à moins de passer par d’autres propriétés. Le quartier est résidentiel, donc principalement fréquenté par ses habitants, on pourra identifier facilement les intrus. Et le piège ne sera pas évident puisqu’Oscar réside ici, il est normal de l’y trouver. Reste sa famille …

Pete se refuserait toujours à demander à quelqu’un d’impliquer sa famille. Il collerait une balle de neuf millimètre entre les deux yeux de quiconque s’en prendrait à la sienne.
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Mer 28 Mar - 22:00

« Fallait que ça tombe sur moi… » maugréa intérieurement Abigail en raccrochant. Pile au moment où elle avait tenté de contacter McGregor, un imbécile de l’extérieur avait pris la communication et bloqué la ligne, laissant Abi parler dans le vide. « Bon… J’appellerai plus tard. Sur le portable de Neptelli, cette fois. » pensa-t-elle en vérifiant dans son téléphone que son numéro y était enregistré.

Elle se retourna vers une table non loin de la paillasse où le Pr Cooper avait installé l’oscilloscope et la cage des gerbilles qui leur servaient de cobayes. Il y avait là un assortiment de papiers divers. Des archives démographiques, classées selon divers critères bio-médicaux comme taille, poids, sexe... Sans doute cela allait-il aider à créer des cartouches pour faire face à toute éventualité… Car il faudrait adapter la dose en fonction de la carrure de l’hôte. On n’abat pas une armoire à glace comme une personne anorexique… Mieux valait sur-doser un peu, de toute façon…

Elle se pencha alors derrière le Pr Cooper, de façon à avoir un œil sur l’écran de l’oscillo, l’autre sur une des pauvres gerbilles, roulée en boule sous l’effet du sédatif. Ils en étaient à leur 6ème échantillon de test, les autres s’étant révélés inadaptés ou trop peu efficaces à cause de diverses disproportions de mélange. Ce qu’elle lisait sur l’écran de la machine lui plaisait bien.

« Je crois qu’on le tient, notre dosage, dit-elle tout haut en posant une main sur le dossier de la chaise de Cooper. La courbe de réponse en fréquences reste bien sous la valeur critique qu’on avait définie. On a plus qu’à réaliser nos véritables cartouches… » Se saisissant de la liasse de documents de Cooper, elle se redirigea vers le tableau, effaça le pan de droite et commença à tracer un tableau de conversions. « Et les statistiques de vos documents vont sans doute nous aider… »

Pendant environ 40 minutes encore, Abigail et Cooper travaillèrent à établir le dosage optimal pour toucher le plus large échantillon de population susceptible de correspondre à l’hôte de l’entité. Une fois satisfaite de ses résultats, vérifiés sur son ordinateur portable, elle lança la fabrication d’une série de 8 doses, assez en tout cas pour rater un ou deux tir, voire asséner une deuxième charge si nécessaire. Au fond d’elle-même, et connaissant les talents de tireur de son ancien instructeur, elle pensait que ça ferait 7 de trop, mais elle préférait voir large.

Durant tout ce temps, elle ressassa tout ce qu’il lui avait révélé sur la véritable nature de sa visite à l’Université du Minnesota en 2009. Un test en conditions, classé secret défense, où il jouait le rôle d’observateur. Mais il fallait reconnaitre que pour ce qui était de la surveillance discrète à distance, l’ORS faisait très fort. Elle ne s’était aperçue de rien jusqu’à environ 5 mois avant son affectation définitive. Elle remarqua d’ailleurs le petit compliment que Cooper avait glissé… « C’est bien gentil tout ça, mais tes calculs vont pas se résoudre tout seuls, ma grande ! » pensa-t-elle pour se ramener à la réalité.

Une séparation de composés et un conditionnement en capsules plus tard, Abigail estimait qu’ils étaient prêts. 8 cartouches étaient à disposition, et avec elles, elle avait préparé un stock de seringues hypodermiques, au cas où le fusil se révèlerait insuffisant. Elle repensa alors à cette restriction de port d’arme dont elle faisait encore à l’heure actuelle l’objet. Elle se serait sentie beaucoup mieux avec son petit Smith & Wesson caché dans son sac à main, paré à être dégainé, au cas où. Plus que quelques semaines à tirer…

Prenant à nouveau son téléphone portable en main, elle se rassit devant son ordinateur et composa un numéro. Elle consulta sa montre. Ils avaient tout bouclé en moins de 2 heures de travail collectif. Abigail remarqua que, bizarrement, se retrouver dans un cadre universitaire comme celui-ci lui donnait un peu envie de se mettre à enseigner… Relevant ses lunettes sur son nez, elle attendit qu’on décroche avant de prendre la parole.

« Amanda ? Abigail à l’appareil. On a 8 doses de prêtes, testées et vérifiées, action sédative ultra-rapide accompagnée d’affaiblissement musculaire, administrables par fusil à aiguilles ou par seringues. Où est-ce que je vous rejoints, au domicile d’Oscar ou ailleurs ?»

Tout en écoutant la réponse de son interlocuteur, masquant le micro de sa main, elle se tourna vers Cooper, qui la regardait de loin. « Encore merci pour votre aide, c’est toujours un plaisir de travailler avec vous, Professeur. Si ça vous intéresse, et surtout si ils m’en laissent l’occasion, j’essaierai de vous tenir au courant des résultats… » lui dit-elle en rassemblant les capsules de sédatif dans un conteneur étanche qu’elle plaça dans son attaché-case, avant de se mettre en chemin pour rejoindre son équipe.
Abigail LorensonDocteuravatarMessages : 131
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Mer 4 Avr - 23:16

Voilà que les sujets n'allaient pas tarder à se faire rares, déjà six d'entre eux se payaient un petit roupillon après qu'ils ne leur aient administré divers composés. Le professeur Cooper, dans cette histoire, faisait tout particulièrement attention à ce que lesdits composés ne présente pas de risques pour le pauvres petites boules de poils qui donnaient déjà bien assez de leur personne.

"C'est drôle, c'est comme si on ne pouvait pas empêcher, même des êtres aussi menus et fragiles, de rêver. On en espérerait presque ne jamais trouver de solution à notre problème n'est ce pas ? Espérons juste que notre composé permette à une personne de continuer à rêver ce soir." Dit-il, les yeux plissés en se penchant sur les bêtes, un sourire attendrit aux lèvres.

Mais ils trouvèrent tout de même une solution à leur problème. Sans surprise aucune pour Cooper, à peine le composé terminé Abigail en était déjà à la suite de son travail. Elle avait raison, car il s'agissait d'une question de temps. Les rôles s'étaient inversés : cette fois elle faisaient les calculs de correspondances et lui préparaient avec méticulosité les mélanges. Ce qui était étrange, c'est qu'à aucun moment il ne sembla pressé, usant de gestes lents et précis, et pourtant son travail avançait remarquablement vite. Sans être déroutant, le spectacle paraissait pourtant curieux à ceux qui s'y attardaient. Ce phénomène était dût à une cause aussi simple que déterminante : l'expérience. Le temps perdu avec la lenteur des manipulations était largement compensé par la réflexion de celles qui allaient suivre. Ainsi, il ne perdait pas de temps bien qu'au contraire, il le prenait. Certaines de ses actions, comme de prendre tel composé ou tel contenant, en étaient même automatiques.

Oui, il avait énormément travaillé en laboratoire, bien qu'il avait plus l'étoffe d'un théoricien. Et il pensait que tout biologiste qui se respectait se devait de passer par cette étape, car alors que le travail se faisait long il semblait beaucoup plus marqué d'ingratitude que la simple conceptualisation et, au delà du fait qu'il était un parfait reflet de la dure réalité économique, moteur d'un monde scientifique loin d'être idéal, il se révélait être véritablement magique lorsque les efforts étaient payants. C'était ça, la science. Pas une paillasse froide et stérile, mais le visage illuminé d'un Edison ayant réussi à faire vivre une luciole électrique ou d'un Einstein ayant mis le monde dans un système de relations nouveau comme un enfant-né.

Lorsqu'ils eurent fini les dosages, elle appela une collègue. Il n'avait vu personne d'autre qu'elle aujourd'hui, tout du moins en tant qu'agent de l'ORS et il savait que l'organisation aimait à ce que ses employés ne se connaissent pas trop, en tout cas entre les services. Il comprenait cette préférence comme une façon de ne pas laisser entrer la corruption ou pire encore, la conspiration.

"- Encore merci pour votre aide, c’est toujours un plaisir de travailler avec vous, Professeur. Si ça vous intéresse, et surtout si ils m’en laissent l’occasion, j’essaierai de vous tenir au courant des résultats…
- Je ne doute pas qu'ils accèderont à votre demande tout comme nous aurons d'autres occasions de nous revoir. Je suis ravis de voir que vous avez fais honneur à l'éminente destiné qui s'offrait à vous, Abigail. Quant à moi, je ne vous retiendrai pas plus longtemps, il y a des petites peluches qui méritent tout mon attention." Conclut-il avec un sourire qui faisait penser à celui des vieilles personnes sympathiques auxquelles ont ajoutait volontiers la particule 'papi' avant le nom. 'Il est où papi Jonhson ? Je l'aime bien, moi, ce papi Irvin. Papi Cooper s'occupe toujours de ses gerbilles.'. Il prit le dernier sujet qui venait de s'endormir et le déposa dans la cage qui se serait emplit de z s'il s'était agit d'une bande dessinée. Aujourd'hui, il serait le seul de ses congénères à ne pas faire de rêve.
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Jeu 5 Avr - 22:45

Les trois agents se trouvaient autour de la table de la salle à mangé. Amanda but une gorgé de café, plus parce qu'il lui avait été offert que par envie. Pourtant, à certains moments, Dieu sait si elle était capable d'en engloutir. Elle pouvait se contenter du plus infâme des arômes pourvu qu'il y ait la moindre ressemblance avec le précieux liquide noir, qui était capable de la maintenir éveillé pendant 48 heures si elle le voulait vraiment. En général, elle finissait ses journées avec une petite tasse, histoire de tenir trois heures de plus. Elle poussait toujours jusqu'au sommeil hostile, conquérant. Lorsqu'elle se couchait en étant très fatiguée, elle pouvait réduire ses nuits de sommeil jusqu'à deux heures seulement, contre quatre à cinq heures pour une nuit normale. Dormir parce que l'on est vraiment fatigué avait toujours été très bénéficiaire pour elle. Mais là n'était pas la question. La question était dans le salon, sur la table, sous forme de traits d'épaisseurs différentes et de noms de rues : la question était 'où allaient-ils se poser nom de nom ?

L'agent MacGregor proposa l'endroit même où ils se trouvaient. Dans l'idée, elle n'avait rien contre, mais elle savait que ça n'était pas possible avant même qu'il ait finit de la formuler. Elle le savait parce qu'elle en avait déjà discuté avec Oscar au téléphone avant que l'équipe ne la rejoigne. Tandis que Peter parlait, l'intéressé secouait déjà la tête, comme s'il en était hors de question. En fait, pour lui, il en était réellement hors de question.
"- Non non non non non (fit-il rapidement, comme s'il parlait pour lui même). Impossible, il y a ma femme et ma fille ici. En plus la police va bientôt venir et ils ont reçu l'ordre de protéger cette maison et cette maison seulement.
- Nous sommes sous couverture du FBI.
- On en a déjà parlé. Les flics d'ici ne sont pas toujours très coopératifs, surtout en ce qui concernent les fédéraux. Ils seraient capables de demander des confirmations en amont auprès de leurs supérieurs et ça foutrait la merde. Non, il faut que vous m'emmeniez ailleurs, je refuse de mettre ma famille en danger.
- Très bien. Alors voyons qu'est ce qu'on a."

Oscar commença à boire dans sa tasse plus régulièrement, par petites gorgées. Il devenait anxieux. Amanda pensait qu'il s'agissait aussi et surtout de savoir s'ils allaient lui mettre des bâtons dans les roues. Beaucoup d'agents de l'Initiative pensaient que l'organisation était capable de se débarrasser d'eux ou tout simplement de les laisser tomber s'ils étaient - d'un manière ou d'une autre - compromit, en tant qu'agent. Il n'avait pas très confiance en eux, là était sans doute la cause du malaise. Mais il était aussi fort probable qu'il s'inquiète du temps qui passe. Chaque seconde était en effet une goutte de plus dans le verre des probabilités pour que l'hostile ne se présente. Et il ne voulait certainement pas que cela se passe ici. Voulait-il seulement que cela se passe tout court ? Peu de chances.

"- Et pourquoi pas là ? Dit-il en pointant du doigt un endroit précis de la carte.
- Wisconsin Avenue ?
- Il y a une rame de métro entière qui a été mise hors service entre Bethesda et Friendship Heights pour rénovation. On aurait une station à nous tout seuls. C'est sous la terre - bien à l'abri des civils -, facilement défendable et avec un écho rendant très difficile la discrétion. Trois entrées, la principale et une pour chaque côté de la voie. Vous en dites quoi ?
- Faisable. On devra virer l'équipe de rénovation s'il y en a une mais dans l'ensemble ça me paraît un bon plan. En plus, ça nous aiderait beaucoup pour les capteurs au vu de l’acoustique, quoiqu'on verra ce qu'en dira l'agent Lorenson de ce côté. On fait comme ça ?"

Les trois agents se mirent d'accord et après avoir discutés de quelques détails, prirent la route avec Oscar à leur bord. Mais ils durent d'abord attendre que la police arrive. Finalement, une voiture de deux flics se gara et à partir de cet instant, la tension de la cible arrêta d'augmenter. Elle ne baissa pas, mais au moins il savait sa famille en sécurité, c'était déjà ça de prit pour lui. Le choix de la station était ingénieux, il fallait le reconnaître. Mais après tout, il était un agent de l'ORS, pas un simple témoin à protéger contre un baron de la drogue avant ou après un procès, mais quelqu'un d'entraîné à faire face à des situations bien particulières. Il connaissait les HSs, il en avait même certainement combattu. D'ailleurs, Amanda avait bien en tête d'optimiser son temps d'attente et de faire cracher à Oscar des informations concernant sa mission en Croatie qui, elle en avait l'intuition, avait indirectement coûté la vie à trois autres vie humaines.

Ils descendaient tout juste de voiture lorsqu'elle reçut l'appel d'Abigail.
"Allo ? On est au 7450 Wisconsin Avenue, station de métro Bethesda. Il nous faudra des seringues, on a pas de fusil pour. (Elle raccrocha). Bien, On va pouvoir s'installer. Fit-elle en prenant le sac de sport dans le coffre.



[spoiler]Bon, je me suis un peu avancé pour le choix du lieu mais si j'avais attendu d'attendre la réponse de MacGregor, on aurait prit un tour de retard par rapport à l'appel d'Abi. Donc si tu as une meilleure idée pour l'endroit Peter, envoie moi un MP et j'éditerai.
Neptelli AmandaLieutenantavatarMessages : 29
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Jeu 12 Avr - 22:01

Comme Pete l’avait prévu, Oscar était réticent à l’idée de transformer sa maison en champ de bataille, ça se comprenait. Restait que son idée ne lui plaisait pas. En terme de tactique, les avantages étaient généralement à double tranchant lorsque mal exploité. L’écho qui devait rendre la cible repérable leur apprendrait juste qu’elle était là. L’écho la rendrait difficile à localiser, et surtout, ils ne pourraient plus se repositionner eux sous peine de se dévoiler, ce qui impliquerait de trouver d’entrée de jeu les bonnes positions au mètre près. Et c’était impossible car il y avait déjà trois jeux de positions d’embuscade en fonction de l’entrée empruntée. Ceci dit, il n'en pipa guère mot à l'équipe, restant dans son caractère renfermé remontant à l'avant veille. Il n'était pas au top, et il devait changer ça fissa, sinon ça risquait de faire mal.

Mais Amanda semblait trouver l’idée bonne, il n’était pas là pour commander, et ce poids en moins sur ses épaules était agréable.
D
onc ils allaient au métro. L’écossais fit sa fête à sa tasse de kawa avant de se mettre en route avec les autres. Il emmena le Land Rover jusqu’à la dite station de métro avant de penser à refaire un point avec Amanda, ses vêtements quoique très seyants au demeurant ne lui semblaient pas du tout adapté pour une telle opération, il fallait sortir les pare-balle du coffre, et les flingues, tout les flingues. Une fois en bas il était inenvisageable de remonter chercher son nécessaire à se poudrer le nez.


- Pour le matériel on fait comment ? Je doute qu’une bande de mec blindés, et armés passent inaperçu et n’attirent pas les curieux tout azimut. Faut qu’on trouve un moyen de descendre tout ça en bas sans attirer l’attention, ce qui va être difficile avec l’artillerie lourde

Son autre soucis de préoccupation était l’absence potentielle du fusil hypodermique, indispensable selon lui à une neutralisation propre. Le reste ferait courir des risques à l’équipe. Le fusil permettrait de faire les choses en une fois. Et proprement, à condition de tirer juste, mais ça c’était son affaire. Il n’était peut-être pas tireur d’élite confirmé, mais il était très capable une arme à la main.

Restait à bien se placer, et donc étudier rapidement la configuration des lieux.


Spoiler:
 
MacGregor PeterSergent-chefavatarMessages : 68
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Lun 16 Avr - 20:03

Abiagil raccrocha en sortant du laboratoire, son attaché case en main et son ordinateur en bandoulière. Transportant ses 8 capsules, elle espérait secrètement en avoir trop préparé, mais la situation se développait de sorte que toutes auraient leur utilité. Ils seraient 4, répartis dans une station de métro, à guetter une cible pouvant arriver de n’importe où. 2 seringues par personne, ça en garantissait au moins une qui toucherait.

Elle monta dans sa voiture de location et quitta l’enceinte de l’université. Trouver son chemin dans la ville ne lui posa pas de problèmes particuliers, elle se gara une rue en amont de Wisconsin Avenue, reprit son matériel et finit de couvrir le chemin à pied. Au coin de la rue, elle aperçut le 4x4 de McGregor, qui en descendait avec Amanda et une troisième personne. Sans doute Oscar. « Te voilà à pied d’œuvre. »

Du coin de l’œil, elle vit un préfabriqué de chantier. L’endroit devait être en travaux ou en rénovation. Donc occupé de gens qu’il allait falloir virer. Mais qui pouvaient aussi détenir des informations l’intéressant. Elle s’approcha de l’un des ouvriers, improvisant sa couverture à chaque pas, et se mit en quête d’informations.

- Je peux vous aider ?
- En effet. Qu’est-ce que vous effectuez comme travaux dans cette station ?
- La routine, remise à niveau des installations électriques, rénovation de la structure, tout ça…
- Vous êtes nombreux à travailler ici ?
- Une douzaine…
- Et vous avez coupé le courant dans toute la station ?
- Oui, on travaille sur les câbles d’alimentation du métro. Pourquoi ces questions ?
- Simple curiosité.
- Comme vous voudrez, lâcha-t-il en s’en retournant vers ses collègues.

« Voilà qui est intéressant… 12 lascars à virer, et pas de courant électrique pour brouiller les capteurs. » pensa la scientifique en revenant vers le groupe, près de la voiture de McGregor. En jetant un discret regard à ses chaussures, elle se félicita d’avoir opté pour un modèle plat. L’écho d’une station de métro vide pouvait être énorme, et les talons de chaussures sont par définition bruyants.

Abigail se rapprocha ensuite du groupe d’agents de l’ORS. Amanda et Peter étaient en conciliabule sur leur situation, Oscar Patton observant autour d’eux, manifestement tendu. Mais qui ne l’aurait pas été, à sa place ? Elle le salua d’un mouvement de tête, puis reporta son attention sur Amanda et Peter.

Elle entendit Mac s’adresser à Amanda sur un point tout à fait pertinent : comment déménager 4 gilets pare-balles, 2 fusils d’assaut, un fusil à pompe, des capteurs et du matériel de détection sans se faire repérer ? Même si Abigail n’avait pas beaucoup d’idée sur la façon de les évacuer, elle avait tout de même des éléments d’informations qu’elle pouvait leur transmettre.

« Pour le matériel, c’est clair qu’il vaudra mieux le faire entrer dans des étuis et des housses… Par contre, pour les évacuer, j’ai pas trop d’idée, à moins d’attendre qu’ils ressortent et de se mêler à eux en sens inverse, ou de prétexter un danger imminent… A toutes fins utiles, j’ai pu apprendre qu’il y aura 12 ouvriers à dégager, et que le courant est coupé dans toute la station. Après, pour disposer les capteurs, je ne pourrai le faire qu’une fois descendue à l’intérieur. »

Ils étaient là, restait plus qu’à entrer et jouer leurs cartes…
Abigail LorensonDocteuravatarMessages : 131
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Dim 13 Mai - 19:44

Alors ça y était. Ils étaient dans la zone et peut être bientôt au cœur de l'action. Le silence de Peter l'avait inquiété. D'habitude il étudiait à fond les détails et émettait directement son avis. Elle trouvait le fait qu'il se taise anormal, mais mit cela sur le compte de ses problèmes personnels dont elle aurait préféré qu'ils n'affectent pas son comportement. Bien sûr, elle, ne pouvait pas comprendre, faisant la distinction d'une façon presque obsessionnelle, elle avait toujours du mal à tolérer que les problèmes des gens puissent parfois prendre le pas sur leur efficacité au travail, ou tout du moins affecter leurs habitudes qui étaient bonnes à la base.

L'agent Lorenson les avaient rejoint. Elle avait le composé avec elle, c'était l'élément le plus précieux après les vies humaines. Celle-ci parlait avec le contremaître de chantier puis vint vers eux.
"- Pour le matériel on fait comment ? Je doute qu’une bande de mec blindés, et armés passent inaperçu et n’attirent pas les curieux tout azimut. Faut qu’on trouve un moyen de descendre tout ça en bas sans attirer l’attention, ce qui va être difficile avec l’artillerie lourde. Remarqua l'agent MacGregor.
- Pour le matériel, c’est clair qu’il vaudra mieux le faire entrer dans des étuis et des housses… Par contre, pour les évacuer, j’ai pas trop d’idée, à moins d’attendre qu’ils ressortent et de se mêler à eux en sens inverse, ou de prétexter un danger imminent… A toutes fins utiles, j’ai pu apprendre qu’il y aura 12 ouvriers à dégager, et que le courant est coupé dans toute la station. Après, pour disposer les capteurs, je ne pourrai le faire qu’une fois descendue à l’intérieur.
- On nous a donné une couverture confortable, pourquoi ne pas nous en servir ?" Répondit Amanda en montrant un faux mandat. Attaque à la bombe, le coup classique.

En effet, la maintenance du métro devait être plus ou moins habitué à ce genre de procédure. Contrairement à ce que les gens pouvaient croire, les attentats étaient une chose courante dans les grandes villes. La plupart échouaient bien entendu, tandis qu'une grande partie de ceux qui réussissaient ne faisaient aucun mort. Mais les attaques à la bombe ou tout autre acte de terrorisme n'était pas exceptionnelles, bien qu'elles ne fissent que trop rarement la une des journaux. La plupart du temps, le FBI donnait une expertise qui n'avait rien à voire avec les conclusions qu'ils avaient tirés en arrière-scène. Fuite de gaz, acte de délinquance au malheureux tournant, ou même causes pseudo-scientifiques tirés par les cheveux telles que la compression dangereuse des gaz du à la pression atmosphérique... Tout y passait, et tout était bon pour maquiller ce qui la plupart du temps était la tentative d'un groupuscule quelconque de faire un maximum de morts. Le terrorisme n'avait pas pour but premier de tuer mais de faire fléchir par la peur, et ça, toute organisation de sécurité de haut degré le savait pertinemment. Si les citoyens devaient connaître tout les maux dont leur ville chérie était chaque jours frappée, ils sombreraient dans la terreur quotidienne et là on pourrait dire que les attentats, même s'ils n'avaient physiquement fait aucune victime, avaient réussit.

Amanda se rendit près de l'homme à qui Abigail venait de parler pour lui intimer de faire sortir tout le personnel. Elle lui montra le mandat frauduleux.
"Bonjour, agent Simons Dolores, FBI. Nous devons faire évacuer cette rame intégralement, il s'agit d'une alerte à la bombe, notre équipe doit descendre pour vérification. Auriez vous vu quelque chose d'anormal lors de vos travaux dernièrement ? Un sac abandonné, un dispositif inconnu dans les installations électriques, un son provenant d'une poubelle ou quoi que ce soit de suspect ?.
- Non madame, on ne m'a absolument rien signalé de tel, nous en sommes à la moitié des rénovations donc nous n'avons pas tout passé en revue, le quai par contre est clean d'après l'équipe. Nous avons reçu une formation spéciale depuis le dernier incident similaire. J’appelle le personnel. Au talkie-walkie : Tout le monde remonte à la surface, on a reçu l'ordre d'évacuer du FBI, c'est une alerte à la bombe. Gardez votre calme les gars et surtout laissez les agents descendre pour faire leur travail. Voilà, ils ne devraient plus tarder.
- Je vous remercie pour votre coopération."

Elle retourna vers le groupe.
"Pour ce qui est des armes, elles sont dans de gros sacs, ça passera inaperçu. Par contre pour le matériel de détection je n'ai rien trouvé qui soit adapté. De toute façon, on pourra faire passer cela pour du matériel de déminage sans trop de problème. Je pense qu'on va pas tarder à pouvoir descendre."
Amanda avait une main sur son calibre. Rien n'empêchait que le HSO ne soit pas déjà parmi eux, et ils ne pourraient en être sûrs que lorsque les détecteurs seraient correctement installés.

Deux minutes passèrent et son regard se faisait inquiet.
"Il ne devait pas y avoir 12 personnes. Seulement neuf personnes sont remontées. Si on compte le contremaître et l'employé qui était avec lui, il manque un individu, je croyais que ces types connaissaient les métros comme leur poche."
Tout en parlant, elle jeta un coup d’œil vers le chef de chantier qui tentait en vain de joindre le retardataire. Elle regarda Peter d'un œil communicatif.

"On ne peut pas sortir nos armes dehors, on va donc devoir attendre d'être à l'intérieur. Mais ça serait trop risqué d'y aller comme ça. Je propose que deux personnes descendent d'abord pour installer le matériel tandis qu'une autre reste avec Oscar. On ne peut pas l'introduire dans la zone tant qu'elle n'est pas un minimum sécurisé. Lorenson, vous devriez descendre, vos indications sont indispensables pour l’installation du dispositif de détection. Quant à vous MacGregor, vous vous sentez à l'aise avec ce genre de matériel (en montrant d'un mouvement de tête les appareils métriques) ou vous préférez couvrir Oscar ?"
Neptelli AmandaLieutenantavatarMessages : 29
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis Lun 14 Mai - 20:10

Amanda en arrivant décida de mettre à profit la couverture du FBI et de déclarer l'alerte à la bombe dans la station. Au moins ils pourraient bosser tranquilles ce qui était justement l'objectif souhaité. Ensuite il fallait descendre et installer les capteurs. C'est là que ça se gatait, il restait un employé là dessous. Ou un HSO descendu avec l'équipe du matin.

Bon ben à la chasse.


- Si Amanda, il avait dit douze, il en manque un, et ça m'étonnerai qu'il se soit paumé. D'un point de vue tactique j'aurai préféré descendre avec toi, mais ... Enfin je descend avec Abi, mais avec ou sans ton accord, je lui file un Glock, et des vraies bastos. C'est le mieux à faire. Tu reste tu couvre Oscar. On garde le contact au talkie, mais une fois en dessous il est pas dit que ça passe partout, si au bout de dix mikes je t'ai pas contactée, tu descend et tu me cherche. Okay pour toi?

Il n'attendit pas la réponse à sa question, question bien réthorique somme toute. Il préféra inviter Abi à le rejoindre à l'arrière du Land Rover, dont il ouvrait le hayon. Il vira un sac d'affaire, et ouvrit une valise type "pélicase", des valises en fibres de nylons dans lesquelles on mettait des machins pour tuer. Des longs machins, en l'occurence deux Colt M4 plus quelque chargeurs graillé. Mais Mac préféra laisser le sien là. Il s'assura cependant qu'Amanda avait bien repéré les fusils, au cas ou elle en aurait besoin. Il attrapa une paire de gilets pare-balle, et en fila un à Abi. A enfiler donc. Premier truc qui semblerait bizarre à tout fan de film d'action, ces gilets étaient de couleur "Ranger Green". Les ricains on tout un tas de noms pour désigner les couleurs sans que ça serve forcément a quelque chose d'en avoir autant. Ranger Green, au même titre que Rose Fushia, était une variation du Vert Olive, lui même une variation du vert. Vous me suivez? Donc pour résumer c'était du vert plus clair que du vert olive, lui même plus clair que du vert standard. Du vert deux fois clair en somme.
Toujours est il que le FBI n'utilisait plus de gilets noirs depuis deux ans déjà, et que pour être crédible il fallait donc utiliser des gilets non noirs, c'était missions accomplie, l'écossais avait prit ses précautions. Il avait aussi prit des coupes vents bleus marine au lettres jaunes du FBI. Il en confia un a Abi tandis que lui tombait le manteau, le pull et la chemise pour mettre un Polo et un Sweat-shirt plus adaptés à ce genre d'opération. L'écossais n'avait aucune pitiée à se montrer torse nu en ville, nécessité faisait loi.

Une fois changé, il posa de nouveau son Sig dans son holster de ceinture, prit une lampe, des colliers plastiques, et un taser qu'il installa dans un autre holster du côté gauche de son ceinturon. Avant de sortir le Glock 19 et le holster qu'il détenait à l'intention d'Abi.


- Tiens Abi, je sais que tu es encore sous sanction, mais pas question que tu descende en bas sans arme, tu le porte et tu t'en sers si nécessaire. Pour le reste on s'arrangera.

Une fois que les deux agents furent prêt, l'écossais mena Abi jusqu'à la bouche de métro, paré à descendre, il ouvrirait la marche et attendait le signe d'Abi pour démarrer.
Mac se sentait en bien meilleure forme depuis qu'il avait reprit les choses en main il y avait cinq minutes de ça. Il se sentait "opé", pleinement cette fois. Il faudrait qu'il s'excuse auprès de l'équipe pour son passage à vide. C'était des choses qui se faisaient.
MacGregor PeterSergent-chefavatarMessages : 68
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MessageSujet: Re: [en cours ; ouvert] États-Unis

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[en cours ; ouvert] États-Unis

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