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Luka Cheratov

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MessageSujet: Luka Cheratov Dim 21 Avr - 19:41

Luka "Vorobey" Cheratov - Лука "Воробей" Счератов

« Que Dieu ait pitié de mes ennemis car je n'en aurai aucune »
- Georges S. Patton -



Nom : Cheratov.
Prénom : Luka.
Identifiant : Vorobey.

Nationalité : Russe.
Date de naissance : 9 Septembre 1988.
Lieu de naissance : Vladivostok.

Taille : 1 mètre 83.
Poids : 87 kilos.

Description physique :
Jeune russe de vingt-cinq ans, Luka est dans les standards d'un soldat russe : il est grand, un mètre quatre-vingt trois exactement, il est plutôt imposant, quatre-vingt sept kilos nu, tout en restant tout de même suffisamment musclé, car en Russie, on privilégie de loin la force physique à l'intelligence. Il dispose d'ailleurs, comme la plupart des combattants, d'une ossature assez solide, et d'articulations qui se sont particulièrement développés et renforcés durant sa formation. Il privilégie l'endurance à la force, ce qui fait qu'il a une capacité à encaisser plus importante que sa capacité à distribuer une force importante, bien qu'elle reste dans les quotas. Sa peau reflète bien ses origines : une peau très blanche, à s'y méprendre avec la neige, et qui ne bronze que très peu, laissant plutôt place à de jolis coups de soleil.

Si on s'attarde sur sa tête, on remarque un visage de forme assez carrée, des traits bruts et très durs. Des joues assez creuses, une mâchoire ferme, un nez très peu arrondi, des lèvres rosées au teint légèrement violet, faute à une circulation sanguine un peu plus faible que la moyenne, mais qui ne trouble en aucun cas son état médical, un menton assez large. Ses sourcils ne sont pas fins, mais plutôt peu épais. Par tradition, une coupe se rapprochant du crâne rasé, pour des cheveux châtains au reflet cendré. Ses poils ne sont pas totalement bruns, et tendent parfois à une couleur plus claire, tout en restant tout de même brun et visible : pas forcément très attirant, mais suffisamment viril. Ses yeux, légèrement tombant, sont d'un coloris proche du noir, restant tout de même dans le marron foncé. Son regard est très dur, il lui donne une attitude particulièrement froide et peu encline à la conversation : il reflète bien l'attitude du jeune homme. Il ne porte jamais la barbe, prenant un soin particulier à se raser. Bien entendu, cela s'applique lorsque le rasage est possible. Sa pilosité faciale pousse très rapidement, et en deux ou trois jours, il porte vite une sorte de bouc compact qui tend d'ailleurs à une couleur cendrée. Paradoxalement, sa pilosité au niveau du torse est assez faible, mais tend toujours à cette couleur aussi cendrée. Enfin, sa pilosité des bras et des jambes est assez intense, sans pour autant faire de lui un singe, et là encore, on remarque une couleur cendrée.

Ses mains semblent usées et permettent de distinguer qu'il s'agit là d'un homme de terrain, qui préfère l'action au « gratte-papier » : ce sont des mains de travailleurs comme l'on pourrait retrouver chez le paysan, le menuisier ou encore le mineur. Elles sont usées, dures mais robustes, et de nombreuses cicatrices, plus ou moins faible d'ailleurs, y sont présentes. Ces mêmes mains qui sont bon nombre de fois salies par le sang, l'huile, le cambouis, ou encore le sable et la boue. Sa taille de pied occidentale est de 46, de grands pieds semblables à tant d'autres en quelque sorte, pas particulièrement pratique pour se chausser mais il peut se contenter de peu : une paire de bottes de saut lui suffit amplement. Toute la rusticité russe en quelque sorte.

Caractères discriminants :
On pourrait reconnaître Luka très facilement, et c'est un grand défaut. En plus d'avoir quelques grains de beauté (un sur le poignet gauche, un sur le lobe de l'oreille gauche, deux sur le torse, un sur l'avant-bras droit), il a également de nombreuses cicatrices. On peut différencier celles faites par blessure par balles, et celles provenant de coups de couteau, ou d'instruments de tortures tout aussi savants les uns que les autres. Les secondes sont assez ordinaires chez les Spetsnaz, puisque l'entraînement comporte une épreuve que l'on retrouve chez beaucoup de forces spéciales : le soldat est assommé puis torturé pendant des heures, afin qu'il délivre une quelconque information. Alors le torse, le dos, les avants-bras et les jambes de Luka sont parsemés de traces de brûlures, de cicatrices de coups de fouet ou d'armes tranchantes. Mais ce qui, en restant dans le sujet des cicatrices, le rend encore plus repérable, c'est la cicatrice par balles qu'il a sur le corps : une cicatrice de balle de 9mm Parabellum qu'il a entre les deux poumons.
En plus des cicatrices, Luka a quatre tatouages. Le premier, sur l'avant-bras gauche, représente une hirondelle qui s'envole. Un symbole fort puisque le tatouage peut se traduire par la liberté trouvée. Le second, proche de la cicatrice à l'épaule, est un AK-47, une forme d'humour pour expliquer la blessure, humour que l'on ne peut comprendre que si l'on connaît l'histoire de cette cicatrice. Le troisième, dans le bas du dos, est l'indicatif de Luka écrit en alphabet latin. De cette manière, si jamais il se retrouve amputé et mort, on pourra toujours l'identifier : voilà la raison qu'il donne avec humour. Enfin, le dernier, sur le biceps gauche, représente une grenade avec un pin's smiley accroché à la goupille, à la manière de la grenade rendue célèbre par un jeu vidéo de tir. Cette grenade au smiley représente pour Luka le mélange de deux notions pourtant contraires, mais qu'il pense retrouver au combat : le danger et le bonheur.

Profil physique :
Parce qu'il faisait parti d'un groupe de Spetsnaz appartenant au FSB, Luka sait facilement se fondre dans la masse. Il a été instruit aussi bien à des missions de combat qu'à des opérations plus clandestines, et souvent en milieu civil. Ainsi, il peut facilement passer inaperçu et sait donner l'impression aux gens qu'il ne cherche rien de particulier, qu'il vit normalement, alors qu'il suit une personne par exemple. Il a toujours été bon dans ce domaine, les opérations en milieu civil. Bien plus qu'il n'est bon dans les missions de combat, même s'il reste tout de même dans les standards russes et plutôt moins brutal que peuvent être certains de ses collègues.

En milieu civil, Luka peut très rapidement changer d'apparence et sait se fondre dans n'importe quel environ : du costume trois pièces pour les fêtes huppées au « baggy - sweat » pour les milieux bien plus proches de la rue, en passant par l'ensemble crade du clochard, tout passe très bien avec cet homme, rien ne le dérange et rien ne l'habille mal : il peut en jouer très facilement, et c'est un réel avantage en opération. Lorsqu'il n'est pas en mission, il se montre assez varié et divers sur l'habillement civil : bien qu'il porte toujours des jeans et préfère les chemises, il peut lui arriver de porter également des tee-shirts, des sweats, des vestes légères, des pulls, des manteaux longs. Il s'habille généralement assez moderne, voir jeune, ce qui renforce le contact qu'il peut avoir avec ce type de population, toujours très utile car plus naïve et plus facile pour obtenir des informations.

Toujours dans le milieu civil, on remarque qu'il a une allure généralement sereine, une allure qui en dit également long sur le type d'homme qu'il est : le genre qu'il ne faut pas emmerder, mais qui passe relativement bien. Un homme qui avance d'un pas sûr, un homme d'apparence physique assez calme mais imposant et bien bâti. Son regard comme ses postures mettant en avant son côté imposant peut refroidir aisément une personne qui voudrait faire un peu trop le malin devant ces amis. Lorsqu'on le regarde, lorsque voit son allure et ses différentes postures, on évite généralement de lui parler ou de lui chercher des ennuis. Paradoxalement, il raffole de la gente féminine et se plaît à séduire, comme il est également assez volage. Aussi, en présence d'une femme, il s'efforce de rester courtois et moins distant, et va bien moins mettre en avant son côté froid et imposant, bien que ça ne soit pas toujours une réussite.

Dans le milieu militaire, il est extrêmement froid, presque hostile, rien que par son allure et ses regards. On pourrait presque le méprendre à une personne très distante et hautaine, ou du moins très fier de son métier. Ce qui en fait une personne d'autant plus difficile à interroger car très déstabilisante : on peut vite se sentir mal à l'aise, si l'on est un esprit facilement impressionnable, lorsqu'on lui parle, et encore plus lorsqu'on l'interroge. Mais on sent également, lorsqu'on est l'un de ses coéquipiers, qu'il s'agit là d'une personne forte qui obéira aux ordres jusqu'à en mourir. Une sorte de confiance envers lui peut alors s'installer, bien que cette obéissance sans limite puisse être problématique.

Au niveau vestimentaire, tout lui va. Il peut aussi bien porter un uniforme typiquement russe qu'occidentalisé, que ce soit du camouflage KLMK ou Multicam ne le dérange en rien. L'habit, comme l'équipement, n'est pour lui qu'une banalité. Il a été formé à utiliser une large panoplie d'équipement aussi bien russe qu’occidental, et ça se voit facilement qu'il est à l'aise aussi bien avec le matériel national qu'international. Ce qui importe, c'est qu'il ait un équipement et des vêtements adaptés à sa situation : du Multicam avec un chest-rig Chicom dans une forêt sombre alors qu'il porte une mitrailleuse PKP peut le ronchonner très facilement. Par contre, du Multicam dans des paysages plus clairs ou montagneux peut le rendre bien plus à l'aise. Comme porter un Chicom, encore faut-il qu'il soit adapté à ses besoins, à l'environnement et au contexte. Pour lui, pas le temps de laisser place au goût. Seul l'efficacité compte.

Profil psychologique :
Luka est, pour le bonheur de certains et le malheur d'autres, un homme à la psychologie dense et très difficile à cerner. On ne pourrait sûrement pas la résumer, cependant on remarque les attributs d'un homme froid et plus encore, d'un homme assez têtu, fier, sûr de lui et hautain. Des attributs pas très mélioratifs certes, mais elles définissent cependant assez bien le personnage et l'image qu'il donne de lui.

Le jeune russe est un homme qui est d'apparence très froid, assez fier, confiant, presque hautain. En réalité, il est bien plus que ça. La modestie n'existe sous aucune forme chez lui, ce n'est pas pour autant qu'il se sur-estime. Il pense juste savoir suffisamment ce qu'il vaut, et pense connaître son rôle, si bien que pour lui, il n'a pas à être modeste ou à se justifier. Paradoxalement, une personne qui se sur-estime ou qui est plutôt vantarde attirera l'hostilité quasi-immédiate de Luka. Cette hostilité se traduit par des actes concrets, et peu aller de simples petits « coups de salaud » comme il s'y plaît à y qualifier, à des violences verbales, voir physique si le russe ne peut vraiment pas se retenir avec la personne. En cela, c'est un personnage très facile à déstabiliser de cette manière et seulement de cette manière : il faut attirer son hostilité. Ce peut être une très grande faiblesse, lorsqu'on a compris son fonctionnement. Ce qui n'est pas sans être simple à vrai dire, et compense un peu cette faiblesse là.

Les autres manières de s'attirer son hostilité seraient de se mettre en travers de sa route avec les femmes : un potentiel rival, masculin il va de soit, est un concurrent, la concurrence est à éliminer. Bien sûr, cela ne veut pas dire tuer la personne, mais cela peut vouloir dire faire baisser sa réputation, voir le mettre à terre, avec bien des méthodes. Ce qui peut être assez sympathique, si tant soit peu que la personne le prenne plutôt bien et qu'elle ne cherche pas Luka jusqu'à atteindre le point critique de la violence physique. Ce point peut là encore être assez vite atteint, bien qu'avec l'âge, il tente à se maîtriser de plus en plus, ce qui est une assez bonne chose. Pourtant, Luka n'apprécie en aucun cas le recours à la violence physique, mais il peut très facilement perdre tout moyen de retourner à la raison une fois bien en colère. C'est un homme qui encaisse très peu et extériorise beaucoup, aussi, mieux vaut ne pas lui adresser la parole une fois en colère.

Dans ces moments là, une seule chose arrive à le calmer : les femmes. Toujours et encore les femmes. C'est quelque chose d'assez important chez lui. Luka est homme qui se plaît à séduire et qui est extrêmement volage. La fidélité, comme la jalousie et même l'amour, ne sont pas des notions intéressantes pour lui. Le plaisir physique cependant, l'est beaucoup plus. C'est ce qui le motive en partie. La seconde partie de sa motivation dans son attitude avec les femmes, c'est le simple fait de séduire. Luka est une personne qui se recherche constamment, bien qu'il ne le fait savoir et qu'on ne puisse pas forcément le voir. Aussi, il se retrouve en séduisant, il s'attache à une sorte d'appartenance. Mais cette attache est très faible, pour ne pas dire quasi-infime, et c'est également la raison pour laquelle il est volage. Ainsi, c'est un « homme à femmes », comme on peut dire.

Son attitude avec les hommes ou les femmes qu'il ne tente pas de séduire, car elles existent et sont assez nombreuses tout de même, est paradoxalement assez froide et distante. Il ne parle que rarement, répond de manière froide et cynique, évite de nombreux sujets de conversation, simplement par ennui ou par envie de ne pas parler de certains sujets avec une personne ou une autre. Il ne parle également jamais de sa vie, avec n'importe qui. La notion d'amitié est également inexistante chez lui : au mieux, il a des camarades d'armes. Il faut également savoir que c'est un homme qui n'a plus aucune relation amicale, sentimentale ou encore familiale. Il est seul, et préfère sa situation à mille autres.

Dans le milieu professionnel, il est caractérisé par une obéissance aveugle aux ordres et une discipline de fer. Un ordre est fait pour être respecté, quelque soit la nature de cet ordre : il n'est pas payé pour penser mais pour agir, et se contente de ça. Cette obéissance peut aller très loin puisqu'il peut très bien laisser un coéquipier blessé, si il a reçu l'ordre d'avancer coûte que coûte. Ce même coéquipier, il peut l'achever, si il a reçu l'ordre de ne laisser aucun corps, aucune trace, derrière lui. Cependant, en l'absence d'ordre l'empêchant d'agir selon les règles de la camaraderie, il ira volontiers protéger ou soigner un coéquipier à terre. La discipline est également une grande notion pour lui. Le respect des grades et de l'expérience est important pour lui : un caporal doit le respect à son sergent, le sergent à son lieutenant, ainsi de suite. Ainsi, il est épris d'une sorte de non-intérêt pour les escouades où la discipline ne règne pas. Sur le terrain comme à l'entraînement, s'il est en charge d'un groupe, il s'arrange comme il peut pour être la seule voix entendue, parfois par des actes violents. Méthode typique des Spetsnaz : il n'y a que comme ça que ça rentre.

Domaine de compétence :
- Parle le russe (langue maternelle), l'anglais, l'espagnol, l'arabe et le mandarin.
- Maîtrise les armes à feu qu'elles soient occidentales, russes ou artisanales, et les explosifs (compétences dans le sabotage, le désamorçage mineur et la fabrication d'IED).
- Maîtrise le Sambo, le Systema et le Close Combat, arts de combats réputés.
- Expert des opérations en milieu civil / urbain.
- Nombreuses compétences en informatique et outils de surveillance électronique particuliers aux services secrets (caméras cachés, micros dissimulés, micro-drones).

Biographie :
Luka naît le 9 Septembre 1988 dans la ville de Vladivostok, d'un père sous-marinier et d'une mère au foyer. On ne sait que très peu de choses sur sa jeunesse. Les rares dossiers, suivis scolaires ou encore médical, ayant été « perdus » lors de son affectation à un groupe de Spetsnaz des FSB. Travailler dans l'héritier du tristement célèbre KGB n'a pas que des inconvénients. Luka parle peu de cette époque, aussi, les informations sont rares. On sait qu'il avait d'importants différents avec son père dès l'adolescence. Celui-ci est d'ailleurs mort quelques jours après l'enrôlement de son fils dans une sélection afin de devenir un Spetsnaz, un soldat d'élite de Russie. Il avait une maladie liée aux radiations : durant sa vie de sous-marinier, il y a été trop souvent exposé. On sait également que Luka était bon élève, et qu'il avait réussi le diplôme de fin d'études avec brio. Il aurait pu être avocat, médecin, magistrat, politicien, architecte, ingénieur, ou même tenter l'école des officiers de Marine. Mais lui avait d'ors et déjà décidé d'être un troufion de base, comme tous ceux qui ratent l'examen de fin d'études en Russie. Devant faire son service militaire obligatoire une fois les études terminées, il devance l'administration russe, qui aurait certainement pu le muter à une unité des forces navales. L'océan ne l'a jamais intéressé, et la marine russe est en totale décomposition depuis bien des décennies. Si c'est pour terminer sous-marinier comme son père, c'était hors de question.

Alors il a devancé l'administration en postulant à une sélection pour incorporer la formation des Spetsnaz. Nous sommes en 2006, le 18 Mars 2006 pour être exact. Trois premières semaines de véritable calvaire. Faute d'entraînement, de préparation morale et physique, il craque. Il est alors bon pour le service obligatoire. Le voilà affecté en plein centre de la Sibérie, dans un régiment blindé. Du fait de sa grande taille, hors de question de le mettre dans des chars. Alors il sera d'abord affecté aux cuisines. Avant qu'on se rende compte que la cuisine, c'est loin d'être son point fort. Il demande sa mutation à la compagnie de reconnaissance. Elle est refusée catégoriquement. Nous sommes en Juillet 2006. On l'affecte alors au service médical, comme infirmier. Mais là encore, les blessures sont loin d'être son top et il sait à peine recoudre une plaie. Pas le temps de le former, ça coûterait trop cher en plein. Le colonel le laisse finalement rejoindre la compagnie de reconnaissance. Là bas, on le forme à des méthodes de combat peu banales. Elles se rapprochent de ce qu'on peut voir chez les Spetsnaz, mais c'est pas encore tout à fait ça. La guérilla est privilégiée, et il est formé à cet art. Si tu vois un soldat qui pisse, tu tires et tu tues ! Si tu vois un char qui arrive vers toi, tu tires et tu cours !

Son service militaire obligatoire s'arrête en Novembre 2006, lorsqu'il retente la sélection pour devenir Spetsnaz. Cette fois-ci, il est bien plus préparé. Avec le bizutage, il en a bavé pendant des semaines, et puis la formation à la compagnie de reconnaissance l'a aidé à tenir un peu plus. Bien sûr, les instructeurs s'en donnent à cœur joie de le martyriser. C'est tellement rare un homme qui en a pris pour son grade et qui en redemande. Le jeune première classe réussit cependant la sélection. Huit semaines d'enfer, huit semaines de tests les uns après les autres. Huit semaines à ne manger qu'une seule fois par jour et trop peu, huit semaines à ne dormir que quelques heures par jour, et à même le sol, sans autre couverture qu'une veste adapté pour les temps d'été. Devenir Spetsnaz, c'est avoir le mental et le physique pour. Deux recrues vont mourir durant la formation. Accident de travail, voilà ce qui sera dit aux familles. En vérité, elles ont fait le mur pour récupérer de la bouffe. Les gardes au mirador les ont troués comme des gruyères avec leurs NSV. De lourdes mitrailleuses qui les instructeurs se plaisent à faire porter, au même titre que les Kord, plus récentes, et les AGS-17 ou AGS-30, là encore, du matériel plus récent, voir neuf. Combien de fois Luka a dû porter l'affût ou une partie d'une mitrailleuse ou d'un lance-grenade automatique ? Combien de fois a-t-il dû porter la lourde radio ? Il ne compte même plus. Mais il a tenu bon, et c'est un véritable exploit.

Alors après cette sélection, permission de 48 heures pour tout le monde. Enfin, pour les 13 nouveaux Spetsnaz, pas encore formé. L'occasion de se dégoter une occupation féminine, de dormir sur un vrai lit, de prendre une vraie douche bien chaude, de manger un vrai repas chaud, et de boire une vraie bouteille de Vodka. Parce que c'est quelque chose que l'on fête, encore plus que l'on peut fêter son mariage. Après l'effort, le réconfort comme on dit.

Vient alors la période de formation. Six mois de formation pour toutes les recrues. Sur la sélection nationale, seulement 240 l'ont terminée et réussie. Question de quota, il ne faut pas dépasser 300, mais pas aller en dessous de 200. Pendant six mois, une formation non-stop. Retour aux bancs de l'école, l'école des Spetsnaz. Des milliers d'heures à apprendre d'autres langues, à apprendre des cultures différentes, à apprendre l'histoire de Russie comme celle du monde, à apprendre des notions militaires, à apprendre l'anatomie humaine, l'électronique, l'informatique, la mécanique. Des milliers d'heures à tirer sur des cibles en carton, sur des épaves de chars ou de véhicules. Des milliers d'heures de marche, de manœuvres. Des milliers d'heures d'entraînement sur des répliques d'immeubles, de maisons, avec des épaves d'avions, d'hélicoptères, de bus. Des milliers d'heures de musculation, d'exercices de développement intellectuel. Des centaines d'heures de saut en parachute, des centaines d'heures de plongée sous-marine. Un Spetsnaz doit avant tout avoir une base solide, aussi bien mentale que physique, pour devenir meilleur, pour atteindre ce que l'on recherche de lui.

C'est alors l'époque des tatouages pour Luka. Puisqu'ils sont permis chez les Spetsnaz, tolérés chez les VDV, interdits ou limités dans le reste de l'armée, autant ne pas se priver. Paradoxalement, cette époque de privation, d'entraînements intenses, de formation intense, aura été la meilleure pour Luka. Durant les rares permissions, jamais il n'aura trouvé la « compagnie féminine » plus agréable. Jamais il n'aura autant apprécié le lit, le repas chaud, la douche chaude. Se laver à l'eau de pluie tous les jours, c'est loin d'être top, surtout quand il ne pleut pas tout le temps. Dormir sur de la terre, c'est loin d'être top, surtout quand il pleut densément et que la terre devient boue, alors que l'on a rien pour se protéger de la pluie : ni poncho, ni bâche, ni tente, rien. Son simple treillis, sa casquette, son ceinturon et ses bottes. Rien de plus. Pas même une paire de chaussettes de rechange. Un Spetsnaz doit se contenter de peu, et il se contente de peu. Même en matière de nourriture, surtout en matière de nourriture. Un kilo de riz et un kilo de raisin sec doit lui suffire pour un mois complet : ces méthodes draconiennes étaient utilisés pour former les soldats nippons avant le début de la Seconde Guerre Mondiale. Ils étaient alors les combattants les plus dangereux du monde. Les Spetsnaz se sont inspirés de leurs méthodes, comme d'autres, pour faire de leurs soldats des hommes d'élites, polyvalents, rompus à toute souffrance.

L'épreuve qui marche la fin des six premiers mois de formation est une épreuve redoutée, et que Luka aura à subir également. Elle est typique des forces spéciales du monde entier. Chacune des recrues est capturé durant un banal exercice d'orientation, après un saut en parachute. Pendant plusieurs jours, chacune des recrues seront torturés et interrogées, sans avoir aucun repère spatial ou temporaire. Beaucoup de recrues craquent durant cet exercice. Luka manque de peu d'être de ceux là. Mais l'exercice s'arrête avant qu'il n'est eu le temps de craquer, une sorte de chance pour lui. D'autant plus qu'il est repéré par un membre du FSB durant cet exercice. Parmi les Spetsnaz, il existe plusieurs groupes affilés à des organismes divers : les Spetsnaz du MVD, le ministère de l'intérieur, les Spetsnaz du GRU, le renseignement militaire, les Spetsnaz du Militsia, la police nationale russe, les Spetsnaz du Ministère de la Justice, et les Spetsnaz du FSB. Rentrer dans la formation des Spetsnaz du FSB est une chose très difficile, car le rôle de ces membres est très particulier. Descendant de la Direction « S » du KGB, les Spetsnaz du FSB se voient affecter des missions clandestines, ou interdites. Officiellement, leurs membres travaillant dans l'antiterrorisme. Officieusement, assassinats, trafic d'armes, surveillance, sabotage et autres formations de groupes terroristes, rebelles et de guérilla sont leur quotidien. Rentrer dans cette formation ne peut se faire que si l'agent a de bon résultats durant toute sa formation, et ce n'est pas le cas de Luka. Mais il existe une seconde manière de rentrer : se faire repérer par un agent du FSB. Et c'est le cas de Luka.

Si bien qu'après cet exercice, et la remise de la médaille pour avoir tenu la formation initiale des Spetsnaz, Luka est directement transféré, après demande, à la compagnie de formation du FSB. Là bas, il poursuivra, pendant six mois, au lieu de trois pour les autres organismes, une formation plus approfondie, prenant en considération son état de soldat, un Spetsnaz, mais également de membre d'un service secret. Ainsi, il est formé aux opérations en milieu urbain, et plus particulièrement en zone dense. Agir dans des villes comme Moscou est devenu une spécialité pour l'opérateur. Il est également formé à l'utilisation de matériel de surveillance spécialisé, comme les caméras cachés, micros dissimulés et micro-drones de plus en plus présent, capteurs thermiques. Il est également formé à la torture, l'interrogatoire, la manipulation et le bluff. Ce sont des atouts indispensable pour un Spetsnaz du FSB, puisqu'il peut être amené à être capturé à tout moment, ou encore à capturer un agent, un soldat, et devoir le faire parler. Toutes les méthodes sont bonnes, de la torture physique pure à la torture psychologique, la perte de repères, les interrogatoires continus. De très nombreuses méthodes et manières d'agir sont enseignés à Luka. On lui enseigne également l'art de tenir. Il sera torturé dans le cadre d'exercices de très nombreuses fois, et les retours par la case « hôpital militaire » sont assez fréquent au début. Il se montre, comme 23 des siens, à la hauteur des espérances des instructeurs, et après six mois, termine sa formation pour incorporer les rangs d'une unité des Spestnaz, l'unité Alpha.

Au sein de cette unité, il est affecté à la cellule « Cerbère »*, séparé des personnes avec qui il avait pu sympathiser, le voilà parti pour la Sibérie. Toute trace de lui est « perdue », ses effets personnels brûlés. Officiellement, le voilà mort. Le vice est poussé jusqu'à un enterrement. « Cerbère » est une cellule indépendante qui agit sur les affaires dont « l'état russe ne veut pas entendre parler ». En clair, toutes les affaires illégales de la Russie. Il y retrouve l'homme qui l'avait repéré lors de la formation initiale : c'est devenu son supérieur direct. Quelques semaines d'entraînement, nous sommes fin Juillet 2008, puis « Cerbère » part pour une destination inconnue.. Enfin, elle ne part pas. Puisqu'elle n'a jamais existé.

Dans la nuit du 7 au 8 Août 2008, des commandos géorgiens pénètrent l'Ossétie du Sud. 8 Août, 1 heure du matin. Une explosion, puis un échange de tirs. Les soldats russes en mission pour la CEI sont attaqués par les géorgiens. Les divisions blindées géorgiennes sont déjà en route pour la capitale. « Cerbère » est d'ors et déjà sur les lieux. Quelques heures plus tôt, un général géorgien était acheté pour lancer l'attaque sur l'Ossétie du Sud. La Géorgie, par peur de perdre le peu de contrôle politique qu'elle exerce, est obligée de suivre son général. Il sera assassiné deux jours plus tard pour empêcher qu'il parle. Le gouvernement russe avait besoin d'une raison pour assurer une présence militaire plus forte, et pour augmenter les cours du gaz. Cerbère, comme d'autres cellules, ont donné cette raison. La guerre débute, les russes ne mettent pas un jour à envoyer une armada six fois supérieure à toute l'armée géorgienne. Cerbère suit l'armée. Officiellement, les Spetsnaz du FSB accompagnent l'armée pour s'assurer du bon fonctionnement de l'opération. Officieusement, Cerbère s'assure que les médias et même les états-majors ne fouinent pas trop du côté des raisons du conflit. Ainsi, un reporter de guerre ukrainien meurt accidentellement au combat, tué par l'explosion d'une mine placée par les géorgiens. En vérité, il est égorgé dans son sommeil, et son corps jeté dans les denses forêts d'Ossétie du Sud.

En accompagnant les forces armées russe, Cerbère participe également aux combats. Ainsi, durant une escarmouche, Luka sera touché entre les deux poumons par le tir d'un géorgien blessé. Transféré d'urgence, il ne participera pas à la fin du conflit, qui sera la grande période d'activité pour Cerbère. En quittant la Géorgie, de nombreuses infrastructures économiques et industrielles seront sabotés, les serveurs géorgiens piratés, des projets et plans industriels volés, des fonds de banque détournés. L'objectif de Cerbère aura été de laisser une porte ouverte dans les systèmes de sécurité et informatiques de Géorgie, mais également d'affaiblir le pays. Après de nombreux mois de soins intensifs puis de rééducation, Luka est de retour dans l'unité. Nous sommes alors en Mars 2009. L'unité est d'ors et déjà au Daguestan, Luka les rejoindra. La région est secouée par une vague de terrorisme violent, tandis que l'intervention russe en Tchétchénie prend officiellement fin. Deux longues années de lutte contre les réseaux terroristes du Daguestan, de Tchétchénie et d'Ingouchie. Parmi les nombreuses opérations de lutte contre le terrorisme, qui comprennent fusillades, lutte intensive contre les attentats, assassinats de personnes soupçonnées d'appartenir à des mouvements activistes, surveillance de personnes jugées dangereuses, et autres arrestations arbitraires, qui tournent parfois à de longs affrontements armés. C'est également une raison pour éliminer toute personne pouvant déranger le gouvernement, et « Cerbère » s'en donne à cœur joie.

Puis, début 2012, le conflit syrien s'intensifie. Partant depuis la base russe de Tartus, « Cerbère » opère secrètement en Syrie. Les missions sont d'assurer la formation des milices pro-Assad et d'escorter les convois d'armes pour l'armée syrienne. Ces missions sont clandestines, et les membres de « Cerbère » sont habillés à la syrienne, ou comme des mercenaires. Ils participeront indirectement aux combats pour Alep. C'est durant les rares escarmouches auquel ils vont participer qu'ils tomberont sur un manifeste important. L'officier syrien en charge du convoi est abattu dès les premières minutes d'une escarmouche, et les hommes de Cerbère peinent à repousser l'attaque. Luka, en tentant de soigner l'officier, tombe sur un document signé par des officiels russes, chinois, irakiens et syriens. Plus tard, en analysant le document, les membres de Cerbère apprendront qu'ils escortaient un convoi d'armes chimiques. En faisant part à leurs supérieurs, ils signent l'arrêt de la cellule. Elle est démantelé et ses membres, après avoir été débriefés, et sérieusement menacés si une information était divulguée, sont renvoyés des Spetsnaz.

Luka se retrouve donc à la porte pour avoir soulevé un secret bien trop important. Prenant en considération les menaces, il décide de ne rien dire. Trois de ses collègues, cependant, trouvent la mort dans un accident de voiture. Ils se rendaient à une interview pour une grande agence de presse. Comprenant qu'il est lui aussi observé, il décide de quitter la Russie, pour les États-Unis, où sa mère est censée vivre. En effet, un an à peine après la naissance de Luka, sa mère quitte la Russie, de manière clandestine. Depuis, Luka n'a jamais eu aucune nouvelle, si ce n'est les échos concernant sa nouvelle vie, à New York, avec un juif américain.

En quittant la Russie, l'ancien Spestnaz est contacté par une organisation dont il n'avait jamais entendu parler : l'ORS. Un nouveau job lui est proposé, toujours dans son domaine de prédilection, le milieu des actions spéciales. Comment refuser ?

Spoiler:
 

Couverture : Aucune.
Statut souhaité : Agent interne.

HRP:
 


Dernière édition par Luka Cheratov le Mer 24 Avr - 17:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Mer 24 Avr - 12:35

Okay

Outre que je ne valide pas la mise en page tant que tu n'auras pas redécouvert la touche entrée de ton clavier, ça m'a l'air pas trop mal.

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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Mer 24 Avr - 12:39

Dans les dents Luka !!

Hum, à part ça, ... Welcome ! ^o^
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Mer 24 Avr - 17:16

Touche redécouverte Tovarich Glavnyy.
Vpered !
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Mer 24 Avr - 17:19

Ah oui j'avais zappé, tes différente maitrises dans les langues parlées. Ca va de baragouiné à courant. Mais bon cinq langues en courant rêve pas trop Razz
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Mer 24 Avr - 17:26

Qui a parlé de maîtrise courante Tovarich Glavnyy ? 2 langues maîtrisés couramment, 3 langues maîtrisés "à la militaire".
Vpered !
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Lun 29 Avr - 22:21

Validé, et pour commencer les choses bien :

Le jour se levait à peine sur cet endroit paumé du Tennessee. Les recrues pensaient passer quelques jours de tests à Washington DC, mais en pleine nuit elles furent embarquées manu militari dans deux camions bâchés sans aucunes affaires ni rien. Une fois sur place il leur avait été distribué des treillis, des rangers, un et un paquetage comprenant tout le nécessaire pour vivre sans confort excessif en campagne. Ainsi qu’un fusil d’assaut M4A1 sans rien autour.

Elles avaient pu sommairement s’installer dans des baraquements aussi dénués que possible. Ils coucheraient dans une grange, avec un poele, et sur des lits de camps. Les femmes coucheraient à côté dans une étable. A peine installé, ils avaient été conduit par deux hommes dans la cours de la ferme, et rassemblé en rang, militairement. Cheratov se retrouva au milieu des autres, il ne se démarquait pas par sa taille.
Le jour se levait à peine, et les recrues avaient été jetée dans le contexte, retransformée en oui-oui, ils ne savaient rien des autres, ni d’où ils venaient, ni ce qu’ils faisaient, les instructeurs leurs avait interdit de parler.

Les instructeurs justement ils étaient quatre, militaire d’attitude, il ne parlait que pour trois raisons, pour donner des ordres, pour dire de la fermer, ou pour virer quelqu’un. Un homme trop bavard n’était même pas monté dans le camion. Viré avant même d’avoir commencé.

Mais Cheratov s’en foutait, il était porté sur deux hommes qui étaient venus avec un, un blond en tenue et un hirsute, barbu, les cheveux longs, en civil. Ils étaient plus loin, à côté d’un 4x4 civil rouge. Ils discutaient. Son instinct lui disait que ces deux-là étaient les plus importants.

[…]

St Laurent regarda son complice d’un œil distrait, il était porté sur les rangs de recrues, trente-quatre pour cette fois, sept femmes, et vingt-sept hommes. Le chiffre sept par deux fois.
Ils venaient de la crème, et le programme était taillé sur mesure pour … les faire échouer définitivement. Mr Méchant était en train de les aligner soigneusement à grand coup d’engueulade, Mr Gentil jouait son rôle en leur offrant un regard compatissant, les deux autres était des automates.
Lui-même n’avait qu’un rôle : donner les ordres, dire qui était viré. Il n’était pas Mr Méchant, pas Mr Gentil. Ni même Mr Terrible, l’écossais qui se tenait à sa droite. Lui était un vicelard sans nom. Pas méchant, mais terrible quand il s’agissait de mettre les autres à l’épreuve.
Heureusement pour les recrues ill repartait à Washington, et reviendrai périodiquement pour discuter avec le français des avancées.


- Tiens-moi au courant St Laurent, j’en vois quatre pour cette fois.

- Mmh, moi cinq. Mais on verra bien. Y a trop de russes. Va falloir virer les russes.

Quatre, cinq, ils parlaient du nombre de reçus. Et c’était pour le monde entier, ce processus se déroulait une fois tout les trois mois. Une seule fois, et une seule chance. Tous avaient signé des contrats de confidentialité, très sévères. Si ils parlaient prison. Si ils fuyaient, mort. Point. Les règles étaient ainsi.

Le français s’avança vers les candidats. Ca allait faire du oui-oui. Oui m’sieur, oui chef, yes sir, tout jeune militaire avait prononcé ses paroles une chiée de fois. Ils allaient tous, tous sans exception recommencer. A l’ORS on était libre comme l’air, mais auparavant il fallait rentrer dans le moule pour montrer qu’on le pouvait.

Il se positionna devant eux, mains croisées dans le dos. Chacun de ses quatre assistants suivaient.


- Mesdames, messieurs. Vous venez du monde entier, d’unité réputée, vous êtes ricains, fromages qui puent, bouffeurs de gélatine, buveurs de vodka, écraseurs de sushi, avaleur de merguez, bar-miteux, etc.
Vous venez d’unités célèbres ou pas célèbres du tout. Et j’m’en fous. Vous êtes les meilleurs dans votre domaine, mais j’en veux pas. Je veux des meilleurs partout. Et vous êtes là pour me prouver que ça vaut le coup.

Vous avez tous déjà vécu le pire, ici ce sera pire que le pire. Sinon ce ne serait pas drôle.

Sur ce, comme je sais que certains d’entre vous avalent trop burger ou de choucroute, 30kms de course, qui n’est pas là dans deux heures, n’est pas obligé de revenir.

C’était tout, St Laurent s’élança à grandes foulées vers la forêt. C’était pas une course mais un cross. St Laurent était parti comme une flèche, Mr Méchant non. Il ferait la voiture balais et les candidats du fond se feraient copieusement motiver ou démotiver.

Ca c’était le début de la période d’abrutissage intensif qui allait durer une semaine et un jour. Et les candidats n’avait ni calendrier ni montre. Juste une horloge mal réglé dans leur dortoir.
Au menu, jogging débile, course à trois heures du mat, parcours du combattant, pompe, re-sport, explosions de muscle, franchissement de rivière, natation en eaux froide et trois heures de sommeil par jour maximum.
Avec ajouté à ça tests écrits, visionnage de documentaires sans intérêt dont il fallait tout retenir en pleine nuit, récital du règlement par cœur, etc etc.
Nul doute que les premiers craquages allaient survenir, car à aucun moment les candidats ne feraient un truc logique et intelligent.

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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Sam 8 Juin - 22:39

Dire qu'on pensait que ce serait quelques jours de test à Washington, dans la grande capitale américaine.. Eh bah, on s'est bien trompés... Nous voilà dans un coin paumé du Tennessee. Pas tellement l'endroit dont on rêvait, mais un paysage proche de certaines régions russes. Bah, au moins ça nous dépaysage pas tellement encore. On se sent un peu comme chez nous. Mais un peu seulement.

Il y a quelques heures encore, on était assis sur des bancs en bois, dans des camions bâchés. L'organisation nous avait donné à tous rendez-vous pour montrer ce que l'on valait.. Au dernier moment, embarqué dans des camions bâchés. Deux, sans plaques, rien. En pleine nuit, sans aucune affaire. Les véhicules étaient partis en direction du Tennessee. Ingénieux pour faire perdre repère aux recrues. J'ai, par précaution, enregistré le trajet en fonction des mouvements et des directions. On sait jamais, ça peut toujours servir. Sinon, eh bien je ne suis rien qu'un simple parano.

Une fois arrivés, on nous avait distribué, à peine sortis, nos effets. Deux treillis, une paire de Rangers, deux paires de chaussettes et un sac apparemment étanche. Bah, on verra bien en temps et en heure. Ah oui, j'oubliais. Un fusil d'assaut, un M4A1, entièrement nu, sans chargeur, sans rien. Juste une sangle, enfin, si on peut appeler cela une sangle. Certainement pour nous habituer, ou même encore pour le plaisir de nous le faire porter. A vrai dire, je m'en fous. Je ne suis pas là pour ça. Je suis là pour réussir ce test, pour incorporer cette unité. Ni plus ni moins.

Après cette distribution rapide, et toujours sans nous laisser le temps de souffler, nous voilà conduit à ce qui sera nos baraquements. Une grange, avec des lits de camp sommaire. C'est tout, et c'est déjà largement suffisant. J'ai déjà fait des stages commandos sans lits, douche, ni rien du tout. Une vraie plaie, surtout que le lit manque vite. Mais on doit toujours dormir n'importe où quand on est Spetsnaz, parce qu'on ne peut pas s'arrêter pour dormir confortablement. Tant qu'on ne s'écroule pas de fatigue, on continue. C'est dur au début, mais ça aide beaucoup.

Nous posons à peine nos nouvelles affaires que nous voilà d'ors et déjà envoyés dans la cour. Je prends place au milieu, droit. Ma taille ne fait pas tâche, et au milieu, je suis bien moins remarquable. C'est toujours un avantage de ne pas être remarquable. On vous cherchera moins des poux. Deux instructeurs sont là. L'un nous engueule à se tuer les cordes vocales, l'autre nous offre des regards compatissants. Ceux là ne m'intéressent guère, je les oublie vite. Non, moi, ce sont les deux autres qui m'intéressent. Les deux instructeurs qui semblent dans une discussion passionnante, nous offrant parfois des regards intrigants, autour d'un 4x4 civil rouge.

Le premier, un blondinet en uniforme. Le second semble nettement plus important, bien que les deux le semble. Un hirsute barbu aux cheveux longs et habillé en civil, c'est pas très bon. Après une discussion certainement animé au vu des gestes et des regards, voilà que le blond se ramène vers nous. Puisque je ne peux pas l'appeler autrement, son surnom officiel avec moi sera le blond. En plus, ça lui va bien. Parfait non ?

Il entame alors un discours, mains croisés derrière le dos, positionné juste devant nous. Après avoir rappelé les différences ethniques du groupe, il se met à nous prévenir que c'est le pire du pire ici. On verra ça.. En attendant, course de 30km. Ça va piquer un peu, mais bon, faut bien le faire. Le voilà qui se met alors à partir, sans en rajouter plus. Il ne me faut pas plus longtemps pour adresser un regard à mes deux collègues à ma gauche et à ma droite. De ce que nous avons discuté dans le camion, celui de droite vient du Shayetet 13, une unité d'élite israélienne. Celui de gauche, vient d'une division parachutiste italienne. Nous nous élançons alors, après un court regard, pour bien vite finir, à coup de dépassement, juste derrière le blond.

Je n'ai pas placé un mot depuis le début mais nous nous comprenons et nous décidons de le suivre coûte que coûte. S'il est avec nous, c'est qu'il y a une raison. D'autant plus que faire 30 kilomètres en deux heures, c'est impossible. Nous continuons donc.. Plusieurs heures plus tard, nous voilà arrivés. Une vraie période d'abrutissage complet pour nous. Pas de repaires temporels corrects, à moins qu'il fasse plein jour à quatre heures du matin. Beaucoup de physique, des tests pas très logiques, des documentaires où il faut tout retenir... La première semaine est longue et rude, et beaucoup craquent.

Mais cette semaine m'a permis d'en apprendre plus sur l'israélien et l'italien. Cette semaine m'a également rapproché d'une jeune serbe, une petite blonde au cul sensationnel. Malgré l'interdiction de s'approcher des femmes, beaucoup le font, et se font chopper. Je ne suis pas encore assez fou pour. Mais si ce test continue comme ça... Je pourrais bien faire pareil très vite...
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Mar 30 Juil - 22:12


-Vous êtes sûre de vouloir le faire, Docteur ?
-Il s’agit juste d’un topo théorique sur le Solanum, j’en aurai pour maximum une heure, une heure et demi max si ils sont attentifs et intéressés, dit la scientifique américaine en rassemblant ses notes et en les mettant dans son attaché-case. Et puis ça fait partie du jeu, tester leurs capacités de concentration, même sur des sujets qui doivent leur passer loin au-dessus de la tête…
-Mais vous voulez vraiment y aller comme ça ? s’inquiéta son assistant.
-Ca fait aussi partie du jeu, lança malicieusement Abigail. Elle était venue habillée en civil, comme souvent quand elle ne devait travailler qu’au laboratoire. Elle avait choisi un tailleur gris clair, porté par-dessus un gilet noir et un chemisier blanc. Aux pieds, elle portait ses fidèles escarpins à talons, qui lui permettaient de compenser sa petite taille, son modeste mètre 62 se sentant un peu perdu au milieu de tous ces agents qui faisaient tous en moyenne et au minimum 1m80. Ses cheveux roux, qui lui tombaient sous les épaules, étaient attachés en une queue-de-cheval qui laissait retomber quelques fines mèches devant son visage et ses lunettes.

-De toutes façons, c’est bientôt l’heure… Continuez sans moi, si vous trouvez quelque chose d’intéressant, vous…
-Je vous appelle, ne vous en faites pas Docteur, tout le monde au labo a votre numéro.
-Parfait, à tout à l’heure, lança la scientifique sur le pas de la porte en saisissant ses clés de voiture.

****

La scientifique se gara plusieurs minutes plus tard à proximité du Land Rover rouge de Mac. Avant de descendre, elle jeta un dernier regard dans le rétroviseur. Elle se redonna un coup de rouge à lèvres, d’une couleur rouge sombre qu’elle affectionnait tout particulièrement lors de rendez-vous. En fait, sa méthode pour tester la concentration des recrues allait être peu conventionnelle : elle allait faire son topo avec toute l’inflexibilité et la rigueur scientifique qu’on lui connaissait, tout en étant vêtue aussi élégamment que pour un rendez-vous. Elle avait un accessoire imparable : un collier dont la chaîne était assez longue pour aller se loger pile dans l’échancrure de son décolleté. Il lui suffisait ensuite de repérer ceux davantage intéressés par son pendentif que par la duplication accélérée du génome viral...

Abigail adressa un salut de la tête à Mac, qui était en pleine conversation avec un autre des instructeurs, avant d’entrer dans la pièce où étaient rassemblées les recrues. Il en restait une grosse vingtaine, 30 au maximum. A voir leur mine décrépite, ils venaient sans doute de se payer une bonne vingtaine de kilomètres de course. La scientifique s’en souvenait avec effroi, chacune plus dure que la précédente. Elle retira sa veste de tailleur et la posa sur une table faisant face à l’assemblée de recrues, posa ses notes devant elle et débuta son cours.

Elle ne lésinait sur aucun moyen pour tenter de perdre les recrues, partant dans toutes les explications techniques en termes de virologie à un niveau moléculaire, la plupart desquelles n’étaient compréhensibles que pour un interlocuteur ayant suivi un parcours académique de haut niveau. En même temps qu’elle leur expliquait avec une pointe d’accent du sud du Midwest et force détails comment certaines conditions sur les acides aminés présents dans l’ARN pouvaient influer sur la réplication du génome viral, la scientifique américaine en profitait pour s’incliner en posant les mains sur la table, tout en scrutant l’assemblée pour repérer ceux qui étaient plus intéressés par ce que cachait sa chemise plutôt que les aspects cachés de la recombinaison d’ARN messager.

L’effet était limité sur les quelques recrues féminines, les résultats variables sur leurs comparses masculins. Certains n’y prêtaient pas plus attention que ça et prenaient consciencieusement en note les moindres parole de la scientifique, mais la plupart avaient au moins un œil sur leurs notes, tandis que le deuxième trainait ailleurs. Elle repéra rapidement une recrue au teint très pâle, sans doute d’origine russe, qui semblait l’observer intensément. Elle décida donc de le ramener un peu sur terre :

« Le jeune homme au fond, concentrez-vous, la notion suivante est de première importance pour comprendre la rapidité d’action du Solanum… »
Elle espérait avoir ramené son attention sur son speech plutôt que sur son décolleté…
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Mar 13 Aoû - 16:39

Finalement, tenir durant cette sélection s'annonce beaucoup plus dur que tout ce que j'ai pu voir et faire jusqu'ici. Je me demande même si cette formation n'est pas conçue uniquement pour nous plomber. Mais bon, c'est comme ça, c'est la vie. C'est notre vie, on est fait pour ça et pour rien d'autre. Nous sommes fait pour suivre les ordres, pour tenir coûte que coûte tant que l'on nous a pas demandé de lâcher prise. Dans ce monde, il y a des gens pour obéir, d'autres pour commander. Cela fait longtemps que j'ai compris où était ma place. Chacun à ces talents : les miens ne sont pas fait pour mener des hommes ou pour donner des ordres, mais bien pour les subir, pour faire ce qu'on me demande de faire. C'est comme ça et pas autrement, et je le vis très bien, comme tous ceux présent ici. Nous avons, je pense, tous bien assimilés notre place. Sinon, nous ne serions pas ici.

Bien sûr, certains ont des grands diplômes, la plupart ont d'ailleurs fait des études, parfois très poussées. Mais dans ce milieu, les études comptent guère. Les compétences, la capacité à tenir, aussi bien physique, mentale et même morale, les talents, les résultats. Voilà ce qui compte. Sortir de la grande université de Harvard ou bien des bas-fonds d'une favela de Rio, ça ne compte guère. Par contre, si le premier craque au bout de deux semaines et le second non, là, ça compte énormément. Quelque part, tout le monde ici à une chance. Mais il faut tenir, tenir encore et encore. C'est beaucoup plus simple à dire, qu'à faire. C'est vrai, tenir n'est qu'un mot de plus dans le dictionnaire. Un verbe simple, composé de deux syllabes, qui n'attire pas l'attention. On peut le glisser n'importe où. Ici, c'est beau plus que ça. C'est comme s'accrocher à la vie. Ne sombrer ni dans la mort, ni dans la folie. Même si les instructeurs n'iraient pas jusque la... Quoique..

Une bonne semaine que nous sommes ici. J'ai l'impression d'être mort déjà sept fois. Une fois par jour, quand je vais me coucher. Pas plus de quatre heures de sommeil, le minimum pour que le cerveau ne fonde pas, façon de parler bien sûr, mais la réalité s'y approche. Des cours abrutissants à des heures incohérentes. Le matin est la meilleure période pour apprendre, eh bien le matin, ce sera des exercices physiques débiles et parfois insensés. Le début d'après-midi, là où l'intestin digère et créé une fatigue, eh bien ce sera là que les cours les plus importants seront placés. Enfin, quand on mange. Les instructeurs poussent le vice loin : parfois, on ne mange pas avant trois, quatre heures de l'après-midi, et en quantité très infime. De la nourriture de très mauvaise qualité bien entendu, parfois même des rations expirées depuis plusieurs années. Ça porte un coup sur le moral, seul les meilleurs tiennent. On a eu aussi droit à de la bonne nourriture tenant bien au ventre, une cuisine exceptionnelle faite par un vrai chef cuisinier. J'ai bien failli pleurer tellement ça faisait du bien. Mais en plein milieu du repas.. Les instructeurs nous ont fait sortir et marche de 20 kilomètres, et que ça saute !

Enfin, aujourd'hui, ils semblent avoir été plutôt cléments. Levés à 5 heures du matin, beaucoup d'exercices physiques débiles, ou il fallait également retenir et réciter des leçons tout en gesticulant. De cette manière, la concentration est altérée. Malin, très malin même. Tous les moyens sont bon. Ceux qui n'y arrivent pas.. Eh bien soit ils sont sévèrement réprimandés, soit ils partent. Tout est fait pour mettre la pression sur les restants, et pour miner le moral. Je tiens bon, mais je me demande comment. C'est très difficile, je ne le cache pas. Bref, fin de matinée, course de vingt kilomètres. Encore et encore, chacune plus difficile que l'autre. Cette fois, relief accidenté et passage de ruisseau. Jamais bien agréable, ça c'est sûr.

Quand nous rentrons, il est bien une heure de l'après-midi, sans doute. On n'a ni heure ni calendriers. On ne peut se fier qu'aux dires des instructeurs. Sans repaires temporels sûrs, c'est encore plus difficile. Mais on tient.. Enfin, on essaye de tenir. Du mieux que l'on peut. Alors qu'on reprenait difficilement notre souffle, un instructeur arrivait.

« Bon les bleu-bites, salle de conférence 3, au pas de course ! Le dernier arrivé va morfler ! »

Dire qu'on a pas encore repris totalement notre souffle, qu'on dégouline de sueur et qu'on ne ressemble à rien avec nos pauvres tee-shirts et shorts tachés de part et d'autre par tous les éléments de cette foutue nature. On s'élance alors. Marcher est difficile, courir est horrible. Mais on est obligé de suivre les ordres. Les ordres sont les ordres. Je suis loin d'être le premier. Ça fait très longtemps que je ne suis plus en tête de file. Je n'aime pas forcément l'être, et je n'ai pas la force pour ça. En fait, il n'y a plus de tête de file. Juste un gros patchwork de la crème des crèmes qui en chient comme de jeunes recrues au centre de formation pour leur première sélection.

Nous voilà donc dans la salle de conférence 3, assez vite d'ailleurs, dans ce vaste camp. Le carrelage blanc et les murs de même couleurs en prennent un coup quand on arrive. Bah, après une course, quoi de plus normal.. L'instructeur nous suit de près, alors que nous nous plaçons au garde à vous, chacun ayant trouvé une place qui lui convenait. Moi, je suis au fond. Comme toujours depuis que je suis gamin. Je n'aime pas me faire remarquer, je préfère rester discret. A côté de moi, l'israélien avec qui, depuis une semaine, j'ai bien sympathisé.

« Écoutez moi bien tas de con ! Vous allez prendre note de tout ce que va vous dire le scientifique. Si j'entends le moindre bruit, vous allez passer l'après-midi à pleurer vos mères. C'est bien compris ? »
« Oui monsieur. »

L'instructeur nous quitte, et qui voilà.. Une sublime créature, enfin, une sublime femme en fait. Habillée de manière élégante mais osée. Des fringues comme ça, une fille comme ça, j'ai l'impression de ne plus en avoir vu depuis un sacré bail. Bon, il y a bien la petite serbe, Milja, mais là, c'est totalement autre chose, et cette fille rentre tout à fait dans mes goûts. A peine elle enlève son tailleur que je remarque un superbe décolleté plongeant, à faire bander un mort. Le genre de fille que je rêverais foutre dans mon pieu.. Mais en ce moment, mis à part un pauvre dortoir merdique, c'est vraiment pas tout ça.

Bon, même si cette conférence s'annonce chiante, comme toute celle qu'on a eu jusqu'à présent, au moins, la présence de cette magnifique femme et surtout d'une paire de nibards pareil à peine cachés par le décolleté va changer un peu la donne. Il faudrait que j'arrive à lui parler.. Non Luka, c'est pas le moment de chercher à séduire, ça pourrait faire foirer toute ta sélection mon vieux.. Mais passer à côté de ça, c'est vraiment dommage.. Monde cruel !

Son cours, je ne le suis pas du tout. Je prends note de manière très machinale. J'écris sans rien enregistrer. Je déchire surtout, dès le début, un petit morceau de papier, discrètement. J'y note quelques informations, ou supposition sur cette jolie donzelle. Rien à faire, mon côté masculin prend forcément le dessus. A son accent, je dirais qu'elle vient du sud. Arizona ? Nouveau-Mexique ? J'hésite encore. En tout cas, l'accent est reconnaissable, mais ce n'est pas encore celui de la Californie, de la Louisiane, du Texas ou même de la Floride. Il est propre à l'Arizona et au Nouveau-Mexique, pour sûr. Je remarque également qu'elle ne porte pas de bagues. Donc, pas fiancée, pas mariée. De plus en plus intéressant. Vu toute la passion et la ferveur qu'elle met au travail, je dirais qu'elle est passionnée, peut être une mordue du travail, une rate de laboratoire célibataire qui ne trouve pas le temps d'avoir une vie.. Je savais que mon boulot au FSB allait m'aider un jour. C'est ce qu'on nous apprenait à faire, un tas de suppositions, des questions auxquelles ont devait répondre pour dresser des profils. Analyser chacun des détails, et en déduire quelque chose. C'est loin d'être simple, mais ça devient vite une question d'habitude. Un peu trop envahissant d'ailleurs.

Mais apparemment, je ne suis plus aussi bon que j'ai pu l'être. Parce que je me suis fait grillé en beauté. La voilà qui m'adresse la parole, et c'est pour me recadrer sèchement. Je me lève alors, comme il nous est demandé de faire dès qu'on nous adresse la parole. Droit comme un I, au garde à vous, je lui réponds comme s'il s'agissait de mon instructeur, d'un ton neutre et obéissant mais la différence c'est que avec elle, ce ton n'est pas sec. J'essaye même de gratter quelques informations.

« A vos ordres, Mademoiselle ? »
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Jeu 15 Aoû - 20:54


La réaction ne s’était pas fait attendre quand elle avait adressé la parole à la recrue au fond de la salle. Celui-ci semblait prendre des notes, mais Abigail savait reconnaitre à des kilomètres ceux qui prenaient des notes construites et ceux qui faisaient mine d’en prendre. Ce gars-là faisait partie de la seconde catégorie. Dès qu’elle lui adressa la parole, celui-ci aurait pu être assis au-dessus de la gueule ouverte d’un alligator affamé qu’il se serait sans doute levé aussi vite. Raide comme la justice au garde à vous, dans la plus pure splendeur militaire. Enfin, si tant est qu’on puisse qualifier de splendeur militaire une trentaine de recrues en nage et maculées de boue, Abigail ne se prétendait pas experte en la matière, laissant ce soin aux instructeurs…

« A vos ordres, Mademoiselle ? »

Tandis qu’il se tenait au garde-à-vous, Abigail prit quelques secondes pour mieux le regarder. A la légère trace d’accent et son teint de peau, ses origines slaves ne faisaient pas beaucoup de doute. Sans doute russe, les troupes des Spetsnaz formant un terreau de recrutement dans lequel l’ORS puisait régulièrement, avec plus ou moins de succès selon les sélections. En provenait-il lui-même ? Il y avait des chances. En tous cas, il a la tête de l’emploi, avec ses traits durs et nets, comme taillés à la serpe, et sa coupe à la militaire dont émergeaient à peine quelques millimètres de cheveux bruns cendrés. Et mine de rien, elle lui trouvait un quelque chose qu’elle n’arrivait pas à quantifier exactement… Son corps était à l’image de ce qu’on s’attend pour un membre de forces armées d’élite : puissant, tout dans la force physique et, si il était encore là dans les prochains jours, l’endurance. Ce gars devait être capable de rattraper un ours à la course, le battre à la lutte et s’en faire une descente de lit. Et son ton de voix, malgré la neutralité et l’obéissance évidente, laissait transparaître un respect envers elle qu’il ne devait pas forcément montrer tout le temps à tout le monde durant sa formation.

Il avait décidément quelque chose qui à la fois incitait Abigail à la méfiance et la prudence, mais l’attirait vers lui aussi inexorablement qu’un aimant attire du fer. Malgré la distance et le statut qui les séparait encore, elle se sentait comme obligée de ne pas trop lui mener la vie dure. Pour le moment…

« Repos, jeune homme, ça ira comme ça pour le moment… » lui dit-elle en lui faisant signe de se rasseoir. Elle avait parlé d’une voix et d’un ton qui devait les changer de ceux des instructeurs de la base, moins cassant et plus doux. Mais ça lui faisait toujours bizarre, quand elle intervenait auprès des recrues, de se dire que moins de trois ans auparavant, elle avait été à leur place à entendre les même choses, et que maintenant elle était de l’autre côté de la ligne… Et le pire, dans tout ça, c’est que ça lui plaisait. Ce n’était pas pour rien qu’elle avait pris ce poste de professeur vacataire en biologie moléculaire à l’Université du Massachussetts.

Abigail passa une main devant son front, ramenant en arrière une mèche qui tombait devant ses yeux bleu-vert, prolongeant le geste jusqu’à sa nuque, mettant en mouvement sa queue-de-cheval, puis s’égarant sur le col de sa chemise. Une infime partie de son soutien-gorge noir apparut, pour être aussi vite masqué quand sa main se reposa sur la table.
« Je reprends donc, pour le jeune homme au fond… sur un ton mi-ironique, mi-doux, puis sur un ton beaucoup plus professionnel, toujours parée de son accent du Nouveau-Mexique. On en était à une notion qui s’avère déterminante dans l’action du Solanum : la réplication de l’ARN messager et la duplication du génome viral. Comme vous avez tous suivi jusqu’à présent, continua-t-elle en appuyant du regard vers Cheratov, qui entre-temps s’était rassis, vous serez donc à même de comprendre ceci… »

Et Abigail de repartir dans des explications de virologie de très haut niveau pour expliquer comment la réplication accélérée du Solanum n’affectait que certains types de cellules, rapport à leurs affinités au niveau cellulaire qui formaient une base de choix pour l’accrochage et la réplication du génome. Mais tout comme elle leur lançait ses explications avec un luxe de détails à faire pâlir de jalousie les meilleurs spécialistes du sujet, elle était partagée dans ses sentiments. De voir ce jeune russe lui rappelait à quel point sa vie sentimentale était inexistante. Elle se consumait au travail, sans prendre le temps de vivre à côté. Ses rencontres ne duraient jamais longtemps, toute obsédée qu’elle était par son travail, et bien que se sachant désirable aux yeux de beaucoup d’hommes. Ce russe lui permettrait-il de reprendre une vie sentimentale ? Elle l’ignorait encore, mais elle se décida à entrer dans son jeu. Au moins pour un temps…

Au bout de la seconde heure de son cours, elle regarda rapidement sa montre à son poignet droit, et décida qu’ils en avaient eu assez, et se décida à les rendre à leurs instructeurs pour le reste de la journée, en même temps qu’elle écrivait rapidement quelques mots de son écriture italique droite de gauchère sur une page de son carnet, qu’elle déchira ensuite et garda au creux de sa main tout en gardant le russe dans un coin de son champ de vision et de sa tête.
« Bon, je vous lâche pour aujourd’hui. Seconde partie de cette formation dans les jours qui viennent, soit par moi, soit par un de mes collègues. Des questions ? »
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Abigail LorensonDocteuravatarMessages : 131
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Ven 16 Aoû - 20:19

Quelques secondes s'écoulent entre ma réponse et la sienne. De longues secondes sans doute, mais ces derniers temps, je n'ai plus le temps de compter les longs moments. Elle me fixe, je la fixe également, par pur respect.. Même si ça me permet d'en profiter un peu. Ce genre de fille, c'est loin de ne pas donner envie à n'importe quel homme normal. Alors à moi ! Mais bon, je ne vais pas non plus lui sauter dessus. Non, je n'en suis pas à ce point là. Je préfère utiliser des méthodes plus normales et surtout plus plaisantes, comme la séduction. J'adore cette période là lors d'une relation avec une fille. La séduction, c'est bel et bien le meilleur moment.. Le sexe vient juste après, mais la séduction, c'est un autre plaisir. On se sent... Humain, humain et civilisé. Ce qui contraste bien avec le monde dans lequel je vis, l'armée, la guerre, les morts, les blessés, le sang. Ce monde là qui est loin d'être agréable et sympathique, loin d'être attirant. Mais on est fait pour ça.

Sa réponse m'étonne quelque peu, mais je n'ai pas de mal a cacher cet étonnement. Il faut laisser percevoir le moins de choses possible. Le plaisir n'en est que plus intense, car là où on cerne la personne, elle n'arrive pas à nous cerner, et quelque part, on dirige la conversation, la séduction surtout. Le ton qu'elle emploie me fait un effet nouveau. Enfin, renouveau pour être exact. Cela faisait longtemps qu'on ne m'avait pas parlé sur un ton si doux. Longtemps.. tout est relatif. Mais j'ai cette impression. C'est en partie à cause de cette formation, qui est très pesante sur nous tous, moi en premier. Je ne suis pas un sur-homme, alors bon, c'est normal.

Je ne rajoute rien et suis son ordre. Me voilà à nouveau assis, essayant de montrer un peu plus de conviction dans mon travail. Dire qu'une remarque de ce genre aurait pu me coûter la sélection avec n'importe quel autre instructeur, ou scientifique venu en conférence. C'est différent avec elle ? Compassion ? Attirance ? Je ne sais pas tellement. En tout cas, je ne la refuserai pas dans mon lit, pour sûr. Je note par ailleurs qu'elle n'a pas réagi au « mademoiselle ». Elle n'est donc bel et bien pas mariée, ou elle joue un rôle. Dans les deux cas, ça me donne envie d'en savoir plus. J'inscris cette information sur mon morceau de papier. Très rapidement d'ailleurs, pour ne pas qu'elle puisse le remarquer.

Je relève ensuite, presque immédiatement d'ailleurs, la tête. La voilà qui passe la main devant son front, ramenant en arrière une mèche. L'action fait bouger tout ces cheveux, et putain, cette fille est sacrément mignonne pour une scientifique, ça, il faut le dire. Mais ce qui est plus drôle, c'est que l'action va jusqu'à nous dévoiler une petite partie de son soutien-gorge, qui est d'ailleurs noir il me semble. Je le note également, sans baisser la tête, le regard fixé par cette sublime femme. C'est vrai, il faut bien le dire après tout.

Son ton mi-ironique, mi-doux me fait sourire lorsqu'elle reprend ces explications. Nous voilà à nouveau parti dans des explications assez barbantes. Je redouble d'effort et de prudence, et écrit peut être un peu moins machinalement, mais je suis toujours plus absorbé par sa personne que par le cours. C'est comme ça, je n'y peux pas grand chose, mon côté masculin est plus fort que mon côté professionnel. C'est une faiblesse, mais heureusement, une faiblesse assez commune chez les hommes.

Le temps passe, et en fait, tout s'accélère. Peut être parce qu'en plus de m'intéresser plus à elle qu'à ses explications, je dois noter tout ce qu'elle dit. J'en profite d'ailleurs pour réorganiser les notes que j'ai pu prendre sur elle, mais cette fois-ci dans ma tête. Pour le papier, j'ai déjà une petite idée d'où il va terminer. Ce sera un moyen de remettre certaines de mes compétences à l'épreuve, des compétences que je n'avais pas usé depuis quelques temps, pour tout dire. Mais c'est comme le vélo, ça ne se perd pas.

Finalement, elle s'arrête. Presque brusquement. Elle regarde l'heure à sa montre. Une montre assez banale, pas le genre qu'on offre à sa demoiselle. Pas de relation depuis un petit moment ? Qui sait.. je le note tout de même comme supposition, dans ce qui devient un brouillon très cafouillis, et tout en cyrillique en plus. Bah, ma langue natale, je ne la perdrais pas, pour aucune autre langue. Et puis je retiens plus aisément, même si je n'ai aucun problème à retenir un cours en anglais. Je la vois qui commence à écrire, d'une manière assez élégante, très féminine donc forcément élégante, sur une sorte de carnet. Elle est gauchère, je le note aussi. Toutes ces informations ne sont pas très importantes certes, mais elles me permettent de savoir si mes compétences en matière d'observation sont toujours aussi bonnes, et puis, je lui prépare un petit quelque chose de bien sympathique.

La voilà qui se remet à nous parler, avec son accent qui n'est pas sans me déplaire, tout le contraire même. Il est plutôt mignon, et lui va à merveille. Même si cela reste un accent américain. Bien que je n'ai aucune rivalité avec les américains, comme certains de mes collègues ont pu et peuvent en avoir. Je note par ailleurs dans un coin de ma tête qu'il est possible qu'elle nous fasse la seconde partie de la formation. Intéressant, cela permettrait de la voir quelques temps encore. Je suis plutôt tenace quand une fille m'intéresse, et celle là.. le mot intéresser est faible.

Je me lève en même temps que les autres, faisant l'air de rien. Mais profitant de la formation d'une masse, je me glisse en direction de son bureau. Faire en sorte de ne plus être dans son champ de vision n'est pas bien difficile. De deux doigts, je n'ai qu'à déposer délicatement dans son carnet le petit morceau de papier qui m'a servi à mémoriser un certain nombre d'éléments sur elle. En bas à gauche, j'ai signé d'un petit « L.C ». En espérant pour elle qu'elle comprenne le russe, sinon, elle va passer du temps sur les traducteurs, mais ça n'est pas de mon ressort.

Sans rien ajouter, je m'apprête maintenant à sortir. Je croise son regard, et ralentis presque instantanément. Elle est encore plus belle que ce que je pensais...
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Sam 17 Aoû - 21:34


D’après son expérience, un cours qui n’appelait pas de questions avait toutes les chances d’être soit un bon cours car il avait été assez clair et construit pour que l’auditoire s’y retrouve naturellement, soit pas assez bon pour avoir justement capté l’attention et appelé à des interprétations ou des développements. Et quand elle avait demandé aux recrues rassemblées devant elle si ils avaient des questions, aucune n’avait franchi leur lèvres. En même temps elle n’en attendait pas beaucoup de leur part. Ce qui les intéressait davantage dans les infections au Solanum, c’était de savoir comment identifier et neutraliser une personne contaminée par ce virus, pas les mécanismes biologiques derrière l’infection. Elle l’avait étudié de manière plus ou moins intermittente et approfondie pendant près de 5 ans, elle savait quel genre de saloperie ça pouvait être, et pourtant un objet d’étude des plus intéressants…

Abigail leur fit signe qu’ils pouvaient disposer, et à son geste les recrues se levèrent et commencèrent à se diriger vers la sortie, où attendait non loin de là un des instructeurs. Sans doute pour leur infliger un quelconque exercice ou manœuvre dont ils se seraient bien passés, mais nécessaire au processus darwinien de sélection. De la trentaine de recrues à qui elle s’était adressée, sans doute n’en reverrait-elle qu’une grosse quinzaine à sa seconde intervention, et cinq maximum atteindront le statut d’agent. Elle se demanda si ce russe ferait partie du lot des élus.

Parlant de lui, elle l’avait perdu de vue comme le groupe de recrues se dirigeait vers la porte. Déjà sorti ? Encore au milieu de la masse ? Difficile à dire. Elle en profita pour rassembler ses notes, son stylo-plume et son carnet pour les replacer dans son attaché-case en cuir. Ses notes de cours manuscrites regagnèrent la chemise en carton, le stylo son étui et son carnet… « Tiens, c’est quoi ça ? C’était pas là avant… » se dit-elle en ramassant un morceau de papier qu’elle déposa sur le bureau.

Un morceau de feuille de bloc-notes. Elle reconnut instantanément le papier des blocs-notes de l’ORS, en ayant elle-même consommé une quantité industrielle. « Un message d’un élève ? » se demanda-t-elle, se surprenant à espérer qu’il vienne du russe qu’elle avait alpagué. Elle releva la tête à temps pour voir, justement, le russe qui passait à sa hauteur. Leurs regards se croisèrent. Elle voyait dans son regard qu’elle lui avait tapé dans l’œil, et apparemment pas à moitié. Elle sentait ses yeux bruns foncés se poser sur elle avec un mélange d’admiration, de désir et de respect. Elle-même soutint son regard de ses yeux bleu-vert, gravant dans sa mémoire ses traits. Elle sentit son cœur tressaillir quand elle le vit ralentir à son niveau.

Elle en profita pour se rapprocher de lui, son petit papier glissé entre ses doigts. Elle vint à son contact, comme si ils s’étaient rentrés dedans. « Ah c’est vous. Concentrez-vous un peu plus, lui dit-elle d’un ton gentil en lui tapotant l’épaule d’une main tout en déposant son message dans une de ses poches de l’autre, et je pense que vous pouvez faire partie de la famille… Peut-être à bientôt, peut-être… » Elle se faufila ensuite entre lui et le chambranle de la porte, et s’éloigna en accentuant légèrement son déhanché déjà mis en avant par le port de ses chaussures à talons. Elle se sentait revivre sentimentalement, elle savait avoir une chance avec ce russe…
Sur le papier qu’elle avait remis au russe était écrit :
Spoiler:
 


En revenant dans sa voiture quelques minutes plus tard, elle déplia le petit papier qu’elle avait trouvé sur son carnet. Du cyrillique, écrit au crayon et manifestement à la volée. Elle savait lire cet alphabet, en revanche elle ne savait lire aucune langue qui l’utilisait. Elle crut lire des mots comme Arizona et Nouveau-Mexique, ainsi donc il avait pris des notes sur elle pendant le cours... Elle se promit de traduire le reste en rentrant chez elle le soir même. Seuls caractères latins, en bas à gauche les initiales L.C. Les initiales de ce russe qui lui faisait de l’effet ? Elle n’aurait qu’à croiser la liste des recrues avec ces initiales, elle finirait par savoir. Ou bien, et elle avait l’intuition que ça se passerait ainsi, ça serait lui qui viendrait à elle…
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov Ven 25 Oct - 23:16

Ayant toujours son image dans la tête, je sors tout de même de la salle, bien que l'envie n'y soit pas. Bordel, c'est que je me la serais bien faite cette gonzesse. Mais bon, trêves de plaisanteries, la sélection est loin d'être finie et est encore très dure. Oh ça oui, et ils ne nous épargnerons pas. Après cette conférence, nous avons droit à une pause déjeuner. Enfin, si on peut appeler ça une pause déjeuner. Dehors, à manger froid alors que les instructeurs s'amusent à nous brusquer. Cela fait aussi parti du jeu, et ils me rappellent mes instructeurs du temps où je voulais être Spetsnaz, mais n'en avait pas encore les moyens. J'étais jeune et je pensais être meilleur que les autres : je me suis trompé et j'en ai payé le prix fort. Mais désormais, c'est du passé, car au final j'ai intégré les Spetsnaz, et me voilà ici, à l'ORS, tout autre chose.

Après cette pause déjeuner pas plus longue que cinq minutes, une petite course pour nous remettre en forme. L'après-midi est encore pire calvaire que le matin, car nous n'avons pas de conférences pour nous reposer, et car nous avons mangé. Digérer alors qu'on vous demande des exercices physiques intenses, c'est loin d'être agréable. Et tout en effectuant une sorte de parcours du combattant amélioré, il fallait pouvoir faire un temps inférieur à dix minutes, et faire un résumé à l'instructeur de la conférence. Des méthodes presque inhumaines et parfois insensés, mais c'est aussi ça la formation.

Bon nombre ont craqués et craqueront. C'est comme ça, et c'est pas plus mal. Chacun doit, je pense, comprendre que travailler pour cette organisation n'est pas un travail à la légère, et doit même être coûteux. Mais tout de même, je me demande bien ce que les membres de cette organisation font de si dur pour que nous ayons à subir pareil entraînement. Je suis physiquement épuisé et mentalement à bout, et si je ne craque pas c'est bien parce que j'ai subi l'une des pires formation qui soit, avec des instructeurs toujours plus vicieux. Mais ce n'est rien comparé à l'ORS, et j'ai du mal à comprendre ce que ces membres font de si spécial pour cela. On nous laisse au maximum ignorants. L'ignorance peut démoraliser, et ce que cherchent les instructeurs, c'est à nous démoraliser, à nous casser.

Ils ont déjà réussi avec bon nombre, et réussiront encore jusqu'à ce qu'ils n'en reste plus que quelques uns. Ou peut être même jusqu'à ce que nous craquions tous. Car tôt ou tard, comme tout le monde, je craquerais moi aussi. L'être humain a une limite, et même si j'ai été, comme tous les autres ici, formé à repousser les limites toujours plus loin, il y a un moment où ce système ne peut plus marcher : ce n'est que plus dangereux pour moi même alors. Mais c'est comme ça, et cette sélection est une véritable épreuve d'endurance.

Le soir, enfin ce qu'il nous reste pour dormir, après une rude journée et une soirée tout aussi dure d'exercices plus farfelus les uns que les autres, on nous laisse enfin nous reposer. J'ai appris, il y a déjà bien longtemps, à profiter de chaque instant de repos pour dormir, n'importe quand n'importe où. Alors, il ne va pas être difficile pour moi de trouver le sommeil. Mais avant cela, par habitude sans doute, je palpe mes poches... Et, bizarrement, je sens quelque chose dans une poche de mon pantalon. Tiens donc, qu'est-ce ? Un petit morceau de papier. Une écriture de femme, je reconnaîtrais ce type d'écriture entre milles.

En lisant le morceau de papier, je me mets bêtement, sur mon matelas rudimentaire, à sourire. Alors comme ça, j'ai tapé dans l’œil de la jolie scientifique venu nous faire une conférence. Je retiens ces initiales : A-L. Ne t'en fais pas, je vais tenir, oh ça oui, et je te retrouverais. Ça, tu peux en être sûr ! Quand je veux quelque chose, j'y mets tout mes moyens, quitte à me surpasser.
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MessageSujet: Re: Luka Cheratov

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Luka Cheratov

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