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[en cours] Buenos Aires (Argentine) - Opération Villas Miseras (dossier 30081303)

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MessageSujet: [en cours] Buenos Aires (Argentine) - Opération Villas Miseras (dossier 30081303) Ven 30 Aoû - 0:31

Spoiler:
 

Le sergent instructeur marcha au milieu des recrues, une série de dossiers à la main. Les plus récentes, qui venaient à peine de rejoindre les rangs de l’ORS, se mirent instantanément au garde-à-vous, mais cette fois, l’instructeur français ne leur prêta pas la moindre attention. Il traversa leurs rangs, se dirigeant vers le stand de tir, où il repéra sa cible. Pas au fond des couloirs dégagés où fusaient les projectiles, mais bien du côté des tireurs. Il le repéra instantanément, tout difficile à rater qu’il fût. Il hésitait à lui attribuer le sobriquet de « montagne russe », se disant qu’il pourrait mal le prendre… Ils avaient à parler affaire. Didier St Laurent marcha droit vers lui, et tapa sur l’épaule de Luka Cheratov, concentré à viser sa cible, pour attirer son attention, et lui fit signe de le rejoindre à l’extérieur.

Quand il l’eut rejoint, l’instructeur l’invita à marcher à ses côtés, ses documents toujours en main, avant de prendre la parole.
« Vous avez fini par être promu agent, Cheratov… D’abord bien joué, ensuite, ce que j’ai sous le bras devrait nous confirmer que vous êtes bel et bien à la hauteur. On a besoin de nous en dehors du pays, mais McGregor assure la formation de recrues, Fallen assure le travail aux labos, Lorenson et Radenko sont en Allemagne, il reste nous deux pour cette petite balade… »
A ces mots, St Laurent ouvrit le dossier sous sa main. Des rapports d’enquêtes de police, et surtout des photos.

Les photos, de plutôt bonne résolution, montraient des cadavres de femmes et d’enfants, égorgés avec violence, le visage fixé de terreur. Leur pose semblait indiquer une attaque surprise, mais une terreur sans nom semblait habiter leurs yeux privés de vie…
« Ces clichés ont été pris par la police argentine tout au long des 4 derniers mois. Ils ont dénombré 19 victimes, toutes femmes ou enfants. Ils ont été retrouvés comme ça, égorgés vifs, mais plusieurs détails les laissent perplexes. Ils ne parviennent pas à expliquer pourquoi leurs cadavres sont plus rigides qu’ils ne devraient l’être. J’ai demandé des explications à Lorenson avant son départ, si j’ai bien compris un cadavre se rigidifie quelques heures après la mort, puis perd cette rigidité, ce qui n’a jamais été le cas là-bas. Et l’expression de terreur les laisse sans explications. » L’instructeur marqua une pause, alors qu’il avait tendu une partie des photos à Cheratov pour qu’il puisse les examiner à sa guise, avant de continuer.
« Je vous entends déjà demander, mais pourquoi nous met-on là-dessus ? L’antenne de l’ORS à Rio a envoyé un agent enquêter sur place, car les témoignages des habitants des quartiers où ont eu lieu ces meurtres, bien que confus et pas forcément exploitables, laissent à supposer l’activité d’un spécimen dans le voisinage. Mais bien entendu, l’agent envoyé était… l’agent Elena Molinez, 29 ans, dit l’instructeur en tendant une dernière photo à Cheratov. Elle a trouvé le coupable il y a 2 jours, mais l’a payé de sa vie de la même manière que les autres victimes. On nous envoie donc à Buenos Aires pour reprendre là où elle s’est arrêtée, nous ferons équipe avec son partenaire, l’agent Hector Ruiz. Notre mission est de déterminer si il s’agit bien des actes d’un ST et pas d’un déséquilibré local, et d’appréhender ce ST. On nous a recommandé de faire profil bas sur cette mission, nous allons opérer dans un bidonville dans la périphérie immédiate de Buenos Aires, où les autorités sont, disons… pas forcément très bien vues. Alors discrétion, il ne faut pas que ça dégénère en guérilla sanglante. On part demain, d’ici là préparez vos affaires, et passez à l’armurerie prendre votre équipement de dotation. On aura un complément de brief sur place avec Ruiz, il nous attendra à l’aéroport. Questions ? »
DepsciMaitre suprême du jeuavatarMessages : 41
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MessageSujet: Re: [en cours] Buenos Aires (Argentine) - Opération Villas Miseras (dossier 30081303) Ven 25 Oct - 22:55

Base militaire de Fairton, États-Unis,
le 30 Août 2013, aux alentours de 14 heures.


Situation:
 

Tirer avec une arme, ça n'est pas seulement laisser place à la violence. Utiliser une arme, et c'est encore plus vrai pour une arme à feu, c'est avant tout, je pense, un art, une science. Certes, c'est recourir à un instinct plus ou moins primitif, celui de défense qui n'est pas propre à l'homme mais dont l'homme se sépare avec la société, la politique, l'art de la parole et la diplomatie. Mais c'est également exprimer un art. Tirer avec une arme, cette sensation de recul, de puissance, cette montée d'adrénaline, est une sensation qu'on ne peut pas retrouver ailleurs. C'est un plaisir, presque dangereux d'ailleurs, que de tirer avec une arme.

Pour ma part, cela me permet non seulement de combler mon obsession pour l'entraînement, qui provient d'une recherche impossible de la perfection, mais également de tout oublier autour de moi. Quand j'ai une arme dans les mains, rechargée et opérationnelle, et une cible sur laquelle tirer, j'arrive à mon concentrer à un tel point que j'en oublie tout autour. Bien sûr, c'est une notion bien moins vraie lors d'un combat. Mais dans un stand de tir, c'est une réalité. En cela, tirer sur des cibles, non vivantes j'entends, est une nécessité pour ma personne et pour le bon fonctionnement de mon esprit.

C'est pourquoi, aujourd'hui comme beaucoup d'autres jours, on peut me retrouver aux stands de tir. Étrangement, voilà trois jours que je m'entraîne dans la section « armes de poing ». Moi qui sois plutôt arme d'épaule, notamment automatiques, d'habitude. Bah, il faut croire que je ressentais le besoin de m'entraîner aussi avec des armes de poing. Elles sont plus pratiques à utiliser dans les milieux urbains ou lors d'opérations clandestines, notamment parce qu'elles peuvent être dissimulés, qu'elles sont compactes et la prise en main est plus aisé, plus confortable. Hors, il n'est pas difficile de savoir que c'est mon domaine de prédilection, les opérations clandestines ou en milieu urbain.

Mais tandis que les balles de neuf millimètres percutent la fine couche de papier servant de cibles, je sens quelque chose me tapoter l'épaule. Sûrement un autre agent qui veut un renseignement, ou bien serait-ce enfin ma première mission ? Depuis quelques jours déjà, je suis habilité à servir l'organisation, mais pourtant on ne m'a pas, à l'inverse de bons nombre de collègues, encore affecté à une mission, ou à une division de l'ORS. Peut-être que je suis le petit dernier, celui dont on ne sait quoi faire. Ou bien, peut-être me réserve-t-on quelque chose de plus intéressant, de plus exotique. Qui sait ?

D'un mouvement rapide de bras, je désengage la cible, enclenche la sécurité, puis pose le pistolet de conception autrichienne. Dans un autre mouvement, poursuivant quasiment le premier comme une chorégraphie parfaite, j'enlève le casque auditif qui me permettait d'être dans mon monde, de ne pas entendre le bruit des autres tireurs, et de me concentrer au maximum. Même si je sais qu'en combat réel, je n'aurais pas, et n'ai pas eu, cette opportunité là de concentration et de calme.

En me tournant à moitié, j'aperçois le visage de mon sergent-instructeur St Laurent. Alors ça y est, enfin une affection, ou encore mieux une mission. Depuis le temps que j'attendais cela. Il me fait signe de le rejoindre à l'extérieur, puis pars devant. Il ne me faut que quelques secondes, le temps de poser le casque auditif qui siégeait sur mon cou, pour le suivre. Nous quittons le stand de tir pour le calme de l'extérieur, bien mieux pour y recevoir des instructions.

Tout en marchant, j'ai pu remarquer un dossier dans les mains de St Laurent. Je suis curieux de savoir ce que contiennent ces documents. Mais je ne fais et dit rien. Une fois dehors, nous nous mettons à marcher à cadence plus réduite, alors qu'il m'adresse à nouveau la parole. Il m'explique alors que ce qu'il a est une mission pour moi. Je le laisse poursuivre sans rien dire, enregistrant les noms de ceux que je ne connais pas, soit tout ceux qu'il énonce. Alors, ma première mission va être à l'étranger, avec cet homme là. Pourquoi pas ? Il semble fiable, il est sergent-instructeur dans une pareille organisation donc c'est qu'il a les capacités pour.

Le voilà qui ouvre alors le dossier. Mon regard s'y plonge quasiment immédiatement. Des rapports de police, au logo j'en déduis qu'il s'agit de la police argentine. Des photographies fait avec un appareil numérique également, très intéressantes. Bons nombre de cadavres, des femmes et des enfants pour la plupart. Quelques indications sur les photographies, des flèches et des zones encerclées. Apparemment, on aurait affaire à un meurtrier qui aime égorger. Jusque là, tout est normal. Mais on remarque qu'il s'agit là systématiquement de femmes et d'enfants, qu'ils ont tous une sorte de terreur fixé sur le visage, et que leur pose semble indiquer une attaque surprise. Une mission intéressante, très intéressante même.

St Laurent me fournit alors, face à mon intérêt et mon avidité d'informations, davantage d'informations. Ces meurtres ont été commis durant quatre mois, et la fréquence reste tout de même soutenue : 19 victimes, soit plus d'une victime par semaine, pas mal. Aucun homme, c'est un point à relever et qui nous aidera sans doute : que je sache, nous sommes tous deux des hommes. Les victimes sont toutes sujettes à une raideur alors qu'elles ne devraient pas, c'est encore intéressant et nous met sur la piste d'un ST. Selon une experte qui a renseigné mon nouveau coéquipier, un cadavre se rigidifie quelques heures après la mort, puis perd cette rigidité. Alors, les victimes ne devraient pas être rigides, ou alors la police argentine n'a pas de bons médecins légistes.

Personnellement, je n'avais encore jamais vu pareille expression de terreur sur un cadavre. Pourtant j'en ai malheureusement vu un paquet, de cadavres. On ne semble pas pouvoir expliquer la rigidité et l'expression de terreur, et étant quelqu'un de curieux, ça m'intéresse. St Laurent me tend une partie des photos, je me mets alors à les regarder attentivement pour déceler la moindre petite information qui pourrait nous être utile. C'était une grande partie de mon travail, lorsque j'étais chez les Spetsnaz : dénicher le maximum d'information pour intervenir dans les meilleures conditions possibles.

Alors que je suis toujours muet, St Laurent continue son monologue. Il m'explique que la division Rio a envoyé un, enfin une agent pour enquêter. Elle en est morte, à 29 ans c'est dommage, c'était sans doute un bon morceau. La dernière photographie que mon ancien instructeur me tend va me démontrer que j'avais raison, c'était une sacrée jolie femme. C'est vraiment dommage, mais c'est comme ça, ainsi va la vie. Le coupable aurait donc été retrouvé, mais apparemment, il l'aurait lui aussi payé de sa vie. Donc ce n'est plus le coupable. Ce polar devient de plus en plus intéressant !

Nous voilà donc parti pour Buenos Aires, la capitale de l'Argentine. Nous allons faire équipe avec un agent local : Hector Ruiz. C'est une bonne chose, son statut d'agent local va grandement nous servir pour avoir des informations en temps réel sur les coutumes locales, ce qu'il faut faire et ne pas faire, et puis c'est toujours utile d'avoir quelqu'un qui nous permette de parler avec la population. En clair, il risque d'être un allié considérable et à ne pas perdre, cet Hector Ruiz.

Cette mission s'annonce alors comme une mission low-profile comme disent les occidentaux. Bien, c'est tout à fait dans mes cordes. A sa demande pour savoir si j'ai des questions, on entend enfin le son de ma voix.

« Aucunement. »

Sec et professionnel, typiquement russe en soit. Sans plus attendre, je tourne les talons et me dirige maintenant vers l'armurerie afin d'y récupérer mon matériel. Pour cette mission, il faudra être discret et être capable de répondre par une puissance de feu correcte à toute agression. Le pistolet le plus adapté est alors le Glock 19. Le plus petit et léger pistolet en dotation à l'ORS, il utilise une munition suffisamment puissante et au bruit assez faible, le 9mm Parabellum, et dispose de chargeurs de quinze cartouches, donc peu de chargeurs nécessaire : un gain de poids et de place. De plus, on peut facilement dissimuler, notamment aux scanners et détecteurs de métaux, ce pistolet. Ainsi plus de problèmes avec l'aéroport.

Quatre chargeurs de quinze cartouches viennent compléter le pistolet, ce qui me fait une capacité de tir d'une soixantaine de cartouches. De plus, j'emporte toujours un couteau de survie discret et un couteau militaire à cran d'arrêt, afin de pouvoir lutter contre toute menace même si je n'ai plus de munition. Mais je ne m'en fais pas : le 9mm Parabellum est une munition bon marché et universelle, il ne sera pas difficile de s'en procurer, même en Argentine, même dans les bidonvilles.

Niveau protection, je mise sur un simple gilet pare-balles à port discret. Certes, c'est loin d'être le top niveau protection, et face à des armes relativement puissante ce gilet ne vaut rien. Mais il va me permettre de passer inaperçu partout, et personne ne pourra se douter que je porte un gilet pare-balles, d'autant plus qu'il sera dissimulé derrière un tee-shirt à manches courtes de couleur unie, sans doute gris ou noir. Avec cela, une paire de genouillères qui seront elles-aussi dissimulées sous un pantalon de treillis olive drab basique, comme on retrouve facilement dans le milieu civil pour le sport ou dans des surplus. Pour mes chaussures, de simples chaussures de marche comme on retrouve un peu partout, une semelle renforcée et une suppression totale de tout ce qui pourrait être magnétique, afin d'éviter d'éventuels détecteurs de fortunes ou pièges, notamment explosifs.

Enfin, j'emporterais un téléphone satellite car de très nombreux bidonvilles ne sont pas couverts ou couverts partiellement par les opérateurs de téléphonie. Ainsi, ce sera beaucoup plus pratique, même si la batterie a tendance à se décharger vite : j'en prendrais une autre, afin d'essayer d'en garder une toujours pleine. Le talkie-walkie n'est pas appréciable dans ce type d'endroit : les gangs des bidonvilles sont très doués pour toutes les technologies et pirater les ondes est loin d'être un soucis. De plus la configuration de ce style d'endroit n'est pas idéale pour l'utilisation de la radio, à moins de rester relativement groupé, hors en cas de confrontation il est parfois bon, puisque nous sommes dans un milieu clos, de se séparer pour trouver différents points d'appuis afin de neutraliser les menaces.

Mon équipement plus ou moins choisi, il ne me reste plus qu'à faire mon sac : un vulgaire sac de sport noir, pouvant contenir ce dont j'ai besoin soit quelques changes, des barres énergétiques, mon équipement fourni par l'ORS, trois tenues identiques, une veste basique grise avec capuche en cas de temps de pluie, une paire de jumelles, un sac de couchage, deux paires de gants jetables, des chewing-gums emballés dans de l'aluminium et de nombreux morceaux d'aluminiums plus ou moins larges.

Avec toute cette préparation, aussi bien physique que mentale ou même matérielle, le lendemain arrive vite. Le jour du départ...
Luka CheratovPrivateavatarMessages : 13
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MessageSujet: Re: [en cours] Buenos Aires (Argentine) - Opération Villas Miseras (dossier 30081303) Sam 9 Nov - 13:17


Tuer… c’est tout ce qui compte. Tuer, encore et encore. Leur souffrance est si délicieuse, un mets si exquis, que je ne m’en lasse pas ! Et que dire de leur peur ! Comme si moi seul pouvais la sentir ! Elle aussi je m’en délecte. Mais il faut que je me débarrasse d’eux, une fois que je les ai absorbés. Et il semblerait que je sois devenu négligent. On me traque…

Une d’elle m’a trouvé, il y a deux jours. Oh, elle avait essayé de se défendre, de me montrer qu’elle n’avait pas peur, mais au bout de quelques minutes, quand j’ai révélé mon vrai visage… c’est devenu tout autre chose, et la pauvre petite n’a pas tardé à retrouver les peurs qui étaient restées tapies en elle depuis son enfance… Et comme les autres, je l’ai tuée puis abandonnée dans le bidonville. Cet endroit était vraiment idéal pour y cacher des corps, avec leur taux de criminalité élevé, mes victimes passaient souvent entre les mailles du filet.

Mais plus maintenant on dirait… Il faudrait être prudent… Mais avant la fin de la semaine, je tuerai de nouveau… Je ne peux survivre autrement !

**********

Il l’aurait, cette damnée créature ! Hector Ruiz restait persuadé que c’était l’œuvre d’un ST. Tous les indices menaient dans cette direction : les rigidités incohérentes, la brutalité de la mise à mort, mais surtout, le masque de terreur sur le visage des victimes lui donnait l’intime conviction qu’aucun humain ne pouvait faire une chose pareille, à moins d’être le plus dangereux psychopathe profond que la Terre ait jamais porté. Malheureusement, il n’avait aucune idée du type de créature qui pouvait faire ce genre de chose…

Sa douleur n’avait connu aucune borne quand on lui avait signalé la découverte du corps d’Elena. Ils avaient fait l’Académie ensemble, et s’étaient serrés les coudes tout le long de la durée de leur formation. Les instructeurs avaient remarqué leur proximité, qui était toujours restée amicale et professionnelle, bien qu’elle ait été une vraie beauté (ça avait attiré pas mal de rumeurs et quolibets divers à leur encontre, mais ils n’en avaient rien fait…), et au moment des affectations, Elena et lui avaient été affectés au secteur Amérique du Sud ensemble, basés à l’antennes de l’ORS à Rio de Janeiro au Brésil, et travaillant souvent dans la zone des trois pays frontaliers Brésil, Paraguay et Argentine.

Il y a trois jours, Elena lui avait dit qu’elle partait suivre une piste seule de son côté. Elle n’était jamais rentrée, et quand la police avait découvert son corps et contacté Hector, celui-ci avait tout plaqué et était venu constater son décès. Et avec la douleur étaient nées une rage et une détermination à trouver cette créature qu’il n’aurait jamais soupçonnées. Il venait de perdre une collègue et amie, il voulait que justice soit faite.

Il venait aussi de perdre une des très bonnes enquêtrices de la division Amérique du Sud, c’est pour ça qu’il avait fait appel à des agents extérieurs. Il craignait la partialité, et surtout voulait de l’aide pour éplucher de nouveau la masse de documents qu’ils avaient rassemblés sur ces meurtres. Il les attendait pour le moment à l’aéroport international de Buenos Aires, ils devaient arriver sur un vol de fret. Il les mènerait à son QG de campagne en bordure du principal bidonville de la ville pour un briefing complet sur leurs recherches et une reconnaissance du terrain. Il tenait aussi à ce qu’ils passent par la morgue de l’hôpital central, histoire qu’ils se fassent une idée de l’état des cadavres.

Bon, leur vol devait arriver bientôt, maintenant…
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MessageSujet: Re: [en cours] Buenos Aires (Argentine) - Opération Villas Miseras (dossier 30081303) Lun 11 Nov - 11:08

Bordel ! Je hais les vols civils décidément... Non, vraiment, être mélangé à toute cette populace qui gueule, qui pue et qui se fout de tout.. Bon j'exagère peut-être un peu, mais pas beaucoup alors. Faut dire, quelle idée de m'avoir pris une place en classe économique. L'ORS est bien sympa mais sur ce coup là, ils ont fait les radins. D'autant plus que je suis seul : Didier lui, a pris un autre vol et il a déjà établi le contact depuis trois heures maintenant, si tout se passe bien. Nous avions convenu de prendre des vols différents, par simple mesure de précaution. C'est également le cas pour le retour d'ailleurs, on ne sait jamais ce qu'il peut arriver, puis nous devons évoluer clandestinement alors..

Donc j'imagine bien la gueule du gars quand il va voir que nous ne sommes pas deux à avoir pris le même vol, mais que nous arriverons plutôt au compte-goutte. Oui car de cette procédure là, personne d'autre que notre instance supérieure n'a été prévenu. En même temps c'est normal : moins de monde au courant, moins de risques de fuites. Je sais, je dois passer pour un parano, mais au vu des récents événements, l'Initiative a pas mal de soucis à régler et beaucoup de ses agents sont morts, blessés ou menacés. Alors mieux vaut prendre nos précautions, d'autant plus que je ne compte pas mourir.. Pas maintenant du moins.

L'avion se pose et on nous averti que d'ici une bonne dizaine de minutes, tout au plus, nous aurons terminé notre vol et nous pourrons sortir. On peut dire que ces dix minutes je les attends impatiemment. Je hais être ici, au milieu de toute la crasse d'Amérique Latine. Déjà que j'aime pas tellement être dans un endroit bondé de monde, question de tactique car c'est bien plus difficile d'opérer avec la foule, mais si en plus cet endroit n'est composé à plus de quatre-vingt dix pour-cent que de la basse société, alors là !

Paradoxalement, les dix minutes restantes, celles destinées à l’atterrissage et à la sortie des gens, passent relativement vite. Peut-être parce qu'il s'agit du moment où il y a de loin le plus d'action.. Et parce que la plupart des gens la ferment enfin. Bref, c'est mon moment préféré je crois, car en plus de cela, je développe l'impatience de sortir de cet enfer de tôle. Une impatience grandissante au fur et à mesure que le temps passe.

Alors quand je sors enfin de tout cela, et que je suis à l'air libre sur le tarmac, respirant le bon air frais.. Je suis l'homme le plus heureux sur Terre, et je n'exagère pas. Maintenant il ne me reste plus qu'à récupérer ma valise, qui contient tout ce qui me sera nécessaire pour cette mission. Elle doit être passée aux douanes désormais, et normalement ils n'ont rien trouvés. Un peu d'aluminium, quelques combines connues par bon nombre de forces spéciales, et le tour est joué !

Je passe toute cette étape car elle est bien connue de tous. J'ai récupéré mon sac de sport, et me voilà donc dans le vaste hall de l'aéroport Ezeiza. Il est bondé de monde, un endroit comme je les déteste. Il suffit qu'un malade se pointe avec un flingue et décide de faire un carton, ou même une grenade ou une bombe, et les dégâts seraient considérable. En plus, avec toute cette foule, pas moyen de tuer une cible facilement sans en toucher d'autres, ça c'est quasi-certain. En Russie, ça pose pas tellement de problèmes, on agit et on s'arrange après. Dans les pays occidentaux, et c'est plutôt la tendance globale en ce moment, on s'arrange d'abord et on agit après, à très faible mesure, dès fois qu'on froisse un pour-cent de l'électorat de l'année prochaine !

Bon c'est pas tout mais je dois penser à retrouver les deux autres.. Ils doivent m'attendre, mais où ? J'ai bien pris cinq minutes pour regarder un peu partout, pas de traces de Didier. Alors je me dis que peut-être ils doivent être dehors.. Sans doute, moins de monde et plus de facilités de retrouver les autres, c'est malin. Je me dirige donc vers la sortie. C'est loin d'être simple avec toute cette foule mais j'y arrive, heureusement d'ailleurs.

Me voilà donc devant une longue file de taxi, n'attendant pour la plupart qu'une chose : un client, ou un pigeon, à transporter, ou à voler. Mais moi ce ne sont pas ceux là qui m'intéressent. C'est ici qu'on a la plus grande concentration de pancartes où sont inscrites le nom d'une personne. Et je n'y échappe pas, mais ce sont pour moi mes simples initiales : LC. Celui qui la tient, je ne le connais pas, en revanche je reconnais Didier juste derrière lui, relativement attentif. C'est bien la seule raison pour laquelle je me dirige vers eux...
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MessageSujet: Re: [en cours] Buenos Aires (Argentine) - Opération Villas Miseras (dossier 30081303) Sam 23 Nov - 21:30


C’était l’idée de St Laurent de séparer leurs arrivées. Comme ça, si jamais ils étaient suivis, ça brouillait les pistes. Et surtout, deux personnes qui avancent ensemble dans une foule ont le don d’attirer le regard, soit exactement le contraire de leur mission. Ils devaient justement éviter d’attirer le moindre regard sur eux. Pour peu que leur suspect, si il était humain ou du moins avait une apparence humaine pour se fondre dans la foule, les ait repérés, en se rejoignant plus tard ils étaient plus discrets. Hector Ruiz les attendait au dehors, pas loin des files de taxis, avec une pancarte portant leurs simples initiales.

St Laurent était arrivé en premier par un vol de fret de l’US Air Force, et avait pu débarquer pas mal de matériel sans avoir à passer par la douane civile. Cheratov, lui, avait dû se coltiner un vol civil… En attendant qu’il sorte de l’aéroport, le Français en profita pour entamer la conversation avec leur contact local, Hector Ruiz. Pas besoin de phrases codées comme on en voyait parfois dans les films, St Laurent l’avait immédiatement reconnu grâce à sa photo qui figurait dans le dossier qu’on lui avait remis en partant.
-Agent Ruiz, je présume ? Agent St Laurent, enchanté.
-Enchanté aussi, agent St Laurent. Vous êtes seul ? Il me semblait que vous…
-Il arrive par un vol civil, il ne devrait plus tarder. Vous pourrez pas le rater, grand, l’air pas trop commode, mais très efficace et professionnel… Tiens d’ailleurs, je crois que le voilà…

Le voilà qui arrive, et Ruiz qui échange une rapide poignée de main avec lui, se présentant.
« Bienvenue à Buenos Aires, messieurs. Je vous ai arrangé une chambre dans le bâtiment où on avait établi notre base arrière, Elena et moi… D’ailleurs, vous avez la chambre qu’elle occupait avant… Bref. On y va, je vous laisse y poser vos affaires et après je vous ferai un brief sur ce qu’on a rassemblé jusqu’ici. »

Ruiz se dirigea alors vers sa voiture avec les deux agents à sa suite, un vieux break des années 90 de construction locale, et les laissa charger leurs affaires avant de prendre le volant, se frayant un chemin à travers la masse de véhicules et de gens qui occupaient les routes de la ville. Et la situation restait la même en approchant de leur destination, en bordure du bidonville, sauf que cette fois, les piétons dépassaient en nombre celui des voitures. Ruiz se gara finalement dans une petite ruelle, et les fit entrer dans une petite maison de deux étages à l’aspect passablement décrépit, et les emmena au premier étage, où il avait loué un appartement pour une somme risible à une pauvre vieille femme, en échange de ne poser aucune question d’aucune sorte et de ne jamais y entrer avant qu’il ne lui dise qu’il partait pour de bon.

Ils entrèrent dans un petit salon salle à manger, avec une grande table autour de laquelle étaient disposées plusieurs chaises, et sur laquelle trônaient un ordinateur, un vidéoprojecteur et plusieurs piles de documents divers : rapports d’enquête, rapports d’autopsies, témoignages recueillis, et autres documents en rapport avec des analyses médico-légales. Après leur avoir indiqué leur chambre, située entre la sienne et la salle d’eau, et leur avoir laissé l’occasion de déposer leurs affaires, Ruiz les invita à s’installer autour de la table, et alluma l’ordinateur.
« OK, on a pas mal de boulot. Depuis la mort d’Elena, j’ai décidé de reprendre toute l’enquête à zéro, c’est pour ça que j’ai besoin de votre aide. J’aimerais qu’on replonge dans les rapports d’enquêtes, d’analyse, éventuellement si vous le souhaitez on pourra passer à l’hôpital central de Buenos Aires, où sont stockés les corps. J’ai ici tous les documents papier, classés par crime et par dates. Sur l’ordinateur, j’ai les photos des scènes de crimes. Vous me dites par où vous voulez commencer, et je vous ressors ce qu’on a… Et j’avais aussi pensé à refaire un tour sur les lieux, retourner voir les témoins… peut-être pourrez-vous en tirer davantage que moi… »

Il ne savait pas trop quoi ajouter. Après tout, ils avaient peut-être des méthodes d’enquête qui lui permettraient de trouver ce qu’il avait raté…

**********

Ils étaient arrivés. Instinctivement, il savait que ceux qui allaient mettre un terme à son existence étaient arrivés en Argentine, aujourd’hui. Mais sa tâche n’était pas achevée. Il fallait qu’il tue encore… Tant qu’il n’aurait pas assez tué, il ne pourrait pas se libérer… c’était déjà beau qu’il ait pu tenir comme ça pendant aussi longtemps… il faudrait qu’il se dépêche soit de tuer assez pour se libérer… soit pour quitter le pays et échapper à ces deux hommes… Dès qu’il en aurait l’occasion, il tuerait de nouveau… dès qu’il aurait l’occasion de retourner dans le bidonville, dans la Villa Miseras… Il tuerait encore…
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MessageSujet: Re: [en cours] Buenos Aires (Argentine) - Opération Villas Miseras (dossier 30081303) Mar 28 Jan - 23:58


Le soir déclinait lentement sur la ville de Buenos Aires sans toutefois atténuer la lourdeur du temps, alors que les agents St Laurent et Cheratov prenaient leurs quartiers dans une vieille maison en bordure des favelas. Un endroit discret, loué sous le manteau, mais à proximité du terrain d’investigations… Hector Ruiz les laissa s’installer, puis leur proposa de prendre le diner tous ensemble en même temps qu’il leur ferait un briefing sur leur situation, et le plan d’action qu’il avait en tête.

« Señores, voilà où on en est, entama l’agent sud-américain à la fin du repas, où ils avaient échangé quelques paroles sur leurs pays respectifs, quelques souvenirs de missions officielles et autres mondanités d’agents. Beaucoup de ce que je vais vous dire, vous l’avez déjà dans le dossier, mais ça fait jamais du mal de se le rappeler, dit-il en attrapant un dossier sur une table derrière lui. 19 victimes, toutes femmes ou jeunes enfants, issus de la favela d’à côté. Retrouvées complètement pétrifiés, sans explication rationnelle. Et la 19ème, c’était Elena. Demain matin, le médecin légiste de l’hôpital central de la ville devrait nous recevoir pour nous faire part de ses conclusions. On commencera par là, demain 8h30, départ d’ici 8h. » Il déposa des tasses de café sur la table, avant de sucrer le sien et d’en boire une gorgée, puis de reprendre.

« Faudra ensuite que je vous emmène faire un tour du quartier où on a retrouvé les victimes, par ordre chronologique. Je me dis qu’un détail pourrait m’avoir échappé, mais que vous le verrez. Une paire d’yeux supplémentaires est toujours bienvenue dans ce cas… Hésitez pas à poser les questions qui vous passent par la tête, tant qu’on aura les gens concernés sous la main. Des fois, voir une nouvelle tête pourra faire ressurgir des détails jusque-là laissés de côté… » La suite de la soirée se déroula sans histoire, chaque agent rejoignant ses quartiers en préparation du lendemain.

**********

Le docteur Carlos Mendoza venait de pointer comme tous les matins à la morgue de l’hôpital central de Buenos Aires, que déjà il sentait que la journée serait spéciale. Après avoir récupéré une tasse de café, il trouva devant sa porte l’agent gouvernemental qu’il avait croisé déjà à de trop nombreuses reprises au cours des derniers mois. Il savait que la perte de son équipière l’avait secoué, et il avait encore les traits tirés de celui qui n’avait que peu dormi, mais cette fois, il n’était pas seul. Deux autres l’accompagnaient, des américains, ou européens, il n’aurait su trop dire… Il ne s’en formalisa pas trop, et alla les saluer.
« Agent Ruiz, messieurs… Docteur Carlos Mendoza. Je suppose que vous venez pour la señorita Molinez. Par ici » les invita-t-il en ouvrant la double porte battante vers la morgue. Certes, elle n’était pas aussi équipée qu’elle aurait pu être dans un centre hospitalier européen ou américain, mais elle restait bien mieux équipée que dans la majorité du pays. Il se rapprocha d’une table d’autopsie en inox brossé, sur laquelle reposait une jeune femme, les traits figés dans un masque d’horreur indicible.
« Comme les 18 autres : paralysie totale de tous les muscles du corps. Les intercostaux et le diaphragme ont été touchés, un peu comme pour un empoisonnement au curare. Sauf que dans ce cas, aucun injection d’aucune sorte, et un bilan toxicologique vierge. Ce que je ne m’explique toujours pas, c’est quand même la rigidité cadavérique : depuis plusieurs jours que je l’ai ici, et pas une fois elle ne s’est décoincée ! Si jamais vous trouvez qui a fait ça… demandez-lui comment il a fait, ça m’intéresse… des fois qu’on découvre quelque chose d’intéressant pour la médecine de toute cette boucherie… »

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Ils arrivent, je le sens. Ils sont déjà en train d’arpenter le chemin qui les mènera à moi. Si ils ne font pas les idiots, ils finiront par me coincer… Mais je n’ai pas encore accumulé assez de forces pour pouvoir quitter le pays en toute sécurité. Il faut que je tue encore… Ce soir, ou demain, en tous cas, dès que possible !
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DepsciMaitre suprême du jeuavatarMessages : 41
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[en cours] Buenos Aires (Argentine) - Opération Villas Miseras (dossier 30081303)

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